Steve Mac Curry

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 Sans titre - n.d – Crédit photo: © Steve Mac Curry

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Sans titre - n.dCrédit photo: © Steve Mac Curry

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Sans titre - n.d – Crédit photo: © Steve Mac Curry

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Sans titre - n.d – Crédit photo: © Steve Mac Curry

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Biographie de Steve Mac Curry .

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Steve McCurry est né en 1950 à Philadelphie dans l’état de Pennsylvannie et réside à Manhattan, New-York. Il est reconnu comme l’un des plus grands photographes contemporains, a remporté de nombreuses récompenses de renom. Connu pour ses photographies couleur éloquentes, il témoigne du combat et de la joie des hommes dans la plus pure tradition documentaire. Membre de Magnum Photos depuis 1986, il est en quête de l’inoubliable ; nombre de ses images sont devenues des icônes modernes. Né à Philadelphie, il sort diplômé avec mention assez bien du College of Arts and Architecture de l’Université de Pennsylvanie. Après avoir travaillé deux ans dans un journal, il part exercer en Inde en tant que photographe indépendant. C’est là qu’il apprend à contempler et qu’il prend conscience que « lorsqu’on attend, les gens oublient votre appareil et leur âme s’ouvre à votre regard. »

Sa carrière débute lorsque, déguisé en afghan, il passe la frontière pakistanaise et atteint le territoire afghan sous contrôle des rebelles peu avant son invasion par les russes. Il ramène avec lui des pellicules cousues dans ses vêtements et des images qui seront publiées dans le monde entier ; elle sont parmi les premières à mettre en scène le conflit agitant cette région. Son reportage lui vaut la médaille d’or Robert Capa dans la catégorie « Meilleur Reportage à l’Étranger », consacrant les photographes témoignant d’un courage et d’un esprit d’initiative exceptionnels. Il s’est vu décerner de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix du « Photographe magazine de l’année » remis par l’association américaine, National Press Photographers’ Association. La même année, il obtient quatre premiers prix, un évènement sans précédent, au concours World Press Photo. Il remporte également à deux reprises le Prix Olivier Rebbot.Steve McCurry a couvert de nombreuses zones de conflits internationaux ou civils, dont Beyrouth, le Cambodge, les Philippines, la Guerre du Golfe, l’ex-Yougoslavie, et continue à travailler en Afghanistan et au Tibet. Il s’intéresse principalement aux conséquences humaines de la guerre, montrant non seulement ce qu’elle imprime sur les paysages, mais surtout sur les visages.

Le travail de Steve McCurry a été publié dans les principaux magazines internationaux et paraît fréquemment dans le National Geographic, notamment à l’occasion des récents articles sur le Tibet, l’Afghanistan, l’Irak, le Yémen ou les temples d’Angkor Wat, au Cambodge. Son travail est guidé par une curiosité innée et par le sentiment d’émerveillement que lui procurent le monde et les gens qui l’entourent. Il est doué d’une troublante faculté à franchir les frontières linguistiques et culturelles ce qui lui permet de saisir des aventures humaines uniques. « Presque toutes mes photos trouvent leur essence dans les êtres. J’attends que la personne baisse sa garde, et je cherche à capturer l’âme profonde et l’expérience gravées sur le visage de mes sujets. Je tente de transmettre ce à quoi ressemble l’existence de cette personne; en quelque sorte la condition humaine. »

Ses retrouvailles avec la jeune afghane réfugiée, qui n’avait pu être identifiée auparavant, constituent un fait marquant de sa carrière ; beaucoup décrivent cette image comme étant de nos jours, la photographie la plus identifiable. Lorsque SteveMcCurry localise enfin Sharbat Gula, après presque deux décennies, il déclare : « Sa peau est marquée ; elle est ridée maintenant, mais elle est toujours aussi saisissante. » De retour à New York le 10 septembre 2001 d’un séjour en Chine, Steve McCurry réalise un important reportage le 11 septembre à Ground Zero qu’il dédie à l’héroïsme et à l’humilité des citoyens new-yorkais. « Vous ressentez l’horreur, et immédiatement, instinctivement, vous comprenez que nos vies ne seront plus jamais les mêmes. »
 

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Pour en savoir plus sur ce photographe: Steve Mac Curry.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

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A regarder:

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A lire:

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 » Instants suspendus  » rassemble une éblouissante série de portraits et de scènes qui donne vie aux coutumes et aux rituels quotidiens de peuples du monde entier. Cet ouvrage offre une saisissante sélection des plus belles photographies de Steve Mc Curry réalissées au cours de ces trente dernières années.

- Instants suspendus par Steve Mac Curry aux éditions Phaidon Press Ltd – 200 pages - 60€

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 » Avant tout je me nourris des couleurs : sombres nuances du henné, or martelé, curry, safran, richesse de la laque noire et des couches de peinture qui recouvrent la pourriture. En y repensant, je m’aperçois que c’est grâce à ces vibrations colorées que j’ai appris à voir et à écrire dans la lumière.  » Cet album rassemble les meilleures photographies de Steve McCurry, ses images d’une force magique qu’il a rapportées de l’Asie du Sud et du Sud-Est. McCurry prend des photos dans le monde entier, mais ce sont les habitants, les couleurs et les formes de l’Inde, du Pakistan, de l’Afghanistan, du Sri Lanka, du Tibet, de la Thaïlande, du Cambodge et de la Birmanie qui ont inspiré ses œuvres les plus marquantes au point de les transformer en classiques de la photographie.

 

- South Southeast/Sud Sud-Est par Steve Mac Curry aux éditions Phaidon ( En langue Anglaise mais disponible aussi en Français ) - 160 pages – 60€ 

 

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Ce nouveau recueil de photographies rassemble des paysages, des scènes de rue et des portraits réalisés par Steve McCurry en Afghanistan au cours des vingt-sept dernières années. Enfants et bergers, combattants et paysans côtoient d’impressionnantes vues de villes couleur sable, de paysages montagneux et de temples anciens. Les photographies de Steve McCurry captent des instants de vie et transcendent les barrières de la langue et de la culture. Exceptionnelles et atemporelles, ces images traduisent avec lyrisme l’esprit volontaire, la noblesse et la beauté de ces peuples dont la terre s’étend au pied de l’Hindou Kouch.

- A l’ombre des montagnes par Steve Mac Curry aux éditions Phaidon Press Ltd – 132 pages - 50€  51AVERTYJZL._SL500_AA240_ 

Six millions de Tibétains vivent au Tibet. Le bouddhisme fait partie intégrante de leur vie quotidienne : qu’ils soient moines ou lacs, ils effectuent de longs voyages pour rejoindre les sites sacrés et manifester ainsi leur spiritualité et leur dévotion. Photographe maintes fois récompensé, Steve McCurry les a accompagnés dans leur éprouvant pèlerinage afin de restituer leur ferveur. Occupé dès 1950 par l’armée chinoise, le Tibet est, depuis plus de cinquante ans, en proie à de violents conflits politiques. Pendant la Révolution culturelle, le pays subit la destruction de milliers d’édifices officiels et religieux par les Gardes rouges. Aujourd’hui encore, la pratique religieuse et l’éducation traditionnelle sont sévèrement menacées. La foi des Tibétains en Bouddha et la confiance qu’ils accordent au dalaï-lama ont toutefois permis la reconstruction de nombreux bâtiments, et leur dévotion a conservé toute sa force. Le bouddhisme imprègne chaque aspect de la vie des Tibétains, qu’ils vivent au Tibet ou qu’ils fassent partie des centaines de milliers de réfugiés installés loin de leur terre natale, en Inde, au Népal ou aux Etats-Unis. Les Chemins de Bouddha retrace le pèlerinage des bouddhistes, religieux ou laïcs, venus se recueillir sur les lieux saints. Les deux principaux chapitres de ce livre présentent des images de moines au cours de débats philosophiques, en méditation ou en prière, et de fidèles sur le chemin ardu de la dévotion. Ces chapitres sont entrecoupés de portraits qui témoignent de la singularité d’un peuple. Connu dans le monde entier pour ses superbes images et ses portraits, Steve McCurry nous propose avec son nouveau livre, Les Chemins de Bouddha, de découvrir une culture unique et empreinte de dignité.

 - Chemins de Buddha par Steve Mac Curry & Robert Thurman aux éditions Phaidon Press Ltd – 123 pages - 20€ 419B02NRNQL._SL500_AA240_ Cet ouvrage rassemble les plus beaux portraits réalisés par Steve McCurry, photographe acclamé dans le monde entier pour ses images des paysages et des peuples d’Asie du Sud et du Sud-Est. Sont ici présentés ses portraits emblématiques mais aussi des instantanés inédits d’enfants, de moines, de pèlerins et de voyageurs que McCurry a rencontrés au gré de ses voyages à travers l’Afghanistan, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, la Birmanie (Myanmar), le Pakistan et le Tibet.
- Regards d’Orient par Steve Mac Curry & Philippe Mothe aux éditions Phaidon Press Ltd – 123 pages - 40€

 

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- Portraits ~ Photographie par Steve Mac Curry aux éditions Phaidon - 20€

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 Le photographe de magnum Steve McCurry a joliment et de façon évocatrice photographié les temples d’Angkor au Cambodge, parmi les monuments les plus impressionnants du monde. Publié pour la première fois en un livre broché, plus de cent de ses photographies d’Angkor sont rassemblées dans ce livre stupéfiant, qui montre un monde magique de dieux taillés, d’édifices majestueux, de dense végétation et de moines oranges-vêtus.

- Sanctuary par Steve Mac Curry aux éditions Phaidon Press Ltd – 144 pages - 20€

Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

 dans Photographie: Grands Photographes

 Vue d’une Colonnade – Musée de la Révolution, Moscou – 1926~1927 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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La Femme au Leica – 1934 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Escalier de secours – 1925 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Escaliers - 1930 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Lily Brik – 1924 - Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Manifestation dans la cour du VCHUTEMAS – 1928 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Ma Mère - 1924 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

 

 

Biographie d’Alexandre Rodtchenko

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Rodtchenko et sa femme, l’artiste Stepanova

 

Alexandre Mikhaïlovitch Rodtchenko (23 novembre 1891, Saint-Pétersbourg – 3 décembre 1956, Moscou) est un artiste russe à la fois peintre, sculpteur, photographe et designer.

Il est l’un des fondateur du constructivisme russe et a beaucoup influencé le design russe et la photographie par ses travaux.

Son père est accessoiriste et décorateur d’un petit théâtre et sa mère blanchisseuse. À la mort de son père, en 1907, sa famille s’installe à Kazan.

Entre 1910 et 1914, il y étudie à l’Ecole des Beaux-Arts, où il rencontre sa future femme Varvara Stepanova. À la fin de ses études, il s’installe à Moscou où il s’inscrit à l’école d’arts appliqués Stroganoff, qu’il quitte rapidement. Il travaille seul et réalise en 1915 ses premières compositions géométriques en noir et blanc, dessinées au compas et à la règle. Par l’intermédiaire de l’architecte Viktor Vesnine, il rencontre Tatline et expose ses œuvres dans l’exposition collective « Magasin » en 1916, aux côtés, notamment, des peintres Lioubov Popova, Alexandra Exter et Ivan Klioune. Il poursuit ses recherches autour de la peinture abstraite et se rapproche des peintres les plus novateurs de l’époque.

En 1917, il dessine pour le Café pittoresque des projets de lampes, l’occasion pour lui d’appliquer ses recherches à des objets du quotidien. Il commence à créer des constructions spatiales et des projets d’architecture (kiosque à journaux, édifices, etc.).

À partir de cette époque, où il fonde avec d’autres le « Syndicat des artistes peintres » dans la fédération la plus avant-gardiste, dite « de gauche », il fera partie de nombreux instituts officiels et enseignera, comme la plupart des artistes d’avant-garde russe, dans les nouvelles d’écoles d’art créées à la Révolution (Prolietkoult, Vkhoutémas puis Vkhoutéïne), jusqu’à leur suppression par le pouvoir politique inquiet des innovations de l’enseignement en 1930.

Il présente en 1919 ses toiles Noir sur Noir pour répondre à la série des Blanc sur Blanc de Malevitch. Il commence à réaliser des collages puis des photo-montages.

En 1921 il participe à plusieurs expositions. Lors de l’une d’elle, intitulée « 5×5=25″, il présente un triptyque comportant chacun une couleur primaire : Couleur rouge pure, Couleur jaune pure, Couleur bleue pure. À la suite de cette manifestation, il signe le manifeste productiviste dans lequel il s’engage à abandonner la peinture de chevalet au profit de la production d’objets usuels. En mars de la même année, le constructivisme naît formellement comme nouveau courant artistique, pour « faire des expériences concrètes dans la vie réelle », avec la création du « Groupe des constructivistes » au sein de l’Inkhoukh, association particulière d’artistes, de critiques et de théoriciens.

Dès 1922, il réalise de nombreuses affiches politiques, affiches de films, affiches et objets publicitaires influencés par le constructivisme. Pour lui, il y a une « absolue nécessité à lier toute création à la production et à l’organisation même de la vie ».

En 1923, il commence à collaborer avec de nombreuses maisons d’édition pour des travaux de mise en page, il réalise aussi les couvertures de la revue futuriste et constructiviste LEF jusqu’en 1925 puis plus tard celles de Novy LEF dirigées par Vladimir Maïakovski. C’est d’ailleurs l’année où débute sa collaboration avec le poète, pour lequel il illustrera son recueil Pro Eto, l’une de ses œuvres les plus connues.

À partir de 1924, il se consacre à la photographie où il poursuit ses expériences picturales, notamment en « découvrant de nouveaux points de vue et de nouveaux angles de cadrage » (communication parue dans la revue Novy LEF en 1927). Il fait également de nombreux portraits.

En 1925, il monte le pavillon soviétique à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris et présente son projet de « club ouvrier ». Il travaille ensuite pour le cinéma et le théâtre en dessinant des meubles, des décors et des costumes.

En 1933, Rodchentko est chargé d’aller photographier la construction du canal de la mer Blanche à la Baltique pour le magazine SSSR na Stroïké (l’URSS en construction) et l’album Belomorstroï. De 1934 à 1939, Rodchentko et Stepanova réalisent des albums photographiques tels que Quinze ans de cinéma soviétique, Aviation soviétique, les Dix Ans de l’Ouzbékistan.

Pendant la seconde guerre mondiale, sa femme et lui quittent Moscou quelques années pour se réfugier dans la région de Perm, en compagnie d’autres artistes. Il travaille à des affiches sur le thème de la grande guerre patriotique.

Après guerre, Rodtchenko continue à publier des albums à la gloire de l’Union soviétique avec sa femme puis sa fille. Il expérimenta la photographie en couleurs. Il meurt à Moscou le 3 décembre 1956.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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A lire:

 

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Peintre, graphiste, homme de théâtre et cinéaste, A. M. Rodtchenko est entré dans l’histoire du XXème siècle en tant qu’artiste révolutionnaire dans l’art de la photographie. Il sera également un des initiateurs du design soviétique et du mouvement constructiviste. Le style de Rodtchenko a influencé l’art de vivre au XXème siècle et son design retentit encore au XXIème siècle.

- Rodtchenko, La Révolution dans l’Oeil - Catalogue de l’exposition au MAM de Paris – Editions Parenthèses, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2007 – 45 €

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Alexandre Rodtchenko était le principal initiateur de la création du « Groupe d’Octobre » qui rassemblait les meilleurs photographes, poètes et écrivains de l’époque. Leur idée fondamentale est de changer la vision de la photographie et représenter le nouveau monde soviétique avec des plans coupés, des prises de vue verticales ou en plongée…

- Rodtchenko et le Groupe Octobre par Alexandre Lavrov aux Editions Hazan – 2006 - 40€

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Rodchenko est ici présenté non seulement par le biais ses photographies et autres œuvres mais aussi par un large choix de ses notes autobiographiques et de ses lettres. Les différentes périodes de la vie de Rodchenko exposées dans cet ouvrage mettent en évidence l’évolution artistique de l’homme qui s’intéressa et se consacra à la photographie, au graphisme, aux illustrations de livres…

- «Rodtchenko. Experiments for the future : diaries, essays, letters, and other writings» par Alexandre lavrentiev aux éditions The Museum Of Modern Art ( En langue Anglaise)- 2005 – 36€

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Cet ouvrage, publié à l’occasion de l’exposition des graphismes et photographies d’Alexandre Rodchenko au musée national Fernand Léger (Biot) en 2000 présente une partie de l’œuvre de Rodchenko. Les commentaires de Brigitte Hedel-Samson et Marisa Vescovo ainsi que la biographie du photographe-graphiste en fin d’ouvrage donnent au lecteur les éléments nécessaires à la compréhension de l’œuvre.

- Reconnaître Alexandre Rodtchenko par les éditions du Musée National Fernand Léger Biot – 2000 – 12€

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010

 Michael Kenna, Rétrospective - BNF - Paris - 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS preview_gd2_kenna

 

Grand voyageur, Michael Kenna est né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du Lancashire. A l’écart des modes, il bâtit, depuis plus de trente ans, un corpus consacré à la représentation du paysage. Du paysage romantique de ses débuts aux épures graphiques de ses récentes séries, il explore un paysage enclos dans la délicatesse du petit format, un paysage désert.

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Tilted Poles ~ Poteaux inclinés Rhyl, Clwyd, Wales – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Ses paysages invitent à une relation intime avec l’image. Ils sont, comme ceux d’Atget, dépourvus de toute présence humaine. L’homme ne s’y inscrit qu’ »en creux », d’une manière allusive, par les traces que son activité imprime sur le monde. Sous l’objectif du photographe, les lignes géométriques des jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe rappellent que le paysage ne se confond pas avec la nature, mais qu’il est avant tout le fruit d’une construction culturelle que la photographie bouscule avec humour.

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 Wilshire Park Tree ~ Arbre, Wilshire Park Portland, Oregon, U.S.A – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La rhétorique du clair et du sombre, savante et raffinée, qui gouverne cette œuvre, révèle une vision du monde étrange et personnelle. Kenna a toujours privilégié le noir et blanc. Épaisseur nocturne ponctuée de rares éclairages, brumes, fumées des usines, caractérisent les œuvres de jeunesse d’où émane un romantisme sombre lié à l’ère industrielle.

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Night Walk ~ Promenade nocturne Richmond, Surrey, England – 1983  - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le « pays noir » issu du XIXe siècle industriel, au ciel charbonneux, parcouru de voies ferrées, surplombé de hauts fourneaux, les structures massives des centrales électriques, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise.

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The Rouge, Study 100 ~ The Rouge, étude 100 Dearborn, Michigan, U.S.A – 1995 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, qui a passé sa jeunesse dans une ville vouée à l’industrie chimique, saisit l’univers de la classe ouvrière au moment du déclin de l’industrie. Il explore la ville sombre immortalisée par les récits de Jack London, ses vastes bâtiments utilisant la brique, le verre et la fonte et ses fabriques désaffectées en voie de démolition.

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Mill Demolition ~ Fabrique en cours de démolition – Huddersfield, Yorkshire, England – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La série The Rouge est consacrée à l’usine automobile Ford de Dearborn (Michigan), un univers fermé sur lui-même, fonctionnant à plein régime 24h/24. Ce site fut l’un des plus importants du début du XXe siècle, tant par ses dimensions que par ses techniques de production.

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The Rouge, Study 17 ~ The Rouge, étude 17 – Dearborn, Michigan, U.S.A – 1993 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna fait appel aux prises de vues nocturnes et poses longues qui « gomment » la présence humaine. L’activité incessante de l’usine reste perceptible grâce à la construction serrée de l’image, la mise en valeur de détails ou de larges perspectives.

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Ratcliffe Power Station, Study 31 ~ Centrale électrique de Ratcliffe, étude 31 – Nottinghamshire, England – 1987 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 La série consacrée à la centrale électrique de Ratcliffe met l’accent sur les tours de refroidissement monumentales, leur qualité sculpturale et le rythme de leur agencement tout en laissant planer un doute sur leur menace potentielle. Dans sa série sur la fabrique de dentelles de Calais, Kenna s’attache, fait rare, aux intérieurs en se concentrant sur les instruments et les détails des machines outils qu’il perçoit comme des sculptures et des natures mortes.

Enclin à rechercher la quiétude des campagnes et des îles, Kenna ne dédaigne aucunement la ville moderne.
Il a consacré de nombreuses photographies aux mégapoles des États-Unis, d’Amérique du sud ou aux cités proliférantes de pays en pleine croissance, en Chine ou dans les Emirats.

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 Chrysler Building, Study 2 ~ Chrysler Building, étude 2 – New York, U.S.A – 2006- Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le tissu urbain des grandes mégapoles, leur architecture ascensionnelle à la plastique surprenante et futuriste, leur débauche d’éclairage électrique offrent d’infinies possibilités de recherche graphique.

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 Empire State Building, Study 4 ~ Empire State Building, étude 4 – New York, U.S.A – 2007 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Les photographies de New York, Rio de Janeiro ou Shanghai s’appuient sur une ligne imaginaire : l’horizon n’appartient ni au ciel ni à la terre, mais est ici brutalement matérialisé. Le ciel butte contre la barre crénelée des architectures et des gratte-ciels.

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Manhattan Skyline, Study 1 ~ L’Horizon de Manhattan, étude 1 – New York, U.S.A – 2006 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna accorde un grand intérêt à la présence des ponts, aux jeux de reflets avec les fleuves qu’ils surplombent. Ce thème revient à maintes reprises, le pont étant perçu comme axe de la ville et symbole de la valeur unifiante de l’occupation humaine.

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Golden Gate Bridge, Study 5 / Golden Gate Bridge, étude 5 – San Francisco, California, U.S.A – 1989 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Le génie des lieux: Dans le travail de Kenna, la mémoire est un thème sous-jacent, celle du temps, des atmosphères. Aussi hante-t-il des lieux où atmosphère, forme et substance des éléments, éclat ou fluidité de la lumière entrent en résonance avec le récit du passé et la puissance du sacré.

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 One Hundred and Four Birds ~ Cent quatre oiseaux – Prague, Czechoslovakia – 1992 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Kenna restitue la valeur sacrée originelle du Mont-Saint-Michel, des pyramides de Gizeh ou de l’Île de Pâques. Les rivages et les îles inspirent à ce contemplatif solitaire des marines où le pittoresque s’efface devant la puissance des éléments naturels… La mer, les rivages de tous continents, jouent un rôle de premier plan dans l’œuvre de Kenna. Cet éloge du ciel et de l’eau trouve ses éléments fondateurs dans la tradition esthétique anglaise : études de ciel de Constable, mers et naufrages de Turner, théorie du paysage de Ruskin. Kenna photographie digues, rivages, îles, rochers, et bords de mer de tous les continents. Sous l’objectif du photographe se dévoile la puissance universelle de la nature et des éléments : les mouvements des astres surplombent la surface calme ou tourmentée de l’océan, la force du vent pousse les nuages ou déchaîne les vagues.

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 Red Morning ~ Matin rouge – Hanga Nui, Easter Island, Chile – 2001 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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L’approche de Kenna rend perceptible ce qui demeure de la puissance originelle du cosmos avant qu’il n’ait été domestiqué par l’homme.

Regards sur les jardins: Le paysage est une construction culturelle, une découpe dans la continuité du visible et la création sépare les notions de paysage et de nature. Le paysage est autant le fruit du projet de son concepteur que du spectateur.

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 Homage to Atget ~ Hommage à Atget - Parc de Sceaux, France – 1988 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le surplus de trouble, l’étrange impression de décalage qu’engendrent les photographies de Kenna naîssent du même vide de représentation humaine qui caractérise l’univers d’Atget. Pour le jardinier, comme pour le photographe, le paysage est une construction dont la nature est le matériau brut. La tâche du jardinier consiste à ordonner, agencer, rendre lisible le chaos végétal et minéral, à en faire un objet de délectation. Les jardins « formels » classiques de France, de Russie (Tsarskoie Selo) ou d’Angleterre (Bowood) sont perçus comme des milieux apprivoisés, géométriquement élaborés, émanations d’une volonté humaine.

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 Allée d’Honneur ~ Allée d’honneur Courances, France – 1995 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, avec son humour coutumier, joue des symétries impeccables, des sculptures végétales. La taille impeccable des végétaux prend un aspect hirsute, les labyrinthes n’ont plus d’issues. Le romantisme nervalien s’accorde au non-sens de Lewis Carroll.

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  Above the Abreuvoir ~ Au-dessus de l’abreuvoir Marly, France – 1996 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le désert de Retz, permet au photographe d’aborder le thème des fausses ruines, motif de prédilection des jardiniers du XVIIIe siècle. Il réalise sur ce sujet une de ses séries les plus mélancoliques.

Voyages en Asie: Ses œuvres les plus récentes, fruits de ses voyages au Japon, en Corée, en Chine, tendent à la stylisation et à l’épure. Le graphique s’y substitue subtilement au figuratif.

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 Huangshan Mountains, Study 1 ~ Monts Huang Shan, étude 1 Anhui, China – 2008 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Dans sa recherche de l’épure, sa dialectique du vide et du plein, de l’apparaître et du disparaître, Kenna s’inscrit dans la continuité de l’art chinois de la peinture de paysage. Ses images sont plus allusives que descriptives. Son modèle revendiqué est littéraire : « En photographie, je suis plus proche du haïku de Bashô que de Joyce ».

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 Last Light ~ Crépuscule Tai-O, Lantau Island, Hong Kong, China – 2007 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Des temps de pose de plusieurs minutes à plusieurs heures, des prises de vues nocturnes ou à la lumière de l’aube ou du crépuscule engendrent des contrastes de texture et de matière qui, autant que la qualité et le raffinement de ses tirages aux sels d’argent, constituent la marque de son style. Il en naît une qualité intemporelle et une parfaite homogénéité visuelle qui permettent à ses œuvres anciennes et récentes de voisiner harmonieusement. Une narration paysagère s’offre ainsi à la libre imagination des spectateurs. Kenna n’impose aucun message, sa vision est avant tout personnelle et s’enracine dans la liberté du voyageur solitaire. « Source texte: BNF »

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 Toya Lake Boulder ~ Rocher, lac ToyaSobetsu, Hokkaido, Japan – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Pour en savoir plus sur cet extraodinaire photographe: Michael Kenna.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Michael Kenna, Rétrospective – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie – 58, Rue de Richelieu – 75002 Paris - Métro : Bourse, Pyramides – Du 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Du Mardi au Samedi 10h-19h, Dimanche 12h-19h, fermé Lundi et jours fériés – Tarifs : Plein 7 € – Réduit:  5 € – réservations FNAC, tél. : 0892 684 694 (0,34 euros TTC/mn), www.fnac.com

 

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A lire:

 

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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et  » Eloge de l’ombre  » (musée de Kawasaki, 2000 ; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions  » Minot – Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Portraits / Visages. 1853-2003  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Stéphane Couturier. Mutations  » (BNF, 2004, avec catalogue),  » Mario Giacomelli. Métamorphoses  » (BNF, 2005),  » Jean-Louis Garnell  » (BNF, 2005),  » Sebastiao Salgado. Territoires et vies  » (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue),  » Roger Ballen, dans la chambre d’ombres  » (BNF, 2006),  » Cari de Keyzer, Trinity  » (BNF, 2008),  » 70′s. Le choc de la photographie américaine  » (BNF, 2008, avec catalogue).

- Michael Kenna – Rétrospective par Anne Biroleau aux éditions de la BNF – 231 pages – 49€

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- Retrospective Two par Michael Kenna aux éditions Nazraeli Press ( En Langue Anglaise ) – 172 pages – 70€

 

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- Michael Kenna, A Tweny Year Retrospective par Peter C.Bunnell & Ruth Bernhard aux éditions Nazraeli Press ( En langue Anglaise ) – 168 pages – 53€

Une Jeunesse Russe – Reflet Médicis – Du 15 Juillet au 11 Août 2009 – Paris

Une Jeunesse Russe - Reflet Médicis - Du 15 Juillet au 11 Août 2009 - Paris Reflet-Medicis-8a720

 

 

 

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« Anna de 6 à 18 ans » (« Анна от 6 до 18 »), 1993 de Sergueï Mirochnitchenko(Сергей Мирошниченко) et Nikita Mikhlakov (Никита Михалков)

De 1980 à 1991, Nikita Mikhalkov filme sa fille aînée Anna, entre six et dix-sept ans, en lui posant année après année, cinq questions: qu’est-ce qui t’effraie le plus? Quel est ton plus fort désir ? Que détestes-tu plus que tout? Qu’est-ce que tu aimes par-dessus tout ? Qu’attends-tu de la vie ?

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« La Liberté c’est le paradis » (« Сэр -Свобода — это рай »), 1989
de Sergueï Bodrov (Сергей Бодров)

Sacha Grigoriev est un acharné de l’évasion, loin de son  » école spéciale n°7 « pour délinquants. Il se retrouve ainsi chez Klava, auprès de qui il essaie de s’informer sur son père, puisque sa mère est morte. Klava appelle la milice et il apprend, au cours de son interrogatoire, que son père est interné à Arkhangelsk et qu’il a demandé un certificat de filiation.

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« Bouge pas, meurs et ressuscite » (« Замри-Умри-Воскресни »), 1989
de Vitali Kanevski (Виталий Каневский)

U.R.S.S, 1947: en pleine période stalinienne, Soutchan, une petite ville de Sibérie, est transformée en zone de détention. Valerke, gamin de 12 ans livré à lui-même, rencontre Galia, une fille de son âge d’origine tartare. Les deux enfants tombent amoureux l’un de l’autre.

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« La Petite Véra » « Маленькая Вера »), 1988
de Vassili Pitchoul (Василий Пичул)

Un père qui boit trop, une mère sans cesse inquiète, un frère médecin bien installé, au loin : c’est l’univers de Vera, dans cette petite ville industrielle de Russie. Vera – la « ratée » de la famille ! – une petite adolescente qui mâche du chewinggum, porte des mini-jupes, fuit l’école, provoque, fume, traîne.

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« Mars froid » (« Холодный март »), 1987
d’ Igor Minaiev (Игорь Минаев)

Un adolescent arrive dans une petite ville de province pour y faire ses études dans une école technique. L’ambiance générale y est plutôt agitée. Jour après jour, les événements se succèdent. Le fil du temps se déroule, infini. Des gestes de tous les jours surgit le destin. Et, seuls les actes sortant de l’ordinaire obligent les personnages à marquer un temps d’arrêt et à réaliser que la vie s’en va chaque jour davantage.

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« Demain c’était la guerre » (« Завтра была война »), 1987
de Youri Kara (Юрий Кара)

L’histoire dramatique d’un premier amour, d’une première amitié et d’une première trahison. En 1940, dans un village de province, la jeune Vika élève en première, déclame des poésies du poète Serguei Essénine. Quelques jours plus tard son père est  arrêté comme « ennemi du peuple ». La guerre éclate, les élèves d’hier deviennent des soldats…

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« Le Garçon de courses » (« Курьер »), 1986
de Karen Chakhnazarov (Карен Шахназаров)

Ivan rencontre son père avec sa nouvelle compagne, dans la rue, va voir son copain Bazine, se fait recaler à l’entrée de l’Institut de Pédagogie et rentre chez lui ; trouvant sa mère, Lydia, en pleurs, il allume un début d’incendie qu’il éteint aussitôt, pour la ramener à la raison.

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« Le Dossier personnel du juge Ivanova » (« Личное дело судьи Ивановой »), 1985
d’ Ilia Frez (Илья Фрез)

Récit sur les relations difficiles au sein d’une famille moscovite à travers le regard d’une fille de 14 ans.

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« Va et regarde » (« Иди и смотри »), 1985
d’ Elem Klimov (Элем Климов)

Pendant la seconde guerre mondiale en Biélorussie, le jeune Florya refuse d’écouter sa mère et s’engage dans le groupe de résistants agissant non loin du domicile familial. Tout semble aller pour le mieux, surtout quand le jeune garçon se lie d’amitié avec une superbe jeune paysanne, flânant souvent avec les résistants. Mais petit à petit, les événements les plus incongrus s’enchaînent, transformant rapidement la vie du jeune garçon en véritable cauchemar, et pour le transformer à jamais.

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« Jardin d’enfants » (« Детский сад »), 1983
d’ Evgueni Evtouchenko (Евгений Евтушенко)

Novembre 1941. Les Allemands sont aux portes de Moscou. La population a peur, c’est l’exode. Un jeune garçon, Jénia, cherche à sauver ce qu’il a de plus précieux : ses poissons rouges et son violon. Son père est mobilisé, sa mère décide de l’envoyer loin des bombes, chez sa grand-mère, à Zima au cœur de la Sibérie. Le train est pris d’assaut, le trajet est long, chacun y vit son histoire qui se transforme en drame lorsque le convoi est bombardé.

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« L’Epouvantail » (« Чучело »), 1983
de Rolan Bykov (Ролан Быков)

Léna, douze ans, arrive dans une petite ville, non loin de Moscou. Elle habite chez son grand-père, un vieil original qui vit au milieu de tableaux d’artistes locaux, dans une vieille isba. L’air démodé et la candeur de Léna provoquent les railleries de ses camarades de classe qui la surnomment « l’épouvantal ! ». Seul un élève, Dima, prend sa défense et semble manifester pour elle de l’amitié. Un jour, la classe décide de faire l’école buissonnière.

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« La Cage aux canaris » (« Клетка для канареек »), 1983
de Pavel Tchoukraï (Павел Чухрай)

Dans une sinistre gare soviétique traînent deux adolescents en fuite, un garçon et une fille sensiblement du même âge, 14 ou 15 ans. Leur première rencontre se passe plutôt mal : Alessia, craignant un loubard, fait fuir Victor avec un sifflet. Mais elle découvre peu à peu qu’il ne lui veut pas de mal.

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« Parmi les pierres grises » (« Среди Серых Камней »), 1983
de Kira Mouratova (Кира Муратова)

La mort de sa femme a bouleversé la vie du juge et maintenant, il est obsédé par ses souvenirs. Sa vie actuelle ne lui procure que dépit et irritation. Vasia, le fils du juge, veut s’éloigner de la maison parentale. Valek et Maroussia, enfants de pauvres gens, deviennent ses amis. Avec eux, il se sent parfois heureux et son père lui fait pitié.

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« Vie privée » (« Частная жизнь »), 1982
de Youli Raizman (Юлий Райзман)

Sergueï Nikitich Abrikassov se retrouve sans travail. Il avait préconisé la fusion de l’entreprise qu’il dirigeait avec une autre. Son plan a été adopté, mais l’administration concernée et le ministre, dont il pensait avoir l’appui, ne lui ont pas proposé de prendre la direction du nouveau groupe. Il a donc démissionné. Le voici à la retraite, sans chauffeur, sans datcha de fonction.

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« Assia » (« Ася »), 1977
de Iossif Kheifits (Иосиф Хейфиц)

L’Allemagne, au début du XIXe siècle. Un Russe d’une trentaine d’années, aisé et oisif, s’efforce d’oublier, non sans se complaire dans la mélancolie, une – légère – peine de cœur. Il rencontre deux de ses compatriotes : un jeune homme, Gaguine, et sa sœur, Assia, une toute jeune fille ardente et fantasque.

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« La Steppe » (« Степь »), 1977
de Sergueï Bondatchouk (Сергей Бондарчук)

Igor, petit garçon de 10 ans, quitte sa mère et son village natal pour aller dans une ville lointaine étudier. Au cours du long voyage qui le conduit à destination, il découvre les merveilleux paysages de la steppe ukrainienne et le pittoresque de la vie des gens qui l’habite.

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« Monologue » (« Монолог »), 1972
d’ Ilia Averbakh (Илья Авербах)

Sretenski est un savant connu et respecté de tous pour sa science et sa qualités humaines. Solitaire depuis que sa femme l’a quitté, autrefois, emmenait leur fille, Tassia, il mène une vie simple qui se déroule selon des règles déjà fixées par la routine. Un jour, cependant, Tassia réapparaît dans son existence. C’est une jeune femme déjà, mère d’une petite Nina qu’elle confie à son peu Sretenski s’attache passionnément à l’enfant qu’il élève de son mieux avec l’aide d’une vieille dame, bougon au cœur d’or, qui lui sert de femme de ménage.

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« Trois jours de Victor Tchernychov » (« Три дня Виктора Чернышева »), 1967
de Mark Ossepian (Марк Осепян)

Trois journées de la vie d’un ouvrier Russe…

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« Soyez les bienvenus ou entrée interdite aux étrangers » (« Добро пожаловать или Посторонним вход воспрещен »), 1964
d’Elem Klimov (Элем Климов)

Un camp de pionniers. « Soyez les bienvenus » et « Entrée interdite aux étrangers » est la double inscription affichée à l’entrée du camp de vacances. Le directeur Dynine, apparemment chaleureux, est en fait un tempérament rigide et froid. Il incarne la contradiction contenue dans la double devise de la colonie. Il multiplie les interdictions dans un but prétendument éducatif. Bureaucrate « positif », il encourage la délation et censure Maïakovski. Mais l’ordre rigoureux instauré par le directeur est bientôt troublé par l’indépendance d’esprit dont fait preuve Kostia Inotchkine, qui viole le règlement. Il est renvoyé chez sa grand-mère, mais revient au camp pour la grande fête, dont il sera le héros, remportant le grand prix pour son costume de carnaval. La grand-mère est très fière, Dynine est tourné en ridicule et renvoyé.

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« L’Enfance d’Ivan » (« Иваново детство »), 1962
d’ Andreï Tarkovski (Андрей Тарковский)

Orphelin depuis l’assassinat de sa famille par les nazis, Ivan, 12 ans, est devenu éclaireur au sein de l’armée russe. Contre l’aval de ses supérieurs, il accepte une dernière mission délicate. ( Chef d’oeuvre!!! )

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« Quand les arbres étaient grands » (« Когда деревья были большими »), 1962
de Lev Koulidjanov (Лев Кулиджанов)

Kouzina Yordanov a été avant la guerre un excellent ajusteur, et, au cours des hostilités, il a été décoré. Le retour de la paix en a fait une épave, abandonné par sa femme, sans travail fixe et sans désir d’en trouver. Un jour, en quête d’argent, il propose à une dame âgée de transporter chez elle une machine à laver qu’elle vient d’acheter ; arrivé à la porte du logement, il laisse choir la machine par la cage de l’escalier et se blesse sérieusement en descendant la rechercher.

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« Le Rouleau compresseur et le violon » (« Каток и скрипка »), 1960
d’ Andreï Tarkovski (Андрей Тарковский)

Sacha est un jeune garçon qui reste un peu en marge. Il ne partage guère les jeux des enfants de son quartier, qui, d’ailleurs, ne le ménagent pas beaucoup. Un jour, Serge, un ouvrier, prend la défense de Sacha.

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« En gagnant mon pain » (« В людях »), 1938
de Mark Donskoï (Марк Донской)

Elevé par des parents de petite bourgeoisie qui le maltraitent, le jeune Alexis Pechkov fait son initiation littéraire dans les grands auteurs russes que lui prête une voisine.

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« L’Enfance de Gorki »(« Детство Горького »), 1938
de Mark Donskoï (Марк Донской)

Premier volet d’une trilogie évoquant avec fidélité la vie du grand écrivain russe.

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Le Classique de l’été :

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« Raspoutine, l’Agonie » (« Агония »), 1974
d’Elem Klimov (Элем Климов)

1916. La grande Russie est au plus mal. Le peuple meurt à la guerre, le peuple a faim. Toute velléité de révolte est écrasée. A la tête de l’Empire, le Tsar Nicolas II s’adonne à son passe-temps favori : la peinture. S’intéresse-t-il vraiment aux mises en garde de ses ministres, de ses conseillers qui le pressent d’agir ? Il semble plutôt attendre un geste de la Providence. Et puis, il y a Raspoutine.

Cinéma russe d’aujourd’hui :

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« L’Empire disparu » (« Исчезнувшая империя »), 2008
de Karen Chakhnazarov (Карен Шахназаров)

Moscou, 1973. Sergueï Narbekov est un étudiant peu studieux. Il préfère les fêtes bien arrosées avec ses amis d’école. Il habite avec sa mère, son frère cadet et son grand-père, célèbre archéologue. En classe, Sergueï fait la connaissance de Lyuda Beletskaya qui lui plaît beaucoup.

Bonne rétrospective,

Saint-Sulpice

 

Une Jeunesse Russe – Reflet Médicis – 3, Rue Champollion – 75005 Paris – Métro : Saint-Michel, Cluny – Tel: 01.43.54.42.34

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