Icônes – Partie 2

Icônes - Partie 2 fuite_egypte

 

Voici qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu’à ce que je t’avertisse; car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr ». Et lui se leva, prit l’enfant et sa mère de nuit et se retira en Egypte. Et il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplisse ce qu’avait dit le Seigneur par le prophète : « J’ai rappelé mon fils d’Egypte ».

Saint Matthieu, II, 13 – 15

 

bapteme

 

L’icône est composée comme une croix dont le Christ est le centre. Un plan vertical dont la partie centrale rappelle le passage des « eaux inférieures » (Genèse) au monde des cieux représenté au sommet par l’amorce d’une sphère bleue saphir (Exode. 24, 10) d’où descend un rayon de la lumière de Dieu. Un mouvement horizontal dans lequel le Christ, venant du monde céleste représenté par les trois anges, descend dans les eaux du Jourdain et se dirige vers le monde humain personifié par saint Jean-Baptiste, dernier prophète de l’ancienne Alliance.

bethanie

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où était Lazare, celui que Jésus avait ressuscité d’entre les morts. Là, on lui fit un souper: Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. Marie, ayant pris une livre de parfum de nard vrai et très précieux, en oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

Saint Jean, XII

 

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Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux: son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui. Prenant la parole, Pierre dit à Jésus: « Seigneur, il nous est bon d’être ici; si vous le voulez, je ferais ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie ». Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes complaisances: écoutez-le ». En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur.

Matthieu, XVII, 1 – 9

 

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L’icône de la crucifixion dans la tradition byzantine montre la victoire du Christ sur la mort. Il est représenté paisible, le corps allongé comme au repos. Bien sur ses yeux fermés évoquent la mort, mais il rayonne sur la croix et anticipe la Résurrection. Sur sa croix, le Christ garde toute sa majesté, comme dit saint Jean Chrysostome : « Je le vois crucifié et je l’appelle Roi ».

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« Le Christ est ressuscité des morts; par sa mort, Il a foulé la mort et à ceux qui sont au tombeau, Il a donné la vie ».
Les portes des Enfers fracassées sous ses pieds, le Christ tire Adam et Eve du tombeau. Au-dessus d’Eve, Elie, Moïse et Abel; au-dessus d’Adam, saint Jean-Baptiste et les rois David et Salomon, ancêtres du Christ.

pentecote

 

L’icône représente les « douze » recevant L’Esprit Consolateur assis sur un banc en forme de demi cercle. La tradition n’a pas tenu compte de la réalité historique de la présence des Apôtres au Cénacle puisque Matthias, Jacques, fils d’Alphée et Jude ont été remplacés par Paul et les Evangélistes Marc et Luc.

Dans l’arc sombre se tient un homme vêtu en prince qui symbolise le monde visible qui attend l’accomplissement final du salut apporté par le Christ. C’est le « cosmos » figuré par un vieillard qui est prisonnier « des ténèbres et de l’ombre de la mort »(Luc I, 79), Il tient dans les mains un linge sur lequel repose douze rouleaux symbolisant la prédication des douze Apôtres.

 

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Saint Ambroise est né à Trèves, en Italie en l’an 349, d’une famille noble convertie au Christianisme. Un jour qu’il dort dans son berceau, des abeilles pénètrent dans sa bouche, en ressortent puis montent vers le Ciel. Ce fut un présage de sa grande éloquence et ce fait fit de lui le Saint Patron des apiculteurs. Il devint évêque de Milan et contribua à condamner l’arianisme.
Malgré sa lourde charge, il écrivit de nombreux ouvrages et de magnifiques hymnes liturgiques, il diffusa la doctrine des Pères grecs dans le monde latin et eut pour disciple Saint Augustin.
Saint Ambroise repose dans la basilique de Milan où il est mort le 4 avril 397.

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Saint Jean, assis sur un banc et inspiré par une voix venant du Ciel, dicte le Prologue de son Evangile à son disciple Prochore assis dans une grotte. Les montagnes représentées sont celles de Patmos où Saint Jean fut exilé par l’Empereur Domitien.

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Surnommé « Baptiste » parce qu’il baptisait tous ceux qui venaient à lui, et « Précurseur » parce qu’il « précéda » Jésus-Christ, saint Jean est le dernier Prophète qui constitue le lien et le pont entre L’Ancien et le Nouveau Testament. Conçu miraculeusement, il était le fils du Prophète Zacharie et d’Elisabeth, une parente de la Vierge. A trente ans, il commença à prêcher la pénitence pour préparer la venue du Seigneur. Grand ascète, il vivait dans le désert, portait un vêtement de poils et se nourissait de sauterelles.
Jésus vint à lui pour être baptisé et quand il vit le Christ pour la première fois, saint Jean s’écria: « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde » (Jean I, 29). Après avoir baptisé le Christ, saint Jean continua à convertir les hommes.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi

1/- Icônes – Partie 1.

2/- Icônes Russes – Partie 1.

3/- Icônes Russes – Partie 2.

4/- Les Icônes de Nicole Lasselain.

 

Vauban, La reconnaissance de l’humanité!

Vauban, La reconnaissance de l'humanité! Vauban_Portrait_Small

 

Le réseau des sites majeurs de l’architecte militaire français Vauban vient d’être ajouté par l’Unesco à la liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

La décision a été adoptée lors de la réunion annuelle 21 des Etats membres du comité du Patrimoine mondial de l’Unesco qui se tient à huis clos, jusqu’au 10 juillet, à Québec.

14 des 151 fortifications construites par Vauban (1633-1707) étaient candidates cette année à l’inscription au patrimoine de l’Unesco. Un projet défendu dès 2005 par Jean-Louis Fousseret, le maire socialiste de Besançon et président de l’association Réseau des sites majeurs de Vauban.

Quant aux 14 sites du réseau Vauban, ce sont : la citadelle pentagonale d’Arras (Pas-de-Calais), le château de Bazoches (Nièvre), la citadelle, l’enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs), les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde), l’enceinte urbaine, les forts et le pont d’Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes), la Tour dorée de Camaret-sur-Mer (Finistère), la citadelle du Palais à Belle-Ile-en-mer (Morbihan), la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle), le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin), la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche), l’enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).
 

Les remparts de la cité de Villefranche-de-Conflent font désormais partie, comme onze autres sites français conçus par Vauban, du Patrimoine mondial de l'humanité.

Qui était Vauban?

 

Né en mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets, Vauban est le plus connu de tous les ingénieurs militaires français et peut-être le plus connu de tous en Europe et même dans le monde entier tant ses disciples construisirent selon ses méthodes et parfois à partir de ses propres plans fortifications bastionnées dites «à la Vauban». Il commença paradoxalement sa longue carrière en affrontant les armées du roi Louis XIV qu’il allait si bien servir plus de cinquante années durant. Engagé dans le camp des «frondeurs» avec les armées du prince de Condé alors en rébellion contre son souverain. Il est bien vite remarqué par le cardinal de Mazarin qui le convainc de se mettre au service du roi. Il a alors vingt ans. De 1653 à 1659, Vauban participe à quatorze sièges au cours desquels il est blessé plusieurs fois. Il reçoit son brevet d’ingénieur du roi en 1655 à l’âge de 22 ans.

 

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Besançon, la citadelle

 

Nourri de cette expérience Vauban va réfléchir aux procédés de l’attaque des places qui lui semblent trop coûteux en hommes et notamment privilégier le rôle du canon par rapport à la mine. De même en théoricien de la fortification, il va en améliorer les règles préconisant l’adaptation du tracé bastionné au terrain et l’échelonnement de la défense en profondeur.

 

 

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Saint-Malo, la citadelle

 

En 1667, les sièges de Tournai, de Douai et de Lille, pris en seulement 9 jours de tranchées sous les yeux du roi confirment sa notoriété. Désormais sa réputation de preneur de villes est établie. Le roi lui confie l’édification de la citadelle de Lille qu’on appellera plus tard la «Reine des citadelles».

 

 

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Salses-le-Château, la forteresse

 

A partir de 1668, Vauban exercera de fait les fonctions de commissaire général des Fortifications, même si le chevalier de Clerville en restera le titulaire jusqu’à sa mort en 1677. Il exercera sa mission sur les frontières terrestres qui dépendent de Louvois, les frontières maritimes et les ports dépendant de Colbert demeureront encore dix ans sous la responsabilité de Clerville, même si Colbert demande de plus en plus pour elles les conseils de Vauban.

 

 

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Neuf-Brisach, la fortification

 

Avec la guerre de Hollande en 1673, Vauban s’efforce d’exhorter le roi et Louvois à faire ce qu’il appelle «son pré carré», c’est-à-dire à réduire le nombre de ses places pour ne conserver que les plus fortes qui ne sont pas isolées en territoire ennemi. Il recommandera pour ce faire une double ligne de places fortes, barrant la plaine des Flandres pour protéger efficacement le royaume. La première ligne se compose des places de Dunkerque, Bergues, Furnes, fort de Knokke, Ypres, Menin, Lille, Tournai, fort de la montagne, Condé, Valenciennes, Le Quesnoy, Maubeuge, Philippeville et Dinan.

 

 

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 Le fort de Socoa

 

La seconde ligne se composait des places de Gravelines, Saint-Omer, Aire, Béthune, Arras, Douai, Bouchain, Cambrai, Landrecies, Avesnes, Mariembourg, Rocroi et Charleville. Le siège victorieux de Maastricht en juin 1673 lui donne l’occasion d’illustrer sa nouvelle méthode d’attaque des places telle qu’il l’a développée pour le roi dans un Mémoire sur la «conduite des sièges» avec notamment l’emploi du tir à ricochet et des parallèles. Cette méthode économise la vie des soldats et des ingénieurs et amène la place ennemie à se rendre après seulement 13 jours de tranchée ouverte. Vauban dénonce le travers des soldats de l’époque à s’exposer inutilement par bravade. Le célèbre d’Artagnan trouvera d’ailleurs la mort à ce siège en attaquant à découvert un bastion ennemi.

 

 

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 Fort Libéria

 

Louis XIV conquiert la Franche-Comté, Vauban met le siège devant Besançon qu’il prend en six jours, la citadelle se rendant quelque jours après, Dole est prise quelques jours plus tard, et la Franche-Comté deviendra française au traité de Nimègue en 1678.

 

 

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 Fort Chapus

 

De 1679 à 1688, Vauban parcourt la France en tous sens, et se consacrant aux fortifications côtières et également à celles du Sud de la France, tout en surveillant les travaux des places du Nord et de l’Est récemment conquises par les armées du roi. En 1684, il prend en moins d’un mois la formidable forteresse de Luxembourg. En 1687, il inaugurera à Besançon ce que l’on appelle son «deuxième système» fortifié, où la configuration particulière de la ville l’obligera à dissocier la défense de la ville de l’action lointaine contre l’assaillant avec une seconde ligne de défense pourvue de tours à canons qu’il adoptera également pour l’enceinte de Belfort. Cette seconde ligne de défense dite de sûreté est destinée à protéger la ville, la première enceinte pourvue de demi-lunes et de bastions détachés étant destinée à l’action lointaine.

 

 

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 La citadelle du Palais

 

Nommé lieutenant général en 1688, il parcourt l’équivalent de 4000 km par ans soit pour conduire des sièges, soit pour réparer ou construire des fortifications. Archétype de «l’honnête homme du XVIIè siècle» il rédigera durant toute sa vie de nombreux traités touchant à des domaines divers des sciences, de l’économie, de l’agriculture et de la stratégie. En 1689 il rédige son mémoire sur le «rappel des huguenots» exhortant Louis XIV à revenir sur la révocation de l’édit de Nantes au nom de la liberté de conscience, et aussi de considérations économiques qui témoignent d’une très grande élévation d’esprit.

 

 

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 La fortification de Toul

 

En 1691 et 1692 il s’illustrera encore avec les sièges de Mons et de Namur, perdant dix à vingt fois moins d’hommes pour s’emparer de ces villes et de leurs citadelles que leurs défenseurs. Il parcours ensuite les Alpes où il renforce les villes fortifiées et en crée de nouvelles comme à Montdauphin. Appelé en 1694 sur les côtes de Bretagne, il y organise avec succès la défense contre le débarquement anglais et y construit de nombreux forts.

 

 

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 La cité de Rocroi

 

Appelé après la paix de Ryswick à fortifier l’Alsace, il crée à Neuf-Brisach ce que l’on considère généralement comme son troisième système fortifié améliorant encore le système précédent créé à Besançon et à Belfort et échelonnant la défense sur plusieurs centaines de mètres avec une succession d’ouvrages en profondeur. Poursuivant ses réflexions, il rédige un traité prévoyant la création d’un nouvel impôt plus équitable qui remplacerait tous ceux existant jusqu’alors: la «dîme royale» Cela lui vaudra de voir s’organiser contre lui une cabale et en 1707 son livre sera condamné et saisi lors de sa publication.

 

 

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 Ville-citadelle de Château-Queyras

 

Elevé à la dignité de maréchal de France le 14 janvier 1703, cette distinction vient couronner une carrière tout entière passée au service de son pays et de son roi. Vauban parcourera encore la France effectuant chaque année des milliers de kilomètres qui le mèneront de nouveau sur les côtes de la Manche, dans les Alpes et en Provence, et très régulièrement sur les frontières du Nord et de l’Est de la France. Au total, Vauban aura durant sa vie entière dont 53 ans au service du roi, parcouru environ 180 000 km ce qui, sur les routes de l’époque et avec les moyens de locomotion d’alors, représente une remarquable performance et surtout en fait un exceptionnel témoin de son époque et de la situation dans lequel se trouve le royaume au «siècle de Louis XIV» finissant, d’où ses propositions de réformes notamment fiscale.

 

 

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 La cité de Collioure

 

Vauban participera encore à quelques sièges et à la défense de l’Alsace et de cette frontière du Nord à laquelle sa vie durant il a consacré tant d’efforts, puis épuisé par cette bronchite chronique qui l’a incommodé la plus grande partie de sa vie et par la fatigue d’une carrière passée le plus souvent sur de mauvaises routes et dans le fracas des combats il s’éteint le 30 mars 1707 à 10 heures du matin dans sa maison de Paris près du jardin des Tuileries. Les obsèques ont lieu dans sa paroisse toute proche de Saint-Roch. Son corps sera enterré dans l’église paroissiale de Bazoches près de son château à 15 km au Sud de Vézelay. Son cœur sera transporté le 28 mai 1808 dans l’église du Dôme aux Invalides à Paris où il repose sous un monument, parmi les plus grands maréchaux de France.

 

 

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 La cité de Brouage

 

Les descriptions économiques et géographiques, qu’il a faites des régions qu’il fortifiait, constituent des témoignages précieux et d’un exceptionnel intérêt sur la France de cette époque. Membre de l’Académie des sciences, Vauban nous a laissé de nombreux travaux et mémoires sur des sujets très divers. Sa «Description de l’élection de Vézelay» comporte un travail de recensement statistique très moderne dans ses méthodes. Il l’appliquera à la population du Canada français et fera des projections jusqu’à la fin du XXè siècle avec une marge d’erreur très faible. Ses propositions sur un système de canalisation reliant toutes les rivières navigables de France atteste d’une véritable vision «d’aménageur» du territoire avant la lettre. Les travaux qu’il propose seront réalisés deux siècles plus tard par le ministre Freycinet.

 

 

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 Village de Colmars-les-Alpes

 

Vauban travaillera d’ailleurs aux ouvrages d’art du canal du Midi. Curieux de stratégie, ses vues en matière diplomatique sont très intéressantes et prospectives, allant jusqu’à proposer une monnaie européenne unique, trois siècles avant que celle-ci ne se mette en place. L’ensemble de cet exceptionnel travail de réflexion sera regroupé dans les «Oisivetés», ensemble de douze volumes publiés après sa mort. A la fin de sa vie le roi lui demandera de rédiger un «traité de l’attaque des places» qui fera encore autorité plus d’un siècle après sa mort. Soucieux de la vie de ses hommes, comme de la gloire du roi, Vauban a apporté successivement trois perfectionnements décisifs aux techniques de l’attaque des places: les parallèles, les cavaliers de tranchées et le tir à ricochet.

 

 

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 Le fort de Charlemont

 

Vauban codifie l’approche rationnelle du siège, décomposé en une suite logique de douze phases; un siège selon lui nécessite au plus 48 jours de travaux au terme desquels le gouverneur n’a d’autre choix que de capituler. S’inscrivant dans la révolution scientifique qui s’était opérée sous l’égide de Descartes et de Pascal, Vauban conçoit l’attaque d’une place comme une œuvre rationnelle. Son traité traduit en 15 langues dont le turc et le russe fut un classique de l’instruction des ingénieurs militaires jusqu’à la fin du XIXè siècle.

 

 

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 Fort-la-Latte

 

En revanche Vauban ne codifia jamais l’art de la fortification, car il considérait qu’avant tout le terrain commande et que la seule loi valable est l’adaptation des méthodes au terrain, ce qu’il a durant sa vie entière constamment et brillamment démontré comme il est encore possible de le constater dans la centaine de places fortes qu’il nous a laissées. Vauban demeure l’un des plus grands ingénieurs militaires que la France ait jamais connus. Laissons à Saint Simon le célèbre mémorialiste qui n’avait pas la réputation d’être indulgent, le dernier mot de cet article:

 

 

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«Vauban s’appelait Le Prestre, petit gentilhomme de Bourgogne tout au plus, mais peut-être le plus honnête et le plus vertueux de ce siècle, et avec la grande réputation du plus savant homme dans l’art des sièges et de la fortification, le plus simple, le plus vrai et le plus modeste. C’était un homme de médiocre taille, assez trapu, qui avait fort l’air de guerre, mais en même temps un extérieur rustre et grossier, pour ne pas dire brutal et féroce. Il n’était rien moins: jamais homme plus doux, plus compatissant, plus obligeant, mais respectueux sans nulle politesse, et le plus avare ménager de la vie des hommes, avec une valeur qui prenait tout sur soi, et donnait tout aux autres…»
 

Bien à vous,

Saint-Sulpice 

 

 

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