Robert Doisneau, Du Métier à l’Oeuvre – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 13 Janvier au 18 Avril 2010

Robert Doisneau, Du Métier à l'Oeuvre - Fondation Henri Cartier-Bresson - Paris - 13 Janvier au 18 Avril 2010 dans EXPOSITIONS pop_expophoto_1c

Le nez au carreau – 1953 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Longtemps Robert Doisneau a été perçu comme le chantre du pittoresque parisien. Illustrateur de génie, il a su comme personne saisir l’image agréable, l’anecdote inattendue : on a reconnu en lui le professionnalisme et la poésie simple de l’instantané. Mais l’œuvre de Robert Doisneau est infiniment plus complexe.

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Le vélo de Tati – 1949 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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L’exposition de la Fondation Cartier-Bresson propose une sélection d’une centaine d’épreuves originales, choisies en majorité parmi les trésors de son atelier et dans diverses collections publiques ou privées. Les images présentées ont été réalisées entre 1930 et 1966 à Paris et dans sa banlieue. Cette relecture tend à montrer comment Robert Doisneau est passé « du métier à l’œuvre »*, avec une gravité insoupçonnée, en inscrivant sur la pellicule un monde dont il voulait prouver l’existence.

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Bidonville à Ivry - 1946 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Le catalogue, publié en français par Steidl est accompagné d’une introduction d’ Agnès Sire et d’une relecture mise à jour de l’étude que le critique d’art Jean-François Chevrier avait consacrée à Doisneau en 1983. Cet ouvrage présente un visage inédit du célèbre photographe qui prétendait photographier pour  survivre  ; l’œuvre ainsi abordée prend un sens différent, par la sélection remarquable, exigeante et sensible qui est proposée. On percevra naturellement que c’est   ce sentiment d’insuffisance de l’enregistrement photographique (..) constitutif d’un art qui procède de l’émotion, qui, allié à un besoin de réalisme, fait la force des images de Doisneau.

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Jeux Africains - 1945 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Une grande complicité le liait à Henri Cartier-Bresson ; aussi enfantins l’un que l’autre dans leurs rires, ils ne manquaient cependant pas de se consulter sérieusement dès que le métier l’exigeait. Notre amitié se perd dans la nuit des temps, écrivait HCB en 1995, nous n’aurons plus son rire plein de compassion, ni les réparties percutantes de drôlerie et de profondeur. Jamais de redite, chaque fois la surprise. Mais sa bonté profonde, l’amour des êtres et d’une vie modeste, est pour toujours dans son œuvre.

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Cachan - 1948 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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  Ils n’avaient pas la même conception de la photographie,   l’imparfait de l’objectif  de Doisneau se conjuguant mal avec l’imaginaire d’après nature d’un Cartier-Bresson, plutôt adepte de la rigueur, influencé par la peinture et le dessin et hostile au recadrage.

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Football, Choisy le Roi - 1945 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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 La revue Le midi illustré , rapporte que lors des obsèques de Robert Doisneau ,  Cartier-Bresson a jeté dans la tombe de son copain une moitié de pomme, puis a croqué l’autre dans un geste de communion profane, posture qui en dit long sur la fraternité simple des deux hommes.

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La voiture fondue - 1944 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Comme tous les familiers de la rue, Doisneau a su fixer cette gravité rayonnante qui isole un être humain de la foule, ces moments de grâce qui rassemblent des passants dans « l’illusion d’un instant » comme dans une géométrie de rêve. Jean-François Chevrier

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Source texte: Fondation Henri Cartier-Bresson

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Biographie de Robert Doisneau

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Le diplôme de graveur-lithographe en poche, Robert Doisneau est formé à la photographie par André Vigneau. Il devient rapidement photographe indépendant pour l’agence Rapho. Il vend ses clichés à des magazines aussi divers que Le Point, Vogue, La Vie ouvrière… et reçoit le prix Kodak en 1947 et le prix Niepce en 1956. Ce ‘braconnier de l’éphémère’ est célèbre pour ses clichés d’écoliers et d’individus croisés dans les rues de Paris, tel le couple s’échangeant ‘Le Baiser de l’hôtel de ville’. Mais ces oeuvres emplies de légèreté et d’humanisme font parfois oublier le caractère révolté du photographe, s’évertuant à traduire par images sa haine de la guerre, ses inquiétudes vis-à-vis du capitalisme et de ses méfaits dans la banlieue. Il a immortalisé Braque, Picasso, Giacometti, Léger, Carné… Une exposition au MOMA de New York en 1951 le consacre au niveau international. Deux films lui rendent hommage : ‘Le Paris de Robert Doisneau’ de François Porcile en 1973, et ‘Bonjour monsieur Doisneau’ de Sabine Azéma en 1992.

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Robert Doisneau par Henri Cartier-Bresson - Paris, 1986 - Crédit photo: © Magnum Photos & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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- Du Métier à l’Oeuvre – Fondation Henri Cartier-Bresson – 2, Impasse Lebouis – 75014 Paris – Tél: 01.56.80.27.00 – Métro: Gaité, ligne 13, sortie n°1, vers la rue de l’Ouest & Edgard Quinet, ligne 6, vers la rue de la Gaité – Bus: Ligne 28 et 58 arrêt Losserand-Maine & Ligne 88, arrêt Jean Zay – Maine – Vélib: Avenue du Maine, rue de l’Ouest - Du 13 Janvier au 18 Avril 2010Du Mardi au Dimanche de 13h00 à 18h30,  le Samedi de 11h00 à 18h45, nocturne le Mercredi jusqu’à 20h30. Dernière entrée 30 mn avant la fermeture – Tarifs: Plein, 6€ – Réduit, 3€; chômeurs, moins de 26 ans, plus de soixante ans, presse – Gratuit pour les Amis de la Fondation et en nocturne le mercredi (18h30 – 20h30)

Marc Riboud – Partie 2

Marc Riboud - Partie 2 dans Photographie: Grands Photographes China-11

 Forty Years in China – 11 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 12 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 13 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 14 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 15 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 16 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 17 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 18 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 19 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 20 – Crédit photo: © Marc Riboud

 

 

Biographie de Marc Riboud

Marc Riboud (né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France) est un photographe français, bien connu pour ses trois reportages menés en Asie: The Three Banners of China, Face of North Vietnam, Visions of China, et son plus récent, In China.

Marc Riboud est le cinquième d’une fratrie de sept enfants et est élevé dans une famille bourgeoise (son père est diplômé de Sciences Po). Sa rencontre avec la photographie commença par l’héritage d’un Vest Pocket Kodak qu’avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l’Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire.

Riboud fut élève de l’École Centrale de Lyon de 1945 à 1948. Jusqu’en 1951, Riboud travaille comme ingénieur dans une usine à Villeurbanne puis se lance dans la photographie en indépendant après avoir oublié de rentrer d’un congé consacré à la visite du Festival de Lyon qu’il voulait photographier. En 1952, il monte à Paris, où, grâce aux relations de son frère Jean, il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos. Il entre dans la fameuse agence en 1953, sur l’invitation de Capa, puis passe deux ans à Londres. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, était déjà visible, et cette aptitude allait le servir dans les décennies qui suivirent.

De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, il est l’un des premiers européens à aller en Chine. Il devient vice-président de Magnum pour l’Europe en 1959. Il suivra les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années 1960. Entre 1968 et 1969, Riboud réalise plusieurs reportages sur le Vietnam du Nord et du Sud.

Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.

Les photographies de Riboud sont publiées dans de nombreux magazines comme Life, Géo, National Geographic, Paris-Match ou le magazine d’actualités allemand Stern. Il a remporté deux fois le Overseas Press Club Award (en 1966 pour « The Three Banners of China » et en 1970 pour « Faces of North Vietnam »). Il a reçu le prix Life Time Achievement, en 2002, à New York. Son travail a fait l’objet d’une exposition rétrospective majeure au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et à l’International Center of Photography à New York.

Une des images les plus célèbres de Riboud est celle du « peintre de la Tour Eiffel », prise à Paris en 1953 et publiée dans Life. Elle montre un homme en train de peindre le célèbre monument, perché dans la structure métallique dans une attitude proche de celle d’un danseur, au-dessus de la ville de Paris qui émerge d’une brume photographique. Les personnages solitaires sont fréquents dans l’œuvre de Riboud. À Ankara, un personnage central est silhouetté sur un arrière-plan industriel tandis que, en France, un homme se repose dans un champ. La composition verticale souligne le paysage, les arbres, le ciel, l’eau et tout cela entoure mais n’écrase pas l’élément humain.

Riboud a été témoin des horreurs de la guerre (en photographiant des deux côtés de la guerre du Vietnam) et de l’apparente dégradation des cultures objets de répression (la Chine pendant la révolution culturelle). En contrepoint, il a su capter la grâce de la vie quotidienne dans des lieux lointains inondés de soleil (Fès, Angkor, Acapulco, Niger, Bénarès, Shaanxi) et le lyrisme des jeux d’enfant dans le Paris de tous les jours.

 

Pour en savoir plus sur ce grand photographe: Marc Riboud.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Marc Riboud – Partie 1.

 

A regarder:

 

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A lire aussi:

 

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 Je ne me lasse pas de guetter la surprise, la note juste, cocasse ou émouvante. La beauté est partout. L’étrange aussi, venu à ma rencontre à Shangaï avec ce petit sac oublié dans le jardin du mandarin Yu. On dirait un lapin égaré.  » M.R.

 Marc Riboud, 50 ans de photographie par Marc Riboud, Annick Cojean, Catherine Chaine. Préface de Robert Delpire aux éditions Flammarion – 175 pages – 50€

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Il se voit plutôt en promeneur qu’en voyageur, mais il a parcouru la terre, de la Chine à ‘l’Arabie, du Viêt-nam au Etats-Unis. Marc Riboud, né en 1923, membre de l’agence Magnum, n’est cependant pas un reporter classique. Rétif à la violence mais happé par la curiosité de voir malgré tout, étranger à la recherche de l’événement, il reste sous le charme du monde. De la Révolution culturelle aux manifs anti-Nixon, inquiet du pouvoir des images,. il attend que la vérité intérieure monte « à la surface des choses ».

Marc Riboud par lui-même aux éditions Actes-Sud – 144 pages – 12.80€

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Le musée de la Vie romantique présente environ cent dix photographies de Marc Riboud, dont une majorité de tirages d’époque noir et blanc inédits, notamment des variations inconnues d’images emblématiques (Le Peintre de la tour Eiffel, 1953 ; La Jeune Fille à la fleur, Washington, 1967). A travers la science tout intuitive de l’instantané, Marc Riboud s’est imposé très tôt parmi les meilleurs témoins de l’histoire des soixante dernières années. Une série de portraits participe de son journal intime, tandis que ses ultimes prises de vue en couleurs de Chine et d’Angleterre bouclent son voyage fraternel et engagé, semé d’embûches, tel qu’il l’avait commencé dès les années 1950. Des séquences plus secrètes de cet honnête homme, poète épris d’humanité comme de nature, apaisent une sensibilité toujours à l’écoute, vibrante de tendresse et d’humour. Le catalogue regroupe des textes de Jean Lacouture, ami des premiers jours, et de l’écrivain-voyageur André Velter, une analyse de l’historien de la photographie Michel Frizot et une étude biographique très complète de Daniel Marchesseau.

L’Instinct de l’instant : 50 ans de photographie par lui-même aux éditions Sas Paris Musée – 150 pages - 30€

Marc Riboud

Marc Riboud dans Photographie: Grands Photographes China-01

Forty Years in China – 1 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 2 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 3 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 4 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 5 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 6 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 7 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 8 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 9 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China – 10 – Crédit photo: © Marc Riboud

 

Biographie de Marc Riboud

Marc Riboud (né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France) est un photographe français, bien connu pour ses trois reportages menés en Asie: The Three Banners of China, Face of North Vietnam, Visions of China, et son plus récent, In China.

Marc Riboud est le cinquième d’une fratrie de sept enfants et est élevé dans une famille bourgeoise (son père est diplômé de Sciences Po). Sa rencontre avec la photographie commença par l’héritage d’un Vest Pocket Kodak qu’avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l’Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire.

Riboud fut élève de l’École Centrale de Lyon de 1945 à 1948. Jusqu’en 1951, Riboud travaille comme ingénieur dans une usine à Villeurbanne puis se lance dans la photographie en indépendant après avoir oublié de rentrer d’un congé consacré à la visite du Festival de Lyon qu’il voulait photographier. En 1952, il monte à Paris, où, grâce aux relations de son frère Jean, il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos. Il entre dans la fameuse agence en 1953, sur l’invitation de Capa, puis passe deux ans à Londres. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, était déjà visible, et cette aptitude allait le servir dans les décennies qui suivirent.

De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, il est l’un des premiers européens à aller en Chine. Il devient vice-président de Magnum pour l’Europe en 1959. Il suivra les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années 1960. Entre 1968 et 1969, Riboud réalise plusieurs reportages sur le Vietnam du Nord et du Sud.

Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.

Les photographies de Riboud sont publiées dans de nombreux magazines comme Life, Géo, National Geographic, Paris-Match ou le magazine d’actualités allemand Stern. Il a remporté deux fois le Overseas Press Club Award (en 1966 pour « The Three Banners of China » et en 1970 pour « Faces of North Vietnam »). Il a reçu le prix Life Time Achievement, en 2002, à New York. Son travail a fait l’objet d’une exposition rétrospective majeure au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et à l’International Center of Photography à New York.

Une des images les plus célèbres de Riboud est celle du « peintre de la Tour Eiffel », prise à Paris en 1953 et publiée dans Life. Elle montre un homme en train de peindre le célèbre monument, perché dans la structure métallique dans une attitude proche de celle d’un danseur, au-dessus de la ville de Paris qui émerge d’une brume photographique. Les personnages solitaires sont fréquents dans l’œuvre de Riboud. À Ankara, un personnage central est silhouetté sur un arrière-plan industriel tandis que, en France, un homme se repose dans un champ. La composition verticale souligne le paysage, les arbres, le ciel, l’eau et tout cela entoure mais n’écrase pas l’élément humain.

Riboud a été témoin des horreurs de la guerre (en photographiant des deux côtés de la guerre du Vietnam) et de l’apparente dégradation des cultures objets de répression (la Chine pendant la révolution culturelle). En contrepoint, il a su capter la grâce de la vie quotidienne dans des lieux lointains inondés de soleil (Fès, Angkor, Acapulco, Niger, Bénarès, Shaanxi) et le lyrisme des jeux d’enfant dans le Paris de tous les jours.

 

Pour en savoir plus sur ce grand photographe: Marc Riboud.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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A lire aussi:

 

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 Je ne me lasse pas de guetter la surprise, la note juste, cocasse ou émouvante. La beauté est partout. L’étrange aussi, venu à ma rencontre à Shangaï avec ce petit sac oublié dans le jardin du mandarin Yu. On dirait un lapin égaré.  » M.R.

 Marc Riboud, 50 ans de photographie par Marc Riboud, Annick Cojean, Catherine Chaine. Préface de Robert Delpire aux éditions Flammarion – 175 pages – 50€

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Il se voit plutôt en promeneur qu’en voyageur, mais il a parcouru la terre, de la Chine à ‘l’Arabie, du Viêt-nam au Etats-Unis. Marc Riboud, né en 1923, membre de l’agence Magnum, n’est cependant pas un reporter classique. Rétif à la violence mais happé par la curiosité de voir malgré tout, étranger à la recherche de l’événement, il reste sous le charme du monde. De la Révolution culturelle aux manifs anti-Nixon, inquiet du pouvoir des images,. il attend que la vérité intérieure monte « à la surface des choses ».

Marc Riboud par lui-même aux éditions Actes-Sud – 144 pages – 12.80€

51Vc1LAAaLL._SL500_AA240_

Le musée de la Vie romantique présente environ cent dix photographies de Marc Riboud, dont une majorité de tirages d’époque noir et blanc inédits, notamment des variations inconnues d’images emblématiques (Le Peintre de la tour Eiffel, 1953 ; La Jeune Fille à la fleur, Washington, 1967). A travers la science tout intuitive de l’instantané, Marc Riboud s’est imposé très tôt parmi les meilleurs témoins de l’histoire des soixante dernières années. Une série de portraits participe de son journal intime, tandis que ses ultimes prises de vue en couleurs de Chine et d’Angleterre bouclent son voyage fraternel et engagé, semé d’embûches, tel qu’il l’avait commencé dès les années 1950. Des séquences plus secrètes de cet honnête homme, poète épris d’humanité comme de nature, apaisent une sensibilité toujours à l’écoute, vibrante de tendresse et d’humour. Le catalogue regroupe des textes de Jean Lacouture, ami des premiers jours, et de l’écrivain-voyageur André Velter, une analyse de l’historien de la photographie Michel Frizot et une étude biographique très complète de Daniel Marchesseau.

L’Instinct de l’instant : 50 ans de photographie par lui-même aux éditions Sas Paris Musée – 150 pages - 30€

Ara Güler – Lost Istanbul – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 9 Septembre au 11 Octobre 2009

 Ara Güler - Lost Istanbul - Maison Européenne de la Photographie - Paris - 9 Septembre au 11 Octobre 2009 dans EXPOSITIONS arton659

Crédit Photo: © Ara Güler

La réputation d’Ara Güler le précède; véritable célébrité à Istanbul, il inspire respect et curiosité. Seigneur de la trempe des grands reporters d’autrefois, homme du monde, galant et affable, il est conscient d’être l’un des grands témoins de son époque. Après avoir fait plusieurs fois le tour du monde et laissé son empreinte sur chaque pierre de Turquie, Ara Güler n’aime plus voyager aujourd’hui, mais il voyage chez lui grâce à ses visiteurs du monde entier.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

À la fin des années 1940, il termine, selon les vœux de sa famille, ses études d’économie à l’Université d’Istanbul, tout en hésitant entre le théâtre, la peinture et le cinéma. Il commence parallèlement à faire de la photographie, sans imaginer en faire son métier.

 

Crédit Photo: © Ara Güler

« Ce qui n’était qu’un jeu gratuit au départ devait me réserver la plus grande satisfaction de ma vie : la découverte d’un langage, d’un moyen d’expression que l’on a longtemps côtoyé tout en ignorant les richesses et, qui plus est, la certitude de pouvoir s’exprimer par ce moyen. La confiance me revenait avec l’espoir d’avoir trouvé peut être ma voie en dehors des affaires… « (1) écrit-il dans la revue Camera à Roméo Martinez, en 1962.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

En 1948, à vingt ans, Ara Güler collabore, en tant que journaliste, au quotidien Yeni Istanbul, puis au magazine Hayat comme photographe. Au début des années 50, la Turquie, comme le reste de la Méditerranée, entre dans une phase de transition profonde.

 

Crédit Photo: © Ara Güler

Ara Güler photographie Istanbul, la Turquie, l’Anatolie, les sites archéologiques, les ruines d’Aphrodisias, les villages… Il appartient à la génération de photographes turcs qui ont joué un rôle capital dans la reconnaissance de leur pays à l’étranger.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Ara Güler devient également correspondant pour des titres étrangers comme société turque. On ressent d’ailleurs dans les images des années 50 et 60 la profonde nostalgie qui animait déjà Ara Güler à l’époque. Dans Istanbul. Souvenirs d’une ville(3) où des photos d’archive accompagnent les souvenirs d’enfance d’Orhan Pamuk, ce dernier parle de hüzün, mot d’origine arabe qui signifie à la fois mélancolie et tristesse, selon lui le « sentiment le plus fort et le plus permanent de l’Istanbul de ces derniers siècles ». Cet Istanbul, nocturne et brumeux, évoque le Valparaiso envoûtant de Serge Larrain.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

En résulte une vision de la ville qui brille non des fastueux vestiges de l’Empire Ottoman, mais d’une autre lumière, celle des pavés luisants sous la pluie, des réverbères allumés à la tombée de la nuit, des phares de voitures qui remontent vers Beyoglu et des ferries s’éloignant dans le brouillard le long du Bosphore.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

L’univers d’Ara Güler, étonnant conteur, est riche de références issues de la littérature, de la peinture et du cinéma, d’où viennent la plupart de ses amis.  » Notre monde a été créé par des artistes, je les ai cherchés partout et photographiés « (4).

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Les beaux portraits de Chagall, Calder, Bill Brandt, Orson Welles, Elia Kazan, Fellini, Bertrand Russel, Yasar Kemal, Orhan Pamuk, présents dans les archives avec des centaines d’autres artistes et intellectuels, révèlent un autre aspect de son travail et de son talent.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Si l’œuvre d’Ara Güler s’inscrit dans la grande tradition humaniste, son réalisme poétique lui confère une force et une singularité particulières. Ses images ne sont pas seulement une documentation historique sur Istanbul.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

 En effet, ses clichés de la ville habitée par la mélancolie, ses portraits d’une présence surprenante l’imposent comme une des figures majeures de la photographie du siècle dernier.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Aujourd’hui, Ara Güler se voue à transmettre le message de son « Istanbul perdu » à travers les livres et les expositions qu’on ne finit pas de lui consacrer. Depuis l’Ara Café (café installé au rez-de-chaussée de la maison où il a grandi), il regarde, amusé, le monde s’agiter autour de lui, les visiteurs se succéder et sa notoriété prospérer. Source Texte: Laura Serani, Commissaire de l’exposition. 


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Crédit Photo: © Ara Güler

(1) Camera numéro 2, Paris, 1962
(2) Jimmy Fox, ancien Rédacteur en chef de Magnum Photos de 1974 à 2000. Hommage à Ara Güler pour son 70e anniversaire, publié par Ilker Maga. « Edition.M » Istanbul.
(3) Istanbul. Souvenirs d’une ville d’Orhan Pamuk. Gallimard 2003
(4) Le photographe d’Istanbul, Ara Güler. Un film de Erdal Buldun et A.Özdil
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Biographie d’Ara Güler

Ara Güler (16 août 1928, Istanbul) est un photographe photojournaliste turc d’origine arménienne.

Élevé dans un milieu d’artistes, Ara Güler débute sa carrière de journaliste en 1950 au journal Yeni Istanbul, alors qu’il est étudiant en économie. En 1958, lorsque Time ouvrit un bureau en Turquie, Güler fut le premier correspondant au Proche-Orient pour ce magazine.

Dans les années 1960, il publia pour les magazines les plus célèbres tels Stern, Paris-Match ou The Sunday Times.

Par ses rencontres avec Henri Cartier-Bresson et Marc Riboud, il fut encouragé à rejoindre l’Agence Magnum qu’il quitta quelques années plus tard.

En 1961, il fut accepté comme le seul membre turc de l’American Society for Media Photographers.

Güler est allé photographier dans de très nombreux pays autour du monde, tels l’Iran, le Kazakhstan, l’Inde, le Kenya, la Nouvelle-Guinée ou Bornéo. mais il a surtout photographié en profondeur la Turquie son pays d’origine et principalement Istanbul. A tel point qu’il est surnommé l’oeil d’Istanbul.

Güler est aussi un photographe portraitiste, qui a saisi les personnalités les plus diverses, de Winston Churchill à Ansel Adams en passant par Bertrand Russell ou Pablo Picasso.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Lost Istanbul – Maison Européenne de la Photographie – 5 à 7 Rue de Fourcy – 75004 Paris – Tél: 01.44.78.75.00 – Métro: Saint-Paul, Ligne 1 ou Pont-Marie, Ligne 7 - Parkings publics: Parc Baudoyer, Parc Pont-Marie, Parc Lobau ( Un stationnement est réservé aux visiteurs handicapés moteur devant le 2 rue de Jouy ) – Du 9 Septembre au 11 Octobre 2009 – Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30 - Tarifs: Plein 6.50€, Réduit, 3.50€ – Plus de 60 ans, famille nombreuse, étudiant, enseignant, demandeur d’emploi, bénéficiaire de l’aide sociale et du RMI, Maison des artistes, les abonnés des lieux partenaires. Gratuité aux moins de 8 ans en individuel, personne handicapée , accompagnateur de groupe, personnel de la Ville de Paris, carte presse et tous les mercredis dans la tranche horaire 17 à 20 heures. 

A lire:

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 Istanbul · Ara Güler est un témoignage photographique sur la vie quotidienne de la capitale culturelle turque des années 1940 aux années 1980. Les sujets choisis par l’artiste reflètent, avec un esthétisme poétique et sensible, l’oscillation entre tradition et modernité de cette ville, carrefour de l’Europe et de l’Asie, qui fut autrefois Byzance, puis Constantinople. Ces remarquables photographies en noir et blanc sont accompagnés d’un texte inédit d’Orhan Pamuk, autre grande figure de la culture turque. Nés tous deux à Istanbul, les deux hommes, dans leur jeunesse, voulaient devenir peintre. Et, chacun à leur manière, ils dépeignent ici leur ville natale et capturent, par l’image ou par les mots, son âme mélancolique. - Istanbul par Ara Güler & Orhan Pamuk aux éditions du Pacifique – 184 pages – 35€

 

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Alors étudiant en économie, Ara Güler débute sa carrière de journaliste en 1950 au journal Yeni Istanbul. En 1958, le Time ouvre un bureau en Turquie et Güler devient le premier correspondant de ce magazine au Proche-Orient. Par la suite, il publie pour les magazines les plus célèbres tels Stern, Paris-Match ou le Sunday Times, et devient en 1961 le seul membre turc de l’American Society for Media Photographers. Güler a travaillé dans de nombreux pays autour du monde, du Kazakhstan à la Nouvelle- Guinée en passant par l’Iran, l’Inde, le Kenya… mais il a surtout photographié en profondeur la Turquie, et principalement Istanbul, à tel point qu’il est surnommé l’oeil d’Istanbul. Cet ouvrage est publié à l’occasion de la Saison de la Turquie en France (2009), avec le soutien de Culturesfrance, de la Maison Européenne de la Photographie et de la Ville de Paris

- Ara Güler, Photographe par lui-même aux éditions de l’Oeil - 5.50€

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