Arielle Dombasle – Glamour à Mort

Arielle Dombasle - Glamour à Mort 692afc60-3568-11de-ae33-511cae571ce9

 

 

Sur la pochette de Glamour à mort ! , Arielle Dombasle apparaît vêtue d’une panoplie de Superwoman. «Les personnages de BD sont les saints modernes», affirme-t-elle. Sur ce nouvel album, confectionné avec Philippe Katerine et Gonzales, la chanteuse a a adopté une esthétique résultant d’un télescopage entre les XVIIe et XXIe siècles.

Si ce disque marque un tournant dans sa carrière, c’est qu’il est le premier sur lequel elle chante en français, après avoir interprété des reprises et des classiques.

«J’ai rencontré Philippe ­Katerine dans les loges du Zénith. Il m’a dit qu’il avait traversé sa timidité naturelle pour me proposer de m’écrire des chansons , explique­-t-elle. Ensuite, il est venu me voir au ­Crazy Horse avec les premières musiques, Monseigneur et Petit chaton, je crois. On a passé un an et demi à se voir régulièrement pour travailler, avec Gonzales aussi. Philippe m’a amené à dire des paroles assez provoc. C’est un homme plein de tact, d’un talent, d’une sensibilité très fine.»

 

 Image de prévisualisation YouTube

 

Sa grande force depuis le début de sa carrière est de n’être jamais restée cantonnée à un genre, franchissant les barrières qui séparent le cinéma de Rohmer des comédies populaires. «Je n’ai jamais fait partie d’une secte, ni voulu faire partie de la tribu intello, avoue-t-elle. Je suis passée de Robbe-Grillet à Miami Vice avec une liberté totale dans mes choix. C’est quelque chose qui est parfois déroutant pour les autres, mais, pour moi, c’est une mosaïque interne dans laquelle je me retrouve parfaitement.»

Son autre atout, qui résulte de cet éclectisme, est d’être appréciée par des gens de milieux très variés. «Je me suis rendue compte lors des concerts que j’ai un public très populaire. Ça me fait plaisir : je pense que l’amour et l’émotion passent par autre chose que l’analyse. Si je m’entends avec des gens très différents, c’est parce que j’ai été élevée à l’étranger dans une diversité qui m’a rendue adaptable à toutes sortes de situations.»

Elle est la seule à pouvoir ainsi passer sans crainte du ridicule d’un texte comme À la Néandertal à la tonalité mystique de Sor Juana. «Je travaillais depuis deux ans sur Sœur Juana Inés de la Cruz, figure mexicaine du XVIIe siècle. C’était une carmélite extraordinaire, qui s’est intéressée à la mathématique, à l’astronomie ou à la musique pour essayer de convertir les Indiens au catholicisme. Elle est morte parce qu’elle avait peut-être pris trop de libertés avec l’Église.»

 

Image de prévisualisation YouTube

 

C’est lorsque Arielle Dombasle prend le plus de liberté avec l’image qu’elle projette, lorsqu’elle bouscule les clichés véhiculés par son personnage que le disque Glamour à mort ! est le plus réussi. Les textures électro tissées par Gonzales, collaborateur de Jane Birkin ou de Feist, font mouche sur les paroles souvent fantaisistes de Katerine, voire franchement audacieuses («Prenez-moi n’importe où à la Néandertal / Agrippez mes cheveux / Faites-moi l’amour»).

«On m’a réduite pendant des années à une espèce de poupée ­Barbie, ce n’est pas grave ; mais je suis peut-être moins simple que mon apparence le suggère», avoue-t-elle avec malice, même si elle explique avoir eu du mal à chanter le mot «putain» sur le disque.

«J’espère être à la hauteur de ce qu’attendent les gens qui m’aiment, avec cet album. J’ai été entourée de musiciens merveilleux, d’oreilles fines, on s’est beaucoup amusés.»

Bien à vous,

Saint-Sulpice

Glamour à mort ! (Columbia/Sony Music)

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne