Germania, l’utopique Berlin

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Welthauptstadt (« capitale du monde ») Germania était le nom qu’Adolf Hitler avait donné au projet de renouvellement de la capitale de l’Allemagne.

 

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 Il était convaincu de l’importance de la culture dans la création d’un empire pérenne.

 

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 La réalisation de travaux « pharaoniques » aurait aussi inscrit l’Allemagne dans l’histoire tout en créant un symbole de l’architecture massive nazie. Welthauptstadt Germania faisait partie de sa vision pour le futur de l’Allemagne après la victoire programmée dans la Seconde Guerre mondiale.

Albert Speer, « le premier architecte du Troisième Reich » (le « GBI »; Generalbauinspektor), a produit de nombreux plans pour la ville reconstruite, mais seulement quelques uns ont été réalisés. L’endroit exact de Germania n’a jamais été officiellement choisi mais il semble qu’elle devait s’implanter sur les « ruines » du Berlin d’après-guerre.

 

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Hitler connaît, uniquement sur plan, de nombreux édifices étrangers tel que le Panthéon de Paris qu’il voulait comme la base artistique de son futur mausolée. Il souhaitait voir reproduits ces joyaux en « plus grand » dans Germania.

 

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Quelques projets, tels que la création d’un grand axe dans la ville, qui incluait l’élargissement de l’Unter den Linden, la construction d’une Autobahn sous l’axe Est-Ouest (dont 10% ont été effectivement réalisés) et le placement du Siegessäule au centre, loin du Reichstag, où il était placé à l’origine, ont été effectués.

 

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 D’autres cependant, comme la création du Volkshalle (« Grand dôme »), ont dû être abandonnés au commencement de la guerre.

La première étape dans ces plans était le Stade Olympique pour les jeux Olympiques d’été de 1936. Speer a également conçu une nouvelle Chancellerie qui comportait un vaste hall conçu pour être deux fois plus long que la galerie des Glaces du palais de Versailles.

 

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 Hitler aurait souhaité qu’il construise une troisième Chancellerie, encore plus grande, mais cela n’a jamais été commencé. La deuxième Chancellerie a été détruite par l’Armée rouge en 1945.

 

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Presque aucun des autres bâtiments projetés pour Berlin n’a été construit. Berlin devait être réorganisée le long d’une avenue centrale très longue.

 

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 À l’extrémité nord, Speer projetait de construire un énorme bâtiment voûté, inspiré du Panthéon à Rome. Le dôme du bâtiment aurait été très grand, plus de 200 mètres de hauteur et 250 mètres de diamètre, seize fois plus grand que le dôme de la basilique Saint-Pierre. À l’extrémité sud de l’avenue, une voûte inspirée de l’arc de triomphe à Paris en beaucoup plus grand, environ 100 mètres de hauteur (son ouverture aurait pu contenir le premier). Le début de la Seconde Guerre mondiale en 1939 a fait remettre la décision de la construction à plus tard après la guerre dans le but d’économiser les matériaux stratégiques.

 

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Quelques bâtiments de « test » existent toujours : des blocs de béton extrêmement lourds furent employés par les architectes pour examiner quel pression pouvait supporter le sol.

En 1992, Robert Harris, auteur de la nouvelle uchronique Fatherland, pose en principe que la vision de Hitler et de Speer sur Berlin reconstruit aurait été réalisée d’ici 1964.

 D’autres chercheurs estiment qu’avec la quantité de marbre exigée et les bases marécageuses de Berlin, Germania se serait affaissée dans le sol en quelques années.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A voir aussi:

 

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A lire aussi:

 

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 A compter de 1936, Hitler confie au jeune architecte Albert Speer le plan d’aménagement de Berlin. Percement de larges avenues, erection de monuments, création de logements et de faubourgs, projet de la Hochschulstadt, l’architecture et l’urbanisme deviennent les instruments de propagande du national-socialisme.

 

- Albert Speer le plan de Berlin 1937-1943 par Larsson Lars Olof aux éditions Aam – 267 pages – Epuisé en neuf mais reste disponible en occasion – ~10€

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Un document exceptionnel qui lève le voile sur un personnage central du régime nazi : Albert Speer (1905-1981). Cet architecte de génie, promu ministre de l’Armement, puis de la Guerre dès 1942, fut l’une des personnalités les plus fascinantes et énigmatiques de la Seconde Guerre mondiale. Heinrich Breloer tente de corriger l’image flatteuse que Speer a savamment mise en scène dans ses Mémoires… laissant sciemment planer le doute sur son implication dans la Shoah. Pouvait-il vraiment ne pas savoir ? Lui qui se considérait comme « le seul ami du Führer » ? Comment a-t-il pu s’accommoder du régime nazi au point d’en devenir l’un de ses plus fervents complices ? Le portrait présente un homme manipulateur, qui a su à la fois s’entendre avec Hitler, Goebbels et Goering, un acte diplomatique quasi acrobatique ! Tout en gardant le respect et la sympathie de la population et en obtenant la clémence des juges de Nuremberg. En effet, Albert Speer, avec une conviction désarmante, a toujours déclaré qu’il n’était ni responsable, ni même au courant de l’holocauste, se cachant derrière une image de technocrate apolitique, pris dans le tourbillon de la guerre. Comment est-il parvenu à faire accréditer cette fable pendant des décennies ? Terriblement ambitieux et dépourvu d’état d’âme, Speer partageait avec son Führer le rêve mégalomaniaque d’entrer dans l’Histoire et de construire des bâtiments monumentaux dignes de l’Antiquité… quels qu’en soient les moyens et le prix à payer. « Pour ériger un grand bâtiment, j’aurais vendu mon âme au diable, comme Faust. »
Un document impartial grâce aux témoignages totalement inédits des enfants Speer, aux interviews de ses anciens collaborateurs, de son éditeur et des spécialistes du sujet…
Un extraordinaire travail d’investigation qui prouve que Speer était loin d’ignorer les horreurs de l’holocauste, malgré ses déclarations au procès de Nuremberg…
Autant d’éléments qui, s’ils avaient été connus à l’époque, auraient certainement entraîné sa condamnation à mort. Un document exceptionnel qui retrace toutes les étapes de sa vie : sa jeunesse, son irrésistible ascension, ses années de pouvoir et la guerre, son arrestation et enfin ses vingt années d’incarcération à Spandau… jusqu’à la publication de ses Mémoires, totalement édulcorées. Soixante ans après le procès de Nuremberg, une lecture vivante et réaliste de l’histoire jusque-là bafouée.

- Speer et Hitler, l’architecte du diable par Heinrich Breloer aux éditions Canal+ – 22€

 

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Qui était Albert Speer ? Poser la question, c’est faire émerger toute l’histoire de 1 Allemagne entre 1933 et 1945. – Car Speer, né en 1905 à Mannheim dans la haute bourgeoisie libérale, fut à la fois l’architecte et le confident de Hitler, le ministre de l’Armement et, à partir de 1943, le maître de l’économie de guerre, ce qui fait de lui le deuxième personnage du régime. En 1944, il est mis sur la touche par les SS avant de revenir en grâce, d’empêcher la politique jusqu’au-boutiste de Hitler, de choisir de rester au côté de son maître en avril 1945 et, à Nuremberg, d’endosser sa part de responsabilité dans les crimes du Reich. Il passera vingt ans en prison. Reste à comprendre, et c’est l’apport exceptionnel de ce livre, comment a pu se nouer et se développer la relation, presque une fascination réciproque, entre Hitler et Speer. Car Speer est plus qu’un carriériste, c’est lui qui invente la mise en scène nazie, se déclare partisan de la guerre totale et participe à l’élimination des Juifs de Berlin, toutes choses que révèle le livre de Fest. C’est lui encore qui, jusqu’en 1944, écarte ses rivaux (Goering, Himmler) et devient une sorte d’alter ego du Führer, grâce à son art consommé des intrigues. Le IIIe Reich y apparaît comme un régime où la brutalisation systématique des individus voisinait avec le tragique le plus burlesque dans l’entourage du Führer. – Sous la plume de Fest, Speer est enfin démasqué : architecte d’un Reich qu’il imagine longtemps éternel, ami de Hitler jusqu’à la passion et seul capable de lui désobéir, stratège politique hors pair à Berlin comme à Nuremberg, il incarne le criminel nazi dans sa monstrueuse perfection.

- Albert Speer par Joachim Fest aux éditions Perrin – 370 pages – Tarif en neuf non indiqué, en occasion: 10€


 

Chers terroristes kamikazés…

 Chers terroristes kamikazés... dans chronique satirique

 

 

Chers terroristes Kamikazés,

 

Je prend ma plume pour vous signifier ma plus profonde désapprobation. Vous manquez cruellement d’imagination. Certes vous n’êtes pas très évolués et c’est bien pour cela que l’on vous emploie comme « chair à canon » ( Pour les plus abrutis, merci de vous munir, d’un dictionnaire, d’une encyclopédie et du soutien d’un professeur agrègé). Au nom d’une religion ( Elle a bon dos la religion mais là j’avoue que cela frise la sciatique!) vous vous permettez de sacrifier la vie de milliers d’innocents. C’est pour cela, pauvres de vous, qu’une idée humaniste, en moi, a germé!

Soyez utiles!

 Non n’ayez aucune réticence, nous allons faire de vous de formidables  »outils » des plus utiles! 

1/ Engagez-vous dans l’armée Française au service du déminage et des démineurs. Nous vous promettons une carrière des plus passionnante, des voyages à foison et l’assurance de vous faire exploser en beauté sur les multiples champs de mines du monde entier. Vous finirez comme vous le souhaitiez, en bouillie, tout en préservant la vie de nos valeureux soldats!

2/ Arrétons de faire appel à de pauvres hères venus de pays démunis, pour en cas de fuite radioactive, se jeter la gueule en premier dans l’arène nucléaire afin de colmater pour quelques misérables roupies  »ces petits incidents mineurs ». Nous vous embauchons bénévolement pour faire office de compteur Geiger et de technicien de maintenance premier niveau. Oui soyez heureux vous mourrez dans d’atroces souffrances mais au moins nos braves travailleurs immigrés clandestins, eux sauverons, pour cette fois-ci leur peau.

3/ Brigitte bardot, tous les amis des animaux ainsi que les patients de maladies mortelles mais dites « mineures » ( Donc inintéressantes pour les labos car pas rentables) vous remettrons une médaille à titre posthume quand ils apprendront que volontairement vous avez remplacés les animaux cobayes des plus grands laboratoires pharmaceutiques!

4/ Le suicide étant des plus élevés dans nos Européennes contrées, nous avons l’intense plaisir de vous annoncer que vous pouvez devenir « suicidé de substitution ». cela évitera à nos nombreux déprimés de faire leur malheur, la tristesse de leur entourage et réduira sensiblement le trou de la sécu, améliorera la régularité de nos transports en commun et j’en passe!

5/ Une attaque à main armée, un sérial killer hyper-actif, des policiers ou des jeunes de quartiers un peu trop éméchés ou excités, vous pourrez tous les satisfaire en devenant avec élégance « victime à contrat à durée déterminée et définitive ».

6/ Devant la recrudescence des drogues dures, devenez  » Testeur à échantillon unique » pour les toxicomanes et overdosé d’office ( même système que pour les avocats [ pas les fruits crétins!]. un toxico achète sa dose avec 25% en sus (Oui, oui c’est une promo, vous avez pour une fois, bien compris) Vous prenez l’échantillon modèle ( Ben les 25% rappelez-vous!!! Suivez que diable, je vous prie), injectez-le vous. Bon là je vous l’avoue, trois solutions sont possibles! Deux pas terribles et une qui vous ravira;

a) rien ne se passe et vous vous sentez un brin lésé.

 b) La drogue est de piètre qualité et vous terminez dans un irréversible coma ( Ennuyeux pour vous, je le conçois!)

 c) C’est le top de la merde vendue sur le marché, vous décédez joyeusement et sauvez pour cette fois la vie du malade toxicomane pour qui vous vous êtes sacrifiés. Allez, tentez… vous ne le regretterez-pas!

 

Donc voyez-vous pourquoi, banalement et stupidement, vous acharner à détruire la vie d’une multitude de vos congénères alors que nous vous donnons désormais l’extraordinaire et unique ( C’est important pour eux, les pauvres bênets!) possibilité de vous réduire à néant tout en préservant l’existence d’autrui. Pour les formalités, la marche à suivre, ne vous inquiétez-pas, nous allons vous créer des agences spécialisées les A.N.P.E à savoir les Agences Nationales Pour l’Eternité…

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

  

Il y a des jours comme cela…

Il y a des jours comme cela... dans chronique du quotidien headermetroparisien71030143

 

Il y a des jours comme cela, de ces journées que l’on redoute mais que l’on ne voit pas venir, de ces moments maudits qui vous poursuivent au nom de la loi des séries. De ces journées qui commencent mal et qui se terminent….mal aussi! Je les entendais ces sirènes de pompier ce matin mais tout cela me semblait lointain! Parfois fortes, parfois diffuses mais constantes. Il m’a fallu plus d’une heure pour comprendre que ce n’était que ma kyrielle de radios-réveils qui s’entêtaient à tenter de me réveiller. Une heure de retard sur mon timing habituel, voilà qui commence bien. J’opte pour le « pack prépa express » et au bout de deux minutes de douche + deux minutes d’habillement me voilà les dents encore pleines de dentifrice, les cheveux hirsutes (Ben qu’il m’en reste moins qu’à mes vingt-ans!!!), l’oeil hagard sur le trajet de mon travail.

Arrivé dans la station de métro, mon pass Navigo, déjà fort âgé et plus très vaillant, rend quasiment l’âme et refuse obstinément de déclencher le mécanisme du tourniquet. Pas de temps à perdre, je décide courageusement de sauter au-dessus de celui-ci tout en maudissant mon pauvre titre électronique de transport mais voilà que naturellement agile comme je suis, je me retrouve à moitié bloqué. 5 bonnes minutes plus tard l’oeil un brin plus alerte et d’humeur massacrante ( C’est à dire comme la moitié des voyageurs en temps habituel, l’autre étant endormie!!!) je saute, je bondis, je….me retrouve dans une rame bondée ( comme d’habitude!!!). Un mastodonte choisi de poser son auguste mais imposant postérieur sur le mini strapontin voisin du mien. Je sens une pression inhabituelle sur mon fragile corps. Ma respiration se fait aussi haletante que celle d’un fox terrier qui vient d’emmerder tout son voisinage et une réaction, certes animale mais innée, d’autodéfense s’éprend de moi. L’envie de péter tel un putois me vient à l’esprit! ( Il n’y a rien de tel qu’une bonne attaque chimique pour se sortir d’un tel pétrin!!!) mais à la vue du colosse qui me réduit en sculpture de César entre son flanc droit et la paroi de la rame je me ravise et pense intelligemment que la  »loi du talion » n’est pas une solution. La sueur perle sur mon front, ma température corporelle est identique à celle que l’on subit dans le Sahara dès dix heure du matin mais en cette veille d’armistice, je sens que la libération n’est plus qu’à deux stations et résiste à l’envahisseur. 30 minutes plus tard j’émerge enfin des entrailles de la terre et au moment où j’emplis mes poumons du bon air banlieusard ( Ben oui, je bosse en proche banlieue, horreur, malheur!!!) une averse soudaine se prend irremédiablement de passion pour moi. J’ai beau la fuir, elle se fait plus pressante encore. J’arrive à moitié en courant, à moitié en glissant ( Merci Adidas et ses semelles ultra-dérapantes!!!) jusqu’au distributeur de ma chère, très chère banque. J’introduis ma carte, compose le sésame magique, consulte mon historique; Positif et décide de retirer une maigrelette somme d’argent. L’appareil mesquin et vil affiche alors le message suivant  » vos droits sont insuffisants »??? La rage me gagne et trempé, énervé je gagne tant bien que mal mon lieu de travail les poches vides mais le coeur vaillant!!!

La journée se passe et me revoilà dans les transports. Une patrouille de police se trouve devant les tourniquets. Je met mon Pass et rien, je le remet, deux fois, trois fois…Derrière le temps monte, les gens me houspillent, un garde mobile me scrute avec méfiance prêt à intervenir quand une charmante femme me propose de passer derrière elle. Bêtement, j’accepte et me voilà avec trois vert de gris ( Pas les Allemands, les contrôleurs) et deux gardes mobiles sur le paletot!!!! ( C’est con quand même!) Je me souviens alors que déjà petit mon père m’apprenait toute les ficelles pour être un bon orateur et c’est revigoré que je me lance dans un laïus qui endormirait tous les fidèles de Notre-Dame de Paris, clergé compris!!! L’un des agents assermentés de la RATP comprenant toute ma détresse m’offre un ticket « autorisation de passage gratuit » et me suggère d’aller remagnétiser ma carte au plus vite dans un « club RATP » ( Vulgairement un guichet pour crétin comme moi!!!).

 J’essaie celui de la Défense. L’écriteau précise « FERMETURE 19H », cela tombe bien il est 18H10. Peine perdue les portes sont closes et toute une « bétaillère » suffoque déjà à l’intérieur, certains les joues collées contre la vitre tels de la vulgaire poiscaille derrière la paroi d’un aquarium. Je fonce alors à Charles de Gaulle Etoile. 18H30 tout va bien me dis-je mais là pas de chance « Le club RATP » fait relâche ( C’est vrai les pauvres déjà qu’ils bossent 28 heures par mois, faut bien qu’ils se reposent un peu!!!!). La bave aux lèvres, l’oeil fourbe je me dirige alors vers un guichet  » Traditionnel » et fait face à une jeune et charmante ingénue. Je ravale ma bave, prend l’oeil flatteur et coquin tout en relatant douceureusement tout mon embarras. Celle-ci immédiatement, un sourire aux lèvres, s’empare de mon Pass et va en ma compagnie le tester. Ce crétin de vieil égoïste, manié par une main si fine, si longue si gracieuse ne peut s’empêcher de biper de plaisir et moi de passer pour le dernier des benêts!!! Pataud et intrigué je me résous à rentrer chez moi.

 Arrivé devant une célèbre enseigne de discount à deux pas de mon domicile, muni d’une grande vivacité et clairvoyance, je décide d’aller faire moult emplettes ( Demain étant férié et mon frigo lui étant orphelin!). Les bras chargés de victuailles et trois quart d’heure de queue plus tard je sors ma superbe et utile carte bleue. Je tape mon code et ….trente secondes passent. Je fais risette à la caissière…..et quinze secondes supplémentaires plus tard celle-ci me dit à voix haute et forte; « Il est refusé le paiement, m’sieur »!!! L’ensemble des regards alors se portent sur moi. Je me met un brin à rougir, bafouille tant bien  que mal… » …approvisionné…mon compte! ». La caissière, le regard malin et en vieille routière à qui on ne la fait pas reprend  » Ben on va ressayer, si cela vous fait plaisir, M’sieur!!!!! » à peine cinq secondes plus tard alors que dans la queue, certains s’énervent et murmurent « s’il a pas les moyens, faut qu’il dégage » et « toujours les mêmes, ils payent pas de mine et pourtant ». La caissière tout sourire s’exprime de nouveau  » Paiement refusé, m’sieur ». Je deviens alors rouge comme une tomate. Dans la queue une vieille dame s’exprime  » Si c’est pas malheureux à cet âge là! » et la rombière, la caissière avec une voix tonitruante se fait un plaisir de m’achever;  » C’est pas grave m’sieur, on c’est ce que c’est et puis vous savez dans la quartier on est habitué….(Sans commentaire) Espèces? »…Espèce de cruche ai-je envie de dire! Ben non j’ai pas suffisamment d’espèces. Voilà comment je repars en rampant les murs, un paquet de pâtes à la main, c’est mieux que rien! Il y a des jours comme cela…où l’on ferait mieux de rester chez soi!!!

 Bien à vous

Saint-Poisseux

 

Un chien, une cible!!!!!!

            Un chien, une cible!!!!!! dans chronique satirique Les%20deux%20chiens%20et%20l%20ane%20mort                          

           

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             Imaginez un peu…. Vous vous réveillez. Il fait beau. Vous êtes de charmante humeur. Vous avez particulièrement bien dormi. A vos côtés votre amie le visage épanoui ( Eh oui, ne soyez-pas aigris) sommeille encore. Gaiement vous vous levez et tout en chantonnant, prenez votre douche avant d’avaler un copieux petit-déjeuner. Votre costume aux impeccables plis enfilé, vous voilà déjà entrain de dévaler quatre à quatre les marches de votre escalier. Le soleil brille intensément. ( c’est presque idyllique!!!!) Au moment de déboucher dans la rue vous levez les yeux au ciel pour admirer ses bienfaits. Vous ne le savez pas encore mais c’est à cet instant précis que débute votre cauchemar….. 

              Votre pied gauche se défile, vous êtes sur le point de perdre l’équilibre et ne devez votre salut qu’à la robuste épaule de votre concierge, la brave madame Ribero ( tous les personnages et les lieux de cette histoire sont fictifs et ne peuvent entraîner aucune poursuites ni suites judiciaires. Seul un infime sentiment d’agacement pourrait s’emparer de certains. Si c’est le cas consulter votre médecin! cela peut être les prémices d’une légère déprime voir plus…merci d’avance de votre compréhension. Signé: l’auteur)  qui courageusement officie dans votre immeuble depuis plus de 25 ans. Horreur! elles sont là et vous ont frappé ces maudites crottes de chien.

               Un impersceptible sentiment de colère mêlé d’impuissance s’empare de vous, prend de l’ampleur et ne tarde pas à déboucher sur une monstrueuse envie de maudire le fiéffé crétin de maître qui a impunément laissé son quadrupède de chien déféquer généreusement devant la porte d’entrée de votre résidence. Dans le même instant d’un oeil vif vous fusillez du regard la pauvre femme pestant silencieusement contre son manque de professionnalisme et tiraillé par le fait qu’insconsciemment elle vous a sauvé d’une lourde et irrémédiable chute.

               Loin de vous démonter vous avancez d’une démarche certes un brin cahotique l’air de rien vers le plus proche caniveau dans l’espoir, tel un fauve assoiffé, d’y trouver quelque eau capable de dissoudre l’immonde masse gélatineuse et caramélisée qui tel un corset enserre votre mocassin en nubuck de chez Paul Smith. Mais pas une goutte du précieux liquide ne pointe devant vous!

               D’un légendaire sang froid….tel une hyène folle en quête de nourriture vous explorez avidement les bordures, recoins et caniveaux à la recherche d’un modeste chiffon, bout de papier, ou feuille de marronnier, quelques supports possibles pour laver l’affront….C’est au bout d’une trentaine de rues, harassé par la fatigue et le soleil de plomb que vous voyez poindre à l’horizon, tapi au fond d’un modeste recoin le papier si précieux, le sésame: un vieux mouchoir usagé ayant plus l’allure d’un tableau contemporain « surréaliste » au dégradés verdâtres et pesants que de l’immaculée conception! Et vous voilà du bout des doigts, la jambe relevée en équilibre précaire (comme quoi les bipèdes et les quadrupèdes peuvent parfois étrangement se ressembler!!!) entrain de frotter rageusement la surface imbibée de votre chaussure tentant par toute l’énergie qui vous motive de décoller cet immondice, ce nid de microbes. Vous voilà l’ami des mouches! Votre mèche tombe sur votre front. Pas de problème, d’un geste assuré, vous la relevez les doigts empreints d’une flagrance ébouesque et là vous réalisez toute l’ampleur de la solitude qui s’éprend de vous. Eh oui, certes vos pieds sont soulagés, néanmoins vos narines sont attaquées. Il suffit de regarder les piétons autour de vous pour comprendre que votre eau de toilette de chez Chanel à pris des relents alguesques de grandes marées…..

           Reparti, d’un pas allégé, vous marchez la tête basse à l’affût de tout nouveau danger tout en maudissant ces sales bêtes à poils et au regard vide et niais qui vous ont causé tant de tracas. Vous les haissez désormais ces sales nains à poils drus, ras, longs, ces immondes boules aux culs loin d’être odoriférant. Du plus profond de votre âme vous les détestez, prêt tel un justicier à les éliminer un par un dans les pires souffrances possibles et inimaginables, les étrangler, les atomiser!!!! De puissantes pulsions meurtières s’emparent de vous vis à vis de ces canidés. Mais il est temps de rallier votre bureau, d’aller travailler.

          A ce moment précis votre parcours du combattant débute. Le trottoir est devenu synonyme de « champs de mines » et votre quartier prend l’allure d’un Beyrouth bombardé, d’un Bagdad miné. Les chiens ressemblent à de sordides kamikazés tenus en laisse par de dangereux maîtres idéologisés prêts à attaquer le brave innocent que vous êtes! Pas à pas, le regard rivé au sol, vous progressez. Votre front est en sueur, votre regard trouble. Au loin tel un mirage vous apercevez enfin une station de métro, bouche salvatrice qui mettra fin à vos soucis. Tel une ambassade, à l’alléchante extra-territorialité, vous vous sentez ressortissant étranger en plein conflit tentant de rallier ce petit paradis. Mais voilà qu’une soudaine averse éclate. Plus que cent mètres… la pluie tombe avec rage. Le ciel est obscur, menaçant. Des éclairs et un grondement sourd, lointain puis si proche tonne. L’orage! Le sol devient glissant, les noirâtres selles de vos ennemis se liquéfient pour mieux obstruer votre chemin. Le danger est à son comble! Vos lunettes s’embuent rendant la tâche encore plus ardue. Vous êtes trempé, désespéré, n’y voyez plus rien. La peur, l’angoisse, l’anxiété s’éprennent de vous. Seul l’imperceptible néon au dessus de la bouche de métro tel un phare pour le marin en perdition vous permets de garder l’espoir de tenir votre chemin. Vous y êtes presque et sans même avoir le temps de réaliser, la deuxième attaque survient plus sournoise, plus vile, plus meurtrière que la précédente. Vous dérapez, virevoltez pour enfin tel un vieux chêne déraciné vous fracasser à même le sol. Un sinistre canidé a déféqué devant l’entrée et s’éloigne à petits pas sûr de son immunité. Quelques jurons puis le silence se fait. Seul les clapotis de l’eau résonnent encore. Vous vous relevez péniblement les deux souliers définitivement entachés, vos pans de vestes élimés. Là trop c’est trop! Vous allez lui faire bouffer à la Bardot les déjections de ces wc empoilés qu’elle affectionne tant, elle, leur grande prêtresse. le coeur plein de haine vous dévalez les marches de l’escalier. A peine assis dans une providentielle rame vous ouvrez sous l’oeil dégoûté de vos congénères votre magazine préféré qui au vu de ses nombreuses publicités pour la race canine devient vite une torture psychologique! C’est dit vous ne renouvellerez pas votre abonnement l’année prochaine. Le téléphone à l’oreille, le regard sur votre montre qui pointe un exagéré retard, vous voilà entrain de persuader votre responsable, un pince sans rire propriétaire d’un de ces gremlins nommé roquette, de votre légitimité fondée! Six stations plus loin vous voilà entrain de raser les murs pour enfin pénétrer dans l’immeuble qui abrite votre sacro-saint bureau.

                  Le sourire crispé, les godillots entachés vous tentez de vous donner bonne allure mais une seule obsession vous tanne, les toilettes! rallier ce lieu le plus vite possible en croisant le moins de monde et par le chemin le plus court. Tout en trépignant devant l’ascenseur, vous rêvez à de beaux robinets, de moelleuses serviettes en papier et doux savons aux effluves orangées. Vous voilà enfin dans la cage dorée au miroirs étincelants lorsque surgit à la fermeture des portes, la belle blonde du service comptabilité que vous reluquez depuis des lustres sans jamais oser l’aborder pris d’un mélange de culpabilité Judéo-Chrétienne mêlée à l’angoisse de vous faire dénoncer à votre charmante et fidèle épouse! L’air faussement viril et décontracté vous lui adressez un salut suave accompagné d’un regard transperçant, voire érotico-bestial. Vous vous attendez en retour, certain de votre pouvoir inné d’attraction, à un regard de braise agrémenté d’un bonjour torride mais c’est une voix sèche et glaciale qui vient transpercer vos tympans à la vitesse de la lumière. Un bonjour dégoûté, horrifié entreprends la valse de vos oreilles vous ramenant à de cruelles réalités. C’est certain que le mélange de son eau de parfum de chez Annick Goutal avec vos relents égoutesques n’est pas du meilleur goût. L’espace exiguë et mal aéré ne vous aide pas non plus. Vos rêves et désirs s’écroulent. Des années d’approches réduites à néant en un instant. Les Dieux décidément vous ont abandonnés! La cage d’ascenseur se met à stopper brutalement, l’électricité faiblit, vous voilà bloqués. D’une Instantanée réaction instinctivo-spontanée vous réalisez immédiatement que la situation risque de s’aggraver. C’est alors avec un regard monastique, voire ermital que vous vous retournez tant bien que mal vers la blonde pour engager d’un air faussement tranquillisé une pseudo conversation n’ayant comme ultime but que de rassurer votre ego tant écorné et tenter de retourner la situation à votre avantage. Fin et délicat comme vous savez l’être, vous voilà entrain de conter frénétiquement vos pérégrinations matinales, votre dérapage sur les restes d’un dîner Yorkshirisé diarrhéique, insistant sur le fait avéré que les chiens sont bêtes et crasseux et que leurs maîtres sont à leur image. Votre regard bêtement satisfait et soulagé croise celui de la belle qui injuriée lui réponds que son chien est propre, qu’il ne défèque pas n’importe où etc… et qu’un individu aussi vil que vous n’a aucun coeur pour ces pauvres et charmantes petites créatures et par la même ne peut ressentir non plus d’amour et de respect pour le genre humain…. Là vous voilà décapité. Le seul infime espoir de l’attirer fond comme neige au soleil. Elle fait partie de la « fratrie » vous voilà au coeur d’un complot. Incroyable ils sont partout et prennent même l’apparence de « blondes enflammées ». Vous êtes assommé. Courageux et tout sauf lâche…. vous vous excusez auprès d’elle, le regard droit dans son généreux décolleté, nostalgique d’un poitrine abondante que jamais vous vous en doutez vous goûterez! Vous refrénez au mieux vos milliards de micro-pulsions sexuelles. L’air de rien ce qui chez vous n’est pas forcément aisé, vous tentez naturellement de lui glisser sous de faux prétextes vos coordonnées. Peine perdue, la ravissante est définitivement froissée et décline même votre soudaine idée d’aller promener son microscopique quadrupède. Le courant revient enfin mais pas entre vous et arrivé à l’étage tant envié vous voilà prêt tel un sprinter à rallier à vitesse grand v les toilettes du palier. Enfin parvenu à l’endroit tant désiré vous faites une toilette vous rendant plus ou moins bonne allure et votre journée, hormis les remontrances de votre supérieur, vous semble d’une totale quiétude.

                     Le soir venu, vous vous décidez à rentrer dans votre doux et paisible foyer et vous voilà parti gaillardement sur le chemin du retour scrutant scrupuleusement la moindre forme suspecte cinquante mètres au devant… vous recroisez votre concierge qui en guise de bonsoir vous hurle dans un langage des plus fleuri de vous essuyez les pieds sur le paillasson de l’entrée puis gravissez allégrement les marches de la cage d’escalier lorsque votre ascension se trouve brutalement bloquée entre le deuxième et troisième étage par la vieille sénile du septième et son idiot de caniche qui s’évertue marche après marche à la vitesse d’un escargot de rejoindre son appartement. A raison d’un marche par minute vous en avez pour la nuit, pire qu’un départ de la capitale au pont du quinze août, bouchons et pauses comprises!!!! Le saucisson à quatre pattes n’arrêtes pas de grogner vous toisant du haut de ses trente centimètres au garrot et la vieille de s’excuser non pas de vous bloquer mais de ne pas pouvoir taire les grognements de son dégénéré de chien. Profitant d’un virage serré cumulé à un moment d’inattention de la maîtresse, vous saisissez rageusement la petite boule empoilée, croisant au passage son regard hébété, presque sans vie ( le pauvre sait que ses secondes sont comptées) et le projetez violemment sur le mur du palier précédent. Un gémissement saccadé succède au bruit sec de l’impact du canidé. L’Aieulle surprise se retourne, jette un regard horrifié sur la scène du crime et se prenant le pied dans le tapis, trébuche et rejoint à son tour son chien dans l’au delà. Inerte, la pression descendante, vos maigres neurones s’entrechoquent vivement dans l’idée de tenter un brin d’analyser la situation. Fuir, prévenir? Courageux comme vous l’êtes vous décidez l’air de rien de déguerpir pour rejoindre votre femme trois étages plus haut. Devant votre porte d’entrée vous remettez un peu d’ordre, recentrez votre cravate puis comme si de rien n’était entrez chez vous, embrassant votre femme pour enfin mettre les pieds sous la table et déguster une fabuleuse terrine maison sous le regard langoureux de votre moitié normalement peu encline à tant de petits soins. Étrange, bizarre! Enfin le ventre plein, remis de vos émotions, affalé dans votre canapé, celle-ci vous annonce fièrement qu’elle vient de vous offrir un tout petit mignon fox terrier.

Quelle vie de chien……   

                         

Bien à vous,

Saint-Sulpice                

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