Nick Brandt

Nick Brandt dans Photographie: Grands Photographes

Elephant with Exploding Dust, Amboseli - 2004 - Crédit photo: © Nick Brandt

N

nick_brandt_1 dans Photographie: Grands Photographes

Lion before Storm 1, Maasai Mara - 2006 - Crédit photo: © Nick Brandt

NN

nick_brandt_3

Sitting Lionesses, Serengeti  - 2002 - Crédit photo: © Nick Brandt

N

Elephant Herd, Serengeti - 2001 - Crédit photo: © Nick Brandt

N

Portrait of Rhino, Lewa - 2004 - Crédit photo: © Nick Brandt

N

NN

Biographie de Nick Brandt

NN

Nick Brandt a exposé ses photographies dans le monde entier et plus particulièrement à Londres, Berlin, Hambourg, Los Angeles, San Francisco, Santa Fe et New York. Il voit le jour en 1966 en Angleterre, où il a grandi, il vit aujourd’hui à Topanga Canyon en Californie, avec sa femme Orla et toute une ménagerie d’animaux adoptés.

N

Pour en savoir plus sur ce fabuleux photographe: Nick Brandt.

N

Bien à vous,

Saint-Sulpice

N

 A lire:

N512W9ME99AL._SL500_AA300_N

N

L’œuvre de Nick Brandt témoigne d’une intimité avec son sujet – les animaux d’Afrique orientale – et d’un talent qui font de lui une figure à part dans le monde des photographes de la faune sauvage. Bien au-delà du documentaire animalier, les images de  » Vivre sur cette Terre  » tracent le portrait d’un autre monde, celui des derniers animaux sauvages, un monde qui disparaît sous nos yeux, et auquel nous devons cette élégie déchirante. Sur sa méthode de travail, et sur la signification de ses photos, Nick Brandt s’explique :  » Approcher tout près, vraiment tout près des animaux. Je n’utilise pas de téléobjectif. [...] Je veux cadrer les animaux dans leur environnement, dans leur monde. Je veux éprouver un vrai sentiment d’intimité avec chacun d’eux – avec ce chimpanzé-là, ce lion ou cet éléphant particuliers, qui se trouvent devant moi. Je crois que cette proximité est pour beaucoup dans la capacité du photographe à révéler la personnalité de son sujet. On ne fait pas le portrait d’un être humain au téléobjectif, à trente mètres, en imaginant rendre un peu de son âme ; on s’approche de lui. Alors, je prends mon temps et j’avance petit à petit – en voiture ou à pied – jusqu’à n’être plus, souvent, qu’à quelques mètres des animaux. Et plus j’ai l’impression qu’ils se présentent d’eux-mêmes, qu’ils posent pour leur portrait, plus, me semble-t-il, le résultat final me plaît. [...] Ce qui m’intéresse en définitive, ce n’est pas de créer une œuvre purement documentaire ou remplie d’action et de spectacle, comme c’est généralement la règle dans le domaine de la photographie d’animaux. Mais de montrer les animaux en train d’être, tout simplement. En train d’être avant qu’ils ne soient plus. Avant qu’ils cessent d’exister, à l’état sauvage en tout cas. Ces images sont mon élégie à ces créatures superbes, à ce monde d’une beauté déchirante qui s’évanouit peu à peu, tragiquement, sous nos yeux.  »

N- Vivre sur cette Terre par Nick Brandt aux éditions Gallimard – 128 pages - Prix non communiqué.

N41tMyfwR%2BNL._SL500_AA300_N- On this Earth par Nick Brandt aux éditions Chronicle Books – 132 pages - 30€

Bernard Plossu

Bernard Plossu dans Photographie: Grands Photographes

 Route – Oklahoma – 1983 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

plossu dans Photographie: Grands Photographes

Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

jaisalmer

Jaisalmer, Inde - 1989 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

agades

Agadès , Niger - 1975 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Bernard_Plossu

Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Plossu-2

Villa Noaïlles, Hyères – 1997 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Plossu+img217

Saint-Nizier, Dauphiné – 1971 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Bernard-Plossu.Montagne-basque

Montagne Basque - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Hirondelles Andalouses - Crédit photo:  © Bernard Plossu

.

.

Biographie de Bernard Plossu

.

Bernard Plossu (né le 26 février 1945 à Đà Lạt, sud du Viêt Nam) est un photographe français. La plus grande partie de son travail est constituée de reportages de voyages.

De 1951 à 1962, il étudie à Paris. Il commence la photographie très tôt : en 1958, il voyage au Sahara avec son père, muni d’un Kodak Brownie Flash, et en 1965, part pour le Mexique dans le cadre d’une expédition anglaise pour photographier la jungle du Chiapas. S’ensuivent de nombreux reportages en couleurs chez les indiens Mayas, en Californie, dans l’ouest américain, le Nevada, le Middle West.

En 1970, il réalise un travail sur l’Inde, où naît l’idée de séquences « surbanalistes » : séquences banales qui sont en fait surréalistes.

Il continue à voyager énormément, réalisant de nombreux reportages couleurs, et en 1975, part pour son premier voyage au Niger. Dès lors, il ne fait plus que des photos noir et blanc prises avec une focale de 50 mm pour se placer en marge de la photographie commerciale. Il participe à l’aventure de Contrejour avec Claude Nori qu’il retrouve à la fondation des Cahiers de la Photographie avec Gilles Mora, Jean-Claude Lemagny et Denis Roche.

En 1978 naît son fils Shane, qu’il photographie aussi régulièrement. En 1983, il commence à peindre et à travailler avec l’agence Fotowest. Son deuxième fils, Joaquim naît en 1986.

En 1987, grâce à l’institut français de Naples, il effectue un séjour photographique dans l’île Stromboli (Îles Éoliennes). L’année suivante, il s’installe dans l’ île Lipari avec Françoise Nunez, rejoint ensuite par d’autres photographes.Auparavant, il a réalisé une série d’images de l’archipel éditée par Arte. Naissance de sa fille, Manuela, en 1988.

.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

.

A lire:

.

41nfbbTOWoL._SL500_AA240_

 .

À travers les photographies de ce livre, Bernard Plossu nous plonge au coeur d un calme irréel, une nouvelle harmonie surprenante d où se dégage un charme presque oriental. Paysages, scènes champêtres, des images qui nous renvoient au grand romantisme du XIXe siècle. Véritable «état des lieux» sensible des sites situés sur les rivages des lacs d Annecy, du Bourget et du Léman, cet ouvrage reflète l atmosphère si particulière des lacs de Savoie et de Haute-Savoie. Les photographies ont été réalisées pour le Conservatoire du Littoral, organisme qui a pour mission de conduire une politique foncière permettant d assurer la conservation des sites naturels et de valoriser son patrimoine paysager.

.

- Littoral des lacs par Bernard Plossu aux éditions Images en Manoeuvres – 98 pages – 16€

 .

51506CM93NL._SL500_AA240_

.

Lorsque Paul Martin part sur les chemins de Haute Provence le 16 juillet 1872, il succombe comme beaucoup d’artistes de son époque à la mode du voyage pittoresque qui se multiplie depuis la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit pour ces artistes de familiariser le public avec la richesse du patrimoine rural, dans la tradition du félibrige. Paul Martin est un ami de Mistral. L’aquarelle, procédé rapide, permet de saisir dans l’instant les lueurs du crépuscule et convient à l’idée romantique de l’artiste vagabond qui tire sa force du contact avec la nature. En 15 jours, l’aquarelliste Paul Martin gagne les confins du territoire bas-alpin, la lisière italienne et revient. Il nous a laissé 56 instantanés, impressions fugitives et nostalgiques d’un voyage lent vers l’Italie. En 2002, le voyage photographique de Bernard Plossu sur les mêmes terres de Haute Provence, propose une expérience vivante et contemporaine de la traversée des Alpes. Ici le voyage vers l’Italie s’effectue en voiture et l’expérience du paysage est vécue à travers les vitres du véhicule dont on ne descend qu’à de brèves et rapides reprises. La traversée du paysage n’est plus qu’une ode à la lenteur mais construit une esthétique de la rupture : aux courbes douces des prairies alpines succèdent les angles droits des constructions industrielles de la vallée du Pô. A travers l’objectif photographique de Bernard Plossu, le parcours vers l’Italie devient net, épuré de toute émotion. Le photographe nous permet de partager son expérience : il nous livre ses planches-contacts intégralement signifiant son souhait de montrer les lignes de forces de son voyage.

.

- Voyages vers l’Italie par Bernard Plossu, Paul Martin, Marc Ceccaldi, Nadine Gomez-Passamar & Andrea Busto aux éditions Images en Manoeuvres – 127 pages – 25€

.

41gtwnw7PFL._SL500_AA240_

 .

Le livre En photographie, on croit aller très vite, en tout cas dans ce style de photo « snapshots », faits à l’instinct, très rapidement, dès qu’on les « voit », et même quelquefois plus vite qu’on ne l’a cru !… Les hirondelles : toujours fascinantes surtout par leur incroyable agilité à se diriger pourtant à toute vitesse, sans se cogner entre elles… Je photographie la plupart du temps au millième de seconde, me moquant éperdument de la sacro-sainte profondeur de champ : je m’en moque ! et même je l’évite sciemment sans doute ! Millième de seconde, incroyable vitesse ! Alors avec les hirondelles andalouses, quand je reste quelques jours à me reposer là-bas, s’établit cette sorte de jeu, comme « qui est le plus rapide » ! ? (elles, surement !) Voila, le challenge ultime : la vraie épreuve du millième de seconde, la rencontre entre nos deux agilités, quelle passionnante aventure.

.

- Hirondelles Andalouses par Bernard Plossu aux éditions Filigranes – 54 pages – 20€

.

51kpqlAwkUL._SL500_AA240_

.

À la fin des années 60, Bernard Plossu découvre les États-Unis depuis le Mexique où ses grands-parents ont émigré. Bill Coleman, qui deviendra ensuite un de ses plus fidèles amis, sera son passeur et son guide. Alors qu’il est déjà un photographe reconnu en France, il s’y installe en 1977 et y fonde sa famille. Et c’est durant toutes ces années dans l’Ouest américain que sa pratique photographique va prendre toute son ampleur face à l’immensité et la diversité des paysages qui s’offrent au regard de l’artiste qu’il est en train de devenir. Ce livre en traduit à sa façon les parcours successifs jusqu’à son retour définitif en France en 1985. Sans lieu, ni date, près de trois cents images se succèdent ainsi librement selon quinze chapitres qui se présentent comme autant de road-movies sans début ni fin où le réel américain se confond avec sa propre mythologie. Mais s’y dévoile surtout cette écriture du sensible et de la rencontre qui va devenir la signature de Bernard Plossu, référence incontestée aujourd’hui de la photographie française contemporaine.

.

- So long par Bernard Plossu & Lewis Baltz aux éditions Yellow Now – 320 pages – 20€

Bombay, autrefois…

  Bombay, autrefois... dans Photographies du monde d'autrefois Street+in+Bombay+1860

Rue de Bombay en 1860 - Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Village+of+Walkeshwar,+Malabar+Point,+Bombay+1860s dans Photographies du monde d'autrefois

Village de Walkeshwar – Malabar Point – Bombay en 1860 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

%5BBombay+Harbour%5D+Docks+1870

Docks du port de Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+Back+Bay+1870

Back Bay – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Elphinstone+Circle,+Bombay+1870+Photo+2

Elphinstone Circle- Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Elphinstone+Circle,+Bombay+1870

Elphinstone Circle – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

University+Hall+%5BBombay%5D+1870s

University Hall – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+University+buildings+1877

University Hall – Bombay en 1877 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

General+view+of+Bombay+1881

Vue générale de Bombay en 1881 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

The+Bombay+Yacht+Club,+February+1891.+Taken+from+The+Apollo+Bunder,+Bombay

Yacht Club de Bombay en 1891 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+Green+of+1862

Bombay green en 1862 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Elphinstone+College,+Bombay+1870

Elphinstone College – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+Cathedral

Churchgate – Bombay – ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

PIC1

Marine drive – Bombay en 1930 - Crédit photo: ©Mumbaipropertydealers

N

bombaypydownie-476x302

Pydownie Street – Bombay ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

bombaybandstand-476x302

Kiosque et bâtiments publics – Bombay ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

bombay-476x302

Bureaux municipaux et Victoria Terminus – Bombay – ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

188858050_aca9fe703a

Hôtel des monnaies – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188863592_74cf00fff6

Colaba station -Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188863590_bebc7df406

Colaba – Front de mer – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188858884_435135b696

Passage à Niveau – Church Gate – Bombay – (Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188858583_f9ba3bba6b

Hôtel Taj Mahal – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

bombaystation-476x302

Victoria Terminus – Bombay – ( Non daté ) - Crédit photo: ©bombman

N

h2_1985.1168.11

Victoria Terminus, désormais Chhatrapati Shivaji Terminus – Bombay en 1878 – Crédit photo: ©inconnu

N

ind4923

Bunuman Street – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©inconnu

N

 mumbadevist1880

Temple de Mumbadevi – Bombay en 1880 – Crédit photo: ©Muzammil M.Attar

N

hughes%20road

Hughes Road – Bombay - Crédit photo: ©Mumbaipropertydealers

N

Pydhonie%20new

Pydhonie ( Vue prise des jardins Victoria )- Bombay  – Crédit photo: ©Mumbaipropertydealers

N

N

Histoire de Bombay

N

La ville a été connue sous différents noms suivant les langues et les époques. Le nom Mumbai provient de la contraction de Mumba ou Maha-Amba, nom de la déesse hindoue Mumbadevi,qu’auraient jadis vénérés les habitants des lieux et de Aai, « mère » en Marâthî, la langue régionale dominante. Lorsque les Portugais s’approprièrent les îles de Bahâdûr Shâh en 1534, le premier gouverneur aurait utilisé le terme de Bom Bahia (« la bonne baie ») pour décrire la péninsule et la sécurité qu’apporte le port. Ce nom a évolué en Bombaim qui est utilisé aujourd’hui en portugais moderne.

D’autres sources, notamment le lexicographe portugais Jose Pedro Machado, rejettent l’hypothèse de Bom Bahia au profit d’une corruption progressive du nom marâthî de Maiambu (comparable à l’actuel Mumbai) en Mombaim, puis Bombaim, au cours du XVIe siècle, l’étymologie couramment admise n’étant qu’une reconstruction postérieure.

Lors de la colonisation par les Britanniques, ce nom a été anglicisé en Bombay bien que Mumbai ou Mambai soient resté en usage en en marâthî et en gujarâtî, et Bambai en hindî et en ourdou.

En 1995, sous l’impulsion du Shiv Sena, parti régionaliste Marâthî, parvenu à la tête de la municipalité, les autorités locales (Municipal Corporation of Greater Mumbai, à l’époque Bombay Municipal Corporation) décident de renommer Bombay en Mumbai  afin de démarquer la ville de son passé colonial. Ce changement de nom a, conformément à la loi indienne, été avalisé par le Gouvernement, alors dominé par le parti du Congrès, mais menacé de défaite aux élections toutes proches. Le nouveau nom semble toutefois ne pas être utilisé partout (notamment par la bourse et la cour de justice), ce qui provoque des tensions avec les partisans du Shiv Sena.

Des objets découverts dans le faubourg nord de Kandivali indiquent que le site de Bombay était occupé dès l’Âge de pierre. Les preuves formelles d’une occupation humaine permanente remontent à -250. Ptolémée mentionne Heptanesia, « les sept îles », et le petit port de Thana commerçait avec l’Arabie et l’Égypte. Les îles appartenaient alors à l’Empire Maurya, dirigé par le bouddhiste Ashoka.

Durant les siècles suivants, les Kshatrapas occidentaux indo-scythes et l’Empire Satavahana se disputèrent le contrôle de Bombay. Entre le IXe siècle et 1343, la région fut dominée par la dynastie des Silhara, qui succombèrent finalement aux conquêtes des sultans musulmans du Gujarat. Les plus anciens monuments de l’archipel, telle l’île d’Éléphanta ou les temples de Walkeshwar remontent à l’époque des Silhara.

En 1534, Bahadur Shah du Gujarat fut forcé de céder les îles aux Portugais, qui nommèrent la zone Bom Bahia, la bonne baie. Ils en restèrent maîtres jusqu’en 1661, lorsqu’elle passa sous contrôle anglais comme partie de la dot de l’Infante Catherine de Bragance, donnée en mariage à Charles II d’Angleterre. Enfin, en 1668, ce dernier accorda la location des îles, pour £10 par an, à la Compagnie anglaise des Indes orientales, qui obtenait ainsi un excellent port sur la côte ouest de l’Inde. La population augmenta rapidement, de 10 000 habitants en 1661 à 60 000 en 1675, et en 1687, la Compagnie y transféra son quartier général, depuis Surat, pour profiter du meilleur mouillage. La ville allait enfin accueillir le siège de la Présidence de Bombay, l’une des trois subdivisions du Raj britannique. La Compagnie en conserva le contrôle jusqu’en 1857 : après la révolte des Cipayes (ou première guerre d’indépendance), la couronne britannique prit en charge l’administration de toutes ses dépendances indiennes.

À partir de 1817, la ville est remodelée par de grands projets de génie civil. L’objectif de fusionner les sept îles (projet Hornby Vellard) en un ensemble d’environ 435 km² est atteint vers 1845. En 1853, la première liaison ferroviaire de l’Inde est mise en service entre Bombay et Thane. La Guerre de Sécession américaine (1861-1865 fait de Bombay le premier marché cotonnier du monde : un boom économique s’ensuit, qui renchérit l’importance nationale de la ville. Enfin, l’ouverture du canal de Suez, en 1869, permet à Bombay de devenir l’un des plus importants ports de l’Asie.

En trois décennies, la ville se transforma considérablement : la jeune métropole se dota de nouvelles infrastructures, les principales institutions reçurent de nouveaux bâtiments. En 1906, la population atteint le million, faisant de Bombay la deuxième ville d’Inde, derrière Calcutta. Siège de Présidence coloniale, Bombay fut aussi l’un des grands centres du mouvement pour l’indépendance. C’est de là qu’en 1942, Gandhi lança le mouvement Quit India.

Lors de l’indépendance, en 1947, Bombay devint la capitale de l’État de Bombay. Les limites de la ville furent élargies pour la dernière fois en 1950 par incorporation d’une part importante de l’île de Salsette. À partir de 1955, suite au choix politique de la partition de l’État de Bombay entre Gujarat et Maharashtra, une polémique éclata quant au statut de Bombay. L’élite économique, issue majoritairement du Gujarat, plaidait pour un statut de cité-État autonome, distinct de l’État marathe. Les partisans de ce dernier, rassemblés dans le Mouvement Samyukta Maharashtra, exigeaient que Bombay soit leur capitale. Après des émeutes où 105 personnes trouvèrent la mort sous les balles de la police, Bombay devint finalement, le 1er mai 1960, la capitale du Maharashtra.

En 1986, la ville dépassait Calcutta en nombre d’habitants. Bombay a toujours été une ville d’immigration, sa culture unique résulte de la cohabitation de nombreuses communautés originaires de toutes les régions de l’Inde, sans oublier de nombreux étrangers. Ce caractère fut mis à mal par les émeutes de 1992-1993 entre groupes religieux. Le 12 mars 1993, c’est la mafia locale qui s’attaqua à la population, par l’explosion simultanée de 13 bombes, qui firent plus de 250 morts. En 2006 encore, une série d’attentats faisait plus de 200 victimes. Les relations entre hindous et musulmans restent depuis lors tendues, s’ajoutant aux anciennes tensions entre Marathes et locuteurs de l’hindî, originaires d’Inde du Nord.

Le 26 novembre 2008, une série d’attaques faisait, suivant les informations disponibles au 30 novembre 2008, au moins 195 morts et des centaines de blessés. Plusieurs hôtels de luxe accueillant des Occidentaux, la gare centrale, un restaurant de luxe et le centre communautaire juif Loubavitch furent les cibles simultanées des assaillants, munis d’armes automatiques et de grenades. Source Wikipédia

Bien à vous,

Saint-Sulpcie

 

La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – Paris – 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010

La Grande Aventure des Chrétiens d'Orient - Eglise Saint-Roch - Paris - 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS arton11830-d2be2

 

Un parcours didactique et largement illustré pour découvrir la richesse et la diversité des Eglises et des Chrétiens d’Orient.

 

 0829saint-jean-baptiste_decapitation_icone-copte dans EXPOSITIONS

Saint Jean-Baptiste, la décapitation ~ Icône Copte

 

 Le visiteur découvrira l’histoire de la naissance de l’Eglise à Jérusalem aux séparations et réconciliations avec l’Eglise de Rome ainsi que les traditions et rites : maronite, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique, malabar et malankar…

 

 saintmaroun.1171020211

Saint-Maron

 

Une invitation à mieux connaître l’Oeuvre d’Orient et ses missions aux côtés des évêques, des prêtres et des communautés religieuses, du Moyen-Orient jusqu’en Inde, d’Ukraine en Ethiopie.

 

 

Saint-Joseph ~ Icône Melkite

 

Une exposition conçue par l’Oeuvre d’Orient avec l’aide de l’Ordinariat des Catholiques des Eglises orientales en France.

.

Pour en savoir plus Sur: L’Oeuvre d’Orient.

.

.

Histoire du Christianisme Oriental

.

Le christianisme oriental est le christianisme tel qu’il s’est développé à partir des provinces orientales de l’Empire romain (Grèce, Proche-Orient, Égypte). Ces rites se sont notamment étendus au Moyen-Orient, en Europe orientale, en Arménie, en Inde du Sud, en Éthiopie… Il se caractérise (par opposition au christianisme occidental, notamment au catholicisme romain) par une organisation non centralisée, par la place de la culture et de la langue grecques et par la multiplicité des dénominations et des pratiques.

 

 300px-Kyjiv_sofienkathedrale

Cathédrale Sainte-Sophie à Kiev, Ukraine

 

Le christianisme est né et s’est d’abord développé dans la partie orientale de l’Empire romain. À côté de Rome (qui fait remonter la fondation de son Église à l’apôtre Pierre), les villes de Jérusalem, d’Antioche et d’Alexandrie jouent le rôle de capitales ecclésiastiques. En 330, l’empereur Constantin Ier transfère la capitale de l’empire de Rome à Constantinople (rebaptisée Nea Roma ~ Nouvelle Rome), qui devient un grand foyer intellectuel. Le premier concile de Constantinople en 381 place le siège de Constantinople au second rang, juste après celui de Rome.

 

 200px-The_Ethiopian_Church

Eglise Ethiopienne orthodoxe à Jérusalem

 

On aboutit alors à ce qui est connu sous le nom de Pentarchie : les cinq centres historiques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem (dans leur ordre de préséance et de primauté). En dehors de l’Empire romain, les chrétiens étaient libres de s’organiser en Églises indépendantes. Ce fut notamment le cas de l’Église arménienne et de l’Église géorgienne.

 

 200px-DebateBetweenCatholicsAndOrientalChristiansInThe13thCenturyAcre1290

Débat entre Catholiques d’Occident et d’Orient

 

 

L’Orient chrétien va ensuite connaître plusieurs controverses christologiques, ainsi que des crises et bouleversements idéologiques et politiques, qui expliquent la situation d’aujourd’hui.

  • 301 (ou 314) : Conversion de l’Arménie au christianisme. Ainsi, ce pays devient le premier pays officiellement chrétien.
  • 424 : Les Églises chrétiennes de l’Empire perse se proclament indépendantes, pour ne plus être soupçonnées de soutenir l’Empire romain.
  • 431 : Les thèses nestoriennes sont reconnues comme hérétiques au concile d’Éphèse.
  • 451 : Le concile de Chalcédoine proclame que l’unique personne du Christ est à la fois de nature divine et humaine. Ce dogme, accepté en Occident et par les populations hellénisées d’Orient (ainsi que par l’Église géorgienne), est rejeté par de nombreux chrétiens d’Orient. Ce schisme est à l’origine des Églises des trois conciles. On appellera chalcédoniens ou melkites le partisans des dogmes du concile et monophysites leurs opposants.
  • 484 : Les chrétiens de l’Empire perse adoptent le nestorianisme comme doctrine officielle (c’est l’origine des Églises des deux conciles et de l’Église catholique chaldéenne).
  • VIIe-VIIIe siècle : Trois des centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche et Jérusalem) tombent aux mains des musulmans : il ne reste que Constantinople et Rome
  • 687 : L’Église maronite (chalcédonienne) rompt avec Constantinople.
  • IXe siècle : Évangélisation des peuples slaves orientaux (autour de Kiev) qui se rattachent à Constantinople plutôt qu’à Rome.
  • 1054  : Lors du grand schisme d’Orient ou schisme de Rome, Constantinople et Rome s’excommunient mutuellement. Les Églises restées en communion avec Constantinople constituent ce qui est appelé l’« Église orthodoxe » (Églises des sept conciles).
  • 1182 : L’Église maronite entre en communion avec Rome lors des croisades.
  • 1204 : Destruction de Constantinople par les armées croisées (catholiques romains).
  • 1439-1445 : Au concile de Florence, l’Église catholique décide d’accorder la liberté liturgique aux Églises d’Orient en échange de leur reconnaissance du pape.
  • 1453 : Prise de Constantinople par les Turcs ottomans musulmans qui la rebaptisent İstanbul.
  • 1551 : Rome réussit à faire reconnaître son autorité à certains fidèles de l’Église de Perse (Église catholique chaldéenne).
  • 1589 : Création du patriarchat de Moscou qui se proclame « troisième Rome » et nouveau centre de l’orthodoxie.
  • 1596 : Par l’union de Brest, une partie des orthodoxes ukrainiens s’unissent à Rome, tout en conservant leur rite byzantin. Ils forment la première communauté catholique orientale uniate.
  • XVIIe siècle : Grâce aux efforts des maronites, l’autorité de Rome est reconnue par une partie de l’Église orthodoxe d’Antioche (chalcédonienne), de l’Église syriaque orthodoxe (monophysite) et du catholicossat arménien de Cilicie (monophysite). Ainsi se créent les Églises grecque-catholique melkite, catholique syriaque et catholique arménienne.

 

La tendance des dernières décennies est celle d’une émigration des chrétiens des pays du Proche-et-Moyen-Orient vers l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, l’Australie. Aujourd’hui, certaines Églises orientales peuvent pratiquement être considérées comme des « Églises en diaspora », à l’exemple de l’Église apostolique assyrienne de l’Orient dont le primat et la majorité des fidèles sont aujourd’hui installés en Occident.

 

 250px-Ethiopian_Religious

Religieux éthiopien

 

Ces départs de zones traditionnellement chrétiennes peuvent avoir différentes causes, économiques, politiques ou religieuses.

Les communautés une fois installées en Occident peuvent connaître des évolutions très diverses : de l’assimilation et la perte de l’identité culturelle et religieuse à la réaffirmation et au renouveau de cette identité.

 

 175px-John_Chrysostom_Louvre_OA3970

 

La fin de l’Union soviétique et de la domination russo-soviétique en Europe centrale et orientale a permis une nouvelle liberté religieuse et un renouveau des Églises orthodoxes et catholiques orientales dans cette région. Cela ne va pas sans situations conflictuelles.

La situation est particulièrement complexe en Ukraine avec notamment la restauration de l’Église grecque-catholique (qui avait été liquidée en 1946 au bénéfice de l’Église orthodoxe russe) et la création de plusieurs Églises orthodoxes. La tension est souvent vive du fait de conflits à propos d’attribution-restitution de lieux de culte. L’Église orthodoxe russe, pour qui l’Ukraine fait partie de son territoire canonique traditionnel et qui se considère comme étant la seule héritière légitime de l’ancienne Rus’ kievienne, suit cette évolution avec intérêt et préoccupation. Des évolutions similaires peuvent être observées en Biélorussie (où la liberté religieuse est très relative), en Moldavie et dans les pays baltes.

 

 200px-Nicaea_icon

 

La Russie elle-même connaît de nombreux débats et situations conflictuelles (rôle et positionnement de l’Église orthodoxe officielle et de ses dirigeants pendant la période soviétique, rapports avec l’Église orthodoxe russe hors frontières, développement de l’Église grecque-catholique russe, sortie de la clandestinité de l’« Église des catacombes », encadrement de la diaspora russe en Occident…).

 

 200px-Syriac_Sert%C3%A2_book_script

 

L’arrivée de nouveaux immigrés orientaux en provenance du Proche-et-Moyen-Orient ou d’Europe orientale a renforcé et renouvelé les communautés chrétiennes orientales déjà installées et souvent bien intégrées. Deux tendances sont perceptibles, notamment dans les communautés orthodoxes : garder et transmettre le patrimoine culturel et linguistique ou s’adapter à la nouvelle situation. On voit ainsi se multiplier les paroisses de langue française ou de langue anglaise. De même, on voit se développer des expériences d’occidentalisation rituelle. Enfin, toujours chez les orthodoxes, on perçoit une volonté de clarification juridictionnelle (organisation des Églises sur un principe « territorial » et non pas « national »).

.

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

.

La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – 296, Rue Saint-Honoré – 75001 Paris – Métro Pyramides,Tuileries ou Palais-Royal - Du 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010 - Tous les Jours de 11h à 18h sauf les Lundis, Le 25 Décembre 2009 ainsi que le 1er Janvier 2010 - Entrée Libre.

.

 

A regarder:

.

Image de prévisualisation YouTube

 

Image de prévisualisation YouTube

.

A lire:

.

510Lj3-cIeL._SL500_AA240_

 

 

C’est une véritable encyclopédie, fruit d’un énorme travail fondé sur une documentation considérable, que nous livre
dans ce fort volume J.-P., Valognes, pseudonyme d’un agrégé d’histoire devenu diplomate et tenu au devoir de réserve.

Sont en effet présentées non seulement les différentes Églises chrétiennes d’Orient (coptes, éthiopienne, grecques, syriennes, maronite, chaldéennes, arméniennes, latines) dans leurs origines, leur évolution historique, dans leur situation actuelle, et aussi dans leurs structures et leurs différences dogmatiques, rituelles ou ecclésiologiques, mais encore les différentes communautés qui s’y rattachent (soit successivement : les chrétiens de Jordanie, du Liban, de Syrie, d’Irak, (l’Iran et de Turquie).

- Vie et Mort des Chrétiens d’Orient, des origines à nos jours par Jean-Pierre Valognes aux éditions Fayard – 974 pages – 40€

12345...7

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne