Louis-Emile Durandelle – La construction de la Tour Eiffel

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Visite sur le chantier  - 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, construction des fondations des piliers - Avril 1887 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - Février 1888 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - Mai 1888 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, première plate-forme – 16 Juin 1888 – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, sous la première plate-forme – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Pause déjeuner – - n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - Septembre 1888 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine publi

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - Décembre 1888 - Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel ( en arrière plan, l’ancien Palais du Trocadéro ) - n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel jusqu’au troisième étage - 4 Mars 1889  – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel achevée – 31 Mars  1889  – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel achevée – 31 Mars  1889  – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Sans titre – 1889 – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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La Tour Eiffel, Gustave Eiffel et son équipe d’ingénieurs - 1889 – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

 

 

Biographie d’Emile-Louis Durandelle

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Louis-Emile Durandelle nait à Verdun en 1839. Associé à Hyacinthe César Delmaet (1828-1862), Louis-Emile Durandelle poursuit son activité de photographe avec la femme de ce dernier, Clémence Jacob, qu’il ne tarde pas à épouser. En 1868, ils se présentent comme  » Photographes du Nouvel Opéra « . De 1865 à 1872, Durandelle suit toutes les phases de cette construction et photographie aussi les éléments décoratifs. Son œuvre s’organise autour de plusieurs reportages documentant les grands chantiers de cette seconde moitié du XIXe siècle : la construction du nouvel Hôtel-Dieu en 1868, de l’église du Sacré-Cœur de 1877 à 1890, de la tour Eiffel entre 1887 et 1889, la restauration du Mont-Saint-Michel sous la direction de Corroyer, architecte des Monuments historiques chargé de ce chantier de 1874 à 1889, les fouilles du Louvre entre 1882 et 1884. Tous ces motifs imposent des compositions d’une grande rigueur formelle et Durandelle réussit des photographies tout à fait neuves qui anticipent sur la vision constructiviste de l’après-guerre. Devenu veuf en 1890, Durandelle abandonne la photographie et cède son atelier à son assistant Paul-Joseph-Albert Chevojon pour décéder à Bois-Colombes en 1917.

 

La construction de la Tour Eiffel

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Le montage des piles commence le 1 juillet 1887 pour s’achever vingt-et-un mois plus tard. Tous les élément sont préparés à l’usine de Levallois-Perret à côté de Paris, siège de l’entreprise Eiffel. Chacune des 18 000 pièces de la tour est dessinée et calculée avant d’être tracée au dixième de millimètre et assemblée par éléments de cinq mètres environ. Sur le site, entre 150 et 300 ouvriers, encadrés par une équipe de vétérans des grands viaducs métalliques, s’occupent du montage de ce gigantesque mécano.

Toutes les pièces métalliques de la tour sont fixés par des rivets, un mode de construction bien rôdé à l’époque de la construction de la tour. Les assemblages sont d’abord réalisés sur place à l’aide de boulons provisoires, remplacés au fur et à mesure par des rivets posés à chaud. En se refroidissant, ils se contractent, ce qui assure la serrage des pièces les unes avec les autres. il faut une équipe de quatre hommes pour poser un rivet: un pour le chauffer, un pour le tenir en place, un pour former la tête et un dernier pour achever l’écrasement à coups de masse. Un tiers seulement des 2 500 000 rivets que comprend la tour ont été directement posés sur le site.

Les piles reposent sur des fondations en béton installées a quelques mètres sous le niveau du sol sur une couche de gravier compact. Chaque arête métallique dispose de son propre massif, lié aux autres par des murs, sur lequel elle exerce une pression de 3 à 4 kilos par centimètre carré. Côté Seine, on a employé des caissons métalliques étanches, où l’injection d’air comprimé, permettait aux ouvriers de travailler sous le niveau de l’eau.

La tour est montée à l’aide d’échafaudages en bois et de petites grues à vapeur fixées sur la tour elle-même. Le montage du premier étage est réalisé à l’aide de douze échafaudages en bois de trente mètres de hauteur puis de quatre grands échafaudages de quarante cinq mètres. Des « boîtes à sable » et des vérins hydrauliques, remplacés après usage par des cales fixes, permettent de régler la position de la charpente métallique au millimètre près. La jonction des grandes poutres du premier est ainsi réalisée le 7 décembre 1887. Les pièces sont issues par des grandes grues à vapeur qui grimpent en même temps que la tour, en utilisant les glissières prévues pour les ascenseurs.

Il n’a fallu que cinq mois pour construire les fondations et vingt et un mois pour réaliser le montage de la partie métallique de la tour. C’est une vitesse record si l’on songe aux moyens rudimentaires de l’époque. Le montage de la tour est une merveille de précision, comme s’accordent à le reconnaître, tous les chroniqueurs de l’époque. Commencé en janvier 1887, le chantier s’achève le 31 mars 1889. Gustave Eiffel est décoré de la légion d’honneur sur l’étroite plate-forme du sommet. Source texte – Tour Eiffel.fr

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

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- Louis-Emile Durandelle – La Gare Saint-Lazare.

  

Paris d’Antan – 8ème partie

Paris d'Antan - 8ème partie dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui pont%20neuf%204a

Le Pont-Neuf vers 1910

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Place Victor-Hugo vers 1910

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Passage Alexandrine vers 1910

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Le « Sacré-Coeur » à Montmartre vers 1910

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L’église « Saint-Germain de Charonne » vers 1910

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Rue du Faubourg-Montmartre vers 1910

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Pont de la Concorde avec en fond la Chambre des Députés (Assemblée Nationale) vers 1910

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Rue Broca vers 1910

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Pont d’Iéna avec en fond l’ancien Palais du Trocadéro vers 1910

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Place du Marché Saint-Honoré vers 1910

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Paris d’Antan – Partie 7. 

- Paris d’Antan - Partie 6.

- Paris d’Antan – Partie 5.

- Paris d’Antan – Partie 4.

- Paris d’Antan – Partie 3.

- Paris d’Antan – Partie 2.

- Paris d’Antan – Partie 1. 

Albert Marquet – Musée de la Marine

 Albert Marquet - Musée de la Marine dans EXPOSITIONS page_img_1733_fr_affiche-page-marquet

 

 

 dans EXPOSITIONS 

Albert Marquet – Autoportrait

 

Né à Bordeaux, Albert Marquet fut dès son enfance attiré par la vie portuaire et la mer.
Pendant quarante ans, ceux-ci furent les lieux d’attraction de sa vie pérégrine et les principaux motifs de son inspiration artistique.

 

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Port de Marseille sous la pluie

Dès 1903, il commence à voyager, accentuant à partir des années 1920 sa découverte des ports et des rivages d’Europe et du Maghreb.
 

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Port de Bougie, Algiers

 

 Marquet se plaisait à peindre et à dessiner par tous les temps, de préférence depuis des fenêtres ou sur des hauteurs pour mieux embrasser dans une vue plongeante et panoramique ports, baies, plages ou grand large.
 

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Baie de Fécamp

 

En 1943, Marquet, qui avait tant observé les escorteurs dans les ports de Marseille et d’Alger, fut agréé Peintre officiel.

 

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Port de Hambourg

 

Toute la production de Marquet se caractérise par l’emploi d’une palette réduite, le recours à un graphisme suggestif, une simplification des formes et un rejet du superflu et de l’excessif.

 

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Baie de Naples

 

L’oeuvre est à l’image de son créateur, discret, calme et solitaire. La composition des vues de ports et des bords de mer suit une construction rigoureuse et équilibrée, obtenue par les jeux des lignes produites par les mâts des bateaux, les bords de jetées, les pontons… ;

 

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 Port de Hambourg

 

elles mènent le regard jusqu’à un horizon souvent surélevé et barré par des constructions ou des montagnes. Ces éléments linéaires reculés répondent à ceux du premier plan constitué d’un rideau végétal, d’une rangée d’entrepôts, d’un quai, d’un banc de sable…

 

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Le Pont-Neuf

Les cadrages diffèrent suivant le point de vue choisi par l’artiste pour poser son chevalet à un endroit privilégié d’où il déplace latéralement son regard d’une fois sur l’autre, offrant ainsi des vues en série décalées qu’animent de rares personnages, traités en silhouettes, et quelques embarcations le plus souvent amarrées.

 

Cheval à Marseille

Pour illustrer les escales maritimes de Marquet et ses choix stylistiques, pour restituer sur le vif sa propre vision des paysages qu’il contemplait, 77 peintures, 33 aquarelles et 30 dessins ont été sélectionnés, complétés par des lithographies à sujet maritime qui révèlent un Marquet peu connu : illustrateur d’ouvrages, dont ceux signés par son épouse, née Marcelle Martinet.
 

Jardin au Pyla

Nombre de prêts consentis exceptionnellement par des particuliers sont inédits. Les deux plus grandes collections publiques de Marquet, le musée des Beaux-Arts deBordeaux et Beaubourg, ont généreusement collaboré à l’exposition.
 

La fenêtre à la goulette

 

Invitation au voyage, l’exposition est le reflet de cet artiste sans emphase à l’âme de contemplatif en symbiose avec l’élément marin, à la recherche de la tranquillité et de la vie.

 

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Le 14 Juillet au Havre

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

Exposition Marquet – Musée de la Marine -  Palais de Chaillot – 17, place du Trocadéro – 75016 Paris -Tél: 01.53.65.69.69 – Du mercredi 15 octobre 2008 au lundi 2 février 2009.

Tarifs:

Groupes
- Tarif groupes adultes (à partir de 20 personnes) : 7 €
- Tarif groupe scolaires et étudiants : 1,60€

- Plein tarif : 9 €
- Tarif réduit : 7 €
- Tarif 7-18 ans : 5 €
- Tarif 3-6 ans : 3 €
- Gratuit pour les moins de 3 ans

Billet équipage : 29 € (pour 5 personnes dont au moins 2 entre 3 et 18 ans)

Groupes
- Tarif groupe adultes (à partir de 20 personnes) : 7 €
- Tarif groupe scolaires et étudiants : 1,60 €

Modes de paiements acceptés :
cartes bancaires (à partir de 9 €), espèces, chèques, chèques vacances.

Tarif réduit, sur présentation d’un justificatif en cours de validité :
- étudiants de moins de 25 ans
- familles nombreuses
- enseignants
- anciens combattants
- membres de la Fédération Française de modélisme naval.
- carte Cezam des comités d’entreprises : tarif pour le titulaire
- carte Club des Sociétaires de la Caisse d’Epargne (IDF-P) : tarif réduit pour le titulaire + 1 adulte
- Carte Club Petit Léonard : entrée gratuite pour l’enfant et tarif réduit pour un adulte

Gratuités, sur présentation d’un justificatif en cours de validité  :
- Jeunes de moins de 18 ans (collections permanentes uniquement)
- journalistes et militaires d’active : carte professionnelle
- personnels civils du ministère de la Défense : carte professionnelle
- visiteurs handicapés : carte COTOREP et autres cartes d’invalidité
- demandeurs d’emploi : attestation de moins d’un an ANPE ou ASSEDIC
- bénéficiaires du RMI : attestation CAF
- membres de l’AAMM, de l’ICOM, de la SNSM, de l’AMERAMI, et de certaines associations (liste sur demande) : carte de membre.

Paris – Exposition universelle de 1900

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Vue Générale

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Vue générale

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Vue Générale

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Palais de l’Electricité

Expo 1900 - Pavillon des Forêts

Le Pavillon des Forêts

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L’ancien Trocadéro pendant l’exposition universelle de 1900

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Le pavillon Espagnol

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Le pavillon Allemand

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Le pavillon Italien

Pavillon de la Bulgarie.

Pavillon de la Bulgarie

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Le Palais de L’Algérie avec le Trocadéro au fond

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Vue Générale de l’exposition

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Escalier roulant « Otis » pour l’exposition universelle de 1900

 

 

 

 L’exposition Universelle

 

La Révolution française avait, en 1798, inventé la formule de  » l’exposition nationale » des produits de l’industrie : entendons par là de l’intelligence humaine. En 1851, le Royaume-Uni, au sommet d’une puissance désormais planétaire, avait donné à la formule sa dimension internationale, le qualificatif « d’universel » renvoyant, quant à lui, à l’universalité des objets exposés. À partir de 1855, la France avait repris l’initiative, à raison d’une Exposition universelle internationale tous les onze ou douze ans. Régime longtemps regardé avec suspicion par le concert des puissances, la Troisième république n’avait pas négligé de mettre en scène par ce moyen son redressement, en 1878, sept ans après la fin de la guerre, son dynamisme, en 1889, pour le centenaire de la Révolution. Après avoir craint – hantise d’époque – que Berlin ne fût sur les rangs, elle obtint d’organiser aussi celle de 1900. Cette date, au contraire de la précédente, ne soulevait aucune polémique et n’entraîna aucune abstention étrangère. Les organisateurs n’allaient pas manquer d’en faire la grande récapitulation populaire du siècle, dans une perspective résolument optimiste.

Chemin faisant, en effet, les « Expos » avaient changé de nature. Elles restaient, en théorie, une occasion de confrontation entre producteurs, principalement industriels, même si on y trouve désormais une section agricole. Mais les pouvoirs publics n’y investissent tant d’argent, le public ne s’y presse tant que parce qu’il ne s’agit pas d’une simple foire économique. D’une part, le projet unificateur des origines a éclaté en une multitude de « pavillons », thématiques et nationaux ; de l’autre, le propos didactique s’est dilué dans une logique proprement spectaculaire, voire strictement ludique où, pêle-mêle, le « clou » technologique, l’attraction foraine et l’exotisme colonial rivalisent pour séduire un visiteur qui a plus que jamais figure de client.

À tous ces égards, l’Exposition de 1900 – la dernière à recevoir officiellement l’épithète d’universelle – fut un apogée. L’affluence y battra des records puisque, face aux vingt-sept millions d’entrées de Chicago en 1893, elle en revendiqua plus de cinquante, chiffre inouï compte tenu du niveau de vie et des moyens de transport de l’époque.

Ce succès, dû en partie à la qualité de l’organisation confiée comme en 1889 à un état-major d’ingénieurs et d’administrateurs placés sous la direction de l’efficace Alfred Picard, sert à l’évidence le gouvernement de gauche, au sortir de la période la plus tendue de l’Affaire Dreyfus, tout comme celui de l’Exposition de la Tour Eiffel l’avait fait au plus fort de la crise boulangiste. L’unanimisme règne au pantagruélique « Banquet des maires » (vingt-deux mille convives), apothéose de la formule du banquet républicain, mais la problématique « Économie sociale » a droit à un groupe spécial tandis qu’attirés par l’occasion et encouragés par les organisateurs, se tiennent dans la capitale un nombre également sans précédent de congrès internationaux, à l’heure où la France a fort à faire pour ne pas se retrouver totalement surclassée par l’Allemagne sur le terrain de la « Science », voire de la « Pensée ».

Car, au-delà du régime, c’est la France qui s’exhibe aux yeux du monde, triomphale à défaut d’être triomphante, une France qui sort de son isolement diplomatique en faisant fête à son allié russe (pont Alexandre III), à la veille d’une réconciliation spectaculaire avec le Royaume-Uni, une France qui, face précisément à l’impressionnant Royaume-Uni, étale, sur les collines du Trocadéro, les richesses de son empire colonial.

De manière plus diffuse, la francité coule ici à pleins bords au travers de multiples édifices, temporaires ou définitifs. Les sites les plus festifs, la « Rue de Paris », « le Vieux Paris », prétextes à attractions, cultivent l’image, internationalement admise, du haut lieu de tous les plaisirs, pendant que les bâtiments destinés à durer, le Grand et le Petit Palais, voués à l’accueil d’expositions, sont érigés « à la plus grande gloire de l’art français » ; il n’est pas jusqu’au front des inventions qui ne permette au pays hôte de se mettre en avant comme berceau du cinématographe ou du radium, bref comme le pays de la « qualité », face aux statistiques accablantes de la « quantité » britannique, allemande ou, déjà, américaine.

Avec le recul, c’est cependant la dimension proprement internationale de l’Exposition qui frappe l’observateur. La tenue en son sein des « Jeux mondiaux athlétiques », autrement dit des deuxièmes Jeux Olympiques, n’y est pour rien car ceux-ci, encore dotés d’une très faible légitimité, passent inaperçus. Mais le monde qui s’expose à soi-même est bien un Occident sûr de lui et dominateur, essentiellement européen, communiant par-delà les frontières dans le culte du Progrès. Celui-ci s’exemplifie chaque jour, et encore plus chaque nuit, dans l’usage, volontiers magique, qui est fait de l’électricité. Il inspire les théories dominantes, jusques à celles qui président aux rétrospectives artistiques, décennales ou centennales. D’un bout à l’autre de l’année, hommes politiques, journalistes, artistes, chantant presque sans fausse note la louange du siècle finissant, extrapoleront leur optimisme sur son successeur, apparemment insensibles à la contradiction entre l’extension continue de la prospérité et de la paix et l’exaltation, à son maximum, des fiertés nationales.

Les déchirantes révisions à venir n’ont pas complètement retiré à cet espace/temps privilégié l’aura dont la mise en scène « expositionnaire » avait réussi à l’entourer. Bien au contraire, les cataclysmes ultérieurs ont contribué à l’idéalisation d’une « Belle Époque » au cœur de laquelle continuera de trôner une « Ville Lumière » (formule héritée d’une exposition antérieure, celle de 1867) à laquelle elle lègue, outre les deux Palais de l’actuelle avenue Winston-Churchill, les deux gares d’Orsay et des Invalides et la première ligne de métro, enfin ouverte, après un demi-siècle d’atermoiements, sous la pression de l’événement, si grande était la crainte d’une asphyxie des voies de communication terrestres. Assurément, ce n’est pas une ville d’avant-garde qui s’offre ainsi au regard et au commentaire : le « style 1900″, académique et colossal, ne se confond aucunement avec l’Art nouveau, presque absent de l’Expo. Expression des masses et non d’une mince phalange d’esthètes, le Paris de ce temps-là, tel qu’il revit aujourd’hui encore au travers moins de ses œuvres que de ses mythes, véhiculés après coup par ses enfants (Paul Morand, Jean Renoir, René Clair,…), nous parle moins de la Raison et du Progrès que de la Bonhomie et de la Joie de vivre.

Source: Pascal Ory, professeur à la Sorbonne (Paris I), membre du Haut Comité des célébrations nationales

 

A bientôt,

Saint-Sulpice

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