Le petit Nicolas – L’inédit (suite)

Le petit Nicolas - L'inédit (suite) e5ce8bd8-07d2-11de-86db-d33d4d96e58d

 

 Le 5 Mars 2009 est paru un nouveau recueil d’histoires du héros de Goscinny, illustrés par Sempé. Voici en avant-première “Le Théâtre”, l’un des textes retrouvés par Anne Goscinny dans les cartons de son père:

 

Tonton Eugène est venu déjeuner à la maison, aujourd’hui.

Tonton Eugène, c’est le frère de Papa. Il a un gros nez, il est très rigolo, et moi j’aime bien quand il vient ; c’est dommage qu’on ne le voit pas souvent, parce qu’il voyage tout le temps pour vendre des choses, très loin, à Clermont-Ferrand et à Lyon. Tonton Eugène est arrivé à midi, tout de suite après que je sois rentré de l’école, et il nous a apporté des tas de cadeaux : six paires de bas et deux blouses pour maman, six paires de chaussettes et trois cravates pour Papa, et deux pull-overs pour moi.

Combien de temps restez-vous, Eugène ? a demandé maman.

Si je m’écoutais, chère belle-soeur, a répondu tonton Eugène, je ne vous quitterais plus. Maman a rigolé, elle a dit que tonton Eugène ne changerait jamais, et elle lui a demandé d’être un peu sérieux, pour une fois.

Eh bien, a dit tonton Eugène, je repars demain matin.

Alors, a dit maman, vous revenez dîner ce soir.

Ah non, a dit tonton Eugène. J’ai l’impression d’abuser, de vous infliger un pensionnaire.

Oh oui ! Oh oui ! j’ai crié. Reviens ce soir ! Oh oui !

Maman et papa ont insisté aussi, alors tonton Eugène a dit :

Bon, d’accord. Mais après le dîner, je vous emmène tous au théâtre. Et, bien sûr, Nicolas vient avec nous ; il y a une opérette qui lui plaira certainement.

Moi, je me suis levé de ma chaise, et j’ai couru autour de la table, et puis j’ai embrassé tonton Eugène, et j’allais faire une galipette sur le tapis quand maman a dit :

Mais Eugène, vous n’y pensez pas ! Après dîner, Nicolas va au lit. Il y a école demain. Non, non, non.

Oh dis, maman ! Maman, dis ! Dis, maman ! j’ai crié.

Bah, pour une fois, a dit tonton Eugène. Et je suis sûr que Nicolas aimera beaucoup le théâtre.

Oh oui ! j’ai crié. J’aime beaucoup le théâtre ! C’est ce que je préfère le plus au monde !

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé
© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

Tous ont rigolé, et maman a dit que bon, on verra, à condition que tu sois sage, et moi, j’ai vu que c’était gagné, alors j’ai encore couru un coup autour de la table, et j’ai embrassé tout le monde.

En allant à l’école, j’étais content comme tout, et ça me faisait chaud à l’intérieur de penser que j’allais sortir le soir. J’aime beaucoup sortir le soir, mais je ne sors pas souvent, parce que papa et maman ne me laissent pas, sauf une fois où papa m’a emmené au cinéma, et une autre fois, pour le réveillon, quand nous sommes allés chez M. et Mme Blédurt, qui sont nos voisins. Et puis j’étais content, aussi, de raconter ça aux copains. Le seul qui soit allé une fois au théâtre, c’est Geoffroy, ça fait très très longtemps, l’année dernière, et toute la journée, il nous avait embêtés à nous dire que lui il allait au théâtre, et pas nous. Il faisait ça pour essayer de nous rendre jaloux, mais nous, bien sûr, on n’a pas marché, et quand je suis revenu à la maison, ce jour-là, ça a fait des histoires, parce que j’ai demandé à papa pourquoi tout le monde pouvait sortir le soir et aller au théâtre, et pas moi, et c’était pas juste, et papa s’est fâché, il a dit que je lui cassais les oreilles, et j’ai été privé de dessert.

Eh, les gars ! j’ai crié en entrant dans la cour de l’école. Moi, je vais au théâtre, ce soir !

C’est pas vrai ! a dit Geoffroy.

Oui monsieur, c’est vrai ! j’ai crié. C’est mon oncle, l’explorateur, celui qui voyage tout le temps, qui m’a invité ! On va voir une opérette !

C’est quoi une opérette ? a demandé Rufus.

Ben, c’est du théâtre, j’ai dit. Du chouette théâtre.

Moi je sais, a dit Clotaire, il y en a à la télé. C’est des trucs où tout le monde chante, et papa il éteint le poste, parce qu’il n’aime pas ça.

Ah ! C’est bien ce que je pensais, a dit Geoffroy. C’est pas du vrai théâtre.

Si monsieur ! j’ai crié, c’est du vrai théâtre !

Ne me fais pas rigoler, a dit Geoffroy. Tu ne vas pas m’apprendre à moi ce qu’est le théâtre, tout de même ! J’y suis allé, moi, et personne n’y chantait. Alors !

Et le père de Clotaire n’aime pas ça, a dit Maixent. Clotaire vient de le dire.

Le père de Clotaire, il n’y connaît rien ! j’ai crié, et vous, vous êtes tous jaloux !

Touche pas à ma famille, a dit Clotaire.

Jaloux, moi, a dit Geoffroy. Ne me fais pas rigoler. D’abord, moi, c’est bien simple, je vais au théâtre quand je veux.

Ouais, a dit Maixent, moi aussi. Je demande à mon père d’y aller, et bing, j’y vais!

Moi, je vais demander au mien, a dit Joachim. Si tout le monde peut aller au théâtre, pourquoi j’irais pas, moi ?

Ouais, a dit Rufus.

Retire ce que tu as dit de mon père ! a crié Clotaire.

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé
© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

Moi je leur ai dit qu’ils étaient des minables qui ne sortaient jamais le soir, et qu’au théâtre je rigolerai bien en pensant à eux. On n’a pas pu se battre parce que la cloche a sonné, mais on a décidé de ne plus se parler de toute notre vie.

Pendant toute la classe, j’étais content en pensant à ce soir, et heureusement que la maîtresse ne m’a pas interrogé, parce que je n’écoutais pas, et la maîtresse se fâche quand on fait ça.

Nicolas, m’a dit maman quand je suis rentré à la maison, monte vite faire tes devoirs. Tu ne sortiras pas ce soir si tu n’as pas fini tes devoirs et tes leçons.

Je suis allé travailler, et j’ai eu du mal parce que j’étais très énervé, et quand j’ai fini, je suis descendu dans le salon, et papa y était déjà, en train de lire son journal.

Tiens ? a dit papa en regardant sa montre. Eugène n’est pas encore là… J’espère qu’il ne sera pas en retard.

Oh non ! j’ai crié. Oh non ! Il n’a pas le droit !

Un peu de calme, Nicolas, a dit maman. Cet enfant est dans tous ses états. Je parie que toute la journée, il n’a pensé qu’à ça !

Dis, il va venir tonton Eugène, hein ? j’ai demandé. Il va venir ?

J’étais tellement énervé que j’avais envie de pleurer ; et puis, on a sonné à la porte, tonton Eugène est arrivé, et moi j’ai sauté sur lui pour l’embrasser. Il est chouette, tonton Eugène !

Pendant le dîner, je n’avais pas faim, et j’avais peur qu’on soit en retard, et j’avais l’impression que tout le monde mangeait très lentement, surtout tonton Eugène, qui parlait tout le temps et qui a repris du café.

Cesse de trépigner, Nicolas, m’a dit papa, et va te préparer. Nous allons sortir tout de suite, et nous ne t’attendrons pas !

Regardez-moi cet enfant, a dit maman. Il est mort de fatigue.

Moi j’ai dit que j’étais pas fatigué du tout, je suis monté pour me peigner, et je suis redescendu en courant, parce que j’avais peur qu’on sorte sans moi.

Le théâtre, c’était formidable : une grande salle, comme au cinéma, avec des tas de lumières, des tas de gens, un grand rideau rouge, et des chouettes fauteuils, rouges aussi. Il faisait chaud, j’étais content, maman était assise à côté de moi, j’ai appuyé ma tête contre son bras, et quand je me suis réveillé, ce matin, je ne me rappelais pas comment j’étais arrivé dans mon lit.

C’est drôlement chouette, le théâtre, et j’espère y aller le plus souvent possible !

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi: Le petit Nicolas – L’inédit

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé
© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

Le petit Nicolas – L’Inédit

Le petit Nicolas - L'Inédit

 

 

 Le 5 Mars 2009 paraîtra un nouveau recueil d’histoires du héros de Goscinny, illustrés par Sempé. Voici en avant-première « le pull-over », l’un des textes retrouvés par Anne Goscinny dans les cartons de son père:

 

 

Ce matin, quand maman est venue me réveiller, elle m’a dit :

- Lève-toi vite, Nicolas, j’ai une surprise pour toi.

- Une petite auto ? j’ai demandé. Un wagon de marchandises pour mon train ? Un stylo ? Un ballon de rugby ?

- Non, m’a dit maman. Un pull-over.

Alors là, j’ai été déçu, parce que les choses pour s’habiller, c’est pas des vraies surprises, mais comme je ne voulais pas faire de la peine à maman, je n’ai rien dit, je me suis levé, je suis allé faire ma toilette, et quand je suis revenu dans ma chambre, maman m’a montré le pull-over, qui était bleu clair, avec trois canards jaunes, l’un au-dessus de l’autre, et je me suis mis à pleurer.

- Qu’est-ce qui te prend ? m’a demandé maman.

- Je veux pas le mettre, j’ai dit. Tous les copains vont se moquer de moi, à l’école !

Alors, ça a été terrible ! Maman s’est drôlement fâchée, elle a dit que j’étais un ingrat, qu’elle avait couru les magasins et qu’elle avait eu du mal à me trouver un beau pull-over comme ça, qu’il était très bien ce pull-over, que je n’y connaissais rien et que je m’habille sans faire d’histoires.

- C’est un pull-over de bébé ! j’ai crié.

- Tu veux une fessée ? m’a demandé maman.

Alors comme j’ai vu que ce n’était pas le moment de rigoler, j’ai mis mon pull-over et je suis descendu avec maman dans la salle à manger, où papa était déjà en train de prendre son café.

- La journée commence bien, a dit papa. Je vous ai entendu crier. Que se passe-t-il ?

- Il se passe que Monsieur Nicolas n’aime pas le nouveau pull-over que je lui ai acheté, a dit maman.

Papa a regardé mon pull-over, il a ouvert des yeux étonnés, il a rigolé, et puis il a dit à maman :

- Où est-ce que tu as trouvé ça ?

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé
© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

 

- Chez Barbenbloc, a dit maman sans rigoler. Pourquoi, il ne te plaît pas ?

- Non, non, c’est pas ça, a dit papa. Mais… tu ne crois pas que le petit est un peu grand pour porter ce… ces canards ?

- Peut-être que Monsieur Nicolas devrait porter un gilet avec une chaîne de montre ? a dit maman, et elle a fait pfff par le nez.

- Oh oui ! Oh oui ! j’ai dit.

- Nicolas, tais-toi ! a crié maman. En voilà assez ! Prends ton café, il va être l’heure d’aller à l’école.

- J’irai pas à l’école avec ce pull-over ! j’ai crié. Je veux un gilet. Alors papa a donné un coup de poing sur la table.

- Nicolas ! a crié papa. Tu me feras le plaisir de parler sur un autre ton à ta mère ! Et quand elle t’offre quelque chose, tu dois lui dire merci, et être très fier de le porter.

- Et alors toi, j’ai pleuré, pourquoi tu ne portes jamais la cravate que maman t’a donnée ?

- La cravate ? a dit papa. La cravate ? Qu’est-ce que la cravate vient faire là-dedans ?

- Oui, c’est vrai ça, a dit maman. Tu ne la portes pas souvent, la cravate. Je l’avais achetée chez Barbenbloc. Elle ne te plaît pas, la cravate ?

- Mais si ! Mais si ! a dit papa. Mais c’est une cravate habillée, je ne veux pas la salir, et puis aussi, elle est un peu gaie pour le bureau, et puis… Nicolas ! Ça suffit comme ça ! Mouche-toi, bois ton café, et dépêche-toi, tu vas être en retard !

Nous sommes sortis ensemble de la maison, papa et moi, et sur le trottoir, avant de nous séparer, papa m’a dit :

- Tu sais, mon Nicolas, les femmes n’ont pas toujours le même goût que nous, en ce qui concerne nos vêtements. Ça ne veut pas dire qu’elles aient tort, mais enfin, il faut se faire une raison, et surtout ne jamais faire de peine à maman… Alors, va à l’école, travaille bien, sois sage… et courage !

En marchant vers l’école, j’étais bien embêté, parce que je savais que les copains allaient se moquer de moi en voyant mes canards. Même en boutonnant bien mon veston jusqu’en haut, on voyait le canard du dessus qui rigolait, mais après tout, si les copains disent quelque chose, moi je leur donnerai des baffes, c’est vrai, quoi, à la fin, non mais sans blague, et je suis entré dans la cour de l’école avec une grosse boule dans la gorge.

Les copains étaient en train de jouer aux billes, et Alceste s’est retourné quand je suis arrivé.

- Tu joues ? il m’a demandé.

- Non, j’ai dit. Et puis laissez-moi tranquille !

- Ben qu’est-ce que tu as ? m’a demandé Eudes.

- Et si mon pull ne vous plaît pas, je peux vous donner des tas de baffes, j’ai dit.

- Oh ! a crié Geoffroy. Un canard ! Nicolas a un canard !

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé
© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

 

Et puis Geoffroy s’est mis à courir, avec les jambes écartées, en agitant les bras, et en se retournant vers moi pour crier : «Coin coin ! Coin coin !» Et puis il s’est cogné contre le Bouillon, qui est notre surveillant et qui n’aime pas qu’on se cogne contre lui.

- Eh bien ! a dit le Bouillon. Vous devenez fou, mon ami ? Vous voulez que je vous mette au piquet pour vous apprendre à faire le pitre ? Hmm ?

Et le Bouillon est parti en remuant la tête, et les copains se sont mis autour de moi.

- Hé ! Fais-les voir, tes canards ! a dit Joachim.

Alors je me suis jeté sur Joachim et j’allais me battre avec lui, quand Clotaire a crié : «Attention ! le Bouillon !»

- Vous étiez en train de vous battre ici ? a demandé le Bouillon. Regardez-moi bien dans les yeux ! Hmm ?… Ouais, bon ! Vous me paraissez tous bien excités, ce matin ! Que je ne vous y reprenne plus, mauvaise graine !

Quand le Bouillon est reparti, moi j’ai dit aux copains qu’ils étaient des imbéciles, qu’ils m’avaient l’air bien excités ce matin, que je ne leur parlais plus, et qu’ils rigoleraient moins quand je viendrai à l’école avec le gilet et la chaîne de montre que mes parents m’avaient promis, mais eux – ce qu’ils sont bêtes – ils continuaient à faire «Coin coin» et à marcher avec les jambes écartées, et j’allais commencer à leur donner des claques, quand le Bouillon a sonné la cloche de la rentrée, et je suis allé me mettre en file, drôlement furieux.

En classe, la maîtresse a commencé à nous expliquer la leçon de grammaire, et puis j’ai entendu derrière moi Geoffroy qui tout doucement faisait «Coin coin». Alors, j’ai donné un coup de pied à Alceste qui est assis à côté de moi et qui rigolait, et Alceste a laissé tomber sa brioche qu’il était en train de manger, et il a crié :

- Tu commences à nous embêter avec tes canards !

Alors la maîtresse a donné des tas de coups de règle sur son bureau, elle a crié que nous nous conduisions comme des petits sauvages, qu’elle en avait assez, qu’elle allait drôlement nous mater, qu’elle m’avait vu donner un coup de pied à mon camarade, et qu’est-ce que cela voulait dire, et je me suis mis à pleurer, et la maîtresse m’a dit que ce n’était pas une réponse, et Agnan a levé le doigt, et la maîtresse lui a demandé ce qu’il voulait, et Agnan lui a dit :

- C’est à cause de son pull-over, Mademoiselle. Ils se moquent de son pull-over parce qu’il y a des canards dessus.

La maîtresse a ouvert des yeux tout ronds, et puis elle m’a dit de me lever et d’aller à son pupitre. J’y suis allé en pleurant, la maîtresse m’a regardé, et puis elle m’a dit :

- Mais il est très joli, ce pull-over ! Très élégant ! Tu en as de la chance d’avoir des parents qui t’achètent de belles affaires comme ça ! N’écoute pas tes camarades, Nicolas ! Ils sont jaloux, tout simplement ! Tu vois, je ne vais même pas les punir, ils n’en valent pas la peine. Allons, ne pleure plus, tu es très mignon comme ça. Et la maîtresse m’a passé la main dans les cheveux, elle m’a donné une petite tape sur la joue, elle s’est essuyé la main, elle m’a dit de me moucher, d’aller m’asseoir, et elle a appelé Clotaire au tableau.

Et ce soir, maman et moi on a été drôlement fiers, quand la maman de Geoffroy a téléphoné à maman pour lui demander où elle avait acheté mon pull-over.

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

  

Le petit Nicolas – Hôtel de Ville – 6 Mars au 14 Juillet 2009 – Paris

 

Le petit Nicolas - Hôtel de Ville - 6 Mars au 14 Juillet 2009 - Paris dans EXPOSITIONS

 

Se plonger dans une histoire du Petit Nicolas, c’est retrouver l’insouciance de l’enfance. Insouciance bercée de l’amour inconditionnel des parents, du souvenir de l’odeur de la craie et du bruit des billes qui s’entrechoquent.
Les documents inédits puisés dans les archives personnelles de René Goscinny et de Jean-Jacques Sempé établissent un émouvant dialogue entre la machine à écrire de l’un et la planche à dessin de l’autre.

De ce dialogue vont naître des enfants aux prénoms étranges et drôles : Clotaire, Agnan, Rufus, Alceste, Eudes, Geoffroy, Joachim et bien sûr Nicolas accompagné de son père, sa mère et de sa jolie maîtresse d’école. Tout l’univers de ce héros d’encre et de papier est célébré en 2009 à travers cette exposition à l’Hôtel de Ville.

 

 dans EXPOSITIONS

René Goscinny à l’âge du Petit Nicolas

 

Pour cette première exposition en hommage au personnage du Petit Nicolas, le dessinateur Jean-Jacques Sempé a accepté de sortir de ses cartons 150 dessins originaux.

Dessinés à la plume sur de simples bristols, ces dessins, réalisés dans les années soixante étaient destinés aux journaux. Des dessins de presse tout en finesse qui ont conservé saveur et humour.

De son côté, Anne Goscinny, fille unique de René Goscinny, l’auteur des textes du Petit Nicolas, met à la disposition des visiteurs les archives inédites de son père. Manuscrits originaux et machine à écrire du célèbre scénariste sont exposés et racontent en une vaste fresque l’histoire de cette extraordinaire aventure artistique. Une plongée, jusqu’en leurs secrets de fabrication, en compagnie
des différents personnages du Petit Nicolas.

 

 

 

Le 29 mars 1959 paraît dans Sud-Ouest Dimanche la toute première histoire du Petit Nicolas. L’enfance est mise en mots par Goscinny et en couleurs (même quand les dessins sont en noir et blanc, le ciel est bleu, à l’image des yeux de Marie-Edwige !) par Sempé. L’un invente un langage, l’autre dessine avec la tendresse qu’on lui connaît des enfants minuscules qui s’agitent. Un héros
est né.
À l’origine, il n’était prévu qu’un seul épisode des aventures du Petit Nicolas. Mais le courrier des lecteurs est unanime et le journal leur demande de continuer. Commence alors l’incroyable saga. Quelques mois plus tard, en octobre 1959, Le Petit Nicolas fait une entrée remarquée dans un nouveau journal pour la jeunesse : Pilote.

 

 

 

L’année suivante Le Petit Nicolas prend du galon, et en 1960 paraît le premier volume de ses aventures. « Le premier volume n’a absolument pas marché » se souvient Sempé. C’est l’émission de télévision, Lecture pour tous, qui lance Le Petit Nicolas, grâce à la présence sur le plateau de ses deux créateurs dont le duo crève l’écran.

 

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Pendant six ans, le Petit Nicolas paraît toutes les semaines dans la presse. Plus de 200 histoires sont ainsi publiées donnant le goût de la lecture à des milliers d’enfants. En 2004, Anne Goscinny exhume des archives de son père une centaine d’histoires inédites qu’elle publiera en deux volumes.

 


Le succès est fulgurant et si Nicolas n’est pas toujours premier en calcul, le voilà numéro un des ventes : best-seller international, il est traduit en une trentaine de langues.

Cinquante ans après sa création le Petit Nicolas fait toujours rire des millions de lecteurs.

 

 
 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

 

Mairie de Paris - Du 6 Mars au 14 Juillet 2009 - Salon d’accueil de l’Hôtel de Ville -  29, Rue de Rivoli - 75004 Paris. Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h – Tarifs: Entrée libre.

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