Germania, l’utopique Berlin

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Welthauptstadt (« capitale du monde ») Germania était le nom qu’Adolf Hitler avait donné au projet de renouvellement de la capitale de l’Allemagne.

 

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 Il était convaincu de l’importance de la culture dans la création d’un empire pérenne.

 

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 La réalisation de travaux « pharaoniques » aurait aussi inscrit l’Allemagne dans l’histoire tout en créant un symbole de l’architecture massive nazie. Welthauptstadt Germania faisait partie de sa vision pour le futur de l’Allemagne après la victoire programmée dans la Seconde Guerre mondiale.

Albert Speer, « le premier architecte du Troisième Reich » (le « GBI »; Generalbauinspektor), a produit de nombreux plans pour la ville reconstruite, mais seulement quelques uns ont été réalisés. L’endroit exact de Germania n’a jamais été officiellement choisi mais il semble qu’elle devait s’implanter sur les « ruines » du Berlin d’après-guerre.

 

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Hitler connaît, uniquement sur plan, de nombreux édifices étrangers tel que le Panthéon de Paris qu’il voulait comme la base artistique de son futur mausolée. Il souhaitait voir reproduits ces joyaux en « plus grand » dans Germania.

 

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Quelques projets, tels que la création d’un grand axe dans la ville, qui incluait l’élargissement de l’Unter den Linden, la construction d’une Autobahn sous l’axe Est-Ouest (dont 10% ont été effectivement réalisés) et le placement du Siegessäule au centre, loin du Reichstag, où il était placé à l’origine, ont été effectués.

 

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 D’autres cependant, comme la création du Volkshalle (« Grand dôme »), ont dû être abandonnés au commencement de la guerre.

La première étape dans ces plans était le Stade Olympique pour les jeux Olympiques d’été de 1936. Speer a également conçu une nouvelle Chancellerie qui comportait un vaste hall conçu pour être deux fois plus long que la galerie des Glaces du palais de Versailles.

 

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 Hitler aurait souhaité qu’il construise une troisième Chancellerie, encore plus grande, mais cela n’a jamais été commencé. La deuxième Chancellerie a été détruite par l’Armée rouge en 1945.

 

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Presque aucun des autres bâtiments projetés pour Berlin n’a été construit. Berlin devait être réorganisée le long d’une avenue centrale très longue.

 

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 À l’extrémité nord, Speer projetait de construire un énorme bâtiment voûté, inspiré du Panthéon à Rome. Le dôme du bâtiment aurait été très grand, plus de 200 mètres de hauteur et 250 mètres de diamètre, seize fois plus grand que le dôme de la basilique Saint-Pierre. À l’extrémité sud de l’avenue, une voûte inspirée de l’arc de triomphe à Paris en beaucoup plus grand, environ 100 mètres de hauteur (son ouverture aurait pu contenir le premier). Le début de la Seconde Guerre mondiale en 1939 a fait remettre la décision de la construction à plus tard après la guerre dans le but d’économiser les matériaux stratégiques.

 

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Quelques bâtiments de « test » existent toujours : des blocs de béton extrêmement lourds furent employés par les architectes pour examiner quel pression pouvait supporter le sol.

En 1992, Robert Harris, auteur de la nouvelle uchronique Fatherland, pose en principe que la vision de Hitler et de Speer sur Berlin reconstruit aurait été réalisée d’ici 1964.

 D’autres chercheurs estiment qu’avec la quantité de marbre exigée et les bases marécageuses de Berlin, Germania se serait affaissée dans le sol en quelques années.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A voir aussi:

 

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A lire aussi:

 

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 A compter de 1936, Hitler confie au jeune architecte Albert Speer le plan d’aménagement de Berlin. Percement de larges avenues, erection de monuments, création de logements et de faubourgs, projet de la Hochschulstadt, l’architecture et l’urbanisme deviennent les instruments de propagande du national-socialisme.

 

- Albert Speer le plan de Berlin 1937-1943 par Larsson Lars Olof aux éditions Aam – 267 pages – Epuisé en neuf mais reste disponible en occasion – ~10€

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Un document exceptionnel qui lève le voile sur un personnage central du régime nazi : Albert Speer (1905-1981). Cet architecte de génie, promu ministre de l’Armement, puis de la Guerre dès 1942, fut l’une des personnalités les plus fascinantes et énigmatiques de la Seconde Guerre mondiale. Heinrich Breloer tente de corriger l’image flatteuse que Speer a savamment mise en scène dans ses Mémoires… laissant sciemment planer le doute sur son implication dans la Shoah. Pouvait-il vraiment ne pas savoir ? Lui qui se considérait comme « le seul ami du Führer » ? Comment a-t-il pu s’accommoder du régime nazi au point d’en devenir l’un de ses plus fervents complices ? Le portrait présente un homme manipulateur, qui a su à la fois s’entendre avec Hitler, Goebbels et Goering, un acte diplomatique quasi acrobatique ! Tout en gardant le respect et la sympathie de la population et en obtenant la clémence des juges de Nuremberg. En effet, Albert Speer, avec une conviction désarmante, a toujours déclaré qu’il n’était ni responsable, ni même au courant de l’holocauste, se cachant derrière une image de technocrate apolitique, pris dans le tourbillon de la guerre. Comment est-il parvenu à faire accréditer cette fable pendant des décennies ? Terriblement ambitieux et dépourvu d’état d’âme, Speer partageait avec son Führer le rêve mégalomaniaque d’entrer dans l’Histoire et de construire des bâtiments monumentaux dignes de l’Antiquité… quels qu’en soient les moyens et le prix à payer. « Pour ériger un grand bâtiment, j’aurais vendu mon âme au diable, comme Faust. »
Un document impartial grâce aux témoignages totalement inédits des enfants Speer, aux interviews de ses anciens collaborateurs, de son éditeur et des spécialistes du sujet…
Un extraordinaire travail d’investigation qui prouve que Speer était loin d’ignorer les horreurs de l’holocauste, malgré ses déclarations au procès de Nuremberg…
Autant d’éléments qui, s’ils avaient été connus à l’époque, auraient certainement entraîné sa condamnation à mort. Un document exceptionnel qui retrace toutes les étapes de sa vie : sa jeunesse, son irrésistible ascension, ses années de pouvoir et la guerre, son arrestation et enfin ses vingt années d’incarcération à Spandau… jusqu’à la publication de ses Mémoires, totalement édulcorées. Soixante ans après le procès de Nuremberg, une lecture vivante et réaliste de l’histoire jusque-là bafouée.

- Speer et Hitler, l’architecte du diable par Heinrich Breloer aux éditions Canal+ – 22€

 

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Qui était Albert Speer ? Poser la question, c’est faire émerger toute l’histoire de 1 Allemagne entre 1933 et 1945. – Car Speer, né en 1905 à Mannheim dans la haute bourgeoisie libérale, fut à la fois l’architecte et le confident de Hitler, le ministre de l’Armement et, à partir de 1943, le maître de l’économie de guerre, ce qui fait de lui le deuxième personnage du régime. En 1944, il est mis sur la touche par les SS avant de revenir en grâce, d’empêcher la politique jusqu’au-boutiste de Hitler, de choisir de rester au côté de son maître en avril 1945 et, à Nuremberg, d’endosser sa part de responsabilité dans les crimes du Reich. Il passera vingt ans en prison. Reste à comprendre, et c’est l’apport exceptionnel de ce livre, comment a pu se nouer et se développer la relation, presque une fascination réciproque, entre Hitler et Speer. Car Speer est plus qu’un carriériste, c’est lui qui invente la mise en scène nazie, se déclare partisan de la guerre totale et participe à l’élimination des Juifs de Berlin, toutes choses que révèle le livre de Fest. C’est lui encore qui, jusqu’en 1944, écarte ses rivaux (Goering, Himmler) et devient une sorte d’alter ego du Führer, grâce à son art consommé des intrigues. Le IIIe Reich y apparaît comme un régime où la brutalisation systématique des individus voisinait avec le tragique le plus burlesque dans l’entourage du Führer. – Sous la plume de Fest, Speer est enfin démasqué : architecte d’un Reich qu’il imagine longtemps éternel, ami de Hitler jusqu’à la passion et seul capable de lui désobéir, stratège politique hors pair à Berlin comme à Nuremberg, il incarne le criminel nazi dans sa monstrueuse perfection.

- Albert Speer par Joachim Fest aux éditions Perrin – 370 pages – Tarif en neuf non indiqué, en occasion: 10€


 

Jeff Koons à Versailles

  ''Moon'' exposé dans La galerie des Glaces. (Jeff Koons, Moon, François Pinault Foundation, Studio Jeff Koons)

« Moon » exposé dans La galerie des Glaces.

 

 

Clinquante, décalée, tendance, tel est mon avis sur cette atypique et controversée exposition! Dix sept oeuvres de Jeff Koons, de 1980 à nos jours, sont exposées à Versailles jusqu’au 14 Décembre 2008 PROLONGATION Jusqu’au 4 Janvier 2009. Peut être une des exposition la plus extravagante, scandaleuse mais paradoxalement attirante de cette année 2008.

 

 

 Rabbit, (1986), dans le salon d'Abondance. (Jeff Koons, Rabbit , Collection privée, Studio Jeff Koons)

Rabbit, (1986), dans le salon d’Abondance.

Accrochée dans l’Escalier de la Reine, une des quinze oeuvres de l’artiste américain disséminées au coeur des appartements royaux: Hanging heart. (Stephane de Sakutin/AFP)

Accrochée dans l’Escalier de la Reine, une des quinze oeuvres de l’artiste américain disséminées au coeur des appartements royaux: Hanging heart.

Le ''Balloon Dog''.

Le « Balloon Dog »

Lobster de Jeff Koons, dans le salon de Mars à Versailles. (DR)

Lobster de Jeff Koons, dans le salon de Mars à Versailles. (DR)

 

 

Jeff Koons à Versailles  dans EXPOSITIONS koons01a

 

 

Biographie de Jeff Koons

 

Nationalité : américaine – Naissance : 21 janvier 1955 – Age : 53 ans – Métiers : Sculpteur, Plasticien

Jeff Koons est célèbre pour son usage de l’imagerie kitsch dans une pratique de la sculpture monumentale… ainsi que pour le prix de ses œuvres, parmi les plus chères pour un artiste vivant.

Né en Pennsylvanie, Jeff Koons voue une adoration à Salvador Dalí, auquel il rendit même visite. Il étudie la peinture au Maryland Institue of Art, puis travaille à Wall Street, tout en élaborant sa carrière d’artiste. Il devient connu dans les années 1980 et, sur le modèle de la Factory d’Andy Warhol, dirige un atelier de 30 personnes dans un loft de SoHo.

Ses premières œuvres sont dans la lignée de la scuplture conceptuelle, comme par exemple ses aspirateurs alignés dans des vitrines (New Hoover Deluxe Shampoo Polishers, 1986), puis Koons se lance dans le kitsch, et élabore les fameuses séries « Statuary », des jouets-ballons géants en métal miroitant, et « Banality », dont l’œuvre la plus célèbre est le Michael Jackson and Bubbles (1988, ill.) en céramique, représentation du « king of pop » avec son chimpanzé vendue 5,6 millions de dollars en 1991. Cette même année, l’artiste épouse la star du porno Ilona Staller, alias la Cicciolina, qui lui inspire la série « Made In Heaven », représentations pornographiques du couple. En 1992, Koons reçoit une commande pour une exposition à Bade Arolsen, en Allemagne, et conçoit Puppy, une sculpture de fleurs de 30 mètres de haut en forme de chiot.

Le travail de Koons est généralement classé dans le « néo-pop », mouvement de réaction à la sévérité de l’art minimal et conceptuel des années 1970. Usant de l’imagerie commerciale, l’artiste y inclut un élément ironique, héritage de l’art minimal. Le kitsch, qu’il introduit dans son œuvre et qui atteint ainsi les hautes sphères de l’art, suscite la controverse. Certains critiques y ont vu la marque d’une décadence de l’art, d’un manque d’imagination, d’un art « pour riches » typique des années 1980. D’autres voient en lui l’héritier de Dada et sa critique des objets.

Quelques œuvres majeures :

  • Three Ball 50/50 Tank (1985)
  • New Hoover Deluxe Shampoo Polishers (1986)
  • Michael Jackson and Bubbles (1988, Oslo, Astrup Fearnley Museum of Contemporary Art)
  • Puppy (1992, Bilbao, Guggenheim Museum)
  • Balloon Dog (1994-2000)

 

 

Exposition du 10 septembre au 14 décembre 4 Janvier 2009 au Château de Versailles. De 9h30 à 18h30 jusqu’au 31 octobre De 9h30 à 17h30 du 1er novembre au 14 décembre. Entrée : 13,50 euros, gratuit pour les moins de 18 ans.

 

Bonne expo!!!

Saint-Sulpice

 

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