Kawase Hasui

Kawase Hasui dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc... Hasui%20Tenno%20Temple%20in%20Osaka

Tenno Temple, Osaka – 1927 – Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Zojo Temple, Shiba – 1925 – Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 The Great Buddha, Kamakura - été 1930 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Kozu Osaka - 1924 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Dusk at Itako - Juin 1932 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Snow at Inokashira - 1928 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Moon at Magome - 1945 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Evening Snow, Edo River - 1932 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Clearing after a Snowfall, Yoshida - 1944 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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 Miyajima Shrine in Snow - 1935 - Crédit Estampe: © Kawase Hasui~F&R, Fine Arts, Inc

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Biographie de Kawase Hasui

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Kawase Hasui (1883-1957) est un peintre et illustrateur japonais travaillant dans la technique de l’estampe, célèbre surtout pour ses paysages. C’est un des artistes les plus prolifiques et talentueux du mouvement « Shin-Hanga » ou renouveau pictural. Ce mouvement est né sous l’égide de l’imprimeur Watanabe Shozaburo à Tokyo dans les années 1920 qui a édité près de 600 œuvres de Hasui. Une partie a été détruite dans le tremblement de terre de Tokyo en 1923.

Hasui voyageait souvent à travers tout le Japon et remplissait des carnets avec ses dessins et aquarelles, qui servaient de base aux futures estampes. Ces dessins étaient sculptés dans du bois avec un bloc différent par couleur. Ceux-ci étaient ensuite passés à l’imprimeur qui appliquait le papier de façon à avoir une mise en place parfaite des couleurs.

Hasui a peint tous les aspects des quatre saisons, du paysage nocturne sous une lune sombre jusqu’aux paysages d’été ensoleillés. Dans beaucoup d’estampes, le contraste est fort entre les ombres et la lumière et sa palette va des bleus austères aux gris glacés des paysages d’hiver, et aux scènes d’été brillamment colorées avec les rouges des temples. Il nous donne un large éventail des paysages japonais, campagnes et montagnes, rivières et lacs ainsi qu’une représentation de la ville avec les canaux, ponts, entrepôts et sanctuaires.

Hasui n’incorpore que peu la figure humaine. La plupart de ses estampes sont des paysages sans personnage, et celles qui en ont sont plus des silhouettes en nombre réduit. Ses personnages sont le plus souvent vus de derrière et sont placés au bord de l’image ou en arrière-plan. Leur isolement ajoute un sentiment de tristesse ou de mélancolie qui est typique de son style.

Il est frappant de constater des analogies étroites entre l’œuvre de Hasui et celle de Henri Rivière (1864-1951), aquarelliste, lithographe et « estampiste » français, dont l’œuvre féconde a été largement inspirée par l’influence japoniste du dernier tiers du XIXe siècle. Henri Rivière a été le premier Européen à remettre au goût du jour la technique des bois gravés (bois qu’il imprimait sur du papier Japon du XVIIIe siècle à la manière de Hiroshige et de Hokusai), technique alors fameuse au Japon. Comme Hasui, Henri Rivière dépeint des paysages peu humanisés et dépouillés, ainsi que des scènes de la vie de tous les jours. Le trait de Hasui ressemble étrangement à la « ligne claire » de Henri Rivière et des estampistes japonais comme Hasui, dont les artistes comme Edgar P.Jacobs (Blake et Mortimer) et Hergé (Tintin) se sont probablement eux-mêmes inspirés.

L’estampe d’Hasui la plus célèbre est le temple Zozo-ji à Shiba sous la neige. Elle représente le temple pendant une tempête de neige. C’est dans ce temple que sont situées les tombes des Shoguns Tokugawa. La première impression date de 1925 et elle a été réimprimée de nombreuses fois (plus de 3000) en utilisant les blocs d’impression d’origine. Celle représentée ici date des années 1930, reconnaissable au sceau Watanabe utilisé pendant ces années et situé dans la marge droite et qui se lit : « Copyright Watanabe Shozaburo. Reproduction interdite sans permission préalable » (« Hanken shoyû fukyo mosha Watanabe Shôzaburô »). Dans la marge gauche, se trouve le titre « Temple Zozo-ji, Shiba » (« Shiba Zozoji ») et la date « fait dans la quatorzième année de l’ère Taisho (1925) (« Taishô jûyo nen saku »).

En 1953, le gouvernement japonais lui a conféré le titre de « Trésor national ». Le trio artiste-sculpteur-imprimeur réuni par l’éditeur Watanabe a vu son estampe la plus célèbre : Neige au temple Zozo-ji désignée Trésor Culturel.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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A lire:

 

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 » Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté… mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo.  » À cette définition du terme ukiyo, par l’écrivain Asai Ryôi (1612-1691), il a suffi d’ajouter le mot image,  » e  » en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l’espace et du modelé, celui de l’estampe japonaise. C’est cet art apparu durant l’époque d’Edo (1603.1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la Bibliothèque nationale de France. Issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s’est développée autour de la ville d’Edo, capitale shogunale et ancienne Tôkyô, les estampes des XVIIIe et XIXe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l’écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage… Au fil de ces thèmes les Œuvres des grands maîtres, de Harunobu à Hiroshige, en passant par Utamaro et Hokusai, sont ici reproduites et commentées. Leur modernisme, l’audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent À travers leur style d’un raffinement extrême, c’est la vision hédoniste d’une société qui s’exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu’à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou  » images de printemps « .

- Estampes Japonaises, Images d’un monde éphémère par Gisèle Lambert & Jocelyn Bouquillard aux éditions Bibliothèque Nationale de France – 279 pages – 19€

 

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La cloche du soir à Dôjôji, la vague au large de Tanagawa, pruniers dans la nuit sans lune, promenade parmi les iris, pêcheuses d’abalones, prélude au désir, la belle Kisegawa chez Matsubaya…, l’art de l’ukiyo-e – image du  » monde flottant  » – qui s’épanouit dans le Japon des XVIIIe et XIXe siècles, reflète le style de vie et la culture de la nouvelle bourgeoisie aisée des cités urbaines, à l’ère d’Edo (Tokyo), la capitale shogunale. Théâtre kabuki et acteurs, maisons vertes et courtisanes, maisons de thé et hôtesses, érotisme, paysages, faune, flore et natures mortes inspirent les artistes et les poètes. Les premières estampes monochromes apparaissent dès la fin du XVIIe siècle et cet art connaît son apogée au XVIIIe siècle avec les estampes polychromes ou  » images de brocart  » aux couleurs subtiles, aux fonds micacés, moirés, animés de poudre d’or et d’argent, aux formats audacieux. Une esthétique du plaisir qui engendre un art d’un raffinement extrême, que l’on découvre ici à travers une centaine d’œuvres des plus grands maîtres parmi lesquels Harunobu, Hiroshige, Hokusai, Sharaku, Toyokuni, Utamaro…

- Estampes Japonaises, Mémoires et merveilles de la Bibliothèque nationale de France par Gisèle Lambert aux éditions Bibliothèque Nationale de France - 175 pages – 18

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Ce livre est consacré à l’histoire de l’ukiyo-e: sa naissance, son évolution et ses chefs-d’œuvre. Les « images du Monde flottant » (ukiyo-e) sont l’expression esthétique d’une civilisation. L’imaginaire des estampes japonaises décrit avec raffinement et sincérité l’émergence d’une culture urbaine, essentiellement celle de la capitale, Edo – l’actuelle Tokyo -, dont les habitants recouraient aux plaisirs mondains afin d’échapper à la tristesse de la vie quotidienne. Après les artistes des premiers temps de l’ukiyo (Iwasa, Moronubul Andô…), cet ouvrage s’attache à étudier les œuvres d’Utamaro, Hokusai et Hiroshige. Ils sont en effet les artistes majeurs de ce genre graphique qui a marqué l’histoire de l’art du Japon du XVIIe au XIXe siècle.

- Ukiyo-e ou l’estampe japonaise par Francesco Morena aux éditions Citadelles et Mazenod – 239 pages - 52€

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La paix qui régna au japon à l’époque d’Edo engendra de profondes transformations économiques, sociales et culturelles. L’éducation prit une place primordiale, de même que le jeu, dans le développement harmonieux des enfants. Une nouvelle culture vit alors le jour, d’une diversité sans égale sur le plan littéraire et artistique. L’estampe japonaise qui naquit à cette époque et atteignit, dans les décennies qui suivirent, une virtuosité technique inégalée en dehors de l’archipel, retrace fort bien la vie quotidienne des enfants, de la naissance à l’âge adulte. Ludique, pédagogique, toujours attrayante, elle ne cessa d’enchanter le peuple d’Edo avant de conquérir l’Occident. Miroir de la vie quotidienne, elle enchanta petits et grands. Cet art de vivre aujourd’hui révolu, où les enfants occupaient pour la première fois une place de choix, revit sous nos yeux grâce aux estampes kodomo-e, terme désignant l’ensemble des images consacrées et destinées aux enfants. On y trouve aussi bien des représentations de mères avec leur progéniture que des enfants en train de jouer, de se disputer, d’étudier. Plus encore, l’une des étonnantes particularités de ce livre est de présenter des estampes destinées à servir de jouets sous forme de maquettes, de découpages, de jeux de société, etc. Autant d’occasions, pour le lecteur, quel que soit son âge, de faire revivre ces images du passé en jouant avec elles. Par là, c’est à un véritable bouleversement de nos habitudes de lecture que nous invite Brigitte Koyama-Richard, qui transforme le livre en objet ludique.

- Kodomo-e, l’estampe japonaise et l’univers des enfants par Brigitte Koyama-Richard aux éditions Hermann – 115 pages – 25€

Takahashi Hiroaki Shotei

 Takahashi Hiroaki Shotei dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc... Shotei%20Hiroaki%20%20Snow%20Asakusa

  Snow at Asakusa- 1936 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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Mount Fuji from Mizukubo, Evening Scene – Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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  Fireworks, Shubin-Omatsu – 1936 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Sacred Bridge, Nikko – 1936 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Night Shower at Izumi Bridge- 1932 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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Nishonmatsu – 1920~21- Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Plum Blossom in Snow – 1936- Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Saru Bridge in Snow- 6 Décembre 1931- Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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Snow at Ayase River – 1915 – Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

 

 

 

 

Biographie de Takahashi Hiroaki Shotei

 

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Le destin de Takahashi Hiroaki Shotei est de plus tragique. Quand il avait 52 ans, après le grand tremblement de terre Kanto en 1923, le feu a détruit toutes les 500 estampes qu’il avait créées. A l’âge de 74 ans, à l’aube du 6 Août 1945, il rendit visite à sa fille à Hiroshima. Personne ne le revit. Takahashi Hiroaki Shotei est né à Tokyo le 2 Janvier 1871 sous le nom de Takahashi Katsutaro. Il a été formé dans le Nihonga – la peinture japonaise traditionnelle – par son oncle Matsumoto Fuko. Selon la tradition, Fuko lui a donné son nom d’Artiste « Shotei » une variante de son nom de famille propre « Matsumoto ». Le premier caractère japonais de leurs noms est prononcé « Sho » ou « Matsu ». À l’âge de 16 ans, il est allé travailler au Département Impérial des Affaires étrangères, où son travail était de copier les originaux de médailles étrangères, de vêtements et d’autres objets cérémoniaux. En 1889, avec Terazaki Kogyo, il a fondé la Société de Peinture de la Jeunesse du Japon (Nihon Seinen Kaiga Kyokai). Pendant ses premières années, il a produit et a exposé des peintures originales et a aussi travaillé comme illustrateur de manuels scientifiques, des magazines et des journaux. 
En 1892, il a conçu des copies de woodblock pour un magazine publié par Okura Shoten. En 1896, il a conçu des lithographies pour l’éditeur Hokunkai. Pendant ce temps, il a été fortement exposé à la concurrence. Plus tard, il a travaillé pour l’éditeur Maeba Shoten (aussi connu comme Maehane Shoten) où il a fait le dessin au trait et coloré des séparations pour les reproductions de copies d’Ukiyo-e. En 1907, il a été recruté comme premier artiste à Watanabe Shozaburo. Il a produit beaucoup d’estampes dans le style des paysages d’Edo-ère. En 1921, il a commencé à utiliser le gô « Hiroaki », cependant, beaucoup de ses nouvelles copies ont continué à afficher le cachet de « Shôtei » pendant les années 1930. Jusqu’au grand tremblement de terre Kanto, en septembre 1923, il a produit bien 500 Estampes pour Watanabe. Malheureusement, l’opération de publication entière de Watanabe a été détruite dans l’incendie qui à suivi à la suite du tremblement de terre. Après le désastre, il a produit encore 250 copies pour Watanabe dont certaines étaient les reproductions d’anciennes estampes perdues dans l’incendie. Dans les années 1930, en travaillant toujours pour Watanabe, il a aussi conçu un oban des copies pour l’éditeur Fusui Gabo. Il semble qu’il avait une grande liberté artistique en travaillant pour Fusui et cela lui a permis d’explorer les secteurs qui lui avaient été interdits sous Watanabe. Chez Fusui, il a aussi travaillé comme rédacteur pour leurs reproductions Ukiyo-e. De plus, dans les années 1930, il a produit presque 200 estampes pour l’éditeur Shôbidô Tanaka. La date et les causes de son décés sont l’objet de discordes. Laurance P. Robert un Dictionnaire d’Artistes japonais indique sa mort en 1944. Le catalogue de Watanabe 1951 dit qu’il est mort en avril 1945, à Hiroshima. Toujours une autre source suggère qu’il soit mort le 6 août 1945, victime de l’attaque nucléaire sur Hiroshima, où il visitait avec sa fille. Selon les dires de ses descendants, il est mort le 11 février 1945 d’une pneumonie. 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice 

 

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 » Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté… mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo.  » À cette définition du terme ukiyo, par l’écrivain Asai Ryôi (1612-1691), il a suffi d’ajouter le mot image,  » e  » en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l’espace et du modelé, celui de l’estampe japonaise. C’est cet art apparu durant l’époque d’Edo (1603.1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la Bibliothèque nationale de France. Issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s’est développée autour de la ville d’Edo, capitale shogunale et ancienne Tôkyô, les estampes des XVIIIe et XIXe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l’écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage… Au fil de ces thèmes les Œuvres des grands maîtres, de Harunobu à Hiroshige, en passant par Utamaro et Hokusai, sont ici reproduites et commentées. Leur modernisme, l’audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent À travers leur style d’un raffinement extrême, c’est la vision hédoniste d’une société qui s’exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu’à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou  » images de printemps « .

- Estampes Japonaises, Images d’un monde éphémère par Gisèle Lambert & Jocelyn Bouquillard aux éditions Bibliothèque Nationale de France – 279 pages – 19€

 

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La cloche du soir à Dôjôji, la vague au large de Tanagawa, pruniers dans la nuit sans lune, promenade parmi les iris, pêcheuses d’abalones, prélude au désir, la belle Kisegawa chez Matsubaya…, l’art de l’ukiyo-e – image du  » monde flottant  » – qui s’épanouit dans le Japon des XVIIIe et XIXe siècles, reflète le style de vie et la culture de la nouvelle bourgeoisie aisée des cités urbaines, à l’ère d’Edo (Tokyo), la capitale shogunale. Théâtre kabuki et acteurs, maisons vertes et courtisanes, maisons de thé et hôtesses, érotisme, paysages, faune, flore et natures mortes inspirent les artistes et les poètes. Les premières estampes monochromes apparaissent dès la fin du XVIIe siècle et cet art connaît son apogée au XVIIIe siècle avec les estampes polychromes ou  » images de brocart  » aux couleurs subtiles, aux fonds micacés, moirés, animés de poudre d’or et d’argent, aux formats audacieux. Une esthétique du plaisir qui engendre un art d’un raffinement extrême, que l’on découvre ici à travers une centaine d’œuvres des plus grands maîtres parmi lesquels Harunobu, Hiroshige, Hokusai, Sharaku, Toyokuni, Utamaro…

- Estampes Japonaises, Mémoires et merveilles de la Bibliothèque nationale de France par Gisèle Lambert aux éditions Bibliothèque Nationale de France - 175 pages – 18

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Ce livre est consacré à l’histoire de l’ukiyo-e: sa naissance, son évolution et ses chefs-d’œuvre. Les « images du Monde flottant » (ukiyo-e) sont l’expression esthétique d’une civilisation. L’imaginaire des estampes japonaises décrit avec raffinement et sincérité l’émergence d’une culture urbaine, essentiellement celle de la capitale, Edo – l’actuelle Tokyo -, dont les habitants recouraient aux plaisirs mondains afin d’échapper à la tristesse de la vie quotidienne. Après les artistes des premiers temps de l’ukiyo (Iwasa, Moronubul Andô…), cet ouvrage s’attache à étudier les œuvres d’Utamaro, Hokusai et Hiroshige. Ils sont en effet les artistes majeurs de ce genre graphique qui a marqué l’histoire de l’art du Japon du XVIIe au XIXe siècle.

- Ukiyo-e ou l’estampe japonaise par Francesco Morena aux éditions Citadelles et Mazenod – 239 pages - 52€

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La paix qui régna au japon à l’époque d’Edo engendra de profondes transformations économiques, sociales et culturelles. L’éducation prit une place primordiale, de même que le jeu, dans le développement harmonieux des enfants. Une nouvelle culture vit alors le jour, d’une diversité sans égale sur le plan littéraire et artistique. L’estampe japonaise qui naquit à cette époque et atteignit, dans les décennies qui suivirent, une virtuosité technique inégalée en dehors de l’archipel, retrace fort bien la vie quotidienne des enfants, de la naissance à l’âge adulte. Ludique, pédagogique, toujours attrayante, elle ne cessa d’enchanter le peuple d’Edo avant de conquérir l’Occident. Miroir de la vie quotidienne, elle enchanta petits et grands. Cet art de vivre aujourd’hui révolu, où les enfants occupaient pour la première fois une place de choix, revit sous nos yeux grâce aux estampes kodomo-e, terme désignant l’ensemble des images consacrées et destinées aux enfants. On y trouve aussi bien des représentations de mères avec leur progéniture que des enfants en train de jouer, de se disputer, d’étudier. Plus encore, l’une des étonnantes particularités de ce livre est de présenter des estampes destinées à servir de jouets sous forme de maquettes, de découpages, de jeux de société, etc. Autant d’occasions, pour le lecteur, quel que soit son âge, de faire revivre ces images du passé en jouant avec elles. Par là, c’est à un véritable bouleversement de nos habitudes de lecture que nous invite Brigitte Koyama-Richard, qui transforme le livre en objet ludique.

- Kodomo-e, l’estampe japonaise et l’univers des enfants par Brigitte Koyama-Richard aux éditions Hermann – 115 pages – 25€

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010

 Michael Kenna, Rétrospective - BNF - Paris - 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS preview_gd2_kenna

 

Grand voyageur, Michael Kenna est né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du Lancashire. A l’écart des modes, il bâtit, depuis plus de trente ans, un corpus consacré à la représentation du paysage. Du paysage romantique de ses débuts aux épures graphiques de ses récentes séries, il explore un paysage enclos dans la délicatesse du petit format, un paysage désert.

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Tilted Poles ~ Poteaux inclinés Rhyl, Clwyd, Wales – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Ses paysages invitent à une relation intime avec l’image. Ils sont, comme ceux d’Atget, dépourvus de toute présence humaine. L’homme ne s’y inscrit qu’ »en creux », d’une manière allusive, par les traces que son activité imprime sur le monde. Sous l’objectif du photographe, les lignes géométriques des jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe rappellent que le paysage ne se confond pas avec la nature, mais qu’il est avant tout le fruit d’une construction culturelle que la photographie bouscule avec humour.

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 Wilshire Park Tree ~ Arbre, Wilshire Park Portland, Oregon, U.S.A – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La rhétorique du clair et du sombre, savante et raffinée, qui gouverne cette œuvre, révèle une vision du monde étrange et personnelle. Kenna a toujours privilégié le noir et blanc. Épaisseur nocturne ponctuée de rares éclairages, brumes, fumées des usines, caractérisent les œuvres de jeunesse d’où émane un romantisme sombre lié à l’ère industrielle.

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Night Walk ~ Promenade nocturne Richmond, Surrey, England – 1983  - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le « pays noir » issu du XIXe siècle industriel, au ciel charbonneux, parcouru de voies ferrées, surplombé de hauts fourneaux, les structures massives des centrales électriques, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise.

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The Rouge, Study 100 ~ The Rouge, étude 100 Dearborn, Michigan, U.S.A – 1995 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, qui a passé sa jeunesse dans une ville vouée à l’industrie chimique, saisit l’univers de la classe ouvrière au moment du déclin de l’industrie. Il explore la ville sombre immortalisée par les récits de Jack London, ses vastes bâtiments utilisant la brique, le verre et la fonte et ses fabriques désaffectées en voie de démolition.

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Mill Demolition ~ Fabrique en cours de démolition – Huddersfield, Yorkshire, England – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La série The Rouge est consacrée à l’usine automobile Ford de Dearborn (Michigan), un univers fermé sur lui-même, fonctionnant à plein régime 24h/24. Ce site fut l’un des plus importants du début du XXe siècle, tant par ses dimensions que par ses techniques de production.

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The Rouge, Study 17 ~ The Rouge, étude 17 – Dearborn, Michigan, U.S.A – 1993 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna fait appel aux prises de vues nocturnes et poses longues qui « gomment » la présence humaine. L’activité incessante de l’usine reste perceptible grâce à la construction serrée de l’image, la mise en valeur de détails ou de larges perspectives.

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Ratcliffe Power Station, Study 31 ~ Centrale électrique de Ratcliffe, étude 31 – Nottinghamshire, England – 1987 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 La série consacrée à la centrale électrique de Ratcliffe met l’accent sur les tours de refroidissement monumentales, leur qualité sculpturale et le rythme de leur agencement tout en laissant planer un doute sur leur menace potentielle. Dans sa série sur la fabrique de dentelles de Calais, Kenna s’attache, fait rare, aux intérieurs en se concentrant sur les instruments et les détails des machines outils qu’il perçoit comme des sculptures et des natures mortes.

Enclin à rechercher la quiétude des campagnes et des îles, Kenna ne dédaigne aucunement la ville moderne.
Il a consacré de nombreuses photographies aux mégapoles des États-Unis, d’Amérique du sud ou aux cités proliférantes de pays en pleine croissance, en Chine ou dans les Emirats.

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 Chrysler Building, Study 2 ~ Chrysler Building, étude 2 – New York, U.S.A – 2006- Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le tissu urbain des grandes mégapoles, leur architecture ascensionnelle à la plastique surprenante et futuriste, leur débauche d’éclairage électrique offrent d’infinies possibilités de recherche graphique.

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 Empire State Building, Study 4 ~ Empire State Building, étude 4 – New York, U.S.A – 2007 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Les photographies de New York, Rio de Janeiro ou Shanghai s’appuient sur une ligne imaginaire : l’horizon n’appartient ni au ciel ni à la terre, mais est ici brutalement matérialisé. Le ciel butte contre la barre crénelée des architectures et des gratte-ciels.

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Manhattan Skyline, Study 1 ~ L’Horizon de Manhattan, étude 1 – New York, U.S.A – 2006 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna accorde un grand intérêt à la présence des ponts, aux jeux de reflets avec les fleuves qu’ils surplombent. Ce thème revient à maintes reprises, le pont étant perçu comme axe de la ville et symbole de la valeur unifiante de l’occupation humaine.

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Golden Gate Bridge, Study 5 / Golden Gate Bridge, étude 5 – San Francisco, California, U.S.A – 1989 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Le génie des lieux: Dans le travail de Kenna, la mémoire est un thème sous-jacent, celle du temps, des atmosphères. Aussi hante-t-il des lieux où atmosphère, forme et substance des éléments, éclat ou fluidité de la lumière entrent en résonance avec le récit du passé et la puissance du sacré.

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 One Hundred and Four Birds ~ Cent quatre oiseaux – Prague, Czechoslovakia – 1992 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Kenna restitue la valeur sacrée originelle du Mont-Saint-Michel, des pyramides de Gizeh ou de l’Île de Pâques. Les rivages et les îles inspirent à ce contemplatif solitaire des marines où le pittoresque s’efface devant la puissance des éléments naturels… La mer, les rivages de tous continents, jouent un rôle de premier plan dans l’œuvre de Kenna. Cet éloge du ciel et de l’eau trouve ses éléments fondateurs dans la tradition esthétique anglaise : études de ciel de Constable, mers et naufrages de Turner, théorie du paysage de Ruskin. Kenna photographie digues, rivages, îles, rochers, et bords de mer de tous les continents. Sous l’objectif du photographe se dévoile la puissance universelle de la nature et des éléments : les mouvements des astres surplombent la surface calme ou tourmentée de l’océan, la force du vent pousse les nuages ou déchaîne les vagues.

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 Red Morning ~ Matin rouge – Hanga Nui, Easter Island, Chile – 2001 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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L’approche de Kenna rend perceptible ce qui demeure de la puissance originelle du cosmos avant qu’il n’ait été domestiqué par l’homme.

Regards sur les jardins: Le paysage est une construction culturelle, une découpe dans la continuité du visible et la création sépare les notions de paysage et de nature. Le paysage est autant le fruit du projet de son concepteur que du spectateur.

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 Homage to Atget ~ Hommage à Atget - Parc de Sceaux, France – 1988 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le surplus de trouble, l’étrange impression de décalage qu’engendrent les photographies de Kenna naîssent du même vide de représentation humaine qui caractérise l’univers d’Atget. Pour le jardinier, comme pour le photographe, le paysage est une construction dont la nature est le matériau brut. La tâche du jardinier consiste à ordonner, agencer, rendre lisible le chaos végétal et minéral, à en faire un objet de délectation. Les jardins « formels » classiques de France, de Russie (Tsarskoie Selo) ou d’Angleterre (Bowood) sont perçus comme des milieux apprivoisés, géométriquement élaborés, émanations d’une volonté humaine.

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 Allée d’Honneur ~ Allée d’honneur Courances, France – 1995 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, avec son humour coutumier, joue des symétries impeccables, des sculptures végétales. La taille impeccable des végétaux prend un aspect hirsute, les labyrinthes n’ont plus d’issues. Le romantisme nervalien s’accorde au non-sens de Lewis Carroll.

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  Above the Abreuvoir ~ Au-dessus de l’abreuvoir Marly, France – 1996 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le désert de Retz, permet au photographe d’aborder le thème des fausses ruines, motif de prédilection des jardiniers du XVIIIe siècle. Il réalise sur ce sujet une de ses séries les plus mélancoliques.

Voyages en Asie: Ses œuvres les plus récentes, fruits de ses voyages au Japon, en Corée, en Chine, tendent à la stylisation et à l’épure. Le graphique s’y substitue subtilement au figuratif.

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 Huangshan Mountains, Study 1 ~ Monts Huang Shan, étude 1 Anhui, China – 2008 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Dans sa recherche de l’épure, sa dialectique du vide et du plein, de l’apparaître et du disparaître, Kenna s’inscrit dans la continuité de l’art chinois de la peinture de paysage. Ses images sont plus allusives que descriptives. Son modèle revendiqué est littéraire : « En photographie, je suis plus proche du haïku de Bashô que de Joyce ».

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 Last Light ~ Crépuscule Tai-O, Lantau Island, Hong Kong, China – 2007 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Des temps de pose de plusieurs minutes à plusieurs heures, des prises de vues nocturnes ou à la lumière de l’aube ou du crépuscule engendrent des contrastes de texture et de matière qui, autant que la qualité et le raffinement de ses tirages aux sels d’argent, constituent la marque de son style. Il en naît une qualité intemporelle et une parfaite homogénéité visuelle qui permettent à ses œuvres anciennes et récentes de voisiner harmonieusement. Une narration paysagère s’offre ainsi à la libre imagination des spectateurs. Kenna n’impose aucun message, sa vision est avant tout personnelle et s’enracine dans la liberté du voyageur solitaire. « Source texte: BNF »

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 Toya Lake Boulder ~ Rocher, lac ToyaSobetsu, Hokkaido, Japan – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Pour en savoir plus sur cet extraodinaire photographe: Michael Kenna.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Michael Kenna, Rétrospective – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie – 58, Rue de Richelieu – 75002 Paris - Métro : Bourse, Pyramides – Du 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Du Mardi au Samedi 10h-19h, Dimanche 12h-19h, fermé Lundi et jours fériés – Tarifs : Plein 7 € – Réduit:  5 € – réservations FNAC, tél. : 0892 684 694 (0,34 euros TTC/mn), www.fnac.com

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et  » Eloge de l’ombre  » (musée de Kawasaki, 2000 ; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions  » Minot – Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Portraits / Visages. 1853-2003  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Stéphane Couturier. Mutations  » (BNF, 2004, avec catalogue),  » Mario Giacomelli. Métamorphoses  » (BNF, 2005),  » Jean-Louis Garnell  » (BNF, 2005),  » Sebastiao Salgado. Territoires et vies  » (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue),  » Roger Ballen, dans la chambre d’ombres  » (BNF, 2006),  » Cari de Keyzer, Trinity  » (BNF, 2008),  » 70′s. Le choc de la photographie américaine  » (BNF, 2008, avec catalogue).

- Michael Kenna – Rétrospective par Anne Biroleau aux éditions de la BNF – 231 pages – 49€

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- Retrospective Two par Michael Kenna aux éditions Nazraeli Press ( En Langue Anglaise ) – 172 pages – 70€

 

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- Michael Kenna, A Tweny Year Retrospective par Peter C.Bunnell & Ruth Bernhard aux éditions Nazraeli Press ( En langue Anglaise ) – 168 pages – 53€

Photoquai 2009 – Musée du Quai Branly – Paris – Du 22 Septembre au 22 Novembre 2009

Photoquai 2009 - Musée du Quai Branly - Paris - Du 22 Septembre au 22 Novembre 2009 dans EXPOSITIONS a-affiche-photoquai

 

Créée en 2007 par le musée du quai Branly et consacrée à la photographie non occidentale, Photoquai, la biennale des images du monde, se déroule du 22 Septembre 2009 au 22 Novembre 2009 sur le quai Branly, en face du musée et en partenariat avec des institutions culturelles.

Salué dès sa première édition pour sa qualité, son originalité, son ambition et sa pertinence,  Photoquai poursuit en 2009 sa mission fondamentale : mettre en valeur et faire connaître des artistes dont l’œuvre reste inédite ou peu connue en Europe, susciter des échanges, des croisements de regards sur le monde.

La direction artistique de la deuxième biennale Photoquai est confiée à Anahita Ghabaian Etehadieh, galeriste iranienne et fondatrice de la Silk Road Gallery, lieu unique, dans son pays, dédié spécifiquement à la photographie.

Pour sa deuxième édition, Photoquai présente les œuvres de 50 photographes contemporains du monde entier, talents photographiques inconnus ou peu connus en Europe et provenant des grandes zones géographiques représentées au sein des collections du musée du quai Branly : Amérique du Sud et Amérique Latine, Amérique du Nord, Asie, Océanie, Afrique, Proche et Moyen-Orient.

L’édition 2009 s’attache à assurer la continuité entre les expositions sur les quais du musée du quai Branly (en accès libre), dans les expositions temporaires présentées au sein du musée du quai Branly et du Pavillon des Sessions – son antenne au Louvre -, ainsi que dans les établissements partenaires.

Manifestation grand public, Photoquai complète son dispositif de mise en avant des artistes en associant des partenaires artistiques à travers la capitale, de la colline de Chaillot au quartier du Marais, pour dessiner un panorama de la création photographique contemporaine dans le monde : la Bibliothèque nationale de France – Richelieu, la Monnaie de Paris, le musée d’art moderne de la ville de Paris, la maison de la culture du Japon, l’ambassade d’Australie, la Galerie Baudoin Lebon, la galerie Bendana Pinel, le centre culturel canadien, l’Instituto de México, l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles et l’Ecole Spéciale d’Architecture.

Pour cette deuxième édition, le musée du quai Branly met à l’honneur la photographie iranienne sur sa mezzanine ouest, au sein du plateau des collections. L’exposition intitulée 165 ans de photographie iranienne offre un panorama de la photographie iranienne du milieu du XIXe siècle à aujourd’hui : des portraits de l’époque Qajar ou images du Shah Reza Pahlavi jusqu’aux productions les plus contemporaines de photographes iraniens majeurs. Plasticiens ou documentaristes, ces photographes travaillent actuellement en Iran et à l’étranger, et contribuent à l’ouverture artistique de leur pays sur le monde.

Le Pavillon des Sessions – antenne du musée du quai Branly au Louvre – expose Portraits croisés, photographies du musée du quai Branly, une sélection de portraits issus de sa collection photographique : œuvres anonymes anciennes ou d’auteurs connus (Pierre Verger, Henri Cartier-Bresson, Claude Lévi-Strauss, Roland Bonaparte…), de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1960.

Durant l’intégralité de Photoquai, chaque vendredi, le musée du quai Branly propose également au public des rendez-vous hebdomadaires : des rencontres et discussions avec les photographes et commissaires associés des grandes zones géographiques représentées – des conférences, projections et tables-rondes sur la photographie – la présentation du travail de 5 photographes, lauréats de la bourse d’aide à la création artistique du musée du quai Branly en 2008 et 2009 – ainsi que des rencontres au Salon de lecture Jacques Kerchache.

 Voici la liste des 50 photographes de 32 pays qui participeront à cet évènement:

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT
 

Grèce-Turquie:

- Myrto Papadopoulos

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 ©  Myrto Papadopoulos

Iran:

- Abbas Kowsari <-- Site officiel du photographe

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©  Abbas Kowsari

- Gohar Dashti

©  Gohar Dashti

- Katayoun Karami  <-- Site officiel du photographe

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©  Katayoun Karami
 

Israël:

- Tamir Sher  <-- Site officiel du photographe

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©  Tamir Sher
 

Liban:

- Rima Maroun     <-- Site officiel du photographe
 

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©  Rima Maroun

Turquie:

- Melisa Önel  <-- Site officiel du photographe

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©  Melisa Önel

A regarder:

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AFRIQUE SUBSAHARIENNE ET MAGHREB
 

Afrique du Sud:

- Ilan Godfrey  <-- Site officiel du photographe

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©  Ilan Godfrey

- Nomusa Makhubu

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©  Nomusa Makhubu
 

Algérie:

- Nadia Ferroukhi  <-- Site officiel du photographe

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©  nadia ferroukhi

A lire:
 

- Nadia Ferroukhi : photographe par elle-même & Aziz Chouaki aux éditions de L’Oeil - 5.50€
 

Egypte:

- Nermine Hammam   <-- Site officiel du photographe

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©  Nermine Hammam
 

La Réunion:

- Raymond Barthes

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©  Raymond Barthes
 

Madagascar:

- Pierrot-Men

©  Pierrot-Men

A lire:

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- Madagascar: Enfances par Pierrot-Men aux éditions ‘L’Association Diapason’ – 90 pages – 11.50€ 

Maroc:

- Khalil Nemmaoui

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©  Khalil Nemmaoui

A lire:

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- Oujda porte du maroc, mille ans d’histoire – Oeuvre collective dont 300 photos de Khalil Nemmaoui aux éditions La Croisée Des Chemins – 45€ 

- Lamia Naji  <-- Site officiel du photographe

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©  Lamia Naji
 

Nigeria:

- Emeka Okereke   <-- Site officiel du photographe

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©  Emeka Okereke
 

Tunisie:

- Mouna Karray  <-- Site officiel du photographe

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©  Mouna Karray

 

JAPON – ASIE DU SUD-EST
 

Corée:

- Chung ChuHa
 

Indonésie:

- Mohamad Iqbal
 

Japon:

- Masato Seto

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©  Masato Seto

- Hiromi Tsuchida

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©  Hiromi Tsuchida

A lire:

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- New: Counting Grains of Sand par Hiromi Tsuchida aux éditions Tosei-Sha – 160 pages – 184€

Malaisie:

- Nadia Bamadhaj

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©  Nadia Bamadhaj
 

Philippines:

- Jake Verzosa

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©  Jake Verzosa

 

 

 OCEANIE (AUSTRALIE ET NOUVELLE-ZELANDE)
 

Australie:

- Brook Andrew  <-- Site officiel du photographe

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©  Brook Andrew
 

Nouvelle-Zélande:

- Joyce Campbell  <-- Site officiel du photographe

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©  Joyce Campbell

 

AMERIQUE DU NORD, CANADA ET HAWAÏ
 

Canada:

- Arthur Renwick

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©  Arthur Renwick

- Jeff Thomas

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©  Jeff Thomas

- Adrian Stimson
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©  Adrian Stimson

Hawaï:

- Jan Becket  <-- Site officiel du photographe

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©  Jan Becket

A lire:

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- Pana Oahu: Sacred Stones, Sacred Land par Jan Becket & Joseph Singer aux éditions University of Hawaii Press – 186 pages – 42$

 

AMÉRIQUE LATINE
 

Argentine:

- Esteban Pastorino Diaz

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©  Esteban Pastorino Diaz

- Hugo Aveta

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©  Hugo Aveta

- Santiago Porter  <-- Site officiel du photographe

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©  Santiago Porter
 

Brésil:

- Julio Bittencourt   <-- Site officiel du photographe

©  Julio Bittencourt

A lire:

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- In a Window of Prestes Maia 911 Building par Julio Bittencourt aux éditions Dewi Lewis Publishing - 80 pages - £20

Mexique:

- Jeronimo Arteaga  <-- Site officiel du photographe

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©  Jeronimo Arteaga

- Pablo Lopez Luz

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© Pablo Lopez Luz

- Daniela Edburg  <-- Site officiel du photographe
 

© Daniela Edburg

Pérou:

- Morfi Jimenez   <-- Site officiel du photographe

© Morfi Jimenez

- Pablo Hare   <-- Site officiel du photographe

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© Pablo hare

INDE


- Atul Loke   <-- Site officiel du photographe

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© Atul Loke

- Sooni Taraporevala

 

 

CHINE – CAUCASE


Chine:

- A Yin   <-- Site officiel du photographe

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© A Yin

- Meng Jin

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© Meng Jin

- Lu Guang

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© Lu Guang

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- Jin Ping

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Afghanistan:

- Fardin Waezi

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© Fardin Waezi

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Arménie:

- Anahit Hayrapetyan  <-- Site officiel du photographe

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©  Anahit Hayrapetyan

- Karen Mirzoyan

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©  Karen Mirzoyan

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Azerbaidjan:

- Sanan Aleskerov

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©  Sanan Aleskerov

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Kazakhstan:

- Erbossyn Meldibekov

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©  Erbossyn Meldibekov

- Saïd Atabekov

 ©  Saïd Atabekov

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly –  75007 Paris – Tél : 01.56.61.70.00 – Du 22 Septembre 2009 au 22 Novembre 2009 - mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h, jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h - Tarifs: Entrée Libre.

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