Lewis Wickes Hine – Crusade Against Child Labor – Partie 2

Lewis Wickes Hine - Crusade Against Child Labor - Partie 2 dans Photographie: Grands Photographes m197701780027MP

Newsboy asleep on steps – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Boy carrying homework from New York sweatshop – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Girl carrying homework – 1910 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Angeline carries her bundle of home-work through the park. Then comes the long hours « finishing » the garments – 1909 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Homework, adolescents – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Shelling nuts – 1910 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Home-work on pants, New York tenement  - 1905 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Making pillow lace, New York City   - 22 Décembre 1911 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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New York home work – 1910 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Family homework – 1908 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Biographie de Lewis Wickes Hine

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Lewis Hine (1874 – 1940) est un photographe américain né à Oshkosh (Wisconsin) le 16 septembre 1874, décédé le 3 novembre 1940, dont les photographies d’enfants au travail ont sensibilisé l’’opinion publique durant l’ère progressiste.

Hine a fait des études universitaires de sociologie à Chicago et New York. Il a commencé sa carrière de photographe en 1904, en photographiant l’arrivée des immigrants à Ellis Island, dans le port de New-York.

En 1908, il travaille pour le National Child Labor Committee (NCLC) et, durant 10 ans, photographie le travail des enfants à travers les États-Unis, aidant le NCLC dans sa lutte contre cette pratique. Il est également photographe free lance pour The Survey, un magazine prônant des réformes sociales.

Au cours de la Première Guerre mondiale, et ensuite, il documente l’action de la Croix-Rouge américaine en Europe.

Dans les années 1920 – 1930 il se consacre principalement à la photographie des travailleurs de l’industrie et à la construction de l’Empire State Building, qui donnera lieu à la publication de son livre Men at work en 1931.

Durant la Grande dépression, il travaille à nouveau pour la Croix-Rouge dans le sud des États-Unis et dans les montagnes de l’est du Tennessee.

Fin des années 30, les commandes gouvernementales et publiques se tarissent et Hine meurt en 1940 à l’âge de 66 ans.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

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- Lewis Wickes Hine – Crusade Against Child Labor – Partie 1.

 

Ainsi que:

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A lire aussi:

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Evocation de l’oeuvre photographie de Lewis Wickes Hine.

- Lewis W.Hine par Noami Rosenblum aux éditions Actes Sud ( Collection photo poche ) – 144 pages - 11€

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Winter, Fifth Avenue – 1892 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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The Terminal – 1892 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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Ice Night – 1893 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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Hansom Cabs, Central Park – 1894 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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Flatiron Building – 1903 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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The Street – 1903 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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In the New York Central Yards – 1903 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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From my window, New-York – 1907 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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Untitled, Horses, Winter – 1910 – Crédit photo: © Alfred Stieglitz

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Two Towers, New-York – 1913 - Crédit photo: © Alfred Stieglitz

 

 

 

 Biographie d’Alfred Stieglitz

 

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Alfred Stieglitz (1er janvier 1864 à Hoboken dans le New Jersey, États-Unis – 13 juillet 1946) était un photographe et un monnayeur d’art.

est né à New York durant la guerre civile, de parents d’origine juive allemande, Edward Stieglitz et Hedwig Warner, et premier d’une famille de six enfants. Ses études primaires ont débuté à New York . Il a grandi dans une maison en face de Central Park au 14 est 60e rue dans Manhattan. Déjà dans son jeune âge, il collectionnait les photos qu’il trouvait et les accrochait au mur de sa chambre. En 1882, il partit pour l’Allemagne pour poursuivre ses études lorsque son père vendit son entreprise de confection et ramena sa famille en Europe. C’est là qu’il a passé les plus belles années de sa vie et qu’il a découvert la photographie.

C’est à l’âge de 19 ans, qu’il prend ses premières photos alors qu’il suit ses études d’ingénieur à l’école polytechnique de Berlin. Il en est déjà amateur et décide d’expérimenter de nouvelles techniques et de dépasser les limites standardisées de ce temps. Il va même jusqu’à s’inscrire à des cours de chimie pour parfaire sa connaissance et bien maîtriser tous les aspects de l’appareil et de l’art photographique. Il a aussi beaucoup appris sur la photographie en travaillant dans la chambre noire d’un photographe local. Sachant que l’appareil photographique ne pouvait être utilisé que le jour, il a tenté une expérience dans une cave où la seule lumière venait d’une ampoule électrique activée par une dynamo. Il a effectué une exposition de 24 heures, ce qui lui a donné un négatif parfait. Ce négatif démontrait que la lumière du jour n’était pas toujours nécessaire. Un peu plus tard, Stieglitz fit les premiers clichés réussis d’une journée de pluie, d’une tempête de neige et en pleine nuit.

Dès 1880, il fait partie d’un courant photographique, le pictorialisme, qui prône le côté artistique de la photographie. Au sein de ce mouvement, Stieglitz s’intéresse à la version naturaliste de la photographie en optant pour la photographie des objets réels dans laquelle le photographe exprime son regard de l’objet à travers la photo.

À la fin du XIXe siècle, il retourne à New York où il fait des photos de la ville et de ses immeubles. De son arrivée en Amérique jusqu’en 1893, il va aider à diriger Heliochrome Engraving Company. Il y édite le journal American Amateur Photographer (1893-1896) et Camera Notes (1897-1902). C’est en 1902 qu’il acquiert la renommée internationale lorsqu’il organise, au National Arts Club de New York, une impressionnante exposition de photo où sont venus exposer les photographes du groupe Photo-Secession. Il reprend l’édition journalistique après l’exposition avec le journal Camera Work dans lequel, de 1902 à 1917, il va publier des photos d’artistes ayant participé à l’exposition de 1902.

De 1905 à 1917, il a dirigé une galerie de photographie, le 291, au 291 Fifth Avenue à New York. Ensuite, il géra d’autres galeries, The Intimate Gallery (1925-1929) et An American Place (1929-1946). Il a permis à son pays de connaître les artistes européens (Pablo Picasso, Henri Matisse, Georges Braque, Paul Cézanne) parce qu’il fut le premier à montrer leur peinture au public américain en 1908.

Vers 1917, alors que les moyens qu’il pouvait consacrer à l’art avaient grandement diminués à cause de la guerre, il a commencé une collection de photo de sa future femme, Georgia O’Keeffe. C’est pendant cette période qu’il photographie ses plus belles œuvres, dont les nuages, nommées Équivalents.

En 1923, on lui a demandé s’il voulait donner des œuvres au musée de Fine Arts. C’était une première car aucun musée n’exposait de photographies.

En 1924, il a offert 27 photographies au Metropolitan Museum of Art. Étant le premier à faire ce genre de don, ses clichés sont devenus la référence aux États-Unis. C’est aussi cette année-là qu’il épousa Georgia O’Keeffe. En 1934, il publie America and Alfred Stieglitz, a Collective Portrait, une collection de ses œuvres photographiques.

C’est en 1937, après 20 ans de collaboration avec sa femme O’Keeffe qui fut aussi sa muse, qu’il abandonne la photographie.

Ce photographe aura vécu les deux guerres mondiales et la grande dépression et aura vécu assez longtemps pour voir son pays modifier ses idées et se moderniser. Il s’est éteint à Lake George (New York), le 13 juillet 1946.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

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A lire aussi:

 

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Cet ouvrage offre un panorama sur l’ensemble de la carrière de photographe de Stieglitz en 55 images : des premières photographies de style pictorialiste à la ‘straight photographie’ (ou ‘photographie pure’). L’introduction de Graham Clarke met l’accent sur le style épuré de l’artiste, célèbre pour ses photographies de New York et de ses premiers buildings en construction autant que pour les portraits qu’il fit de sa compagne, Georgia O’Keefe.

- Alfred Stieglitz par Graham Clarke aux éditions Phaidon – 128 pages - 25€

Lewis Wickes Hine – Crusade Against Child Labor

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 Newsie in snow Pathos – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Newsgirl, Park Row – Juillet 1910 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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 Candid shot of Newsie selling papers on street – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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 Newsie (Little boy) at Barber Pole, Little Shaver – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Newsie. Child labor – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Young newsie working, pathetic story – 1908 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Newsies selling in saloons at night. New England – 1912 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Midnight at the Brooklyn Bridge – 1906 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Greek Bootblacks, New York – 1906 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

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Newsies and Bootblacks shooting craps – 1910 – Crédit photo: © Lewis Wickes Hine - George Eastman House Foundation

 

 

Biographie de Lewis Wickes Hine

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Lewis Hine (1874 – 1940) est un photographe américain né à Oshkosh (Wisconsin) le 16 septembre 1874, décédé le 3 novembre 1940, dont les photographies d’enfants au travail ont sensibilisé l’’opinion publique durant l’ère progressiste.

Hine a fait des études universitaires de sociologie à Chicago et New York. Il a commencé sa carrière de photographe en 1904, en photographiant l’arrivée des immigrants à Ellis Island, dans le port de New-York.

En 1908, il travaille pour le National Child Labor Committee (NCLC) et, durant 10 ans, photographie le travail des enfants à travers les États-Unis, aidant le NCLC dans sa lutte contre cette pratique. Il est également photographe free lance pour The Survey, un magazine prônant des réformes sociales.

Au cours de la Première Guerre mondiale, et ensuite, il documente l’action de la Croix-Rouge américaine en Europe.

Dans les années 1920 – 1930 il se consacre principalement à la photographie des travailleurs de l’industrie et à la construction de l’Empire State Building, qui donnera lieu à la publication de son livre Men at work en 1931.

Durant la Grande dépression, il travaille à nouveau pour la Croix-Rouge dans le sud des États-Unis et dans les montagnes de l’est du Tennessee.

Fin des années 30, les commandes gouvernementales et publiques se tarissent et Hine meurt en 1940 à l’âge de 66 ans.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

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A lire aussi:

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9782867540769

 

Evocation de l’oeuvre photographie de Lewis Wickes Hine.

- Lewis W.Hine par Noami Rosenblum aux éditions Actes Sud ( Collection photo poche ) – 144 pages - 11€

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010

 Michael Kenna, Rétrospective - BNF - Paris - 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS preview_gd2_kenna

 

Grand voyageur, Michael Kenna est né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du Lancashire. A l’écart des modes, il bâtit, depuis plus de trente ans, un corpus consacré à la représentation du paysage. Du paysage romantique de ses débuts aux épures graphiques de ses récentes séries, il explore un paysage enclos dans la délicatesse du petit format, un paysage désert.

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Tilted Poles ~ Poteaux inclinés Rhyl, Clwyd, Wales – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Ses paysages invitent à une relation intime avec l’image. Ils sont, comme ceux d’Atget, dépourvus de toute présence humaine. L’homme ne s’y inscrit qu’ »en creux », d’une manière allusive, par les traces que son activité imprime sur le monde. Sous l’objectif du photographe, les lignes géométriques des jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe rappellent que le paysage ne se confond pas avec la nature, mais qu’il est avant tout le fruit d’une construction culturelle que la photographie bouscule avec humour.

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 Wilshire Park Tree ~ Arbre, Wilshire Park Portland, Oregon, U.S.A – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La rhétorique du clair et du sombre, savante et raffinée, qui gouverne cette œuvre, révèle une vision du monde étrange et personnelle. Kenna a toujours privilégié le noir et blanc. Épaisseur nocturne ponctuée de rares éclairages, brumes, fumées des usines, caractérisent les œuvres de jeunesse d’où émane un romantisme sombre lié à l’ère industrielle.

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Night Walk ~ Promenade nocturne Richmond, Surrey, England – 1983  - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le « pays noir » issu du XIXe siècle industriel, au ciel charbonneux, parcouru de voies ferrées, surplombé de hauts fourneaux, les structures massives des centrales électriques, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise.

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The Rouge, Study 100 ~ The Rouge, étude 100 Dearborn, Michigan, U.S.A – 1995 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, qui a passé sa jeunesse dans une ville vouée à l’industrie chimique, saisit l’univers de la classe ouvrière au moment du déclin de l’industrie. Il explore la ville sombre immortalisée par les récits de Jack London, ses vastes bâtiments utilisant la brique, le verre et la fonte et ses fabriques désaffectées en voie de démolition.

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Mill Demolition ~ Fabrique en cours de démolition – Huddersfield, Yorkshire, England – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La série The Rouge est consacrée à l’usine automobile Ford de Dearborn (Michigan), un univers fermé sur lui-même, fonctionnant à plein régime 24h/24. Ce site fut l’un des plus importants du début du XXe siècle, tant par ses dimensions que par ses techniques de production.

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The Rouge, Study 17 ~ The Rouge, étude 17 – Dearborn, Michigan, U.S.A – 1993 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna fait appel aux prises de vues nocturnes et poses longues qui « gomment » la présence humaine. L’activité incessante de l’usine reste perceptible grâce à la construction serrée de l’image, la mise en valeur de détails ou de larges perspectives.

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Ratcliffe Power Station, Study 31 ~ Centrale électrique de Ratcliffe, étude 31 – Nottinghamshire, England – 1987 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 La série consacrée à la centrale électrique de Ratcliffe met l’accent sur les tours de refroidissement monumentales, leur qualité sculpturale et le rythme de leur agencement tout en laissant planer un doute sur leur menace potentielle. Dans sa série sur la fabrique de dentelles de Calais, Kenna s’attache, fait rare, aux intérieurs en se concentrant sur les instruments et les détails des machines outils qu’il perçoit comme des sculptures et des natures mortes.

Enclin à rechercher la quiétude des campagnes et des îles, Kenna ne dédaigne aucunement la ville moderne.
Il a consacré de nombreuses photographies aux mégapoles des États-Unis, d’Amérique du sud ou aux cités proliférantes de pays en pleine croissance, en Chine ou dans les Emirats.

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 Chrysler Building, Study 2 ~ Chrysler Building, étude 2 – New York, U.S.A – 2006- Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le tissu urbain des grandes mégapoles, leur architecture ascensionnelle à la plastique surprenante et futuriste, leur débauche d’éclairage électrique offrent d’infinies possibilités de recherche graphique.

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 Empire State Building, Study 4 ~ Empire State Building, étude 4 – New York, U.S.A – 2007 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Les photographies de New York, Rio de Janeiro ou Shanghai s’appuient sur une ligne imaginaire : l’horizon n’appartient ni au ciel ni à la terre, mais est ici brutalement matérialisé. Le ciel butte contre la barre crénelée des architectures et des gratte-ciels.

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Manhattan Skyline, Study 1 ~ L’Horizon de Manhattan, étude 1 – New York, U.S.A – 2006 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna accorde un grand intérêt à la présence des ponts, aux jeux de reflets avec les fleuves qu’ils surplombent. Ce thème revient à maintes reprises, le pont étant perçu comme axe de la ville et symbole de la valeur unifiante de l’occupation humaine.

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Golden Gate Bridge, Study 5 / Golden Gate Bridge, étude 5 – San Francisco, California, U.S.A – 1989 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Le génie des lieux: Dans le travail de Kenna, la mémoire est un thème sous-jacent, celle du temps, des atmosphères. Aussi hante-t-il des lieux où atmosphère, forme et substance des éléments, éclat ou fluidité de la lumière entrent en résonance avec le récit du passé et la puissance du sacré.

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 One Hundred and Four Birds ~ Cent quatre oiseaux – Prague, Czechoslovakia – 1992 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Kenna restitue la valeur sacrée originelle du Mont-Saint-Michel, des pyramides de Gizeh ou de l’Île de Pâques. Les rivages et les îles inspirent à ce contemplatif solitaire des marines où le pittoresque s’efface devant la puissance des éléments naturels… La mer, les rivages de tous continents, jouent un rôle de premier plan dans l’œuvre de Kenna. Cet éloge du ciel et de l’eau trouve ses éléments fondateurs dans la tradition esthétique anglaise : études de ciel de Constable, mers et naufrages de Turner, théorie du paysage de Ruskin. Kenna photographie digues, rivages, îles, rochers, et bords de mer de tous les continents. Sous l’objectif du photographe se dévoile la puissance universelle de la nature et des éléments : les mouvements des astres surplombent la surface calme ou tourmentée de l’océan, la force du vent pousse les nuages ou déchaîne les vagues.

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 Red Morning ~ Matin rouge – Hanga Nui, Easter Island, Chile – 2001 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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L’approche de Kenna rend perceptible ce qui demeure de la puissance originelle du cosmos avant qu’il n’ait été domestiqué par l’homme.

Regards sur les jardins: Le paysage est une construction culturelle, une découpe dans la continuité du visible et la création sépare les notions de paysage et de nature. Le paysage est autant le fruit du projet de son concepteur que du spectateur.

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 Homage to Atget ~ Hommage à Atget - Parc de Sceaux, France – 1988 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le surplus de trouble, l’étrange impression de décalage qu’engendrent les photographies de Kenna naîssent du même vide de représentation humaine qui caractérise l’univers d’Atget. Pour le jardinier, comme pour le photographe, le paysage est une construction dont la nature est le matériau brut. La tâche du jardinier consiste à ordonner, agencer, rendre lisible le chaos végétal et minéral, à en faire un objet de délectation. Les jardins « formels » classiques de France, de Russie (Tsarskoie Selo) ou d’Angleterre (Bowood) sont perçus comme des milieux apprivoisés, géométriquement élaborés, émanations d’une volonté humaine.

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 Allée d’Honneur ~ Allée d’honneur Courances, France – 1995 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, avec son humour coutumier, joue des symétries impeccables, des sculptures végétales. La taille impeccable des végétaux prend un aspect hirsute, les labyrinthes n’ont plus d’issues. Le romantisme nervalien s’accorde au non-sens de Lewis Carroll.

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  Above the Abreuvoir ~ Au-dessus de l’abreuvoir Marly, France – 1996 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le désert de Retz, permet au photographe d’aborder le thème des fausses ruines, motif de prédilection des jardiniers du XVIIIe siècle. Il réalise sur ce sujet une de ses séries les plus mélancoliques.

Voyages en Asie: Ses œuvres les plus récentes, fruits de ses voyages au Japon, en Corée, en Chine, tendent à la stylisation et à l’épure. Le graphique s’y substitue subtilement au figuratif.

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 Huangshan Mountains, Study 1 ~ Monts Huang Shan, étude 1 Anhui, China – 2008 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Dans sa recherche de l’épure, sa dialectique du vide et du plein, de l’apparaître et du disparaître, Kenna s’inscrit dans la continuité de l’art chinois de la peinture de paysage. Ses images sont plus allusives que descriptives. Son modèle revendiqué est littéraire : « En photographie, je suis plus proche du haïku de Bashô que de Joyce ».

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 Last Light ~ Crépuscule Tai-O, Lantau Island, Hong Kong, China – 2007 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Des temps de pose de plusieurs minutes à plusieurs heures, des prises de vues nocturnes ou à la lumière de l’aube ou du crépuscule engendrent des contrastes de texture et de matière qui, autant que la qualité et le raffinement de ses tirages aux sels d’argent, constituent la marque de son style. Il en naît une qualité intemporelle et une parfaite homogénéité visuelle qui permettent à ses œuvres anciennes et récentes de voisiner harmonieusement. Une narration paysagère s’offre ainsi à la libre imagination des spectateurs. Kenna n’impose aucun message, sa vision est avant tout personnelle et s’enracine dans la liberté du voyageur solitaire. « Source texte: BNF »

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 Toya Lake Boulder ~ Rocher, lac ToyaSobetsu, Hokkaido, Japan – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Pour en savoir plus sur cet extraodinaire photographe: Michael Kenna.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Michael Kenna, Rétrospective – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie – 58, Rue de Richelieu – 75002 Paris - Métro : Bourse, Pyramides – Du 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Du Mardi au Samedi 10h-19h, Dimanche 12h-19h, fermé Lundi et jours fériés – Tarifs : Plein 7 € – Réduit:  5 € – réservations FNAC, tél. : 0892 684 694 (0,34 euros TTC/mn), www.fnac.com

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et  » Eloge de l’ombre  » (musée de Kawasaki, 2000 ; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions  » Minot – Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Portraits / Visages. 1853-2003  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Stéphane Couturier. Mutations  » (BNF, 2004, avec catalogue),  » Mario Giacomelli. Métamorphoses  » (BNF, 2005),  » Jean-Louis Garnell  » (BNF, 2005),  » Sebastiao Salgado. Territoires et vies  » (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue),  » Roger Ballen, dans la chambre d’ombres  » (BNF, 2006),  » Cari de Keyzer, Trinity  » (BNF, 2008),  » 70′s. Le choc de la photographie américaine  » (BNF, 2008, avec catalogue).

- Michael Kenna – Rétrospective par Anne Biroleau aux éditions de la BNF – 231 pages – 49€

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- Retrospective Two par Michael Kenna aux éditions Nazraeli Press ( En Langue Anglaise ) – 172 pages – 70€

 

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- Michael Kenna, A Tweny Year Retrospective par Peter C.Bunnell & Ruth Bernhard aux éditions Nazraeli Press ( En langue Anglaise ) – 168 pages – 53€

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