San Fransisco d’autrefois

San Fransisco d'autrefois dans Photographies du monde d'autrefois Mission%24rural-mission-c-1834 

Vue vers la Mission Dolores vers 1838 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Tramway à cheval en 1860 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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« Les Saules » station estivale vers 1860 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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En regardant vers l’est vers les Collines de Potrero en 1870 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Entrée principal des jardins Woodward’s en 1879 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue sur « Mission park » (premier plan) et  le cimetière Juif (second plan) en 1880 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Shotwell street  en 1887 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Collines d’East bay ( non daté ) - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Mission Dolores en 1898 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Hill Street entre Valencia and Guerrero Streets en 1900 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Rue de San Fransisco en 1905 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Le San José~San Fransisco passant à l’emplacement de la 21ème et d’Harrison en 1905 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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En 1905 les tramways luttent pour passer par l’intersection inondée de 16ème et Folsom  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park après le tremblement de terre 1906 – Camp de réfugiés  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dommages causés par le tremblement de terre sur la 18ème près de Shotwell en 1906  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Effondrement de l’Hôtel Valencia Street en 1906  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Centre pour Tuberculeux à San Fransisco en 1912 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park en 1917  Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue d’Army et Potrero en 1925 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Wagons sur rails, 15ème rue entre Harrison et Folsom en 1927 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Orgue de Barbarie en 1930- Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Cimenterie en 1933 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Ancienne usine du brasseur « Hamm’s » ( Non daté ) - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue de 1935 de la 24ème street est, de 24ème et de Floride. Le Roozie (aujourd’hui le Théâtre Brava) est au milieu - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Avenue Potrero entre la 18ème et Mariposa street en 1938  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Ancienne usine Ford située au coin de la 21ème et d’Harrison en 1946 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Institut de haute technologie de San Fransisco en 1953 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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La foule sur la 21ème rue en 1956 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Hôtel « Gartland » au coin des 16ème rue et Victoria en 1958 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Seals Stadium en 1958 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park en 1960 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

 

Histoire de San Fransisco

Les plus anciennes traces d’occupation humaine sur le territoire de la ville actuelle remontent à environ 3 000 ans avant J.-C. Les premiers habitants connus de la région de la baie de San Francisco sont les Amérindiens Ohlone (terme indien signifiant « le peuple de l’ouest »).

Le navigateur anglais Francis Drake longe la côte californienne en 1579, mais il n’entre pas dans la baie de San Francisco. Les Espagnols sont les premiers Européens à explorer et à coloniser la région, en faisant un établissement renforçant leur domination sur l’océan Pacifique, le « lac espagnol », avec leurs possessions philippines et américaines notamment.

San Francisco représentait ainsi l’extrémité septentrionale d’un chapelet plus ou moins continu d’implantations militaires et religieuses destinées à assurer physiquement la souveraineté espagnole sur ce vaste territoire. L’expédition de don Gaspar de Portolà arriva le 2 novembre 1769, dans la baie de San Francisco.

Le 17 septembre 1776, les Espagnols fondent un presidio et le 9 octobre la mission nouvellement construite est dédiée au patron des missionnaires : San Francisco de Asis (saint François d’Assise). Comme le reste de la Californie, San Francisco passe sous la souveraineté mexicaine en 1821. Ce n’est cependant qu’en 1836 que sont installées les premières habitations d’un village sur le bord de la baie, en un endroit appelé Yerba Buena (« la bonne herbe »), par référence à la menthe qui pousse sur les collines environnantes.

La ville ne prend son essor qu’avec la ruée vers l’or de 1848-1849, accueillant les émigrants à la recherche du précieux minerai. Elle est le terminus du premier chemin de fer transcontinental. Les aventuriers du monde entier sont attirés par ce pays de l’or où l’on arrive par la porte dorée (Golden Gate). Quelques années plus tard, la découverte de gisements d’argent dans la Sierra Nevada accélère le développement de l’agglomération.

En 1847, Oscar Levi Strauss s’installe à San Francisco et crée les premiers jeans qui remportent un grand succès auprès des prospecteurs et des chercheurs d’or. Pendant la guerre, les usines Levi’s fournissent l’armée américaine en pantalon.

C’est également dans la deuxième moitié du XIXe siècle que la diaspora chinoise commença à s’installer à San Francisco ; ils surnommaient alors la Californie la « montagne dorée ». Les émigrés fuyaient les conséquences des guerres de l’opium et ont prospéré dans la restauration, le commerce, la pêche et la blanchisserie : San Francisco était alors une ville d’hommes (mineurs, aventuriers) qui avait besoin de laveries. Les Chinois constituèrent des sociétés secrètes pour régler leurs différends. Le quartier chinois n’avait pas bonne réputation. Dans certains bars, on avait aménagé une porte étroite pour retarder l’avance des policiers. Au début du XXe siècle, des Juifs issus de la bourgeoisie allemande s’installent à San Francisco.

En 1906, elle subit un tremblement de terre et une grande partie de la ville est détruite par un gigantesque incendie déclenché à la suite du séisme. Il fallut trois jours pour circonscrire le sinistre. La ville fut ensuite rapidement reconstruite, notamment grâce à l’afflux d’une main-d’œuvre étrangère venue d’Europe et d’Asie. San Francisco fut également la ville de Joshua Norton, empereur autoproclamé des États-Unis.

En 1915, l’Exposition internationale de San Francisco attire 19 millions de visiteurs. Pendant la Grande Dépression, la ville est affectée par l’agitation sociale : la grève des dockers devint générale le 16 juillet 1934 mais finit par échouer. Les travaux du Golden Gate Bridge débutèrent le 5 janvier 1933, sous les auspices du Public Works Administration (PWA) puis à partir de 1935 du Work Project Administration (WPA), programmes lancés à l’initiative du président Franklin D. Roosevelt dans le cadre de sa politique de grands travaux. Il s’agissait de créer des emplois dans les travaux publics, payés par les fonds fédéraux afin de réduire le chômage. L’Exposition internationale du Golden Gate a lieu en 1939 et 1940 sur l’île artificielle de Treasure Island fraîchement construite. La Seconde Guerre mondiale voit le développement des industries militaires en Californie : le port de San Francisco sert de point de départ des troupes pour les batailles du Pacifique contre l’Empire japonais.

Après la Seconde Guerre mondiale, une première conférence de la paix se réunit à San Francisco. Elle aboutit le 26 juin 1945 à la signature de la charte de l’ONU par cinquante pays. En 1951, la deuxième « Conférence de la paix » s’y est tenue, et a débouché sur le traité de San Francisco. Ce traité entre en application le 28 avril 1952 et met fin à la période d’occupation (1945-1952 au Japon). La révolution industrielle de la deuxième moitié du XXe siècle transforme l’économie de la région : le développement de la Silicon Valley, au sud de la ville, donne une image dynamique et moderne de cette région de la Californie. La ville constitue la dernière frontière, la cité américaine la plus à l’ouest.

San Francisco est de par sa tradition de tolérance, souvent à l’avant-garde de l’émancipation des minorités et des droits civiques. Le programme des Black Panthers, « Free Breakfast for Children Program », est parti de San Francisco. La ville fut également dans les années 1960-1970 un foyer important de la contreculture hippie, du psychédélisme et du Flower Power.

San Francisco est devenue une ville émblématique de la cause des homosexuels, notamment dans les années 1970 avec l’activisme politique d’Harvey Milk, assassiné en 1978 avec le maire George Moscone. Elle fut le berceau du mouvement Beatnik.

En mars 2003, environ 150 000 San-Franciscains défilèrent contre la guerre en Irak. Le 27 octobre 2007 une nouvelle manifestation pacifiste rassembla entre 10 000 et 30 000 personnes.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 6

Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 6 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 13905-1

Paris (XIVème arr.). Le Théâtre Montparnasse, rue de la Gaîté, vers 1900.

13927-5 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Paris (VIème arr.). Le boulevard du Montparnasse, vers 1900.

13953-2

Paris (XIVème arr.). Chevaux de bois, avenue d’Orléans. 1938.

13962-3

Paris (XIVème arr.). La rue d’Odessa, vers 1900.

13962-4

Paris (XIVème arr.). La rue de Gergovie, vers 1900.

13962-5

Paris (XIVème arr.). L’avenue du Maine et la rue du Château, vers 1900.

13962-6

Paris (XIVème arr.). Le métropolitain et le boulevard Saint-Jacques, vers 1900.

13962-7

 Paris (XIVème arr.). La faculté libre de Théologie Protestante à l’angle du boulevard Arago et de la rue du Faubourg Saint-Jacques, vers 1900.

13964-6

Paris (XIVème arr.). La rue d’Alésia, vers 1900.

13982-15

Paris (XIVème arr.). Impasse débouchant rue de la Tombe-Issoire, vers 1900.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 4.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 5.

Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 5

 Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 5 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 13717-13

 Paris (XIVème arr.). La rue Dupleix, les écoles et la grande roue, vers 1900.

13240-5 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Démolition de maisons près de la gare Montparnasse. Paris, mars 1941.

13297-11

Paris XVème arr.. La gare Montparnasse, côté des départs. Vers 1890.

13695-3

Paris, XIVème arr.. La gare et le boulevard Montparnasse, vers 1900.

13897-11

Paris (XVème arr.). Le boulevard du Montparnasse, vers 1900.

13710-15

Paris (VIème arr.). Perspective du boulevard Raspail et carrefour du boulevard Montparnasse, vers 1900.

13869-1

Paris (XIVème arr.). L’avenue du Maine, vers 1900.

13869-15

Paris (XIVème arr.). La boulevard Saint-Jacques, vers 1900.

13898-2

Paris (XIVème arr.). La rue d’Odessa, vers 1900.

13898-4

Paris (XIVème arr.). Le boulevard Edgar-Quinet, vers 1900.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 4.

Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 4

Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 4 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 7969-2

Paris XIVème arr.. Le boulevard Edgar-Quinet et l’entrée de la station de métro. 1938.

7996-13 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Paris (XIVème arr.). La prison de la Santé, rue de la Santé. Janvier 1946.

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Paris XIVème arr.. La prison de la Santé, rue de la Santé.

8274-4

Paris XIVème arr.. Enfants au parc Montsouris. Vers 1890.

8376-1

Paris, le boulevard du Montparnasse, vers 1900. Photographie Neurdein.

9212-4 

Paris, XIVème siècle. Le boulevard du Montparnasse.

9175-2

L’entrée du Club des Socialistes révolutionnaires russes (S.R.). Paris, boulevard Arago (XIVème arr.), vers 1925.

10038-8

Paris (XIVème arrondissement). Rue Montsouris, vers 1907.

11227-18

Paris XIVème arr.. L’avenue d’Orléans et l’église Saint-Pierre-du-Petit-Montrouge (Emile Vaudremer architecte, fin du XIXème siècle). Vers 1890.

11227-19

Paris XIVème arr.. Kiosque à musique du parc Montsouris. Vers 1890.

11840-17

Paris. Parc Montsouris, vers 1925.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3.

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