Dali à L’oeuvre – Espace Dali – 10 Avril au 24 Juin 2009 – Paris

Dali à L'oeuvre - Espace Dali - 10 Avril au 24 Juin 2009 - Paris dans EXPOSITIONS affiche-dali-expo-page

 

Plus de 100 photographies prises à partir de 1950 par l’ami et spécialiste du Maître, Robert Descharnes, dévoilent Dalí en plein ouvrage et invitent le visiteur à entrer dans l’intimité de son univers créateur.

Les clichés présentés sont le témoignage de l’interactivité entre l’artiste, son photographe et son environnement. La relation unissant les deux hommes allait bien au-delà de la complicité du photographe et de son sujet : ils étaient de vrais amis.

 

 dalibio dans EXPOSITIONS

 

L’objectivité de cette technique met en exergue cette relation, puisqu’elle reflète les moments modestes de travail et d’intimité. Robert Descharnes a su capturer l’essence même de la manière de travailler de Dalí, dans ces élans d’invention et d’inspiration. L’exposition proposée par l’Espace Dalí dévoile dans ces images cette effusion créatrice.

 

dali-expo

 

Biographie de Salvador Dalí

Nul ne peut mettre en doute l’estime générale accordée à Dalí : demandez à l’homme de la rue de vous indiquer un artiste moderne, et vous pouvez être sûr qu’il citera son nom. Mais tout le monde ne le connaît pas de la même façon : apprécié comme « showman » et comme un des plus grands artistes de ce siècle, Dalí sera loué pour son habilité technique par ceux qui connaissent ses œuvres les plus populaires et apprécient son imagination luxuriante. Tous semblent connaître les montres molles apparaissant dans ses peintures même si, souvent, le titre la Persistence de la mémoire, leur échappe – A. Fiel Dalí Sculpture Collection 2005.

Salvador Felipe Jacinto Dalí y Doménech naît le 11 mai 1904 à Figueras, au nord de la Catalogne. La région de son enfance aura toujours une place privilégiée dans son œuvre comme dans sa vie. Très tôt, il manifeste une attirance pour l’art figuratif et la peinture révélant déjà sa personnalité originale et inspirée. Il suit des cours particuliers de dessin.

Ses parents avaient perdu leur premier garçon également prénommé Salvador. L’amour surprotecteur dont ils gratifièrent leur deuxième enfant a encouragé le développement d’un tempérament instable et égoïste. Ses parents ne se sont jamais remis de la mort de leur premier fils, c’était un génie confiait la mère à son fils. Le jeune Salvador est d’ailleurs profondément troublé en apercevant son nom sur la sépulture. « Toutes mes excentricités, toutes mes incohérences sont la constante tragique de ma vie [.] Je veux prouver que je ne suis pas le frère mort, mais le vivant », écrira-t-il.

Alors qu’à Paris le dadaïsme est à son apogée, Dalí est admis à l’Institut San Fernando, l’École des beaux-arts de Madrid. Il y perfectionne sa connaissance de la sculpture, du dessin et de la peinture. Contestant violemment la capacité de ses professeurs, Dalí est expulsé des Beaux-Arts de Madrid. Il en sera exclu en 1922 pour incitation à la rébellion des élèves de l’école. C’est à cette époque qu’il rencontre Lorca et Buñuel, tandis qu’au cours de son premier voyage en 1926 à Paris il fera la connaissance de Picasso.

À Paris, Dalí fait la connaissance de Breton, Eluard, Magritte et Ernst. Il rejoint officiellement le groupe surréaliste. Durant l’été 1929, le poète Paul Eluard et sa femme Elena (Gala) rendent visite au peintre dans sa maison de Cadaqués. C’est le coup de foudre entre Dalí et cette femme. Elle sera sa « muse surréaliste », l’inspiratrice de sa vie et de son œuvre. Dalí expose à Paris pour la première fois (11 toiles).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Dalí et Gala s’installent aux Etats-Unis. Ils y resteront jusqu’en 1948. Ces années ont été très importantes pour lui. Le musée d’Art moderne de New York a donné à Dalí sa première exposition rétrospective en 1941. En 1942, Dalí publie son autobiographie : la Vie secrète.

Dalí est toujours plus prolifique : il écrit et illustre des livres, conçoit décors et costumes pour des opéras, tourne des films, élabore de nouvelles théories, sculpte, dessine, crée des bijoux et des meubles, mélange techniques artistiques, son génie n’a pas de limites dans l’art.

En 1974, Dalí inaugure le Teatro Museo Dalí à Figueras en Espagne. Cet événement a été suivi de rétrospectives à Paris et à Londres jusqu’à la fin de la décennie. Après la mort de son épouse, Gala, en 1982, la santé de Dalí commence alors à décliner. À la suite de l’incendie de sa maison en 1984, il fut brûlé et, dès lors, son état de santé se détériore. Deux ans après, on lui implante un stimulateur cardiaque. Dans cette partie de sa vie, Dalí s’est retiré d’abord à Pubol et plus tard dans ses appartements près du Teatro Museo. Il meurt le 23 janvier 1989.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Dali à l’oeuvre – 11, rue Poulbot – Espace Montmartre – 75018 Paris – Tel: 01.42.64.40.10 – Métro Abbesses (Ligne 12) – Du 10 Avril au 24 Juin 2009 - Horaires : tous les jours de 10h à 19h – Tarifs : Plein 10€ & réduit 6€.

Restif de la Bretonne

 Restif de la Bretonne 230px-NicolasRestifdeLaBretonne

 

 

Biographie de:

  Nicolas-Edmée Restif de la Bretonne


Rétif (ou Restif) de La Bretonne (Nicolas Edme Rétif, dit)écrivain (Sacy, Yonne, 1734 – Paris 1806).


Fils de paysan, passé de la charrue à la plume, Rétif tire de cette expérience du déracinement une grande partie de son inspiration. Envoyé à l’école janséniste de Bicêtre, il est ensuite mis en apprentissage dans une imprimerie d’Auxerre, puis travaille à Paris. De l’artisanat typographique, il passe à la création littéraire, et prend le nom à consonance aristocratique de « Rétif de La Bretonne » : ses premiers romans, la Famille vertueuse (1767) et Lucile ou les Progrès de la vertu (1768), se placent résolument sous le signe de la vertu mais explorent les échanges entre désir, pathétique et morale.
 Rétif compose et publie avec frénésie une ouvre abondante, à la fois répétitive et inventive. Même s’il n’est pas aussi autodidacte qu’il le prétend, il échappe à la formation classique, ce qui le rend d’autant plus libre de mêler fiction et théorie, récit romanesque et théâtre, autobiographie et fantastique. Ses ambitions théoriques, qui associent audace réformatrice et conformisme intellectuel, s’expriment dans une série d’oeuvres qu’il nomme les « graphes » : il échafaude ainsi une réforme de la prostitution (le Pornographe, 1769), du théâtre et du statut des comédiens (la Mimographe, 1770), du statut des femmes (les Gynographes, 1777), de la vie sociale (l’Andrographe, 1782), des lois (le Thesmographe, 1789). Le besoin de se raconter est manifeste, que ce soit par le roman – le Paysan perverti, paru en 1775, relate la déchéance du paysan monté à Paris et puni dans l’excès de ses ambitions -, ou par l’autobiographie – Monsieur Nicolas ou le Creux humain dévoilé (1796-1797). Grand succès de librairie, le Paysan perverti est complété en 1784 par la Paysanne pervertie. Après avoir évoqué une vie rurale et patriarcale dans la Vie de mon père (1779), Rétif explore les bas-fonds de la capitale et montre sa fascination pour la prostitution et la sexualité dans les Nuits de Paris (1788-1794), dont le volume VIII, la Semaine nocturne (1790), est souvent titré les Nuits révolutionnaires. Le refus des canons classiques, la force des fantasmes et le modèle nouveau du journalisme expliquent le choix des formes ouvertes, des recueils de nouvelles infiniment extensibles, voués à la peinture des femmes (les Contemporaines, 1780-1785, ne comptent pas moins de cinquante volumes). Vivant de plus en plus dans la marginalité, Rétif tourne finalement son invention littéraire vers le fantastique : son dernier ouvrage, les Posthumes (1802), est un défi au temps qui passe, à l’âge qui vient, à la société qui change. 

Bibliographie

  • La Famille vertueuse (Paris, 1767, 4 vol. in-12).
  • Lucile, ou le Progrès de la vertu (1768, in-18).
  • Le Pied de Fanchette (1769, 3 vol. in-12).
  • La Fille naturelle (1769, 2 vol. in-12).
  • Le Pornographe (Londres, 1769, in-8°).Ouvrage dans lequel il présente un projet de réforme de la prostitution.
  • Le Mimographe (Amsterdam, 1770, in 8°).Ouvrage relatif à un plan de réforme pour le théâtre.
  • Les Idées singulières, 1770.
  • Le Marquis de T… (Londres, 1771, 4 vol. in-12).
  • Adèle (1772, 5 vol. in-12).
  • La Femme dans les trois états de fille, d’épouse et de mère (Londres, 1773, 3 vol. in-12).
  • Le Ménage parisien (Paris, 1773, 2 vol. in-12).
  • Les Nouveaux Mémoires d’un homme de qualité (1774, 2 vol. in-12).
  • Le Paysan perverti, ou Les dangers de la ville, 1775, 1776, 4 vol. in-12.
  • L’École des pères (1776, 3 vol. in-8°).
  • Les Gynographes, ou Idées de deux honnêtes femmes sur un projet de règlement pour mettre les femmes à leur place (1777, in-8°).
  • Le Quadragénaire (1777, 2 vol. in-12).
  • Le Nouvel Abélard, ou Lettres de deux amants qui ne se sont jamais vus (1778, 4 vol. in-12).
  • La Vie de mon père (1779, 2 vol. in-12).
  • La Malédiction paternelle (1780, 3 vol. in-12).
  • Les Contemporaines, ou Aventures des plus jolies femmes de l’Âge présent (1780-85, 42 vol. in-12).
  • L’Andrographe, ou Idées pour opérer une réforme générale des mœurs (1782, in-8°).
  • La Dernière aventure d’un homme de quarante-cinq ans (1783, in-12).
  • La Prévention nationale, action adaptée à la scène (1784, 3 vol. in-12).
  • La Paysanne pervertie (1784, 4 vol. in-12).
  • Les Veillées du Marais, ou Histoire du prince Oribeau et de la princesse Oribelle (1785, 2 vol. in-12), réimpr. sous le titre de l’Instituteur d’un prince royal (1791, 4 vol. in-12).
  • Les Françaises (1786, 4 vol. in-12).
  • Les Parisiennes (1787, 4 vol. in-12).
  • Les Nuits de Paris ou le Spectateur nocturne (1788-1794, 8 vol. in-12).
  • La Femme infidèle (1788, 4 vol. in-12).
  • Ingénue Saxancour, ou la Femme séparée (1789, 3 vol. in-12).
  • Le Thesmographe, ou Idées pour opérer une reforme générale des lois (1789, in-8°).
  • Monument du costume physique et moral, de la fin du XVIIIe siècle (Neuwied, 1789, in-fol.).
  • Le Palais-Hoyal (Paris, 1790, 3 vol. in-12).
  • L’Année des dames nationales, ou Histoire jour par jour d’une femme de France (1791-94, 12 vol. in-12).
  • Le Drame de la vie, contenant un homme tout entier, pièce en treize actes d’ombres et en dix pièces régulières (1793, 5 vol. in-12).
  • Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé (1794-97, 16 vol. in-12).
  • La Philosophie de de Nicolas (1796, 3 vol., in-12).
  • L’Anti-Justine ou les délices de l’amour, 1798, oeuvre érotique saisie par la police en 1802, entrée à l’Enfer de la Bibliothèque nationale après 1806

Restif a encore publié, sous le titre de Théâtre (1793, 5 vol. in-12), une série de pièces qui n’ont pas été représentées.

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne