De Watteau à Degas – Institut Néerlandais – Paris – 11 Février au 11 Avril 2010

De Watteau à Degas - Institut Néerlandais - Paris - 11 Février au 11 Avril 2010 dans EXPOSITIONS Watteau_taenzer_2

Deux Danseurs - Crédit Dessin: © Antoine Watteau &  Klassik Stiftung Weimar

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Cette exposition, de retour de la Frick Collection à New York où un choix de soixante-quatre dessins a été présenté jusqu’en janvier 2010, sera complétée à Paris par une trentaine d’œuvres hors catalogue de la même période.

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Triton tenant entre ses mains un bénitier, Weimar Schlossmuseum - Crédit Dessin: © François Boucher &  Klassik Stiftung Weimar

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Comprenant des feuilles importantes des plus grands maîtres de l’école française, dont Watteau, Boucher, Fragonard, David, Prud’hon, Corot, Delacroix, Ingres et Degas, elle intégrera également des artistes tout aussi remarquables mais moins connus du grand public.

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Tête de jeune fille avec bonnet - Crédit Dessin: ©  Jean-Honoré Fragonard & Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon

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De Watteau à Degas : Dessins français de la Collection Frits Lugt est, depuis 1964, la première exposition à l’Institut Néerlandais, consacrée à une sélection de dessins français des XVIIIe et XIXe siècles de la Collection Frits Lugt.

Post-Scriptum: Concert « Les contemporains de Watteau La musique française au XVIIIe siècle » le 6 Avril 2010 à 20h00.

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Trois danseuses -circa 1904-1906 - Crédit Dessin: © Edgar Degas &  Artnet

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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- Institut Néerlandais – Centre Culturel des Pays-Bas – 121, Rue de Lille – 75007 Paris – Tél: 01.53.59.12.40 – Fax: 01.45.56.00.77 – E-mail : info // @institutneerlandais // .com - Métro: Ligne 12, Assemblée nationale – RER: Invalides, Musée d’Orsay – Bus: 63, 73, 83, 94 – Du 11 Février au 11 Avril 2010 - De 13h00 à 19h00, tous les jours, sauf le Lundi. Tarifs: Plein 4€, Réduit 2€.

Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz – Grand-Palais – Paris

Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz - Grand-Palais - Paris dans EXPOSITIONS arton902

 

 

 

 

À l’entrée, les vases 1930 de ­Jasper Johns et ceux de Raoul Marek (1953) dessinent en creux des profils. À côté, dans une image d’Épinal, une jeune liseuse se transforme, si on se concentre un peu, en une hideuse grand-mère. Plus loin, en penchant la tête, les amas rocheux d’une Fuite en Égypte, de Cornelis Metsys (1510-1562), révèlent la face d’un géant. Et plus loin encore, la Côte escarpée, de Degas, n’est à bien y regarder qu’un buste féminin nu, hommage en filigrane à L’Origine du monde de Courbet. Des faits exprès ? Bien sûr : les bons artistes savent ce qu’ils font. Comme Vincenzo Campi (1536-1591) dont une tête grimaçante apparaît dans le fromage de ses joyeux ­Mangeurs de ricotta, comme un reproche à leur gourmandise et à leur insouciance.

 

 

 

 

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De prime abord, on pourrait croire que cette nouvelle exposition au Grand Palais intitulée « Une image peut en cacher une autre » se contente d’accumuler les calembours visuels. Une suite de purs jeux d’optique ou d’ombres pour étonner les petits et les grands. Certes, on s’émerveille devant ces tours de peintres prestidigitateurs, virtuoses truqueurs soucieux de plaire en déroutant notre œil.

 

 

 

 

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On rit de cette médaille de 1540 où la tête de l’Arétin est composée de phallus (attention, il faut parfois penser à ménager les cœurs chastes durant la visite). On s’enivre à suivre les escaliers sans fin de Piranèse et d’Escher. On succombe à la poésie des pierres morphogènes collectées par Roger Caillois, grand adepte du «démon de l’analogie». Et c’est tant mieux. Qui prétendrait ne pas s’amuser à dénicher la ­forme cachée dans l’apparente, dans ces quelque 250 peintures, sculptures allant du paléolithique supérieur à la période actuelle, objets d’art, cartes postales, estampes ou films, serait un ennuyeux.

 

 

 

 

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Mais surtout, comme le double fond d’une malle au trésor, ce cabinet de curiosités, si vaste qu’il a été divisé en vingt-deux sections, suscite une puissante réflexion sur ce que c’est que voir. Par les subterfuges qu’elles contiennent toutes, ces œuvres choisies par Jean­Hubert Martin (spécialiste du mouvement dada, ancien directeur du Musée des arts d’Afrique et d’Océanie et commissaire, il y a vingt ans, de la première exposition sur la création contemporaine non occidentale à Beaubourg) signifient qu’elles sont des dispositifs.

 

 

 

 

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 Tel portrait ­d’Arcim­boldo possède, par exemple, deux unités picturales : la ressemblance d’abord, les plantes, êtres ou objets qui définissent les caractéristiques physiques et psychologiques du personnage, ensuite. Telle grotte du pourtant très réaliste Gustave ­Courbet cache pareillement un visage fantastique. Ainsi que les nombreuses anamorphoses du XVIe siècle présentées, chacun de ces travaux met en pièces la scénographie théâtrale de la peinture. Indique la faillite de la mimesis.

 

 

 

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Dès sa naissance, la sacro-sainte perspective frontale consacrée par la Renaissance semble mise à mal par ce genre de procédé qui oblige à regarder autrement pour qu’apparaisse l’implicite. Cela rapproche de l’abstraction. Voilà au minimum les règles classiques de la profondeur reléguées à un banal code esthétique parmi d’autres. Elles n’ont plus l’apanage de la réalité. D’ailleurs, qu’est-ce que cette réalité qui inclut désormais l’irréalité ? Une vision incertaine, proliférante, parasitaire, monstrueuse. D’où ces grotesques dans ces campagnes néerlandaises, ce carnaval dans ces scènes bibliques toscanes.

 

 

 

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Nous avons là quitté la peinture pour rejoindre la métamorphose alchimique. Nous nous sommes éloignés du christianisme pour nous rapprocher de l’animisme. Ces vues anthropomorphes de paysages, comme ces miniatures mogholes où les animaux sont constitués d’autres animaux, soulignent le caractère unitaire de la nature, l’unicité de l’animé et de l’inanimé.

 

 

 

 

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En son temps déjà, Léonard de Vinci comparait nos vaisseaux sanguins aux ramifications d’un arbre, et n’avait pas attendu les tests de Rorschach pour voir une forme dans une tache. De son côté, comme tout le monde depuis toujours, Mantegna voyait des visages dans les nuages. Dans ce domaine, un de ses plus brillants élèves sera Dali, très présent dans l’exposition. Dans une de ses toiles il superpose jusqu’à sept représentations différentes ! Pour clore le parcours, l’artiste suisse contemporain Markus Raetz, enfant de Magritte, lui, se joue de nous avec ses sculptures changeant de forme quand on tourne autour.

 

 

 

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

 

«Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz» – jusqu’au 6 Juillet 2009 - Galeries nationales du Grand Palais – Tél: 01.44.13.17.30 – Tarif: Plein 11€ – tarif réduit: 8€

Valadon ~ Utrillo – 6 Mars au 15 Septembre 2009 – Pinacothèque de paris

Valadon ~ Utrillo - 6 Mars au 15 Septembre 2009 - Pinacothèque de paris dans EXPOSITIONS utrillo-valadon-w

 

 Pour la première fois un ensemble complet de la période blanche (1910-1914) de Maurice Utrillo, est rassemblé pour cette exposition exceptionnelle.

 

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 Cette période artistique est caractéristique par l’utilisation de plâtre dans sa peinture.

 

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Celui-ci revendique ainsi son identité montmartroise, puisque c’est de la butte que l’on extrayait le gypse de Paris, depuis des générations.

 

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 Utrillo n’appartient à aucune école, à aucun mouvement, c’est un autodidacte ayant reçu les conseils avisés de sa mère Suzanne Valadon.

 

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 Artiste de talent mais aussi homme fragile, souffrant d’un problème d’alcoolisme dès son plus jeune âge et dont il a toujours eu du mal à se débarrasser. Il fut souvent vu écumant les cabarets de Montmartre et les cafés de Montparnasse avec ses amis Modigliani et Soutine.

 

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Cette exposition est aussi l’occasion de découvrir Suzanne Valadon, cette femme de caractère était un personnage marquant de la vie de bohème de la butte.

 

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 C’est surtout cet aspect romanesque de sa vie qui frappe notre esprit. D’abord acrobate de cirque puis modèle de Puvis de Chavanne, de Renoir et de Degas, elle fut aussi la maitresse de Toulouse-Lautrec, d’Eric Satie…

 

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Cette vie libérée ne doit pourtant pas occulter la talentueuse artiste reconnue et encouragée par ses pairs dès ses premiers pas d’artiste, et évoluant dans cet univers strictement masculin.

 

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En confrontant les œuvres de ces deux artistes nous évoquerons la relation passionnelle et compliquée d’une mère et son fils mais aussi le dialogue de deux artistes.

 

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Pinacothèque de Paris – Du Vendredi 6 Mars au Mardi 15 Septembre 2009 - Tous les jours de 10h30 à 18h.Vendredi 1er mai et mardi 14 juillet de 14h à 18h. Nocturnes tous les premiers mercredis du mois jusqu’à 21h + les mercredis 25 mars, 29 avril, 27 mai et 24 juin.
8, Place de la Madeleine – 75008 Paris – Tarifs: de 7 à 11.30€

 

Biographie Suzanne Valadon

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1865-1938

Marie-Clémentine Valade naît le 23 novembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe de père inconnu. Sa mère, Madeleine Valade, 34 ans, est lingère. Elle avait été mariée à un certain Coulaud, condamné comme faussaire et envoyé au bagne, avec qui elle avait eu d’autres enfants.

En 1870 sa mère part avec elle à Paris dont elles vivront le siège lors de la guerre avec la Prusse puis les frayeurs de la Commune. Madeleine travaille le jour comme femme de ménage et le soir comme repasseuse. Il lui reste donc peu de temps pour s’occuper de sa fille, qu’elle confie d’abord à une concierge, puis à sa fille majeure et, pour finir, au monastère Saint-Jean à Montmartre. Marie-Clémentine suivra quand même des cours dans une école religieuse mais on supporte mal sa curiosité et son indiscipline. Dès 1877 elle quitte l’école et commence à travailler en occupant plusieurs petits emplois. Elle réalise son rêve d’enfant en devenant trapéziste au cirque ambulant «Molier». Mais à 15 ans, une chute malheureuse met fin à sa carrière. Il ne lui reste que le dessin comme passe-temps. Pour aider sa mère, elle porte le linge repassé chez les clients. C’est à cette occasion qu’elle fait la connaissance du peintre Puvis de Chavannes, dont elle devient le modèle. Elle pose également pour Renoir qui devient aussi son amant. A partir de 1881 elle fréquente le milieu artistique de Montmartre où elle a vite plusieurs admirateurs. D’abord un certain Boissy, chansonnier, puis Miguel Utrillo y Molins, un aristocrate espagnol, homme de lettres et critique d’art.

Quand, à 18 ans, elle attend un enfant, elle ne sait pas qui est le père. Son fils Maurice naît le 26 décembre 1883. Assez vite elle laisse sa mère s’occuper de l’enfant pendant qu’elle gagne sa vie comme modèle pour Renoir, puis pour Steinler, Henner et Zandomeneghi. A cette époque elle fait des dessins, surtout des portraits, à la mine de plomb, du fusain et du sanguin. Miguel Utrillo qui s’intéresse à l’enfant vient régulièrement en visite chez les Valade, mais Maurice le déteste. En 1886 Marie-Clémentine et sa mère déménagent rue de la Tourlaque, dans la maison où Henri de Toulouse-Lautrec loue un atelier. Très vite ils font connaissance. Sa petite taille (1,54 m), à peine plus grande que lui, plaît beaucoup à Toulouse-Lautrec et elle devient son modèle ainsi que sa maîtresse. Elle l’accompagne partout pendant ses escapades nocturnes et c’est Toulouse-Lautrec qui lui donne le prénom de Suzanne parce qu‘elle pose nue pour des peintres âgés. Après avoir découvert par hasard quelques dessins faits par Suzanne, il lui conseille de les montrer à Degas. Celui-ci est enthousiaste et Suzanne devient son élève et sa protégée. Comme lui, elle sera toute sa vie portraitiste. Quand, en 1888, Toulouse-Lautrec apprend que Susanne veut l’épouser il rompt avec elle. Suite à cette rupture elle tente de se suicider.

En 1892 Suzanne devient d’abord la maîtresse du compositeur Eric Satie puis de son ami Paul Mousis. A la même époque elle commence la peinture à l’huile. Miguel Utrillo reconnaît Maurice comme son fils malgré que ce dernier le déteste. En 1896 Suzanne épouse Paul Mousis et ils s’installent au 12 de la rue Cortot en haut de la butte Montmartre. La situation financière confortable de son mari lui permet de se consacrer entièrement à la peinture et sa carrière d’artiste connaît un essor : en plus de la peinture, Degas lui enseigne la gravure et elle expose régulièrement. Maurice vit toujours avec sa grand-mère mais à treize ans il boit déjà, il est insupportable, maussade et se sent rejeté par sa mère.

Suzanne a une vie rangée à côté de son mari, tout en s’occupant de la peinture. A seize ans Maurice doit être interné à Sainte Anne suite à ses problèmes avec la boisson. Quand il revient, Suzanne l’oblige à peindre pour l’occuper, mais il continue à boire, ce qui lui apporte régulièrement des problèmes. Finalement il est mis à la porte par son beau-père. Suzanne demande à André Utter, un ami de son fils, électricien et peintre amateur de 28 ans de poser pour son tableau  Adam et Ève où elle se représente elle-même en tant qu’ Eve. Peu de temps après, Suzanne, âgée de 44 ans, quitte son mari après 13 ans de mariage pour aller vivre avec André Utter. Suzanne Valadon, Maurice Utrillo et André Utter forment la fameuse « trinité maudite » connue pour ses excentricités autodestructrices qui choquent l’entourage.

Bien que les critiques soient favorables à l’œuvre de Suzanne et qu’elle fasse des expositions, elle ne vend pas beaucoup. Les peintures de Maurice Utrillo sont plus en demande, mais généralement il les échange contre de la boisson. En 1912 il est de nouveau dans un institut pour désintoxication. La guerre éclate et André Utter, soldat, est envoyé dans l’Ain.
Après la mort de sa mère, Suzanne se retrouve seule et privée de ressources. Elle fait les moissons en Beauce où les femmes remplacent les paysans mobilisés ou vend des gouaches en échange de nourriture. En 1914 elle épouse André Utter. Quand la guerre est finie Suzanne reprend ses activités picturales. Elle expose, entre autre, chez Berthe Weill mais ne vend pas beaucoup, au contraire de son fils. Maurice fait encore un séjour dans un asile, dont finalement il s’évade. Suzanne et André décident de le faire vivre de nouveau chez eux, sous leur surveillance. Ils ne réussissent pas de l’empêcher de boire, mais depuis qu’Utter gère les affaires d’Utrillo, ils ont de nouveau de l’argent.

Suzanne est sollicitée de tous les côtés pour exposer et le trio vit une vie de luxe grâce à la vente des tableaux d’Utrillo qui atteint des chiffres jamais vus. Ils achètent même un château dans l’Ain. Utrillo est laissé dans le château sous la surveillance du concierge, tandis que Suzanne et André retournent à Paris. Vu le succès de l’oeuvre de Suzanne, une rétrospective est organisée, puis en 1932 une importante exposition avec un catalogue préfacé par Edouard Herriot. Mais les ventes sont quasiment nulles.
Maurice vit de nouveau à Paris sous la surveillance de sa mère et de son beau-père. Mais le mariage de Suzanne va mal et Utter l’abandonne pour s’installer dans un grenier rue Cortot. En 1935 elle est hospitalisée suite à une crise aiguë d’urémie qui la laisse dans un état d’exténuation. C’est pendant cette période que la veuve d’un banquier belge, Lucie Valore, vient lui tenir compagnie.
Devant les inquiétudes de Suzanne qui se demande qui s’occupera de son fils après sa mort, Lucie dit qu’elle est prête à l’épouser. L’idée amuse d’abord Suzanne, puis elle commence à se rendre compte qu’elle perdrait tout le confort auquel elle s’est habituée. Utter en apprenant la nouvelle proteste violemment mais sans résultat : Maurice Utrillo, devenu catholique en 1933, épouse Lucie deux ans après.

Suzanne se retrouve seule et recommence à visiter des bistrots. C’est là qu’elle rencontrera son dernier grand ami, le peintre Gazi. Suzanne vieillit, sa production diminue et elle meurt d’une congestion cérébrale le 17 avril 1938. Utrillo, pris d’une crise nerveuse, n’assistera pas aux obsèques qui sont menées par André Utter.

 

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Biographie Maurice Utrillo

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Né un jour de Noël , rue du Poteau à Montmartre, un quartier de Paris, Utrillo est un des rares peintres célèbres de Montmartre qui y soit né. C’est le fils de Marie-Clémentine Valadon, qui troqua son prénom contre celui de « Suzanne », qu’elle jugeait plus élégant, et d’un père inconnu. Elle devint le modèle de Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir (qui l’appelait Maria), de Toulouse-Lautrec et de bien d’autres peintres Montmartrois. C’est en les observant qu’elle apprit à peindre et se lança dans ses premiers dessins (son fils était un de ses modèles préférés quand il acceptait de tenir la pose). On lui présenta le maître Edgar Degas qui lui apprit quelques techniques, l’encouragea à peindre et fut son premier acheteur.

L’enfance de Maurice se déroula auprès de sa grand-mère, à qui sa mère l’avait confié. Ses sentiments d’abandon et de solitude le firent sombrer progressivement dans l’alcool, qui provoqua chez lui de nombreux troubles (violence, démence). Ses études en furent affectées. À partir de l’âge de 18 ans, il fit plusieurs séjours à l’asile. Cependant, ses occupations thérapeutiques le sauvèrent et contribuèrent peut-être à révéler son génie. En tout cas, il reçut les encouragements de sa mère lorsqu’elle pensa découvrir en lui un nouveau talent. Maurice Utrillo fit alors la rencontre du peintre Alphonse Quizet et commença à peindre régulièrement à partir de 1910 et parvint à vivre de sa peinture. Il produisit des centaines de toiles en plusieurs décennies et fut beaucoup plagié (il existe une multitude de faux et d’œuvres douteuses).

Dès les années 1920, il devint un peintre célèbre et le gouvernement français le décora de la croix de la Légion d’honneur en 1929.

Il épousa en 1935 Lucie Valore avec laquelle il s’installa au Vésinet. Elle joua un rôle dans la gestion des finances du couple et surveilla Maurice afin d’éviter sa rechute dans l’alcoolisme.

 

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Il mourut le 5 novembre 1955 à Dax où il était en cure avec son épouse et fut enterré au cimetière Saint-Vincent à Montmartre, Paris, face au Lapin Agile.

 

 

Louvre – Exposition Mantegna

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Une première en France : le musée du Louvre à Paris consacre une rétrospective majeure à Andrea Mantegna (1431-1506), figure éminente de la Renaissance en Italie du nord.

 

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 A cette occasion des prêts exceptionnels (notamment des collections royales d’Angleterre) viendront enrichir l’ensemble de tableaux de Mantegna que le Louvre possède déjà. Jusqu’au 5 janvier 2009.

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190 œuvres. L’exposition présente environ 190 œuvres, en majeure partie des tableaux mais également des dessins, des estampes, des manuscrits, des sculptures et des objets d’art.

 

 

 

 Étant donné la rareté des œuvres de cette époque, il est exceptionnel de pouvoir rassembler autant de témoignages d’un artiste de cette importance (le Louvre est le musée qui possède le plus de Mantegna, en dehors de l’Italie).

 

Il s’agit de pièces essentielles, très diverses à la fois dans leur date et leur lieu d’exécution.

 

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Cela permet de reconstituer précisément les principales étapes de la carrière de Mantegna, entre Padoue, Vérone et Mantoue, mais aussi de bien mesurer l’influence de cette grande figure du quattrocento sur ses contemporains.

 

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L’amour de l’Antiquité. Mantegna fut très lié aux cercles d’humanistes « antiquaires », aux yeux desquels il incarna l’idéal de la Renaissance dans le nord de l’Italie dès la moitié du XVe siècle.

 

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Son art est profondément marqué par son amour de l’antiquité classique mais aussi par le désir de rendre un compte exact de la réalité, notamment par un usage rigoureux et parfois audacieux des règles de la perspective.

 

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Son œuvre révèle aussi un peintre passionné par la sculpture en même temps qu’un artiste qui a su retenir et réinterpréter les leçons de la peinture flamande.

 

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Une renommée précoce. À partir de 1504, arrivé au terme de sa vie, Mantegna travaille à sa propre chapelle funéraire dans l’église Sant’Andrea de Mantoue, signe évident de sa notoriété et du rang social auquel il s’est élevé.

 

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Sa renommée dépasse les frontières. Ainsi, l’Allemand Albert Dürer, séjournant à Venise, décide de prendre la route pour le rencontrer.

 

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 Mais Mantegna meurt à Mantoue le 13 septembre 1506, quelques jours avant son arrivée.

 

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Cette renommée ne cessera de grandir au fil des siècles, notamment en France.

 

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Dès 1499, le cardinal Georges d’Amboise, archevêque de Rouen et ministre de Louis XII, voit en Mantegna « le premier peintre du monde » et fait copier sur la façade de son château de Gaillon en Normandie l’un de ses chefs-d’œuvre: un des toiles des Triomphes de César.

 

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 Les louanges ne manquent pas non plus au XVIe et au XVIIe siècle – de l’école de Fontainebleau à Poussin et Stella. Au XIXe siècle, Gustave Moreau et Degas lui voueront à leur tour une réelle admiration.

 

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Exposition Mategna – Musée du Louvre – Paris – Jusqu’au 5 janvier 2009 9,50 euros
Billet valable pour les expositions temporaires du hall Napoléon uniquement.
La gratuité du premier dimanche du mois ne vaut pas pour les expositions du hall Napoléon.
Billet jumelé 
13 euros
Le billet jumelé donne accès aux collections permanentes et à toutes les expositions temporaires du Louvre et du musée Eugène-Delacroix.
11 euros (de 18 h à 21 h 45)
Le billet jumelé nocturnes donne accès aux collections permanentes et à toutes les expositions temporaires du Louvre les mercredis et vendredis soir.

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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