Jeff Koons à Versailles

  ''Moon'' exposé dans La galerie des Glaces. (Jeff Koons, Moon, François Pinault Foundation, Studio Jeff Koons)

« Moon » exposé dans La galerie des Glaces.

 

 

Clinquante, décalée, tendance, tel est mon avis sur cette atypique et controversée exposition! Dix sept oeuvres de Jeff Koons, de 1980 à nos jours, sont exposées à Versailles jusqu’au 14 Décembre 2008 PROLONGATION Jusqu’au 4 Janvier 2009. Peut être une des exposition la plus extravagante, scandaleuse mais paradoxalement attirante de cette année 2008.

 

 

 Rabbit, (1986), dans le salon d'Abondance. (Jeff Koons, Rabbit , Collection privée, Studio Jeff Koons)

Rabbit, (1986), dans le salon d’Abondance.

Accrochée dans l’Escalier de la Reine, une des quinze oeuvres de l’artiste américain disséminées au coeur des appartements royaux: Hanging heart. (Stephane de Sakutin/AFP)

Accrochée dans l’Escalier de la Reine, une des quinze oeuvres de l’artiste américain disséminées au coeur des appartements royaux: Hanging heart.

Le ''Balloon Dog''.

Le « Balloon Dog »

Lobster de Jeff Koons, dans le salon de Mars à Versailles. (DR)

Lobster de Jeff Koons, dans le salon de Mars à Versailles. (DR)

 

 

Jeff Koons à Versailles  dans EXPOSITIONS koons01a

 

 

Biographie de Jeff Koons

 

Nationalité : américaine – Naissance : 21 janvier 1955 – Age : 53 ans – Métiers : Sculpteur, Plasticien

Jeff Koons est célèbre pour son usage de l’imagerie kitsch dans une pratique de la sculpture monumentale… ainsi que pour le prix de ses œuvres, parmi les plus chères pour un artiste vivant.

Né en Pennsylvanie, Jeff Koons voue une adoration à Salvador Dalí, auquel il rendit même visite. Il étudie la peinture au Maryland Institue of Art, puis travaille à Wall Street, tout en élaborant sa carrière d’artiste. Il devient connu dans les années 1980 et, sur le modèle de la Factory d’Andy Warhol, dirige un atelier de 30 personnes dans un loft de SoHo.

Ses premières œuvres sont dans la lignée de la scuplture conceptuelle, comme par exemple ses aspirateurs alignés dans des vitrines (New Hoover Deluxe Shampoo Polishers, 1986), puis Koons se lance dans le kitsch, et élabore les fameuses séries « Statuary », des jouets-ballons géants en métal miroitant, et « Banality », dont l’œuvre la plus célèbre est le Michael Jackson and Bubbles (1988, ill.) en céramique, représentation du « king of pop » avec son chimpanzé vendue 5,6 millions de dollars en 1991. Cette même année, l’artiste épouse la star du porno Ilona Staller, alias la Cicciolina, qui lui inspire la série « Made In Heaven », représentations pornographiques du couple. En 1992, Koons reçoit une commande pour une exposition à Bade Arolsen, en Allemagne, et conçoit Puppy, une sculpture de fleurs de 30 mètres de haut en forme de chiot.

Le travail de Koons est généralement classé dans le « néo-pop », mouvement de réaction à la sévérité de l’art minimal et conceptuel des années 1970. Usant de l’imagerie commerciale, l’artiste y inclut un élément ironique, héritage de l’art minimal. Le kitsch, qu’il introduit dans son œuvre et qui atteint ainsi les hautes sphères de l’art, suscite la controverse. Certains critiques y ont vu la marque d’une décadence de l’art, d’un manque d’imagination, d’un art « pour riches » typique des années 1980. D’autres voient en lui l’héritier de Dada et sa critique des objets.

Quelques œuvres majeures :

  • Three Ball 50/50 Tank (1985)
  • New Hoover Deluxe Shampoo Polishers (1986)
  • Michael Jackson and Bubbles (1988, Oslo, Astrup Fearnley Museum of Contemporary Art)
  • Puppy (1992, Bilbao, Guggenheim Museum)
  • Balloon Dog (1994-2000)

 

 

Exposition du 10 septembre au 14 décembre 4 Janvier 2009 au Château de Versailles. De 9h30 à 18h30 jusqu’au 31 octobre De 9h30 à 17h30 du 1er novembre au 14 décembre. Entrée : 13,50 euros, gratuit pour les moins de 18 ans.

 

Bonne expo!!!

Saint-Sulpice

 



William Daniels – Le mauvais air…

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Malaria,  » Mala Aria « , mauvais air, c’est le nom donné autrefois au paludisme lorsque la maladie décimait les populations en Italie et dans le reste de l’Europe. Aujourd’hui la malaria fait toujours des ravages. Loin de nous, en Afrique subsaharienne principalement, mais aussi en Asie et en Amérique du Sud.
Engagé au côté de l’AFM Europe depuis 2006, William Daniels parcourt le monde pour rendre compte de ce fléau, des populations déshéritées qui le subissent et des actions de lutte menées pour le contrôler.

 

Il a suivi les distributions massives de moustiquaires aux populations déplacées par 20 années de guerre en Ouganda, la sensibilisation de tribus analphabètes, vivant dans l’ignorance du mal qui les tue au Burkina Faso.

 

Il est allé jusqu’à la frontière Birmano-Thaïlandaise, à la rencontre des Karens, en proie au parasite le plus résistant, qui, en guerre contre la junte birmane, fuient en Thaïlande se faire soigner. Il s’est perdu dans les bidonvilles de Calcutta, submergés par la pandémie en saison des pluies. Son plus récent voyage l’a mené au Sierra Leone, le tombeau des hommes blancs, qui dénombre 8 millions de cas de paludisme par an.
William Daniels montre la détresse de ces populations ignorées, qui meurent loin de tout, en silence. Son objectif les fixe frontalement. Il fait apparaître la maladie comme un voile fatal qui sépare ces populations de tout espoir de lendemain.
Ses photos témoignent d’une réalité, en restant à distance. Et cette distance en souligne d’autant mieux la cruauté.
Ce travail a été récompensé par plusieurs distinctions, dont le World Press et le Picture Of the Year. Il fera l’objet d’un livre édité par Images en Manoeuvre à paraître début septembre.

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 Diplômé du Centre Iris, William est ensuite lauréat de la Bourse défi jeune. Son travail concerne des thèmes de sociétés (les enfants des rues aux Philippines, l’évolution des mentalités à Singapour, la construction de la démocratie au Kirghizistan …) et des sujets liés à l’humanitaire (la crise au Darfour, le tsunami au Sri Lanka et en Indonésie…).
Il travaille principalement pour la presse française (L’Express, Le Monde2), des ONG et des institutions internationales.
En 2005, le Muséum d’histoire naturelle de Lyon lui commande une exposition : « Nature malgache », un portrait de la communauté malgache lyonnaise.
Ses Prix :

2004 Prix de la photographie sociale et documentaire
2007 Bourse de la fondation Jean-Luc Lagardère
Espoir François Chalais du jeune reporter
2008 World press – 3e prix
Picture of the year (POY) – 1er Prix

 

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 L’exposition « Le Mauvais Air » s’inscrit dans l’opération, Décider, c’est vaincre, organisée par les Amis du Fonds Mondial Europe en partenariat avec l’Alliance européenne contre le paludisme, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et le Partenariat «Roll Back Malaria» .
Cette opération vise à faire progresser la mobilisation de tous les acteurs de la lutte et à donner les moyens financiers nécessaires pour réussir le contrôle du fléau international.

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Exposition du 9 au 28 septembre 2008 sur le Pont des Arts – Accès : quai François Mitterrand ou quai des Grands Augustins, face à l’Institut – Métro : Pont Neuf ou Palais Royal

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Bonne expo,

Saint-Sulpice

 



Walker Evans – Photographier l’Amérique 1929-1947

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La Fondation HCB célèbre le centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson en l’associant à l’un des photographes qu’il admira le plus jusqu’à la fin de sa vie, sur un sujet commun qu’il affectionnait tout particulièrement : l’Amérique. Cette exposition est l’occasion de mettre à l’honneur deux grands maîtres de la photographie du XXe siècle qui se vouaient une estime réciproque.

 

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L’exposition présente quatre-vingt six tirages d’époque. Les oeuvres de Walker Evans proviennent d’institutions américaines (Getty, MoMA) et de collections privées; celles de Cartier-Bresson, dont plusieurs inédites, sont issues de la collection de la Fondation HCB. Les images présentées ont été réalisées entre 1929 et 1947 dans des environnements urbains (New York, Washington, Chicago, Californie) et dans le Sud : Mississipi, Alabama, Louisiane… Le catalogue, publié par Steidl, est accompagné d’une introduction d’Agnès Sire, commissaire de l’exposition, et d‘un essai de Jean-François Chevrier, critique d’art. Henri Cartier-Bresson et Walker Evans Walker Evans (1903-1975), jeune Américain épris de Flaubert et de Joyce, était venu passer une année à Paris en 1926 dans le but de devenir écrivain ; c’est à son retour aux Etats-Unis qu’il décida de se consacrer à la photographie. Henri Cartier-Bresson (1908-2004), passionné de peinture, photographia les années 1930 « à la sauvette » avant de s’essayer au cinéma – à New York avec Paul Strand puis en France avec Jean Renoir – et d’opter finalement pour la photographie. Imprégnés de littérature, de poésie, de peinture, dotés d’une insatiable curiosité et de la volonté farouche d’être les libres témoins de leurs temps, c’est donc par la photographie qu’Evans et Cartier-Bresson manifestèrent tous deux, différemment, une forme de critique sociale.

 

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Dans son essai, Jean-François Chevrier écrit : « Evans et Cartier-Bresson ont un point commun essentiel, qui a été presque immédiatement reconnu à New York (et ignoré à Paris) : ils sont devenus artistes en réinventant la photographie. » Les deux photographes nourrissaient chacun un profond respect pour le travail de l’autre. Cartier- Bresson évoquait souvent Girl in Fulton Street, l’une des deux images d’Evans qu’il avait sélectionnées pour l’exposition inaugurale de sa Fondation en 2003 (« Les Choix d’HCB »).

 

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En 2001, il écrivait à Peter Galassi, conservateur en chef du département de photographie du MoMA : « Sans le défi que représentait l’oeuvre de Walker Evans, je ne pense pas que je serais resté photographe ». Evans quant à lui écrivait dans le New York Times à la sortie d’Images à la sauvette en1952 : « Cartier-Bresson est un véritable homme de l’oeil. Il fut en outre l’un des rares innovateurs en photographie ».

 

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Cartier-Bresson disait : « C’est l’Amérique qui m’a fait ». Ses photographies y ont été exposées dès les années 1930, à la Galerie Julien Levy de New York (1933 et 1935), puis au Museum of Modern Art en 1947 (sa première exposition en France n’eut lieu qu’en 1955). Il séjourna à New York en 1935 quand son travail fut exposé chez Julien Levy, aux côtés de Walker Evans et de Manuel Alvarez Bravo (« Documentary and Antigraphic ») et entre 1946 et 1947, alors qu’il préparait son exposition au MoMA (une exposition « posthume » – le MoMA le croyant mort pendant la guerre). C’est à cette époque qu’il réalisa la plus grande partie de son travail américain : pour la revue Harper’s Bazaar il voyagea avec Truman Capote, puis avec John Malcolm Brinnin pour faire un livre qui ne vit jamais le jour. Il découvrit alors les États-Unis dans leur immensité et dans leur diversité sociale.

 

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À propos des images américaines de Cartier-Bresson, Arthur Miller écrit : « Comme sa vision des choses est fondamentalement tragique, c’est avec une sensibilité à fleur de peau qu’il a réagi à tout ce qui lui semblait lié à la déchéance et à la souffrance de l’Amérique. » Walker Evans, quant à lui, était « obsédé par le délabrement et le déclin social » (Jean-François Chevrier). Il s’intéressait, selon ses propres mots, à « ce dont le temps présent aura l’air au passé », à l’image du travail qu’il avait réalisé pendant la Dépression dans les années 1930 pour la FSA (Farm Security Administration), et dont de nombreuses images figurent dans l’exposition. Son ouvrage American Photographs devint culte dès sa publication en 1938.

 

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Une grande partie des images que Cartier-Bresson et Evans réalisèrent aux États-Unis à cette époque sont devenues des oeuvres majeures. « Cette rencontre, à l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Cartier-Bresson, permet de confronter leurs regards dans ce qu’ils ont de plus différents, mais assurément dans le partage d’une conscience aiguë du monde, proche ou lointain, et d’une insatiable jouissance de l’oeil. » (Agnès Sire).

 

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À l’occasion du centenaire de Cartier-Bresson, un colloque est organisé en deux temps – à Cerisy-la-Salle du 4 au 7 octobre 2008 et au Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris – les 14 et 15 novembre 2008.

 

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Deux ouvrages consacrés à Cartier-Bresson paraissent à l’automne : un Découvertes Gallimard «Henri Cartier-Bresson», par Clément Chéroux, qui sera présenté lors du petit déjeuner de presse; et « Henri Cartier-Bresson et Le Monde », recueil d’articles du journal Le Monde consacrés à Cartier-Bresson de 1955 à 2007, par Michel Guerrin et publié dans la collection « Art et Artistes » de Gallimard

 

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 Bonne exposition

Saint-Sulpice

 

 Henri Cartier-Bresson/Walker Evans : photographier l’Amérique (1929-1947) – Mois de la photographie – Fondation Henri Cartier-Bresson - 2 impasse Lebouis – 75014 Paris - Du mercredi 10 septembre 2008 au dimanche 21 décembre 2008.



Les nouveaux musées

Imaginé par le cabinet d'architectes autrichien Coop Himmelblau, le Musée des confluences, à Lyon, ouvrira ses portes en 2010. Il sera consacré à l'évolution de l'homme et à la science (photo © Armin Hess & COOP HIMMELB(L)AU/Musée des Confluences).

Imaginé par le cabinet d’architectes autrichien Coop Himmelblau, le Musée des confluences, à Lyon, ouvrira ses portes en 2010. Il sera consacré à l’évolution de l’homme et à la science Les nouveaux musées dans EXPOSITIONS coeur-

«Le musée fonctionne comme un refuge. Et sans ce refuge, rien ne peut exister. Le musée est une terre d’asile. Le travail de l’artiste s’y installe, s’y abrite des intempéries et de toutes sortes de dangers, et, plus que tout, s’y met hors de portée de toute remise en question.» La phrase de Daniel Buren accueille la foule des visiteurs, souvent français, visiblement au fait de l’architecture et de ses défis, au sein du sanctuaire de Louisiana, havre magique au nord de Copenhague sur la route du château d’Hamlet à Elseneur. Elle donne un souffle presque sacré à la succession de maquettes, plans, coupes et photographies idéales qui imaginent le «Museo Nazionale delle Arti del XXI siglo» incrusté dans le tissu du vieux Rome par l’Irakienne Zaha Hadid (budget de 70 M€), le «Stonehenge Visitor Center and Interpretive Museum» enfoui dans la verdure anglaise du Wiltshire par les Australiens Denton, Corker et Marshall (budget estimé à 20 M£) ou le ruban bleu du futur «Eyebeam Museum of Art and Technology» dessiné par Diller Scofidio + Renfro à New York (budget 60 M$).

Paisible demeure blanche d’un Danois pionnier des collectionneurs, Louisiana est devenue, il y a cinquante ans, une fondation d’art avec galeries tapies sous le jardin, sculptures reines de l’art moderne sur la pelouse humide et vue sur l’Oresund argenté qui sépare le Danemark de la Suède. C’est dans ce lieu vénéré des Danois, le musée préféré de l’architecte Jean Nouvel, notre prix Pritzker 2008, que s’exposent ainsi «Les musées du XXIe siècle».

Ce cours d’architecture pour tous en 3D célèbre avec une clarté tout évangélique ces «cathédrales d’aujourd’hui» dont le développement traduit un certain désir d’éternité de nos contemporains et la grande soif de marquer l’histoire de l’art des architectes qui les auscultent.

L’exposition que les Lyonnais avaient accueillie au printemps 2007 au (futur) Musée des Confluences, frappe par cette obsession de monuments, voire de sculptures géantes qui parcourent le monde. Comme le spectaculaire Musée de Graz, en Autriche, tout en rondeurs organiques et tronçons de tentacules (œuvre de Spacelab Cook-Fournier, 40 M€ de budget, ouverture en 2003). Cette envolée architecturale court d’est en ouest, d’Athènes la mythologique aux Émirats arabes unis, qui s’offrent leur Louvre et leur Guggenheim ; des États-Unis, depuis longtemps maîtres d’œuvre du spectaculaire, à la France, très à l’honneur ici avec le Pompidou-Metz de Shigeru Ban, le Musée du quai Branly de Jean Nouvel et le Musée des Confluences de Coop Himmelb.

Les grandes références du patrimoine muséal sont données en clés de lecture : la Tate Modern, usine redessinée par Herzog & De Meuron (2000), la Fondation Beyeler, si gracieusement équilibrée par Renzo Piano (1997), le Guggenheim de New York, tout en volutes de Frank Lloyd Wright (1943-1959) et celui en titane crépusculaire de Frank Gehry à Bilbao (1997). À noter, le Centre Pompidou de Renzo Piano & Richard Rogers (1977), mais aussi le Vikingeskibsmuseet de Roskilde, la ville royale danoise, où l’architecte Erik Christian Sorensen a posé des «drakkars» au bois fossilisé sur des graviers gris encadrés de béton couleur ardoise.

Jusqu’au 14 septembre au Louisiana Museum of Modern Art, Humlebæk, Sjælland, Danemark. À Oslo du 10 octobre au 11 janvier 2009. En 2009, aux États-Unis, à Ann Arbor (Michigan) et Nashville (Tennessee). En 2010, à Munich (Allemagne). En 2011, à Trente (Italie) et enfin à Anvers (Belgique).

 

DOHA – Pei et Wilmotte pour les arts islamiques

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photo AFP

Férus de culture, le cheikh du Qatar, Hamad Ben Khalifa al-Thani, et son épouse, Cheikha Mozah, inaugureront le 22 novembre le plus grand musée du monde consacré à l’art islamique. Installé sur la corniche de Doha, le MIA, majestueux bâtiment blanc, a été créé par Ieoh Ming Pei, auteur de la Pyramide du Louvre. Ce musée fera directement concurrence aux collections d’art islamique du Louvre et du Metropolitan Museum de New York. Le couple royal très proche de l’Élysée a confié la muséographie à Jean-Michel Wilmotte.

Qatar, Ouverture le 22 novembre prochain.

ABU DHABI – Le Louvre des sables signé Jean Nouvel

 

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Créer un louvre au Moyen-Orient ? Après avoir fait scandale, le contrat avec les cheikhs a été signé en 2007. Ce Louvre conçu par Jean Nouvel sera un ensemble de bâtiments blancs ombragés par une gigantesque coupole en marbre translucide. Il sera voisin de quatre autres majestueuses réalisations culturelles, dont le plus grand «Guggenheim» du monde.

Émirats Arabes Unis, Ouverture en 2013.

 

TEL-AVIV – Le musée hyperdesign de Ron Arad

 

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Quand Ron Arad, designer britannique né à Tel-Aviv, en 1951, délaisse les créations sinusoïdales, elliptiques et ovoïdes qui ont fait son succès pour redevenir architecte, cela donne un musée sculptural et design en soi. La municipalité de Holon a invité en 2003 ce phénomène identifiable à son chapeau de feutre sorti d’un tableau flamand à inventer un musée du design dans sa ville, sur un site de 3 700 m². Ron Arad, auquel Beaubourg consacrera une monographie stupéfiante de dynamisme à partir du 19 novembre, a dessiné avec son équipe un musée bien dans sa ligne, enveloppé de cinq rubans monumentaux de Corten, cet acier patiné dont la rouille plus ou moins intense renvoie aux couleurs de la Terre promise.

Israël, Ouverture au printemps 2009. Coût : environ 13,5 M$.

 

AARHUS – Le musée arc-en-ciel d’Olafur Eliasson

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© Studio Olafur Eliasson

En janvier 2007, Olafur Eliasson et son studio remportaient un concours d’architecture en proposant de transformer la toiture du Musée d’Aarhus. «Your Rainbow Panorama» comprend une passerelle surélevée de 360° et «l’ARoS Prism», observatoire sphérique où la lumière naturelle se décompose sur des prismes. La passerelle, de 150 m de long, close par des panneaux de verre arc-en-ciel, permet de voir la ville, le ciel, l’horizon. À certains moments, le panorama semble monochromatique, mais son aspect change en fonction du déplacement des visiteurs. «Ce voyage dans la couleur est mon projet le plus personnel, mon préféré. Pour que la couleur change, il faudra bouger. Mon corps, et non mon esprit, sera le modulateur de la couleur», nous expliquait en mars l’artiste islandais de Copenhague, en vedette avec ses quatre cascades géantes à Manhattan cet été.

Danemark, Ouverture prévue fin 2009. Coût initial : 3,4 M€.

LOS ANGELES – De vrais palmiers au cœur du Lacma

 

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Le tout nouveau Broad Contemporary Art Museum a réactualisé le Lacma (Los Angeles County Museum), l’une des plus grandes institutions culturelles de Californie du Sud, qui règne depuis 1967 en géant américain sur le Wiltshire Boulevard au sein de Hancock Park. Ce bâtiment, relu par l’espace, la lumière et le ciel bleu, est désormais aussi célèbre pour son architecture en zébrures signées Renzo Piano (avec vrais palmiers inclus dans la structure) que pour son financement à hauteur de 60 M$ par Eli Broad, homme d’affaires, grand collectionneur de la planète contemporaine (Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Jeff Koons, John Baldessari, Richard Serra, Damien Hirst, etc.) et mécène bien connu à Versailles.

États-Unis, Ouverture le 16 février 2008. Coût : 56 M$.

 

RODEZ – Les noirs du Musée Pierre Soulages

 

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«On ne sait pas le pourquoi des choix que l’on fait. Quand je sais pourquoi j’aime une chose, je l’aime déjà un peu moins. L’œuvre est intéressante dans la mesure où elle échappe aux intentions de son créateur et à l’explication de son spectateur», explique Pierre Soulages, 88 ans, le «peintre des noirs» qui a participé activement à la conception de ce musée minimaliste dessiné par le cabinet d’architectes espagnols RCR, tout de noir vêtu grâce à ses façades en acier Corten autopatinables. Construire autour de la lumière, telle l’idée de ce long socle et de ses cinq volumes émergeant d’une surface d’environ 6 600 m², qui entend réinterpréter les traditionnelles fenestras ruthénoises de l’Aubrac que Soulages a peint adolescent.

Aveyron, Ouverture fin 2011. Coût : 22 M€ (valeur 2008, H. T.)

 

METZ – Le Centre Pompidou en chapeau chinois

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© Centre Pompidou, Architectes : Shigeru Ban Architects Europe avec Jean de Gastines

Ces dix dernières années, le toit a été un thème récurrent chez Shigeru Ban, architecte né à Tokyo en 1957. C’est aussi l’élément le plus expressif de l’architecture traditionnelle japonaise. Le chapeau chinois tressé a inspiré le toit en maillage de lamelles de bois du Centre Pompidou-Metz qui ondule sur trois boîtes superposées, chacune de 87 m de long sur 15 m de large (surface totale de 10 000 m²). La communauté d’agglomération de Metz finance à hauteur de 34 M€ ce premier site décentralisé de Pompidou. L’État apporte 4 M€, l’Europe, via le Feder, 2 M€, le conseil régional de Lorraine 10 M€, comme celui de Moselle, et la Ville de Metz, 0,70 M€. Le projet culturel sera dévoilé le 9 octobre.

Moselle, Ouverture fin 2009 ou début 2010. Coût : 60,70 M€ (valeur 2007).

LYON – Un ovni architectural

 

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Projet phare du conseil général du Rhône, le Musée des Confluences, ce grand vaisseau aux allures spatiales est un ovni architectural. Imaginé par le cabinet d’architectes autrichien Coop Himmelblau, il se compose d’un socle en béton brut de 180 mètres de long et 80 mètres de large, d’un cristal en verre transparent et d’un «nuage» recouvert d’écailles en aluminium. Lancés fin 2006,les travaux se sont arrêtés une fois pour des raisons techniques en 2007.

Ce musée qui attend 500 000 visiteurs par an est consacré à l’évolution de l’homme à travers les siècles et les continents. Ce sera aussi un musée des sciences. Une série d’acquisitions est en cours, mais la collection de base est celle de l’ancien Musée d’histoire naturelle de Lyon. On y verra des objets aussi divers qu’un télescope grégorien, un squelette de dinosaure, des statuettes, des armures et des animaux empaillés.

Presqu’île de Lyon, Ouverture prévue en 2010. Coût initial : 153 M€.

 

KIEV – Le rêve du milliardaire Victor Pinchuk

 

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Ex-empire soviétique oblige, The Centre for Contemporary Art baptisé Pinchuk Art Centre n’arrive qu’en 8e position des bienfaits revendiqués par l’homme d’affaires ukrainien, Viktor Pinchuk, 47 ans, auquel The International Herald Tribune a consacré cet été un portrait assez cocasse en première page. Sponsor du pavillon ukrainien lors des deux dernières Biennales, inspiré par l’exemple de François Pinault en son Palazzo Grassi à Venise, Viktor le Victorieux a multiplié depuis les expositions en son musée privé au cœur de la ville. Ces anciens bureaux transformés par l’esprit white cube sont dédiés à Jeff Koons, Damien Hirst, Olafur Eliasson, Takashi Murakami, Antony Gormley, Andreas Gursky, Oleg Kulik, Illy Chichkan, Blue Noses et Oleg Tistol. L’autre rêve de ce milliardaire, natif de Dniepropetrovsk, est de «créer un vrai musée contemporain sur la rivière au cœur de Kiev». L’architecte est choisi, mais c’est top secret.

Ukraine, Ouvert depuis 2006. Coût non communiqué.

 

BRUXELLES – Le musée high-tech de Magritte

 

 

 

Place royale, la façade de l’hôtel Altenloh est recouverte d’une bâche de 1 600 m² qui masque les travaux du Musée Magritte Museum (sic). Des rideaux de théâtre s’écartent sur L’Empire des lumières, et le trompe-l’œil bleuté est éclairé la nuit grâce à seize panneaux solaires financés par Suez Gaz de France (mécénat de compétences à hauteur de 4,5 M€). Il faudra attendre l’ouverture officielle pour goûter la note surréaliste : trois fenêtres donnant sur la place Royale seront remplacées par des écrans plasma et feront défiler le ciel de Magritte, sorte d’hallucination collective. Mise en valeur du patrimoine et développement durable au programme pour un musée high-tech qui, grâce à Electrabel, bénéficiera d’une électricité à 100 % renouvelable.

Belgique, Ouverture 9 juin 2009. Coût : 6,90 M€.

Bonnes expositions,

Saint-Sulpice



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