Nid à Microbes

Nid à Microbes dans Poème SignToilettes

 

J’ai le nez qui coule

la morve qui pendouille

la gorge qui me chatouille

le crâne comme une citrouille

 

J’ai le ventre qui gargouille

les microbes qui patrouillent

d’autres qui me dépouillent

j’ai la trouille!

 

J’ai mes WC qui dérouillent

le derrière qui se déverrouille

les selles version ratatouille

C’est l’Hiroshima de la souille!

 

J’ai mes forces qui s’agenouillent

mon organisme qui douille

mon estomac qui s’écrabouille

des airs de mort-vivant sur ma petite bouille!

 

J’ai une nuée de virus qui grouille

le sentiment d’être bredouille

la peur de finir aussi fin qu’une nouille

l’air aussi stupide qu’une andouille!

 

Je sens mes adversaires qui me fouillent

mes yeux qui se brouillent

ca sent à plein nez l’embrouille

c’est clair; Je mouille!!!

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

PS: Je tiens à remercier Mlle l’Angine, Madame la bronchite, sa frangine la Bronchiolite, la vieille dite « La Grippe », ses copines sadiques, les diarrhées et coliques ainsi que Mr le Rhume. Un grand remerciement aussi au ( à la ) gentil (le), inconnu (e) ou illustre abruti (e) qui ayant peur que je sois sans cadeau en cette période festive m’a allégremment refilé l’une de ces « saloperies »!

 

 

 

 



Vérité

 Vérité dans Poème sisyphe

 

Je voulais simplement la remercier

de toute sa sincérité

lui dire combien je l’aimais

sans connotation sentimentale avérée

 

Je voulais simplement la mettre en avant

pour tout son humour regimbant

tout son allant revigorant

tout son  brillant

 

Je voulais simplement

lui dire combien j’étais redondant

au verbiage délirant

mais au coeur absorbant

 

Je voulais juste lui rappeler combien j’étais aimant

face à un cadeau simple mais attachant

par rapport à une personnalité aux penchants des plus touchants

vis à vis d’une personne que je redécouvre au soleil couchant

 

Je voulais simplement lui prononcer ma sincérité

lui rappeler toute ma fidélité

lui expliquer que malgré l’invisibilité

mes sentiments éclatés étaient emplis de clarté

 

je voulais tout bonnement lui dire merci

la congratuler pour tous ses bienfaits

lui signifier tout mon plus sincère ressenti

pour son cadeau d’anniversaire mieux qu’un billet pour un paradis inespéré!

 

Saint-Sulpice

 

 



Lucaerne

Lucaerne dans Poème femme-fenetre

 

 

Elle se nomme Lucaerne

elle a parfois à le moral en berne

Elle se nomme Lucaerne

son talent est tout sauf terne

 

Elle se nomme Lucaerne

elle vit sur des sommets éternels

elle se nomme Lucaerne

parfois son coeur ruisselle

 

Elle se nomme Lucaerne

autour d’elle vit une ribambelle

elle se nomme Lucaerne

toujours son sourire étincelle

 

Elle se nomme Lucaerne

chez elle rien n’est artificiel

elle se nomme Lucaerne

jamais elle n’est consensuelle

 

Elle se nomme Lucaerne

sa vie est providentielle

elle se nomme Lucaerne

un Saint veille sur elle

 

Elle se nomme Lucaerne

ses textes ne sont pas supercifiels

elle se nomme Lucaerne

chez elle rien n’est rationnel

 

Elle se nomme Lucaerne

parfois son existence ressemble à un scalpel

elle se nomme Lucaerne

sa vision est universelle

 

Elle se nomme Lucaerne

possède une sacrée cervelle

elle se nomme Lucaerne

personne ne la muselle

 

Elle se nomme Lucaerne

ses écrits nous interpellent

elle se nomme Lucaerne

nous la pensons parfois immortelle

 

Elle se nomme Lucaerne

elle n’aime pas les chapelles

elle se nomme Lucaerne

et n’es pas prête pour Compostelle!

 

Elle se nomme Lucaerne

du moins c’est comme cela qu’on l’appelle

Elle se nomme Lucaerne

et ne fait pas dans la dentelle

 

Elle se nomme Lucaerne

et n’est pas une donzelle

elle se nomme Lucaerne

et son talent m’interpelle

 

Elle se nomme Lucaerne

j’aime ses pastels

elle se nomme Lucaerne

je la remercie sans zéle

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Blog de Lucaerne à découvrir absolument:

Il faut imaginer Sisyphe heureux…heureux?

 



Le Lac

 Le Lac dans Poème 100_0757*

 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

” Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

” Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

” Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

” Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! ”

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Alphonse De Lamartine, 1920

Habilement déniché par Lucaerne

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 



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