Merci braves gens….

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                        Depuis que la terre manque d’eau je n’ai jamais vu autant de bons citoyens mettre tout en oeuvre pour combler cette carence à coups de multiples crachats et urines diverses sur notre bon vieux macadam parisien. Bonnes gens, certes votre attitude semble des plus louables mais uriner ou cracher sur nos trottoirs n’y changera rien!!!!

                     je n’ose non plus citer par souci d’équité les si braves propriétaires de canidés qui eux sensibles à l’environnement et fervents défenseurs des engrais dits « naturels » font joyeusement déféquer leurs fidèles compagnons sur les mêmes trottoirs afin que l’herbe puisse y repousser. Quel dévouement! Mais sachez brave gens que la verdure à moins de se faufiler au travers de quelques fissures n’est pas prête de s’y développer, qu’il serait donc dangereux et pestilentiel d’atteindre tant d’accumulation détritique avant que la moindre particule fleurie ne puisse y poindre!

                     Merci aussi à ces sensibles personnes qui de peur d’encombrer les poubelles de notre vieille cité préfèrent alors jeter leurs détritus et papiers à même le sol. Non malgré toute vos bonnes intentions je pense que recouvrir les trottoirs de divers déchets hormis le côté  »artistique » non négligeable mais à tendance néo-contemporaine ne serviras pas à soulager le travail de nos cantonniers!

                  Que penser de ces mères de familles qui désespérées de ne pouvoir assez contenter leurs ouailles décident par fibre maternelle lors des promenades de leurs bambins en poussette de se servir de celles-ci comme d’un boulet et de nous pauvres piétons comme de quilles le tout dans le but sincère de divertir au mieux leurs charmants chérubins! Louable et ludique intention, mesdames mais non ceci n’est pas une bonne solution! ( je précise à celles qui de surcroît téléphonent en même temps et souvent si délicatement…. qu’elles ne sont peut-être pas au summum d’une correcte concentration).

                  Je ne voudrais pas non plus oublier tous ces merveilleux possesseurs de baladeurs qui tels des autistes déambulent comme des automates dans nos rues et transports en commun et qui dôtés d’un grand et généreux coeur ne peuvent s’empêcher non seulement de sacrifier leurs tympans mais aussi dans un grand élan confraternel de nous faire profiter pauvres quidams que nous sommes de leurs douces et élégantes mélodies. Merci amis mélomanes……

                   Merci aussi à tous ces employés et cadres de bureau ainsi qu’à la jeune génération pour tout le tact qu’ils déploient dans les bus et métropolitains à devoir malgré eux s’asseoir, en particulier sur les sièges réservés, à l’approche de toutes personnes âgées de peurs que nos aïeuls si fatigués n’aient plus le courage ni la force de se relever. Quel sacrifice empreint de tant d’humilité!

                   Je suis aussi particulièrement sensible à ladite jeune génération qui devant la déliquescence et la disparition lente et progressive de nos patois locaux s’est efforcée pour le plus grand bonheur de nos académiciens et de nous citoyens de créer avec acharnement le renouveau de la langue Française par l’émergence d’un nouveau patois national que même nos anciennes générations pourtant elles-même à leur époques novatrices ne peuvent égaler! Je trépigne d’impatience de vous citer une des nombreuses phrases de ce délicat, doux et sensible langage « j’kiffe trop ma karbichounette.  » qui pourrait se traduire en Français par « je suis follement épris de mon amie » en sachant que « Karba » signifie « prostituée » et que  »choune » se traduit par sexe. Ah mesdemoiselles que de romantisme!!!!! Certes notre langue a toujours évoluée grâce à un savant et naturel mélange d’autres dialectes mais là croyez-moi, amis linguistes ce n’est plus une évolution mais une révolution…….

                   Je salue en même temps tous ces artistes méconnus qui nostalgiques des grottes de Lascaux et des Hiéroglyphes depuis qu’ils ont vu « la guerre du feu » « rahan » et « la momie » s’astreignent avec méthode et conviction à tenter de nous divertir en taguant frénétiquement nos immeubles en pierre de taille, portes cochères, boîtes aux lettres, vitres, devantures multiples, murs, toits, voitures, bus, métros et poteaux du moins résumons; en taguant toute surface disponible. Merci à vous joyeux drilles, gentils bouffons (amuseurs) qui non seulement vous mettez en quatre pour divertir nos pupilles mais qui en plus tentez avec « goût » de laisser une trace aux futures générations de peur que notre société virtuelle parte en cendre dès demain….. Je précise qu’il ne faut pas confondre( bien que……)tag qui signifie graff tracé ou peint (graff: composition picturale) et TAG usité en médecine qui lui signifie Trouble anxieux généralisé!!! Parfois je me demande si les deux ne sont pas liés……ma foi! 

                   Merci à vous aussi gentils opérateurs de téléphonie mobile qui avez décider par simple acte civique de facturer vos messages SMS au plein tarif afin d’inciter nos charmants adolescents à moins se fatiguer en écrivant. Je vous rassure si vous étiez un brin inquiet messieurs les opérateurs, vous avez réussi. Merci à vous d’avoir participé pleinement à cette simplification de notre si dure langue Française. Grâce à vous et ceci se propage désormais tel un virus acharné sur nos forums et articles d’Internet jusqu’au banc de l’école et ce pour la plus grande joie de nos instituteurs et professeurs. Sans votre aide nous n’aurions pu enfin aboutir au même titre que la technologie à la miniaturisation de notre si beau mais ardu langage. Je brûle d’impatience de vous en citer un tendre exemple: «  Wa ton join imer d kr tu c pa bien roulé, lol. chouff ta put vien daryv, l e bonn 7 salop! » peut se traduire par « Mazette, la finition de ton joint (mécaniciens et plombiers s’abstenir) laisse à désirer car tu ne maîtrises pas encore l’art de le rouler. Je me gausse. Regarde ton amie vient d’arriver. C’est fou comme elle est charmante cette jeune femme » 

                  Donc je ne peux que m’incliner devant tant d’efforts communs pour faire évoluer notre bonne société et ne doute pas l’espace d’un instant des suites logiques de cette contribution massive et généreuse……… 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

    



Homo véhiculus….

Homo vehiculus                       

 

 

                          L’homme contemporain a de plus en plus de mal à exprimer son peu de virilité. « Victime » d’une nécessaire et naturelle remise à niveau du sexe féminin, il ne peut que se tourner vers son seul unique et vieil ambassadeur, sa voiture! N’avez-vous jamais été doublé par un jeune crétin boutonneux au volant d’une rutilante voiture sportive?( Non je ne suis pas frustré!!!! encore moins par ses boutons, rassurez-vous) sûrement, oui… L’homo sapien d’Île de France et de Navarre « éjacule » désormais bien plus au travers de sa voiture que dans son lit….Une accélération en agglomération lui procure des sensations comparables à celle d’une honnête érection. Quand au doublement d’un autre véhicule, quelques queues de poissons ( cela ne s’invente pas!!! pas fait exprès…promis!) ou multiples jurons sur une pauvre femme désemparée peuvent être assimilés à un semblant d’éjaculation.  Triste bilan est de constater qu’au jour d’aujourd’hui l’homme ne fait pratiquement plus l’amour avec sa compagne mais plutôt plus avec sa voiture. La femme d’aujourd’hui porte la culotte à l’extérieur dans tous les sens du terme sans plus jamais se cacher et le malheureux a de plus en plus de mal à accepter d’enfiler une jupe hormis nos fidèles Écossais bien que même dans leur rude patrie, la tradition devient désuète.

                         Notre Roméo ferait pâlir celui de Masuccio de Salerne, mit en scène ensuite par Shakespeare! Il est capable de se ruiner, de se suicider, des pires extrémités si un malheureux frôle, raye ou abîme son précieux trophée. Amère constat!!!! Sa femme à ses yeux fait office de bouquet….aux fleurs séchées!!! Aimer celle-ci est bien plus difficile et moins aisé que vénérer sa voiture. Son épouse, sa compagne peut répondre, se défendre, ignorer, s’ennuyer, l’ennuyer, le rabrouer, s’énerver, le rabaisser voire le quitter mais sa voiture jamais!!!! Quoi de plus fidèle hormis un labrador que votre tendre véhicule! Lorsqu’il nettoie celle-ci il ressent d’analogues sensations aux caresses qu’il pourrait pratiquer sur le sexe opposé. Il aime montrer sa monture mais ne supporte pas qu’on puisse la toucher encore moins la chevaucher ou la mener. Plus son moteur est puissant, plus sa virilité semble affirmée, incontestable et incontestée.

                       Ambigu comme jamais il aime tenir le tuyau de la pompe et l’introduire dans le réservoir, sentir les litres d’énergie pénétrer les entrailles de sa promise. Au même titre c’est avec rage et sentiment de toute puissance qu’il passe avec entrain les vitesses de sa guimbarde au travers d’un pommeau bien tenu en main. Le pauvre hère sans le savoir court à sa perte ne sachant plus à quel saint se vouer. Alors mesdames à force de le voir astiquer frénétiquement sa pauvre carrosserie, évitez lui le pire, réhabilitez le!!! laissez le s’exprimer. Sa voiture voyez la désormais pour le grand enfant qu’il est resté comme un jouet et confortez le dans sa pseudo-virilité. cela vous permettra de continuer à être théoriquement correctement honorées. 

Bien  à vous,

Saint-Sulpice



Le culte de la divine bouteille

 Le culte de la divine bouteille dans chronique satirique bistrot              

      

                   Qui n’a pas poussé un jour la porte d’un vieux bistrot de quartier. L’un de ceux devant lesquels habituellement on presse le pas, l’un de ceux qui n’attirent pas l’oeil ni l’envie. C’est dans l’un de ceux-là qu’un après-midi  j’ai atterri. « L’espoir » c’est le nom du bistrot, voilà qui ne s’invente pas. Un petit comptoir, quelques tables aux chaises dépareillées, de vieux cendriers Ricard. ( c’était avant la loi douce et tolérante de janvier dernier!!!!) Attablé, un express devant moi je l’ai vu entrer « Gilbert » ( ça non plus cela ne s’invente pas) Gilbert a tout pour plaire! Il est érémiste, gras et petit. Son visage est buriné, empli de ces crevasses qui trahissent leurs origines. Sa peau est rosée, sa truffe écarlate. Il est à mi-chemin entre la quarantaine et la cinquantaine mais en paraît au moins soixante. Gilbert est vieux garçon mais surtout sa spécificité c’est d’être « 1er pilier de bar » de l’Espoir. Un titre qu’il s’est évertué à décrocher à coup de canons et sans compter ni sa peine ni sa sueur. 25 ans qu’il est pilier de bar, un quart de siècle. Un vrai pilier d’antan comme on en fait plus. Gilbert sa religion c’est la boisson et son église, c’est le bar de « l’Espoir » où il y célèbre journalièrement le culte de la divine bouteille. De l’espoir il lui en a fallu pour parvenir à ce grade. Sa place en bout de comptoir au même titre que certaines grandes tables parisiennes lui ai réservée et personne hormis un quidam de passage écervelé n’oserait un instant lui emprunter.

                    Il n’est pas le seul! D’autres fidèles viennent aussi le rejoindre à « la grand messe du sacro-saint litron » ancienne et vénérable cérémonie ayant pour effet de communier ensemble jusqu’à la liesse absolue. Toutes les âmes en peines sont les bienvenues et la quête est permanente. Le curé de l’Espoir en chemise blanche, pantalon et gilet noir officie avec tact, délivrant de temps à autre à ses plus fidèles éméchés un sermon mais jamais long! C’est un brave homme se souciant de son prochain et ne supportant pas qu’une ou plusieurs de ses ouailles puisse rencontrer quelques tracas pour avoir adoré un peu trop longtemps la sainte bouteille. Tout le monde est le bienvenu même le païen que je suis qui officie avec un simple café.

                     Parmi les fidèles certains se distinguent. ce sont les moines du sang de la vigne vénérant ladite boisson. Si pratiquants qu’aprés chaque adulation ils partent à confess. Ce lieu de confession au bout du comptoir au fond d’un petit couloir ne désemplit jamais. Si à l’aller ils semblent tracassés et soucieux, au sortir je les sens soulagés, sereins prêts plus que jamais à de nouveau prier. Au pied de l’autel (le comptoir) gît d’hideux charniers mégotés ayant le temps de leur combustion encensés l’ensemble de l’édifice de leurs volutes de fumée. Quelle atmosphère endiablée s’est donc emparée de cette chapelle babelisée! C’est donc dans cette ambiance empreinte de religiosité vinesque que notre ami Gilbert évolue tel un bon bigot entourée de vieilles grenouilles de bénitiers, sacristains, disciples et autres servants.  Jamais il ne rate une procession, présent à chaque occasion.

                       Les rois mages, il les connaît bien. Souvent ils les voient arriver dans de beaux camions bigarrés  »Tafanel » « Richard » et « Ricard » les mains chargées de pleins de présents offerts à notre petit curé par milliers. Si « l’Espoir » n’est qu’une modeste chapelle sachez que dans de belles et majestueuses cathédrales officient la fine fleur, les cardinaux du litron; les sommeliers, véritables bibles vivantes de ce merveilleux liquide aux vertus euphorisantes….

                       Hiver comme été, qu’il neige ou qu’il vente on peut croiser les ambassadeurs de ce culte enivrant gisants sur bancs et trottoirs tel des prophètes, propageant à qui veut bien l’entendre les vertus de la divine boisson et brandissant fièrement leurs croix, de splendides litrons aux emballages de verre ou de plastique, centre de leur vie, chaleur de leurs âmes pour lesquels ils ont tout abandonné. Tel des moines bouddhistes de l’ancien royaume du Siam, ils vont de portes en portes quêter, mendier leur litre quotidien….

                     Les temps changent et ces fidèles apôtres comme à l’image des premiers chrétiens désormaient sont pourchassés, montrés du doigt. De plus en plus on célèbre dans l’ombre, on cache la substance interdite comme le divin enfant. Sacré bouteille…….



L’Enterrement

     Trente ans après la mort du dictateur, les Franco (ici à l'enterrement du dictateur en 1975) sont à la tête d'une fortune dont le montant reste un mystère. Et les autorités peinent à récupérer certains biens « réquisitionnés » durant la dictature. < /> » />         </p>
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<p>                    Beaucoup de vous penseront qu’un enterrement fait partie de ces regrettables événements empreints de tristesse et émotion, déclenchant pleur et compassion. D’autres les redoutent car synonyme d’ennui. Mais avez-vous simplement l’espace d’un instant pu penser qu’au contraire cet évènement mortifère peut se révéler être une grande réjouissance, un cadeau du ciel! Feuilletez-donc n’importe quel quotidien et vous aurez l’agréable surprise de trouver tapie entre la rubrique du tiercé et l’horoscope journalier la rubrique nécrologique. Quelle joie, il est temps pour vous de faire votre marché……..</p>
<p>                 Le choix est vaste. Tout vous est proposé généreusement et gratuitement. Une rubrique qui ne connaît pas la crise où le renouvellement est constant et massif, super! vous trépignez. Quelle est votre envie du moment? Toutes les catégories vous sont offertes, érémistes, artisans, fonctionnaires, rentiers, médecins, députés….présidents ( plus dur certes) osez!!!! Choisissez selon vos goûts du moment. Profitez sans hésiter de cette corne d’abondance illimitée. Appréciez de pouvoir en cette belle matinée printanière accompagner votre succulent petit déjeuner d’une agréable rubrique mortuaire aux saveurs toutes exaltées. Aujourd’hui c’est fête vous êtes de sortie, vous allez à un enterrement….</p>
<p>                Soignez votre apparence, parez-vous de votre plus beau costume. Tout en vous vêtissant choisissez et révisez la petite phrase que vous devrez avec dignité murmurer tout à l’heure à l’oreille de la famille du défunt. Évitez les trop sempiternels et conventionnels  » toutes mes condoléances » ainsi que « je suis de tout coeur avec vous » . Soyez original, innovez. Usez de grandes phrases symboliques. Faites chanter les mots, jouez avec mais attention n’oubliez pas que vous n’avez droit qu’à un essai alors peaufinez, peaufinez!!!! Ne soyez pas trop précis ni trop impatient. Un enterrement c’est comme le tiercé, cela se prépare: La nature du sujet, le terrain, les adversaires, les conditions météorologiques. Rien ne doit être ignoré. Fort de ces bons conseils, vous voilà fin prêts!</p>
<p>               Ce jour est béni, sachez-le. L’occasion enfin de renouveler ou d’agrandir votre carnet d’adresses. Réfléchissez bien à vos besoins! Votre toit est abîmé, cela tombe bien c’est le moment ou jamais de le faire réparer à moindre frais, choisissez donc un ancien charpentier de père en fils. tout est bon à prendre et comme vous êtes bien élevé n’en laissez pas une miette, c’est si mal de gâcher!!! D’un geste maîtrisé, localisez le lieu de la cérémonie sur votre atlas de poche. Saint-Germain en Laye 11h00 Messe de cérémonie, voilà qui est bien…</p>
<p>               N’oubliez jamais de toujours allier l’utile à l’agréable, un enterrement c’est aussi l’occasion de visiter de beaux villages, vieilles églises ou autres curiosités locales. Privilégiez plutôt un cadre tel que Versailles à une cérémonie en plein coeur de Sarcelles où vous serez visuellement plus contrarié architecturalement parlant. Ne négligez pas ces détails qui ont leur importance. Soyez fin et précis. La joie s’empare de vous. Des questions fusent. L’Église sera t’elle Romane ou Gothique? Le curé est-il un réformateur ou un traditionaliste? Messe en Français ou en Latin? ( Je précise que vu le niveau plutôt pitoyable des Français dans l’apprentissage des langues étrangères, je vous suggère aussi l’option « Polyglotte » fort intéressante! Pour cela optez pour un enterrement d’un ressortissant étranger! Privilégiez outre l’Anglais, des langues d’avenir comme le Chinois, Le Russe etc…. vous aurez ainsi loisir à converser avec la famille et l’entourage de celle-ci dans la langue souhaitée et dans une ambiance conviviale. Vous verrez, ne soyez-pas timide, vous améliorerez votre niveau fort rapidement) Ne déjeunez pas le matin trop copieusement car n’oubliez pas le buffet!!!!! Important le buffet, l’occasion de manger des mets raffinés, locaux, exotiques à moindre frais, la possibilité de découvrir des saveurs alors inconnues. Voyez-vous les occasions ne manquent pas aujourd’hui de bien vous amuser, de passer une excellente journée.</p>
<p>                 Bien, ne nous égarons pas! Quel personnage aller vous incarner? Mais oui c’est pour vous aussi l’occasion rêvée de devenir l’espace de quelques heures un grand tragédien! Serez-vous l’ami éloigné, l’ancien collègue ( bûchez avant la matière concernée ex: Enterrement d’un juriste= révisez son droit) l’oncle par alliance ou le cousin d’Australie ( valable pour ceux parlant couramment l’anglais!!!). Vous pensez, vous pensez et vous voilà déjà arrivé. Il est pratiquement onze heures (Soyez ponctuels, c’est un minimum!!!!) Votre estomac commence à grouiller. Avec dignité vous vous mêlez à la foule présente, faufilant de gauche à droite, distribuant des nuées de poignées de mains et des volées de bonjour par ci et par là, le tout agrémenté d’un sourire pincé de circonstance. Vous vous noyez dans cette masse et tentez de repérer le pigeon. Cela ne tarde pas et vous voilà en face du pauvre fils à la mine déconfite et aux yeux embués. Une amorce de dialogue plus tard agrémentée de compassion et le tour est joué!!! vous venez d’échanger votre carte de visite ( important les cartes de visites! Ayez toujours une boîte sur vous, c’est votre sésame!) et savez déjà que vous le contacterez dans une petite quinzaine afin d’obtenir une grosse réduction par solidarité sur la peine endurée!</p>
<p>              La cérémonie commence et c’est tant mieux car à force de battre le pavé vous vous sentez légèrement las. Vous allez-donc enfin pouvoir vous asseoir au chaud durant une bonne heure. La messe terminée vous assistez à la sortie du cercueil avec une joie à peine dissimulée car signe de la fin de la première étape. C’est donc vers la seconde, le cimetière que vous vous dirigez tout en ne manquant pas d’admirer le décor champêtre. C’est aussi l’occasion de vous extasier sur les beaux caveaux, luxuriantes allées empreintes de calme et de sérénité ( c’est aussi très bien de vous oxygéner!!!!) parfois troublées par quelques pleurs d’orphelins et de veuves éplorées. Rien n’est parfait…. Le haut du pavé, le grand luxe, c’est d’accéder au « Père Lachaise » néanmoins un petit cimetière de banlieue ou de province peut aussi agréablement vous surprendre par son charme désuet, une certaine austérité que sais-je?</p>
<p>            Le moment tant attendu, la troisième étape s’offre enfin à vous. Vous voilà convié au repas en l’honneur du défunt. Il est pratiquement quatorze heure et votre pauvre estomac est lui aussi sur le point de décéder. Il est temps de vous restaurer. ce coup-ci vous avez bien de la chance. Vos yeux se portent sur les mets délicatement posés sur de belles nappes aux bordures dentellées. Champagne à volonté, grands crus à se délecter, vols aux vents endiablés, petits fours aux nuances pastélisées. Votre palais aiguisé est fin prêt analysant ca et là toutes les saveurs et goûts que vous introduisez dans votre bouche de fin gourmet. Quelle belle valse culinaire s’empare de vous!</p>
<p>           Mais deux heures plus tard il est temps de vous séparer de vos nouveaux amis, le coeur triste, de les quitter, l’estomac enfin apaisé. Quelle belle journée…..</p>
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