Joseph Roth « L’exil à Paris 1933 ~ 1939″ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme – Paris

Joseph Roth

Joseph Roth au Café Le Tournon, Paris, 1938
©Sammlung Senta Lughofer, Linz

 

Cette exposition documentaire permettra de redécouvrir Joseph Roth, un des plus grands écrivains autrichiens du XXe siècle.
À travers des manuscrits, des correspondances, des éditions originales, des photographies et des documents audiovisuels, le parcours insistera sur ses années parisiennes, son travail d’écrivain, son engagement actif dans le milieu des exilés opposants au nazisme et sa fidélité nostalgique à la monarchie habsbourgeoise.

Dans son ample œuvre littéraire, Joseph Roth, né en 1894 à Brody en Galicie, une région de l’empire austro-hongrois (aujourd’hui en Ukraine), évoque abondamment le déclin de l’Autriche impériale et royale et le monde juif d’Europe de l’Est dont il est issu. On connaît surtout de lui La Marche de Radetzky, qui offre l’un des tableaux les plus poignants de la fin des Habsbourg et Le Poids de la Grâce (ou Job, l’Histoire d’un Homme simple).
Après ses années de formation à Vienne, il s’établit à Berlin, comme journaliste pour Vorwärts, puis comme correspondant de la Frankfurter Zeitung. Le jour de l’avènement du IIIe Reich, il quitte l’Allemagne pour la France, où il a déjà effectué plusieurs séjours. Réfugié à Paris, il évolue au sein d’un milieu germanophone antinazi et dénonce le pouvoir hitlérien dans des articles véhéments. Il soutient à reculons la résistance du régime autoritaire autrichien face au nazisme, et défend ardemment le retour de la monarchie des Habsbourg, convaincu que cela seul pourrait sceller l’union de tous les Autrichiens et faire barrage à l’Allemagne hitlérienne. Parmi ses amis, figurent Soma Morgenstern, Stefan et Friderike Zweig, Heinrich Mann, Ludwig Marcuse, Schalom Asch, Egon Erwin Kisch, Stefan Fingal et Blanche Gidon – sa traductrice. Installé à l’hôtel Foyot, rue de Tournon, il continue de voyager à travers l’Europe, y compris en Autriche.

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Admirable chroniqueur, il laisse de très nombreux articles écrits pour des journaux allemands à Paris et publie plusieurs romans et nouvelles : L’Antéchrist, Le Poids de la Grâce, La Crypte des Capucins, La Légende du saint buveur… Devenu sévèrement alcoolique, il mène une vie misérable, épuisé physiquement et éprouvé moralement, et meurt à Paris le 27 mai 1939. Cette exposition a été conçue par Heinz Lunzer, directeur du Literaturhaus de Vienne jusqu’en 2007, et Victoria Lunzer-Talos, ancienne responsable de la bibliothèque d’histoire de l’art à l’Université de Vienne.  L’exposition est soutenue par le Forum culturel autrichien.

 

 Chronologie

30 janvier 1933
Roth part à Paris, comme prévu, avec Andrea Manga Bell et ses deux enfants. Ils habitent d’abord à l’hôtel Jacob puis, à partir de mars, à l’hôtel Foyot où ils avaient déjà résidé auparavant.

30 janvier 1933
Allemagne : le président du Reich, Paul Hindenburg, nomme Adolf Hitler, chef du NSDAP, chancelier du Reich.
Dans un bref délai, de nouvelles lois sont promulguées pour renforcer les pouvoirs du parti au pouvoir et restreindre les droits d’une partie des citoyens. Ces lois conduisent à la discrimination, à l’interdiction professionnelle, à l’arrestation, la captivité et au meurtre des opposants et, en particulier, des juifs. Le gouvernement d’Hitler développe de nouvelles méthodes de manipulation intensive de l’opinion publique à l’aide des médias. Au fil des ans, les autres grandes puissances comme la France et l’Angleterre laissent agir les gouvernants allemands ; l’Italie fasciste soutient la politique de l’Allemagne et ses visées expansionnistes, qu’elle concrétise pour sa part en Abyssinie et en Albanie. Bien que Roth soit citoyen autrichien, il ne peut – ni ne veut – plus se rendre en Allemagne, d’autant plus qu’il est connu pour son opposition véhémente aux nazis. Il traverse alors une crise financière et d’identité. Andrea Manga Bell, avec laquelle Roth a déjà vécu à Berlin, le suit avec ses deux enfants. Roth s’engage dans l’aide aux réfugiés d’Allemagne.

Février 1933
Discussion sur la qualité de la traduction française de La marche de Radetzky par Blanche Gidon avec l’intéressée et Pierre Bertaux, spécialiste des littératures française et allemande, qui tient lieu de mentor à Roth.

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Sur le champ de bataille de Solferino, le sous-lieutenant Von Trotta sauve la vie de l’empereur d’Autriche.
Cet acte lui vaut d’être anobli. Arrachés à leur condition de paysans slovènes, les membres de la famille Von Trotta voient leur destin bouleversé. Sur trois générations, l’auguste faveur se transforme en une malédiction irrémédiable… Un requiem sur la chute de la monarchie austro-hongroise..

Printemps 1933
Chez les éditeurs néerlandais Querido et Allert de Lange, des sections allemandes sont créées pour servir de maison d’édition aux exilés. Elles sont toutes les deux dirigées par des collaborateurs de haut niveau de l’éditeur berlinois Kiepenheuer qui se sépare de ses auteurs juifs. Par l’intermédiaire de la société Orcovente, fondée en Suisse, les droits d’auteur pour l’étranger de Roth peuvent être sauvés. Grâce à Hermann Kesten et Walter Landauer (Allert de Lange) et Fritz Landshoff Querido), Roth entre en relations d’affaires avec les deux éditeurs. Roth travaille à la nouvelle Le chef de gare Fallmerayer qui paraît dans un recueil avec des nouvelles d’autres auteurs de langue allemande en exil, édité par Hermann Kesten. Roth commence à travailler pour différentes revues d’exilés, entre autres, Das neue Tagebuch et le Pariser Tagblatt, puis son successeur, la Pariser Tageszeitung.

10 mai 1933
À Berlin, les nazis brûlent des livres d’auteurs « interdits ». La première liste d’ouvrages interdits par le troisième Reich comprend tout l’œuvre déjà publié de Roth. Avec cette mise au ban, il perd une grande partie de son public en tant qu’auteur et journaliste.

2 juillet 1933
Offres diverses. L’éditeur américain Ben Huebsch (Viking Press) vend les droits cinématographiques du livre Hiob (en français Le poids de la grâce). Ce n’est pas Roth, à Paris, mais l’éditeur Kienpenheuer, à Berlin, qui perçoit les honoraires, à l’indignation de l’auteur.

27 juillet 1933
Contrat avec l’éditeur Allert de Lange pour le livre Les juifs et leurs antisémites (qui deviendra L’Antéchrist).

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Deux textes importants en apparence contradictoires. Le premier, Juifs en errance, semble couler naturellement de la plume d’un humaniste entreprenant la défense de la culture propre aux juifs de l’Est, culture qui leur colle à la peau même s’ils vivent loin de leur terre natale. Le second, l’Antéchrist, semble être l’œuvre d’un imprécateur, contempteur de toutes les « modernités » aliénantes, annonciateur de la « catastrophe ».

Joseph Roth tenait tout particulièrement aux deux essais ici réunis. Inventaire poétique et lucide d’un univers que l’écrivain savait menacé, celui des bourgades juives d’Europe centrale et orientale, Juifs en errance analyse les raisons de sa lente désagrégation : la pauvreté qui pousse les habitants du shtetl à l’exode, la tentation de l’assimilation, le rêve sioniste. En véritable passeur de culture, le juif assimilé Roth, porte un regard bienveillant sur ces juifs à l’idiome étrange, vêtus de caftans, que l’on croise dans certains quartiers de Vienne, de Berlin ou de Paris. D’une toute autre nature, et par son sujet et par sa langue, qui semble celle d’un prophète des temps modernes, L’Antéchrist est lui aussi une profession de foi humaniste et une interrogation inquiète sur le devenir de l’Europe. Dans cet étrange réquisitoire contre les phénomènes de l’âge technique, on peut lire l’angoisse profonde d’un intellectuel épris de cosmopolitisme qui voit son monde sombrer dans l’exacerbation des nationalismes et le chaos infernal des dictatures.

Août 1933
Roth passe quelques jours chez Stefan et Friederike Zweig à Salzbourg. Il se rend ensuite à Rapperswill en Suisse. En septembre, il rencontre à Zürich Dorothy Thompson, la traductrice de la version anglaise de Hiob.

Automne 1933
Parution des traductions américaine et norvégienne de La marche de Radetzky et de la traduction britannique de Hiob ( Le poids de la grâce ).

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 » L’Oeuvre de Joseph Roth est faite d’ironie, de dérision, d’humour et d’une infinie compassion pour ses personnages.
Une grande liberté d’expression alliée à une précision méticuleuse, une extrême rigueur, en font l’un des plus grands prosateurs de la langue allemande. Il a ce goût viennois de la plaisanterie, de la pointe amère et sceptique. Mais il a aussi un côté  » prophète  » qui s’exprime en particulier dans Le Poids de la Grâce, et qui l’apparente parfois à Isaac B. Singer. 13 romans, 8 récits, 3 volumes d’essais et de reportages et un millier d’articles…Voilà ce qui nous reste aujourd’hui de Joseph Roth. A un enfant qui lui posa un jour la question :  » Pourquoi écris-tu toujours ?  » il répondit simplement :  » Pour que le printemps revienne « .

 

Fin novembre 1933
Roth achève à Rapperswill le roman Tarabas qui doit paraître avant Noël chez l’éditeur Querido. À Amsterdam, Roth négocie le contrat d’un nouveau roman. Dans la revue d’exilés Die Sammlung, éditée par Klaus Mann (Querido, 1933-1935), paraît un extrait de Tarabas.

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Une fable puissante sur les premiers jours de la révolution Russe.

Décembre 1933
Corrections de Tarabas. À Amsterdam, Roth souffre de défaillances (vraisemblablement physiques) et se rend ivre à un rendez-vous avec Gerard de Lange. Il rentre à Paris et s’installe à l’hôtel Foyot. Il doit terminer Les juifs et leurs antisémites avant le 31 mars 1934 pour assurer ses revenus des trois prochains mois. Le livre, qui prend pour titre définitif L’Antéchrist en janvier, est achevé dans les délais. À Vienne, Friederike Roth est internée à l’hôpital psychiatrique Am Steinhof ; elle vivait déjà en institution fermée depuis 1930 après avoir été soignée chez des particuliers à Berlin et à Vienne.

Janvier-février 1934
Roth, malade, ne peut écrire et demande de l’argent à Stefan Zweig.

Février-juin 1934
La guerre civile en Autriche conduit à l’interdiction des partis de gauche. En avril, le Parlement est dissout, le gouvernement du chancelier Engelbert Dollfuß gouverne par ordonnances et modifie la constitution. En mai, la nouvelle constitution entre en vigueur et fonde l’État « corporatiste ». Après plusieurs attentats, les nazis autrichiens tentent un putsch le 25 juillet 1934 : il échoue mais Dollfuß est assassiné. Kurt Schuschnigg devient chancelier. Les putschistes nazis sont exécutés mais les militants « illégaux » et certains hauts dignitaires gouvernementaux, comme le vice-chancelier Starhemberg poursuivent la politique d’intimidation et d’idéologisation de la population dans un sens favorable à l’extrême-droite.

Mars 1934
La traduction du roman La marche de Radetzky par Blanche Gidon paraît chez l’éditeur parisien Plon.

Printemps 1934
Travail à des nouvelles qui doivent paraître en recueil. Le buste de l’empereur et Triomphe de la beauté, traduites en français, sont publiées en revue. Le roman Tarabas, un hôte sur cette terre, paraît chez l’éditeur Querido. Négociations au sujet de parutions en anglais. Les dettes de Roth s’accumulent. Un nouveau roman doit être terminé pour octobre. Roth part à Marseille où il souhaiterait travailler quelques jours dans le calme.

11 juillet 1934
Roth part à Nice avec Andrea Manga Bell où, dans un premier temps, invités par Kesten, ils partagent la maison du 119, promenade des Anglais avec Hermann et Toni Kesten ainsi que Heinrich Mann et Nelly Kröger. Roth écrit le roman Les Cent jours. Il rencontre Stefan et Friederike Zweig, Ludwig Marcuse, Schalom Asch, René Schickele, Valeriu Marcu et d’autres émigrés. Il redemande sans cesse de l’argent à Zweig. La situation s’aggrave avec Landshoff et les éditions Allert de Lange. Roth espère être soutenu par Huebsch, qui est un ami de Zweig. Négociations infructueuses avec les éditeurs-agents anglais Gollancz et Holroyd-Reece.

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 « Les Cent-Jours: parenthèse étrange, qui voit le retour du drapeau tricolore et de la Marseillaise, période trouble, que fait revivre Joseph Roth, dans l’intimité d’un empereur assailli par les doutes. Car les vivats de la foule vont, il le sait, au Bonaparte créé par l’imagerie populaire, à ce général audacieux, auquel il ne ressemble plus. C’est de cette image glorieuse qu’est éprise en secret Angéline, une lingère du palais, qui lie résolument son sort à celui de son maître.
De ces destins croisés, Roth suggère qu’ils ont la même grandeur : la conclusion de ce roman émouvant servi par une prose enthousiaste et lyrique, est qu’il n’y a pas de grande ou de petite Histoire. En revanche, il y a l’importance que les événements revêtent aux yeux de ceux qui les vivent. L’amour d’Angéline vaut la conquête de l’Europe, et la mort de son fils, la défaite de l’empereur. Une fois encore, Roth livre le fruit de ses réflexions sur l’Histoire, qui n’est jamais chez lui une entité abstraite, mais toujours, se fait chair. »

Septembre 1934
Les contacts avec les cercles monarchistes autour d’Otto de Habsbourg et des clercs catholiques exilés d’Allemagne et d’Autriche s’intensifient. L’Antéchrist paraît aux éditions Allert de Lange, à Amsterdam, avec de grossières fautes d’impression selon Roth.

1er-22 septembre 1934
Triomphe de la beauté, traduit par Blanche Gidon, paraît en quatre épisodes dans la revue renommée Les nouvelles littéraires.

 15 septembre 1934
Kesten quitte Nice. Roth et Manga Bell emménagent dans la maison voisine, 121 promenade des Anglais.

18 septembre 1934
La situation financière de Roth s’aggrave : il écrit 10 à 12 heures par jour. Le séjour de son épouse Friederike à l’hôpital Am Steinhof n’est payé que jusqu’en octobre. Roth sollicite à nouveau le soutien financier de Zweig. Les beaux-parents, encouragés par Roth, préparent leur émigration en Palestine.

Septembre 1934
Roth ne termine pas dans les délais la rédaction du roman Les Cent jours.

2 octobre 1934
Blanche Gidon prévoit une traduction française de L’Antéchrist qui ne sera pas réalisée.

Janvier-février 1935
Toujours à Nice, Roth emménage à l’hôtel Imperator, boulevard Gambetta. Comme à son habitude, après une période (souvent courte) de satisfaction concernant sa dernière œuvre, Roth se met à la dénigrer : il estime que L’Antéchrist est un échec parce qu’il a été écrit trop vite (il ne trouve un accueil favorable qu’en Hollande).

15 février 1935
Roth essaie de rédiger lentement et soigneusement son roman Les Cent jours, bien que le délai de remise du manuscrit soit déjà largement dépassé. Il craint de perdre l’éditeur américain Huebsch. Les éditions Allert de Lange ne versent plus d’avance.

Printemps 1935
Négociations éditoriales à Amsterdam. Roth assiste à une soirée du cabaret Pfeffermühle (Le moulin à poivre), dirigé par Erika Mann, et en sort enthousiasmé.

6-14 mai 1935
La Pariser Zeitung publie Triomphe de la beauté.

14-30 mai 1935
Séjour à Vienne, hôtel Bristol. Roth souhaite engager une procédure de divorce.

Juin 1935
Grâce à l’intervention de Soma Morgenstern et de Walter Landauer, Friederike Roth est admise gratuitement à l’hôpital Mauer-Öhling à Amstetten. Roth abandonne ses projets de divorce. Il se rend à Nice et Marseille puis rentre à Paris (hôtel Foyot). Décès de l’éditeur Gerard de Lange, favorable à Roth et souvent enclin à lui accorder des avances. Roth doit à sa maison deux romans : Les Cent jours (achevé) et L’habitué (qui deviendra Confession d’un assassin, prêt d’être achevé).

Août 1935
Après s’être libéré de ses obligations, Roth veut se séparer d’Allert de Lange avec l’aide de Stefan Zweig. Sur la suggestion de ce dernier, il envisage d’entrer en rapport avec la maison d’édition Herbert Reichner de Vienne à condition d’obtenir une garantie de revenus pour un an. Roth envisage un grand roman sur l’ambiance de son enfance, sous le titre Fraises.

28 juillet-1er août 1935
Le buste de l’empereur est publié dans le Pariser Tagblatt.

Octobre 1935
Roth entame une collaboration avec la revue autrichienne Der Christliche Ständestaat (L’État corporatiste chrétien) commence ; par ailleurs, Roth publie des articles, entre autres dans les revues Das neue Tagebuch et Wiener Montagszeitung. Le roman Les Cent jours paraît aux éditions Allert de Lange.

18 octobre 1935
Roth ne croit pas au succès des Cent jours. Dans une lettre à Zweig, il tire un bilan : il n’est un auteur reconnu qu’en Hollande ; en Suisse, les revues importantes ne tiennent pas compte de lui ; en Autriche, il est assis entre deux chaises ; en France, il est brouillé avec Gabriel Marcel, directeur de collection aux éditions Plon, à cause de l’échec de la traduction de L’Antéchrist. Il redemande à Zweig de l’aider en prenant des contacts en son nom et en écrivant aussi à Huebsch.

Automne-Hiver 1935
Roth séjourne à Paris, toujours à l’hôtel Foyot. Il rencontre des difficultés avec tous les éditeurs publiant les exilés. Il n’est plus question pour lui de travailler avec Allert de Lange ou Querido ; il n’a engagé que de vagues négociations avec des éditeurs anglais et américains. L’éditeur français Grasset serait disposé à reprendre son nouveau roman si de Lange ne pose pas de conditions excessives. Roth appelle Landauer à l’aide. Sa relation avec Manga Bell l’étouffe – au moins financièrement –, provoquant de violentes scènes entre eux.

Mars 1936
Séjour à Amsterdam, à l’Eden Hotel. D’âpres négociations avec Landauer (Allert de Lange) et Landshoff (Querido) n’aboutissent à aucun contrat ni à aucun versement d’honoraires. Querido ne versera d’argent qu’à la réception d’un manuscrit achevé, ce à quoi Roth rétorque que l’éditeur a reçu le manuscrit de sa meilleure nouvelle, Léviathan (composition et premières épreuves en 1936, première parution en livre seulement en 1940). La vie à Amsterdam est trop chère, mais il s’y fixe et travaille au roman L’habitué (titre définitif : Confession d’un assassin). L’ouvrage est achevé dans ses grandes lignes mais Roth, insatisfait, « fait du remplissage ». L’état psychique de sa femme Friederike connaît une courte amélioration : il en résulte de nouveaux soucis pour lui trouver un lieu d’accueil gratuit.

30 mars 1936
Un nouveau contrat entre Roth et Querido est enfin conclu. Manga Bell séjourne chez une amie du couple à Rapperswill. Un nouveau roman doit paraître en juin. Les épisodes qui devaient constituer le grand roman Les fraises sont recyclés sous l’empire de la nécessité. Zweig conseille à de nombreuses reprises de convertir des idées de roman en scénarii pour le cinéma.

Mai 1936
Roth est toujours à Amsterdam ; il est malade et écrit à Stefan Zweig pour le supplier de venir l’aider. Nouveau contact avec Blanche Gidon à laquelle il promet de confier la traduction du roman fraîchement composé. Roth et Andrea Manga Bell se séparent définitivement.

11 mai 1936
Toujours à l’Eden Hotel à Amsterdam. Roth corrige en deux semaines les épreuves du roman Confession d’un assassin qui n’a pas donné matière au scénario de film envisagé. Zweig envoie à Roth 3 000 francs qu’il a reçus d’un éditeur hollandais. Roth emprunte 50 guldens à l’hôtel. Son état physique se détériore : toux, jambes gonflées ; il boit du lait « pour se désintoxiquer » et ne supporte plus aucun aliment solide.

29 mai 1936
Dans une lettre, Roth déclare qu’il boit du vin, plus de schnaps (ce qu’il décrit à Zweig comme un régime), qu’il ne possède que deux costumes et six chemises et qu’il lave lui-même ses mouchoirs. Il a dépensé par anticipation une bonne partie de l’argent promis par Zweig et souhaiterait, une fois les corrections achevées, se rendre à Bruxelles, s’il peut obtenir un visa, car la vie y est moins chère.

12 juin 1936
Roth donne une conférence sur le thème « Foi et progrès » dans la librairie de l’éditeur Allert de Lange à Amsterdam. Il souffre de solitude après sa séparation. Depuis des années, il vit au jour le jour, sans réserve financière, et contracte donc de lourdes dettes. Landauer l’aide de ses propres deniers.

24 juin 1936
Roth attend à Amsterdam son visa qui devrait en fait lui être délivré en Autriche. Après réception du document, il part pour Bruxelles, où il descend à l’hôtel Siru.

juillet 1936
Roth accepte une invitation de Zweig à Ostende. Il y retrouve Hermann Kesten, Egon Erwin Kisch et Ernst Toller. Il fait la connaissance de l’écrivain Irmgard Keun, émigrée en 1935.

Juillet 1936
Séjour à Ostende, hôtel de la Couronne. Roth essaie à nouveau de vendre ses nouvelles les plus récentes à divers éditeurs, ce qu’il ne peut faire qu’avec l’accord de l’éditeur Querido ; échec de la démarche. Début de la relation avec Irmgard Keun. Sous l’influence de Zweig, Roth refuse de consulter un médecin : son état ne s’améliore pas ; il ne mange qu’une fois par jour.Il travaille au roman Les fausses mesures. L’éditeur Viking Press (Huebsch) résilie son contrat : Roth perd toutes ses chances d’être publié dans les pays anglophones.

1er août 1936
Visite à Otto de Habsbourg à Stenokerzeel (Belgique).

8 août 1936
Landauer refuse de verser de l’argent à la livraison d’un nouveau manuscrit car le montant des avances autorisées est largement dépassé.

4 septembre 1936
Roth répond à l’invitation de son vieil ami Heinrich Wagner à venir le voir à Calais, avant que ce dernier ne parte pour Londres.

Septembre 1936
Le roman Confession d’un assassin, racontée en une nuit paraît chez Allert de Lange.

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Sem Semjonowitsch Golubtschick se croit fils illégitime du prince Krapotkin, et se lance dans une quête éperdue pour être reconnu par ce père indifférent. Il est alors amené à faire partie de l’Okhrana, police secrète du tsar. Bourreau de dissidents et victime de ses passions, il va commettre l’irréparable. Roman écrit en 1936, par J. Roth qui a fui l’Autriche en 1933 et s’est réfugié à Paris.

28 octobre 1936
Signature, à Amsterdam, d’un contrat entre Roth et Cornelis Johannes Vos, représentant d’un petit éditeur catholique, De Gemeenschap. La date de remise du roman La 1002e nuit est par la suite plusieurs fois repoussée. Roth obtient un droit de regard particulier sur la vente des droits dérivés de ses œuvres. Il obtient de son nouvel éditeur, à partir de décembre, une avance mensuelle de 125 florins. Le vol d’un de ces paiements par son secrétaire à Amsterdam défraie la chronique.

Novembre 1936
Roth voyage à Bruxelles et Zürich avec Irmgard Keun et Paula Grübel.

22 novembre-16 décembre 1936
Séjour à Vienne avec Irmgard Keun, à l’hôtel Bristol. Roth travaille au roman La crypte des Capucins.

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Le narrateur, François Ferdinand, parent des Trotta de La Marche de Radetzky, a connu une jeunesse insouciante dans la Vienne de la  » Belle Epoque « . Mais la guerre qui l’entraîne aux confins de l’Empire où il sera fait, un temps, prisonnier des Russes, provoque l’écroulement de son pays, la débâcle de sa fortune et de ses illusions. Ce dernier roman, grave et mélancolique, écrit à la première personne, apparaît comme le testament-confession de l’auteur..

Décembre 1936
Par l’intermédiaire de son contact à Vienne (sa belle-sœur Hedy Pompan), Roth envoie à l’éditeur De Gemeenschap les cent premières pages du Conte de la 1002e nuit.

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À un chah de Perse saisi de tenace mélancolie, le chef de ses eunuques conseille un voyage dans la vieille Europe. Ainsi, pour la première fois depuis des siècles, le descendant des envahisseurs orientaux revient à Vienne, en voyage officiel cette fois. Il jette bientôt son dévolu sur une ravissante comtesse, exige de passer une nuit avec elle. Les autorités, police, militaires, s’emploient à satisfaire son caprice. Mais c’est dans une maison close aménagée pour l’occasion, auprès d’une prostituée qui ressemble à la comtesse, que sera habilement guidé le potentat ravi.
Commencé à la manière d’un conte oriental, le récit prend bientôt sa véritable dimension de roman viennois, roman d’une société naïve et cynique, corrompue et promise à la mort. Cette 1002e nuit est bien l’une des dernières fêtes viennoises célébrée par la littérature.

 

Hiver 1936-1937
Invité par le Pen-Club polonais, Roth, accompagné d’Irmgard Keun, entreprend une tournée de conférences qui les mène à Lemberg (Lvov), Varsovie, Vilna et autres villes. Jour de l’an chez des parents à Lemberg. Irmgard Keun rapporte que Roth se portait nettement mieux « chez lui » : il boit moins et mange avec appétit.

28 mars 1937
Une version de la conférence paraît dans la revue Der christliche Ständestaat sous le titre La superstition du progrès. Roth donne sa conférence dans la salle de l’association viennoise d’artistes Hagenbund.

15 avril 1937
Roth répond à une invitation de Friederike Zweig à Salzbourg, où il réside à l’hôtel Stein.

Pentecôte 1937
Le roman Les fausses mesures paraît chez l’éditeur Querido à Amsterdam.

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8-22 mai 1937
Vienne, hôtel Bristol. Roth se porte candidat pour une bourse de l’American Guild for German Cultural Freedom, fonds de soutien aux intellectuels émigrés, auprès duquel il joue également le rôle de conseiller. Il repart peu après pour Salzbourg.

Juin 1937
Bruxelles, hôtel Cosmopolite. Le Conte de la 1002e nuit ne paraît pas. Roth travaille au roman La crypte des Capucins pour continuer à recevoir des avances et corrige en même temps le précédent roman. L’éditeur De Gemeenschap s’impatiente. Roth demande à Blanche Gidon de s’entremettre pour lui afin d’obtenir le versement d’une avance de la revue Candide ; il soupçonne l’éditeur Allert de Lange de retenir des honoraires qui lui étaient destinés.
Un périodique américain souhaite publier des nouvelles de Roth, mais ses papiers sont toujours chez Manga Bell et chez son avocat Samuel Feblowicz à Paris. Il sollicite également l’aide de Blanche Gidon sur ce point. Querido cesse de défendre les intérêts de Roth en France. Roth espère que Blanche Gidon pourra faire publier Les fausses mesures par des éditeurs français ; il estime que ce roman est plus réussi que Confession d’un assassin.

Juillet 1937
Hermann Kesten invite Roth à Ostende. Un accord entre l’Allemagne et l’Autriche doit pacifier les relations entre les deux pays : les attentats nazis diminuent et des sympathisants nazis sont nommés à des postes officiels et au gouvernement. Les tentatives d’intégration de Schuschnigg ont aussi peu d’effet que ses déclarations sur l’indépendance de l’Autriche et les différences foncières avec le troisième Reich.

22 juillet 1937
Décès à Vienne de Karl Tschuppik, ami très proche. Roth déplore deux nécrologies. Il déplore la perte de nombreux proches dans les dernières années.

4 août 1937
L’éditeur zurichois Niehans propose à Roth de collaborer à la revue bimestrielle Maß und Wert à laquelle participent, entre autres, Thomas Mann, Konrad Flake, Ferdinand Lion (et, à partir de 1939, Golo Mann et Emil Oprecht). Il refuse l’honoraire « dérisoire ».

8 août 1937
Bruxelles. Le gérant des éditions De Gemeenschap étant en congé, Roth ne perçoit pas son versement mensuel. L’hôtel exige d’être payé, Roth n’a plus rien, « excepté des timbres » ; il demande à nouveau de l’argent à Stefan Zweig. Il ne voit pas d’issue et cherche à allonger les délais de remise de ses manuscrits.

Octobre 1937
Paris, hôtel Foyot.

2 novembre 1937
L’hôtel Foyot, résidence de Roth depuis de longues années, est détruit. Il emménage d’abord à l’hôtel Paris-Dinard, tout proche. À partir du printemps 1938, il réside à l’hôtel de la Poste, 18 rue de Tournon, juste en face de l’emplacement de l’hôtel Foyot. Y habitent également Soma Morgenstern et Jean Janès ainsi que, temporairement, Stefan Fingal.


12 Février 1938

Un entretien entre Hitler et Schuschnigg à Berchtesgaden démontre la position de faiblesse de Schuschnigg et laisse présager l’Anschluß. Contre la propagande nazie, Schuschnigg essaie de démontrer l’attachement de la population à l’Autriche en appelant à un référendum sur la liberté et l’indépendance de l’Autriche, le 13 mars 1938. Alors que l’influence nazie est très forte au sein du gouvernement (de nouveaux ministres sont des nazis déclarés, comme Arthur Seyß-Inquart), Schuschnigg ne tente qu’un timide rapprochement en direction des dirigeants sociaux-démocrates.

24 février-2 mars 1938
Roth se rend pour la dernière fois à Vienne, pour le compte des légitimistes autrichiens. Il descend à la pension-hôtel Atlanta. Le dernier discours de Schuschnigg devant le Parlement, retransmis à la radio, inspire à Roth son article « Victoria victis » qui paraît dans le dernier numéro de Der Christliche Ständestaat. Roth essaie d’être reçu par le chancelier Schuschnigg pour plaider en faveur d’une prise du pouvoir par Otto de Habsbourg, sans résultat. L’offre du prétendant Otto de Habsbourg d’assumer la responsabilité du gouvernement en Autriche afin de faire échec à la menace de l’annexion allemande est rejetée par Schuschnigg. Les chances de réussite d’une telle entreprise, si elle avait été réalisée, sont généralement jugées assez faibles.

2 mars 1938
Roth quitte Vienne.

11 mars 1938
Démission de Schuschnigg imposée par l’Allemagne. Arthur Seyß-Inquart forme un gouvernement provisoire.

13 mars 1938
Les troupes d’Hitler entrent en Autriche ; l’Anschluß est accompli. Très rapidement, les lois nazies entrent en vigueur en Autriche. L’émigration de nombreux persécutés commence. D’éminents opposants à l’Allemagne (également issus du camp conservateur) sont internés et envoyés en camp de concentration. La France et de l’Angleterre n’expriment pas l’opposition espérée.

16 mars 1938
Paris, hôtel de la Poste.
Après une présentation de Pierre Bertaux, Roth tient à la radio française un discours sur l’annexion de l’Autriche.
Contact avec Hubertus zu Löwenstein et poursuite de l’activité politique en faveur de l’American Guild for German Cultural Freedom. Roth assiste des émigrés et participe à des actions caritatives. En raison des événements politiques, Roth persuade l’éditeur De Gemeenschap d’avancer la sortie du roman La crypte des Capucins et de retarder la publication de Le conte de la 1002e nuit, bien qu’elle soit complètement corrigée et déjà imprimée à quelques exemplaires.

28 mars- 4 avril 1938
Réunions organisées par le Comité de défense des écrivains allemands et le Congrès international pour la défense de la culture en faveur de l’Autriche. Roth participe activement à ces deux manifestations.

13 juin 1938
Cérémonie commémorative organisée par le Comité de défense des écrivains allemands en l’honneur de l’auteur autrichien Ödon von Horváth, mort à Paris le 1er juin. Roth figure parmi les orateurs.

30 septembre 1938
Avec les accords de Munich, l’Angleterre, la France et l’Italie concèdent à l’Allemagne l’annexion du pays des Sudètes.

Fin de l’automne 1938
Roth se rend à Amsterdam pour rencontrer l’éditeur de Lange. Il écrit La légende du saint buveur. Il est épuisé, physiquement et intellectuellement. Il aurait emprunté à l’hôtelier l’argent de son billet de retour à Paris.

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Dans cette longue nouvelle écrite en 1939 peu avant sa mort, le portrait d’un clochard empreint d’ironie et d’humour, proche de l’auteur.

Fin décembre 1938
Le roman La crypte des Capucins paraît chez l’éditeur De Gemeenschap, à Bilthoven.

21 janvier 1939
Dorothy Thompson, présidente du PEN-Club américain, invite Roth à la World’s Fair qui se tient à New York du 5 au 10 mai 1939. Roth accepte mais ne part pas.

15 février-1er mai 1939
Une série d’articles de Roth paraît dans la revue monarchiste Die Österreichische Post sous le titre Journal noir et jaune (Schwarz-gelbes Tagebuch). À partir de février 1939, Roth exprime de violentes divergences avec la direction de la revue (sans sortir des limites de la correspondance privée). La crypte des Capucins paraît en feuilleton dans cette revue.

Printemps 1939
Roth travaille à un essai sur Georges Clemenceau. Mauvaise santé ; ses amis Soma Morgenstern, Ludwig Marcuse, Stefan Fingal et Jean Janès le soutiennent. Il rencontre souvent Blanche Gidon et Friederike Zweig.

11 mars 1939
Pour le premier anniversaire de l’annexion de l’Autriche, Roth participe à plusieurs rassemblements. Une grande manifestation de la Ligue de l’Autriche vivante (dont Roth est vice-président avec Franz Werfel et Emil Alphons Rheinhardt) se tient à la salle Adyar.

16 mars 1939
Hitler annonce la formation du Reichsprotekorat de Bohême-Moravie, qui fait partie du Grand Reich. Il poursuit ainsi sa politique d’annexion, soulevant pour la première fois des protestations officielles sans, toutefois, aucune sanction.

27 avril 1939
Contrat de Roth avec l’éditeur de Lange pour la nouvelle La légende du saint buveur en lieu et place de l’essai sur Clemenceau.

9 mai 1939
Roth promet à la Guild for German Cultural Freedom un article qui ne paraîtra jamais.

24 mai 1939
Roth apprend au café Le Tournon la nouvelle du suicide d’Ernst Toller à New York : il s’effondre. Alertés par l’hôtelière, Blanche Gidon, Friederike Zweig et Soma Morgenstern le font transporter à l’hôpital Necker.

27 mai 1939
Roth meurt à 5 h 55 à l’hôpital Necker.

30 mai 1939
Roth est enterré à 16 heures au cimetière de Thiais.
Les papiers de Roth qui se trouvent à l’hôtel sont rassemblés et conservés par différentes personnes.

Juin 1939
La légende du saint buveur paraît aux éditions Allert de Lange.

3 juin 1939
Représentation unique, au théâtre Pigalle, de l’adaptation théâtrale de Hiob, réalisée par Victor Clerment, sur une musique d’Erich Zeisl.

Août-septembre 1939
Pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique. Le 1er septembre, l’Allemagne attaque la Pologne sans déclaration de guerre préalable. L’Angleterre et la France déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre, après l’expiration d’un ultimatum. La Deuxième guerre mondiale commence.

Décembre 1939
Le conte de la 1002e nuit est publié dans sa version définitive par l’éditeur De Gemeenschap.

Printemps 1940
La nouvelle Leviathan est imprimé par l’éditeur Querido mais n’est vraisemblablement pas mise en vente.

Juillet 1940
Friederike Roth est transférée à l’hôpital psychiatrique de Niedernhart près de Linz, où elle est euthanasiée.

Source : Joseph Roth im Exil in Paris 1933 / 1939, de Heinz Lunzer et Victoria Lunzer-Talos (victoria.lunzer -at- univie.ac.at), 2008. Merci à François W. pour la traduction. Ce livre n’existe actuellement qu’en allemand. Une exposition lui est associée, qui viendra peut-être un jour à Paris. www.literaturhaus.at/veranstaltungen/roth_exil/presseinfo/  – Source texte: Terre d’écrivains

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Joseph Roth « L’exil à Paris 1933 ~ 1939″ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme – Hôtel de Saint-Aignan – 71, Rue du Temple – 75003 Paris – Tel: 01.53.01.86.60- Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Bus : 29, 38, 47, 75, RER : Châtelet-Les Halles, Parking : Pompidou, Beaubourg, Hôtel de Ville, Baudoyer - Du 17 Juin au 4 Octobre 2009 - Du lundi au vendredi : 11h00 à 18h00, Dimanche : 10h00 à 18h00, Fermeture des caisses à 17 h 15 - Nocturnes exceptionnelles jusqu’à 21h, les jeudis 25 juin, 10 et 24 septembre 2009 (fermeture des caisses à 20h15) - Tarifs: Plein: 6,80€, Réduit: 4,50€, Groupes de 10 à 25 personnes: 5,00€ par personne -

EXPOSITIONS

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Voici par catégorie l’ensemble de mes articles publiés. Espérant que cet index facilitera votre « navigation » au sein de mon blog. Bonne Lecture. Il vous suffit de cliquer sur l’article qui vous intéresse et vous n’avez plus qu’à le lire directement.

Toutes les images visibles sur ce site le sont dans un but éducatif et de valorisation de l’Artiste ainsi que de son travail. Si celui-ci ou un ayant droit refuse de les y voir figurer, elle seront retirées sur simple demande.

Pour les expositions en cours le lien est accompagné d’une jaquette imagée, une fois l’exposition terminée, la mention (clos) remplace la jaquette. Ceci vous permettra d’un coup d’oeil de vous diriger sur les expositions encore actives.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Les petites chroniques de Saint-Sulpice ( suite)

Expositions

 

 

Art brut Japonais – Halle Saint-Pierre – Paris 24 Mars 2010 au 2 Janvier 2011.

EXPOSITIONS  expo_0

Cadeaux des Tsars, La Diplomatie Navale dans l’Alliance Franco-Russe, 1891~1914 – Musée National de la Marine – Palais de Chaillot – Paris – 28 Mai au 3 Octobre 2010.  ( Clos)

 Tous les Bateaux du Monde – Musée de la Marine – Palais de Chaillot – 10 Mars au 1 Novembre 2010.  ( Clos)

Irving Penn, “Les Petits Métiers” – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 5 Mai au 25 Juillet 2010. ( Clos)

Willy Ronis, une poétique de l’engagement – Monnaie de Paris – 16 Avril au 22 Août 2010. ( Clos )

Nicolas Sénégas – Evolution Anthropomécanique – Le Cube – Issy les Moulineaux – 2 Février au 24 Juillet 2010. ( Clos)

Edvard Munch ou l’anti-cri – Pinacothèque de Paris – Paris – 19 Février au 18 Juillet 2010.  ( Clos )

Art de la Calligraphie ~ Liu Zuoxiu – Centre Culturel de la Chine – Paris – 5 Juillet au 10 Juillet 2010. ( Clos )

L’impossible Photographie, Prisons Parisiennes ( 1851~2010) – Musée Carnavalet – Paris – 10 Février au 4 Juillet 2010.  (Clos)

Bretagne, Voyager en Couleurs (Autochromes 1907~1929) – Musée Albert Kahn -Boulogne-Billancourt – 20 0ctobre 2009 au 4 Juillet 2010. (Clos)

La Voie du Tao, un autre chemin de l’être – Galeries Nationales, Grand Palais – Paris – 31 Mars au 5 Juillet 2010.  (Clos)

Crimes et châtiments, de Goya à Picasso – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 27 Juin 2010. ( Clos )

 A la Vie – Mairie du 12ème – Paris – 4 Juin au 23 juin 2010. ( Clos )

Meijer de Haan, le maître caché – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 20 Juin 2010. ( Clos )

Photography Not Art, le Naturalisme selon Peter Henry Emerson 1886~1895 – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 20 Juin 2010. ( Clos )

Le Piéton du 11ème – Gérard Lavalette – Mairie du 11ème – Paris – 31 Mai au 11 Juin 2010. ( Clos )

Mathilde Rosier – “Find circumstances in the antechamber” – Musée du jeu de Paume – Paris – 9 Février au 6 Juin 2010.

Robert Doisneau sous le soleil de la Californie – Galerie Claude Bernard – Paris – 1 Avril au 1 Juin 2010. ( Clos )

 Izis, Paris des rêves – Hôtel de Ville de Paris – 20 Janvier au 29 Mai 2010.   (Clos)

Paris ville rayonnante (Architecture et sculpture des églises parisiennes au XIIIe siècle ) – Musée National du Moyen-Âge – Paris – 10 Février au 24 Mai 2010. (Clos)

Sainte Russie, L’art russe, des origines à Pierre le Grand – Musée du Louvre – Paris – 5 Mars au 24 Mai 2010. (Clos)

Ivan Loubennikov – Galerie Alain Blondel – Paris – 20 Mars au 19 Mai 2010. (Clos)

Les derniers Maharajas ~ Costumes du Grand Durbar à l’indépendance 1911~1947 – Fondation Pierre Bergé & Yves Saint-Laurent – Paris – 10 Février au 9 Mai 2010.   (Clos)

Eloge du négatif, le calotype en Italie, les années pionnières – Petit-Palais – 18 Février au 2 Mai 2010.  (Clos)

De Watteau à Degas – Institut Néerlandais – Paris – 11 Février au 11 Avril 2010. (Clos)

Robert Doisneau, Du Métier à l’Oeuvre – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 13 Janvier au 18 Avril 2010.   (Clos)

Elliott Erwitt “Personal Best” – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 3 Février au 4 Avril 2010. (Clos)

Maurice Renoma, Mythologies – Galerie Sparts – Paris – 11 Mars au 3 Avril 2010.  (Clos)

Johann Soussi – Exposition “Retour” – Café Rouge – Paris – 1er au 31 Mars 2010.  (Clos)

Paris inondé en 1910 – Galerie des Bibliothèques – Paris – 8 Janvier au 28 Mars 2010.  (Clos)

Breteuil 1900 – Mairie du 7ème – Paris -11 au 25 Mars 2010. (Clos)   

Pierre Soulages – Centre Georges Pompidou – Paris – Du 14 Octobre 2009 au 8 Mars 2010.   (Clos)   

La révolution à la poursuite du crime “Le justiciable devant les tribunaux criminels à Paris 1790 – 1792″ – Centre Historique des Archives Nationales, Hôtel de Soubise – Paris – 18 Novembre 2009 au 15 Février 2010.   (Clos)   

Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010.  (Clos)   

Les grands monuments de Lutèce – Paris.  (Clos)

Alain Ornicar Petit – Atelier Louis Barillet – Paris – Du 21 Octobre 2009 au 30 Janvier 2010.  (Clos)

Teotihuacán Cité des Dieux – Musée du Quai Branly – Paris – Du 6 octobre 2009 au 24 Janvier 2010.  (Clos)

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010.  (Clos)

Fernand Pelez “la Parade des Humbles” – Petit Palais – Paris – 24 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010. (Clos)

Souvenirs d’Italie (1600~1850) Chefs d’oeuvres du Petit-Palais – Musée de la Vie Romantique – Paris – 29 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010.  (Clos)

Jim Hodges – Centre Pompidou – Paris – 14 octobre 2009 au 18 janvier 2010.  (Clos)

Louis Comfort Tiffany ~ Couleurs & Lumières – Musée du Luxembourg – Paris – 16 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010   (Clos)

Les Passages Parisiens de Robert Doisneau – Monnaie de Paris – Paris – 12 Décembre 2009 au 15 Janvier 2010.  (Clos)

Or des Amériques – Muséum d’Histoire Naturelle – Paris.  (Clos)

Les Buddhas du Shandong – Musée Cernuschi – Paris – Du 18 Septembre 2009 au 3 Janvier 2010. (Clos)

La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – Paris – 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010.   (Clos)

Les Cathédrales en héritage – Domaine National du Palais-Royal – Paris – 18 Septembre au 31 Décembre 2009.  (Clos)

Janol Alpin – Exposition Métropolisson – Mairie du 19ème – Paris – 2 au 8 Décembre 2009. (Clos)

Marguerite Gérard, Artiste en 1789 dans l’atelier de Fragonard – 10 Septembre au 6 Décembre 2009 – Musée Cognacq-Jay – Paris. (Clos)

Fanny Giustiniani, ”De la Matière à la Lumière” – Mairie du 6e – Paris – Du 3 au 24 Novembre 2009.(Clos)

Pierre Piget – Mairie du 6e – Paris – 5 au 24 Novembre 2009.(Clos)

Ketty Kupfer – Mairie du 16e – Paris – 21 au 24 Octobre 2009.(Clos)

Henri Zuber – Mairie du 6ème – Paris – 5 au 28 Octobre 2009.(Clos)

Itinérances de Michèle Mazzacurati – Mairie du 6ème – Paris – 6 au 27 Octobre 2009.(Clos)

Ara Güler – Lost Istanbul – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 9 Septembre au 11 Octobre 2009.(Clos)

La petite robe noire – Domaine du Palais-Royal – Paris – 1 au 17 Octobre 2009.(Clos)

Sarah Caron – Galerie Chambre avec Vues – Paris – 10 Septembre au 31 Octobre 2009.(Clos)

Missak Manouchian, les Arméniens dans la Résistance en France – Mairie du 4e – Paris – Du 14 au 26 Septembre 2009. (Clos)

Charles Marville – Paris photographié au temps d’Haussmann, Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 – Louvre des Antiquaires – Paris. (Clos)

Edward O. Brooks – Screen-play – Mairie du 6e – Paris – Du 8 au 26 Septembre 2009. (Clos)

Photoquai 2009 – Musée du Quai Branly – Paris – Du 22 Septembre au 22 Novembre 2009. (Clos)

Ferdinando Scianna – La géométrie et la passion – MEP – Paris. (Clos)

Dans les pas de Charles Darwin – Exposition-promenade à Bagatelle – Paris. (Clos)

Joseph Roth “L’exil à Paris 1933 ~ 1939″ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme – Paris.  (Clos)

Anselme Boix-Vives – Halle Saint-Pierre – Paris. (Clos)

Les Grands Ducs de Bourgogne – Tour Jean sans peur – Paris.(Clos)

Temples du Savoir – Ahmet Ertug – BNF ( site François Mitterrand ) – Paris. (Clos)

Les trésors des Icônes Bulgares – Sainte-Chapelle du Château de Vincennes.  (Clos)

Art Urbain – Le pavillon Carré Baudouin – Paris.  (Clos)

“Our Fellow Man” – Laurent Van der Stockt – Maison européenne de la photographie (MEP) – Paris. (Clos)

Habiter écologique , quelles architectures pour une ville durable? – Palais de Chaillot – Paris.(Clos)

Le Louvre pendant la Guerre – Regards Photographiques 1938 ~ 1947 – Musée du Louvre – Paris. (Clos)

Un ciel, un monde – L’univers des cerfs-Volants – Bibliothèque Forney – Paris. (Clos)

Willy Ronis – Hôtel de ville – Joinville-le-Pont.  (Clos)

Le Bestiaire d’André Masson – Musée de la Poste – Paris.  (Clos)

Henri Cartier-Bresson à vue d’oeil – Maison Européenne de la Photographie – Paris. (Clos)

Voir l’Italie et mourir… – Musée D’Orsay – Paris. (Clos)

Kenzo – Drouot-Montaigne – 16 & 17 Juin 2009 – Paris. (Clos)

Dali à L’oeuvre – Espace Dali – 10 Avril au 24 Juin 2009 – Paris. (Clos)

Des Américains à Paris – Jardin d’Acclimatation – Paris.  (Clos)

Bâtir pour le Roi, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) – Musée carnavalet. (Clos)

Kandisky – Centre Georges Pompidou – Paris.   (Clos)

Gilles Aillaud – Musée de la Chasse et de la Nature – Paris. (Clos)

Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz – Grand-Palais – Paris. (Clos)

Le mont Athos et l’Empire byzantin, trésors de la Sainte Montagne – Petit Palais – Paris. (Clos)

Hypnos – Images et inconscients en Europe (1900-1949) – Musée de l’Hospice Comtesse – Lille.  (Clos)

Jacques Tati – Deux temps, Trois mouvements – Cinémathèque de Paris – 8 Avril au 2 Août 2009. (Clos)

William Blake – Petit Palais – 2 Avril au 28 Juin 2009 -Paris.  (Clos)

Sortilèges – Château d’Aventhon – Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon – Alex – Haute-Savoie. (Clos)

William Eggleston – Fondation Cartier – Paris.  (Clos)

Exposition Jacques Tati, la Villa Arpel – Le Cent-Quatre – Paris.  (Clos)

Fastes de Cour et Cérémonies Royales – 31 Mars au 28 Juin 2009 – Château de Versailles. (Clos)

Costumes Populaires Russes des XIX et XX siècles – Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent – Paris. (Clos)

Filippo et Filippino Lippi – La Renaissance à Prato – Musée du Luxembourg – Paris. (Clos)

T.A.G – Grand Palais – Paris. (Clos)

Ralph Samuel Grossman – Le Monde Voilé – Musée des Beaux-Arts de Rouen. (Clos)

Zadkine sur papier – Musée Zadkine – Paris.(Clos)

Chapeaux: une Anthologie – Victoria and Albert Museum – Londres. (Clos)

Permis de Croquer - Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. (Clos)

Ecritures Silencieuses – Espace Louis Vuitton – Paris. (Clos)

Jean-Baptiste Camille Corot – Musée des beaux-Arts de Reims.(Clos)

Les portes du ciel, visions du monde dans l’Égypte ancienne – Le Louvre – Paris.(Clos)

Le Siècle du Jazz – Musée du Quai Branly – 17 Mars au 28 Juin 2009 – Paris. (Clos)

 “Jo’burg et Avenue Patrice Lumumba” – Guy Tillim – Fondation Henri Cartier Bresson – Paris.(Clos)

“Richter en France” – 7 Mars au 1 Juin 2009 – Musée de Grenoble.(Clos)

Oublier Rodin? – 10 Mars au 31 Mai 2009 – Musée d’Orsay – Paris.(Clos)

Terriblement beau ~ Terriblement faux – Galerie Esther Woerdehoff – Paris.(Clos)

Londres ~ Calcutta – Galerie Camera Obscura – Paris.(Clos)

Alexandre Calder – Les Années Parisiennes 1926 ~ 1933 – Centre Georges Pompidou – Paris. (Clos)

Marc Riboud – Musée de la vie Romantique – 3 Mars au 26 Juillet 2009 – Paris.  (Clos)

Exposition Méliès – Cinémathèque Française – Paris. (Clos)

Controverses – 3 Mars au 24 Mai 2009 – BNF Richelieu – Paris.(Clos)

Valadon ~ Utrillo – 6 Mars au 15 Septembre 2009 – Pinacothèque de Paris.(Clos)

Paris capitale photographique 1920-1940 – Jeu de Paume Hôtel de Sully – 10 Février au 24 Mai 2009 – Paris.(Clos)

Fernand Léger – galerie Malingue – du 21 Février au 30 Avril 2009 – Paris. (Clos)

Une Chine peut en cacher une autre – Galerie Anne de Villepoix – Paris. (Clos)

Giorgia Fioro – Le Don 2000 – 2009 – MEP – Paris. (Clos)

Les Primitifs Italiens – 11 Mars au 21 Juin 2009 – Musée Jacquemart-André – Paris .(Clos)

François Rousseau – Du 4 Février au 5 Avril 2009 – MEP – Paris. (Clos)

Sophie Ristelhueber – Musée du Jeu de Paume – Paris.(Clos)

Saul Leiter – Dancing in the street – Musée Nicéphore-Niépce – Chalon-sur-Saône.(Clos)

Hans Erni – Fondation Pierre Gianadda – Jusqu’au 1 Mars 2009 – Martigny – Suisse.(clos)

“L’ombre, Le reflet” – Gilbert Gormezano et Pierre Minot – MEP – Paris.(Clos)

Le petit Nicolas – Hôtel de Ville – 6 Mars au 14 Juillet 2009 – Paris.  (Clos)

Andy Warhol – Maison Rouge – Du 18 Février au 3 Mai 2009 – Paris. (Clos)

American Dream – Cartes Postales 1900~1930 – MEP – Paris. (Clos)

Ray Caesar – Galerie Magda Danysz – 7 Février au 4 Mars 2009 – Paris.(clos)

Quartier Juif du Marais – Bogdan Borkowski – Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris.(Clos)

Giorgio de Chirico 1888-1978, la fabrique des rêves – Moma – Paris.(Clos)

Our Body ( A corps ouverts) – Espace 12 Madeleine – Paris.(Clos)

Les Funérailles de Monna Lisa – Yan Pei-Ming – Musée du Louvre – Paris.  (Clos)

Dvâravatî, aux sources du bouddhisme en Thaïlande – Musée Guimet – Paris.(Clos) ( Lien défectueux, veuillez m’en excuser)

Instants d’Architecture – Maison du Danemark – Paris. (Clos)

Robert Franck – Un regard étranger – Musée du Jeu de Paume – Paris. (Clos)

Les Vélins deRedouté – Jardin de Plantes – Paris. (Clos)

Voyage en couleur, Photochromie (1876-1914) – Marc Walter – Bibliothèque Forney – Paris. (Clos)

David LaChapelle – Hôtel de la Monnaie – Paris. (Clos)

Jackson Pollock et le Chamanisme – Pinacothèque de Paris. (clos)

Paris & ses expositions Universelles – 1855-1937 – Conciergerie. (Clos)

Terre Natale, Ailleurs commence ici - Fondation Cartier – Paris. (Clos)

New-York – Galerie Dima- Paris. (clos)

« 6 milliard d’autres » – Yann Arthus-Bertrand au Grand Palais. (clos)

Vers de nouveaux rivages – L’avant-garde Russe dans la collection Costakis.  (Clos)

Abildgaard – Louvre.(clos)

Sarah Moon – Galerie camera obscura. (clos)

Raoul Dufy – Musée d’Art Moderne. (clos)

Akira Kurasawa – Petit Palais. (clos)

« Le métro Parisien vu par Akemi Noguchi » – Musée Carnavalet.(clos)

Couleurs sur corps. (clos)

Jacques Prévert – Paris la belle – Mairie de Paris. (clos)

Upside down, les Arctiques – Musée du Quai-Branly. (clos)

Albert Marquet – Musée de la Marine. (clos)

Bonaparte et l’Egypte – Jusqu’au 29 Mars 2009 – Institut du Monde Arabe – Paris. (Clos)

Emil Nolde – Grand Palais. (clos)

Van Dyck – Musée Jacquemart. (clos)

L’art de Lee Miller – Jeu de Paume – Concorde. (clos)

100 ans d’industrie aérospatiale Française. (clos)

Patrick Demarchelier au Petit Palais. (clos)

Louvre – Exposition Mantegna. (clos)

Moscou – Dasha Zhukova – Centre d’Art  » The Garage ». 

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Jardins de Cristal. (clos)

Musée du Quai Branly – L’esprit mingei au Japon – De l’artisanat populaire au Design.  (clos)

Musée Cernuschi et Petit Palais – Splendeurs de courtisanes – Peintures Ukyio-é. (clos)

Jeff Koons à Versailles.  (Clos)

William Daniels – Le mauvais air… ( Clos)

Walker Evans – Photographier l’Amérique 1929- 1947. (clos)

Les nouveaux musées. 

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Napoléon – Symboles des pouvoirs sous l’Empire. (clos)

A l’air libre – Claire Xuan. (clos)

Expo-vente d’Enluminures chez Buridan. ( Clos)

Richard Avedon au Jeu de Paume. (Clos)

Construire à Lutèce. (clos)

Les soldats de l’éternité – Guerrier Xi’an.   (clos)

1931 – Les étrangers au temps de l’exposition coloniale. (clos)

Dans la ville Chinoise – Regards sur la mutation d’un empire. (Clos)

Annie Leibovitz. (clos)

Valentino – L’hommage des Arts-Décoratifs.  (clos)

Saul Steinberg – Illuminations. (Clos)

Caricature du fumeur du XVIIème siècle à nos jours. (Clos)

Les contes d’Hoffmann.  (Clos)

La chasse aux trésors de Paris. (Clos)

Parc Floral – Paris Jazz Festival. (Clos)

Promenons-nous dans le bois… (Clos)

La Chine à marche forcée – L’oeil de Samuel Bollendorff.  (Clos)

Les Parisiennes de Kiraz. (Clos)

Les années Grace Kelly – Princesse de Monaco. (Clos)

Hôtel de ville de Paris – Jardin éphémère! (Clos)

Hokusai – L’affolé de son art. (Clos)

Kimonos à Bagatelle. (Clos)

2cv – Nostalgie, nostalgie. (Clos)

Pierre Mignard. (Clos)

Musée d’Orsay - L’image révélée. (Clos)

Jean-Michel Berts, un photographe d’exception.(Clos)

Napoléon, enfin toute la vérité….

Napoléon, enfin toute la vérité.... dans chronique satirique sacre_napoleon

 

 

 

                     Mais qui était-t’il vraiment? C’est après des mois de profondes, intenses et très sérieuses recherches que je suis heureux de vous faire part du véritable visage ( au sens figuré pour les crétins car cela ne manque pas!!!) de Napoléon!

                     Notre brave Napoléon plus exactement Bonaparte à l’époque naquit un 15 Août 1769 à Ajaccio dans l’île de beauté qui ne produit pas( la preuve en est!) que de beaux spécimens!!!! Son enfance en Corse fut ennuyeuse. Issu d’un famille Noble mais peu fortunée, Napoléon ne pouvait comme ses camarades aller au cinéma ni même se payer une paire d’Adidas. C’est donc en sandale et culotte courte que le petit Bonaparte traîne ses savates, s’amusant en tirant sur la queue des baudets ou arrachant celles des lézards. Comme il était aussi petit par l’âge que par la taille, ses camarades s’évertuaient à le taper en lui disant « Bona, Bona, Bonaparte, Bon à partir » ( c’est de là que germa l’idée chez le petit garçon aigri d’émigrer sur le vaste continent). Le bambin chaque soir rentrait la culotte déchirée, l’oeil de plus en plus trouble. Sa mère en avait assez d’user ses machines à coudre  »Singer »  et le père décida alors de rassembler ses maigres économies et d’envoyer par le premier ferry, sa progéniture au collège d’Autun, réputé à l’époque pour l’excellence de son éducation! Ce qui fut dit fut fait et en compagnie de son seul ami Joseph, le petit Bonaparte intégra le prestigieux établissement le 1er Janvier 1779.

                      Mais du haut de ses dix ans et malgré ses bonnes résolutions il devint vite l’objet de taquineries de ses jeunes camarades. Joseph ne paraissait guère s’en émouvoir, mais le petit Napoléon, les nerfs frémissants, les déconcertait par son impétuosité ; on ne tarda guère à le laisser tranquille. Il faut dire qu’il en avait marre de se faire frapper et qu’à force de recevoir des coups il s’était mis consciencieusement à regarder à la télévision la série des « Rocky » et des « Bruce Lee ». Il était désormais fin prêt!  Le petit qui ne parlait que son patois Corse prit Français en seconde langue et mit trois mois pour en assimiler l’essentiel.

                     Néanmoins malgré sa nouvelle assurance, les risées des autres écoliers perduraient. On transféra donc en secret les petits Corses à L’école militaire de Brienne le 15 Mai de la même année. Son accent corse, sa façon d’estropier les mots français, mettait la classe en gaîté. A l’appel de son nom, ayant prononcé à l’ajaccienne, Nabulioné de Bonaparte, on l’affubla du sobriquet de Paille-au-nez. De nouveau il fut la risée de ses congénères et fatigué de frapper ceux qui l’outrageaient, le petit Bonaparte préféra rester en retrait avec sa console de jeux!

                     Cependant ce petit garçon taciturne, ombrageux, faisait de rapides progrès. Il fit ensuite son entrée à l’école militaire de Paris le 30 octobre 1784. Volontaire le jeune homme qu’il était devenu monta en grade rapidement jusqu’à devenir Général de Brigade. Il put alors enfin ses payer des talonnettes comme Claude François et alla draguer l’élégante dans les boîtes à la mode, le tout en uniforme.( On n’a beau dire ce que l’on veut mais ça en jette!!!!) Sa première relation sexuelle le libéra subitement! Mais à force de défleurer les belles à gauche et à droite sans compter sa peine il décida pour faire plaisir à sa mère ( son père Charles Bonaparte était mort pendant son passage à Brienne) de se marier et lors d’une virée entre potes en Italie, il fit la rencontre de Joséphine!

Le Général Bonaparte et son épouse Joséphine en 1796

                        Il lui fit la tournée « des Ducs », l’embobina comme jamais et hop épousa le mercredi 9 mars 1796 la belle Martiniquaise ( Eh oui ignares!!! La petite est née dans les « îles du vent »). Revigoré il partait chaque matin au boulot en chantonnant « Quelle beau harnais cette Joséphine » ( vieille chanson paillarde corse) et allègrement massacrait ses ennemis pour le soir venu rejoindre sa douce mie. Il travaillait tellement qu’il décima les armées Piémontaises, Autrichiennes, Allemandes et Néerlandaises en une année seulement. Ses responsables fiers de lui, le promurent et pour le remercier de tant d’assiduité lui offrirent par « Corsair » un voyage en Egypte! Mais à peine la vieux Caire visité et quelques photos prises Bonaparte s’emmerda vite. Loin de son épouse il décida de batifoler un peu dans les bordels du Caire mais pour une obscure raison il se battit avec un égyptien ce qui le mit en rage et il massacra ces derniers en représailles puis envahit le pays pour tarir sa soif de vengeance! C’est un Corse pas méchant dans le fond mais très rancunier….trop!!! Mais que voulez-vous que je vous dise!!!!

                      Le temps passa et encore une fois notre « hyperactif » se mit vite à tourner en rond. Il reprit alors le premier vol pour la France. Le bruit de sa hardiesse s’était propagé et Napoléon, ambitieux en profita pour fomenter une OPA ( Offre publique de Rachat) sauvage qu’il remporta brillamment le 9 Novembre 1799. Eh oui! la fameuse journée du 18 Brumaire!

                       Il se fit alors nommer 1er Consul pour 10 ans ( L’équivalent de PDG aujourd’hui). De joie il remit une bonne raclée aux Italiens, Allemands, Autrichiens et Anglais puis décida les coudées franche de faire prospérer son entreprise comme tout bon patron.

                       Il mit un terme aux réactions des partis, pacifia la Vendée, rappela les émigrés, rouvrit les églises, conclut avec le pape un nouveau concordat, réorganisa tous les services, créa l’ordre de la Légion d’honneur, institua la banque de France, rouvrit le grand-livre de la dette publique, enfin fit rédiger le Code civil ( = Code Napoléon) et rétablit l’esclavage dans les Antilles. Dans le même temps il déjouait les complots de tous genres formés contre lui, échappait à l’explosion de la Machine infernale et profitait même de ces attentats pour augmenter son pouvoir. Le Sénat, qui déjà l’avait nommé consul à vie en 1802, le proclama empereur en 1804; il fut sacré en cette qualité, sous le nom de Napoléon, par le pape Pie Vll.

                       Sa société prit alors le statut de « multinationale » mais fut un temps malmenée de toute part pour enfin avoir la main mise sur ses concurrents et à l’image de notre bon président Poutine, il plaça toute sa « smala » aux postes stratégiques. Il pacifia alors toute le continent Européen sous une main de fer similaire à celle de Tito mais en plus grand! Si ce n’est quelques obscurs mangeurs de chorizos ibériques qui décidèrent de se révolter et lui infligèrent avec les mangeurs de Morue voisins de cuisantes défaites. A peine remis de ces petits tracas et vexé par une mauvaise blague de son pote le Tsar Alexandre de toutes les Russies ( Au même titre que le masque de Fer cette « vanne » restera un mystère absolu mais une piste laisse à penser qu’elle pourrait avoir attrait à « ses attributs »!), il décide d’envahir le pays.

                    Ce projet « instinctif » fruit de la colère tombe à la mauvaise époque et malgré la « prise » de Moscou en Septembre 1812 ( volontairement et stratégiquement sacrifiée), Napoléon à tout juste le temps de s’envoyer quelques « shots » de vodka et deux, trois cuillerées de caviar Béluga que les roublards Moscovites profitant d’une bonne cuite incendient la belle! 

                    Adieu, doux breuvages et fins esturgeons! En plus le satané et rude hiver Sibérien débarque à grand pas. Napoléon surprit devant tant de frilosité et ayant oublié de prendre de chauds effets, ni même de vodka pour le réchauffer décide à partir du 17 Octobre de battre en retraite! Malheureusement beaucoup de ses soldats encore sous l’effet du breuvage translucide dérapent sur un pont de fortune et tombent pour finir noyés dans les eaux glacées de la Bérézina!

1812berez dans chronique satirique

                    Pendant ce temps-là, comme le « chat » n’était pas encore rentré, les souris en profitèrent joyeusement pour danser et surtout tramer contre l’Empereur et par un jeu mesquin d’alliances envahirent nos douces plaines dans l’épisode de la « Bataille des Nations ». Durant cette sanglante « Campagne de France » Napoléon eut beau remporter quelques belles victoires locales, il devint vite clair que la bataille au niveau national semblait désormais perdue! Le coeur dans l’âme il abdiqua à Fontainebleau le 11 Avril 1814 alors que ses ennemis, les Bourbons, n’avaient pas attendu plus tard que le 31 Mars pour se déclarer vainqueurs grâce à de judicieux et pertinents sondages de la SOFRES.

                    Fatigué par tant de luttes, n’ayant pas pris de vacances depuis des années il décida alors de partir visiter avec de bons amis l’île d’Elbe. Il n’y resta que jusqu’au 1 Mars 1815 car vite las de faire bronzette et voyant aux infos régulièrement que la restauration des Bourbons cumulaient les erreurs il décida de revenir reposé et ragaillardi en France en business classe oblige! ( Merci à l’équipage d’Air France)

                   Après un rapide passage au Casino de Cannes avec nuit au Martinez il regagna Paris par le premier Tgv du matin ( Pratique et rapide). A peine débarqué ses anciens ennemis lui firent la fête et le bon Empereur récupéra sans coup férir son trône. Plein de vivacité et engourdi par des journées de siestes et de bronzettes il décida de remettre une petite raclée aux Autrichiens histoire de se dérouiller mais encore en période de rodage il se prit une magistrale tannée par les Anglais à Waterloo le 18 Juin 1815 par ce crétin de Wellington plus grand que lui…..pas juste la vie!!! Vexé alors il revint à Paris et s’enferma dans son bureau ( d’ou vient le nom de boudoir) de l’Elysée-Bourbon où il se mit à bouder jusqu’au 22 Juin 1816. Fatigué de ne rien faire il abdiqua en faveur de son fils Napoléon II. La petite virée n’avait du coup duré que 100 jours!

                    Ayant entre-temps sympathisé avec un copain Anglais sur Internet, il décida de s’embarquer à Rochefort pour s’offrir un croisière et rejoindre son pote sur son île privée de Sainte-Hélène. C’est en compagnie de ses meilleurs amis; Bertrand, Las-cases, Gourgaud et Montholon, bref sa bande de joyeux lurons, qu’il débarque sur « l’île fantastique » où son ami Sir Hudson Lowe lui a réservé une résidence pour lui seul, le domaine de Longwood. Séduit par le calme et la sérénité du lieu, notre Empereur en profite au même titre que ce bon Général de Gaulle pour y écrire ses « mémoires de campagne ». 5 ans plus tard fatigué d’avoir couché tant de pages, il meurt d’épuisement le 5 Mai 1821 dans sa 52 ième année. On l’enterre sur place. Ce n’est qu’en 1840 que l’on rapatrie ses restes désormais exposés sous le dôme des Invalides à Paris. 

Bien à vous et Vive l’empereur!!!!!! non pardon…oups!…. vive les Bourbons! 

 

Le Vicomte de Saint-Sulpice

 

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