San Fransisco d’autrefois en affiche



Floride d’autrefois en affiche



Marc Riboud

Marc Riboud dans Photographie: Grands Photographes China-01

Forty Years in China – 1 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 2 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 3 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 4 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 5 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 6 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 7 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 8 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 9 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China – 10 – Crédit photo: © Marc Riboud

 

Biographie de Marc Riboud

Marc Riboud (né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France) est un photographe français, bien connu pour ses trois reportages menés en Asie: The Three Banners of China, Face of North Vietnam, Visions of China, et son plus récent, In China.

Marc Riboud est le cinquième d’une fratrie de sept enfants et est élevé dans une famille bourgeoise (son père est diplômé de Sciences Po). Sa rencontre avec la photographie commença par l’héritage d’un Vest Pocket Kodak qu’avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l’Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire.

Riboud fut élève de l’École Centrale de Lyon de 1945 à 1948. Jusqu’en 1951, Riboud travaille comme ingénieur dans une usine à Villeurbanne puis se lance dans la photographie en indépendant après avoir oublié de rentrer d’un congé consacré à la visite du Festival de Lyon qu’il voulait photographier. En 1952, il monte à Paris, où, grâce aux relations de son frère Jean, il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos. Il entre dans la fameuse agence en 1953, sur l’invitation de Capa, puis passe deux ans à Londres. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, était déjà visible, et cette aptitude allait le servir dans les décennies qui suivirent.

De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, il est l’un des premiers européens à aller en Chine. Il devient vice-président de Magnum pour l’Europe en 1959. Il suivra les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années 1960. Entre 1968 et 1969, Riboud réalise plusieurs reportages sur le Vietnam du Nord et du Sud.

Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.

Les photographies de Riboud sont publiées dans de nombreux magazines comme Life, Géo, National Geographic, Paris-Match ou le magazine d’actualités allemand Stern. Il a remporté deux fois le Overseas Press Club Award (en 1966 pour « The Three Banners of China » et en 1970 pour « Faces of North Vietnam »). Il a reçu le prix Life Time Achievement, en 2002, à New York. Son travail a fait l’objet d’une exposition rétrospective majeure au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et à l’International Center of Photography à New York.

Une des images les plus célèbres de Riboud est celle du « peintre de la Tour Eiffel », prise à Paris en 1953 et publiée dans Life. Elle montre un homme en train de peindre le célèbre monument, perché dans la structure métallique dans une attitude proche de celle d’un danseur, au-dessus de la ville de Paris qui émerge d’une brume photographique. Les personnages solitaires sont fréquents dans l’œuvre de Riboud. À Ankara, un personnage central est silhouetté sur un arrière-plan industriel tandis que, en France, un homme se repose dans un champ. La composition verticale souligne le paysage, les arbres, le ciel, l’eau et tout cela entoure mais n’écrase pas l’élément humain.

Riboud a été témoin des horreurs de la guerre (en photographiant des deux côtés de la guerre du Vietnam) et de l’apparente dégradation des cultures objets de répression (la Chine pendant la révolution culturelle). En contrepoint, il a su capter la grâce de la vie quotidienne dans des lieux lointains inondés de soleil (Fès, Angkor, Acapulco, Niger, Bénarès, Shaanxi) et le lyrisme des jeux d’enfant dans le Paris de tous les jours.

 

Pour en savoir plus sur ce grand photographe: Marc Riboud.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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A lire aussi:

 

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 Je ne me lasse pas de guetter la surprise, la note juste, cocasse ou émouvante. La beauté est partout. L’étrange aussi, venu à ma rencontre à Shangaï avec ce petit sac oublié dans le jardin du mandarin Yu. On dirait un lapin égaré.  » M.R.

 Marc Riboud, 50 ans de photographie par Marc Riboud, Annick Cojean, Catherine Chaine. Préface de Robert Delpire aux éditions Flammarion – 175 pages – 50€

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Il se voit plutôt en promeneur qu’en voyageur, mais il a parcouru la terre, de la Chine à ‘l’Arabie, du Viêt-nam au Etats-Unis. Marc Riboud, né en 1923, membre de l’agence Magnum, n’est cependant pas un reporter classique. Rétif à la violence mais happé par la curiosité de voir malgré tout, étranger à la recherche de l’événement, il reste sous le charme du monde. De la Révolution culturelle aux manifs anti-Nixon, inquiet du pouvoir des images,. il attend que la vérité intérieure monte « à la surface des choses ».

Marc Riboud par lui-même aux éditions Actes-Sud – 144 pages – 12.80€

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Le musée de la Vie romantique présente environ cent dix photographies de Marc Riboud, dont une majorité de tirages d’époque noir et blanc inédits, notamment des variations inconnues d’images emblématiques (Le Peintre de la tour Eiffel, 1953 ; La Jeune Fille à la fleur, Washington, 1967). A travers la science tout intuitive de l’instantané, Marc Riboud s’est imposé très tôt parmi les meilleurs témoins de l’histoire des soixante dernières années. Une série de portraits participe de son journal intime, tandis que ses ultimes prises de vue en couleurs de Chine et d’Angleterre bouclent son voyage fraternel et engagé, semé d’embûches, tel qu’il l’avait commencé dès les années 1950. Des séquences plus secrètes de cet honnête homme, poète épris d’humanité comme de nature, apaisent une sensibilité toujours à l’écoute, vibrante de tendresse et d’humour. Le catalogue regroupe des textes de Jean Lacouture, ami des premiers jours, et de l’écrivain-voyageur André Velter, une analyse de l’historien de la photographie Michel Frizot et une étude biographique très complète de Daniel Marchesseau.

L’Instinct de l’instant : 50 ans de photographie par lui-même aux éditions Sas Paris Musée – 150 pages - 30€



San Fransisco d’autrefois

San Fransisco d'autrefois dans Photographies du monde d'autrefois Mission%24rural-mission-c-1834 

Vue vers la Mission Dolores vers 1838 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Tramway à cheval en 1860 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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« Les Saules » station estivale vers 1860 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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En regardant vers l’est vers les Collines de Potrero en 1870 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Entrée principal des jardins Woodward’s en 1879 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue sur « Mission park » (premier plan) et  le cimetière Juif (second plan) en 1880 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Shotwell street  en 1887 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Collines d’East bay ( non daté ) - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Mission Dolores en 1898 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Hill Street entre Valencia and Guerrero Streets en 1900 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Rue de San Fransisco en 1905 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Le San José~San Fransisco passant à l’emplacement de la 21ème et d’Harrison en 1905 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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En 1905 les tramways luttent pour passer par l’intersection inondée de 16ème et Folsom  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park après le tremblement de terre 1906 – Camp de réfugiés  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dommages causés par le tremblement de terre sur la 18ème près de Shotwell en 1906  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Effondrement de l’Hôtel Valencia Street en 1906  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Centre pour Tuberculeux à San Fransisco en 1912 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park en 1917  Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue d’Army et Potrero en 1925 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Wagons sur rails, 15ème rue entre Harrison et Folsom en 1927 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Orgue de Barbarie en 1930- Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Cimenterie en 1933 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Ancienne usine du brasseur « Hamm’s » ( Non daté ) - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue de 1935 de la 24ème street est, de 24ème et de Floride. Le Roozie (aujourd’hui le Théâtre Brava) est au milieu - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Avenue Potrero entre la 18ème et Mariposa street en 1938  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Ancienne usine Ford située au coin de la 21ème et d’Harrison en 1946 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Institut de haute technologie de San Fransisco en 1953 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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La foule sur la 21ème rue en 1956 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Hôtel « Gartland » au coin des 16ème rue et Victoria en 1958 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Seals Stadium en 1958 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park en 1960 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

 

Histoire de San Fransisco

Les plus anciennes traces d’occupation humaine sur le territoire de la ville actuelle remontent à environ 3 000 ans avant J.-C. Les premiers habitants connus de la région de la baie de San Francisco sont les Amérindiens Ohlone (terme indien signifiant « le peuple de l’ouest »).

Le navigateur anglais Francis Drake longe la côte californienne en 1579, mais il n’entre pas dans la baie de San Francisco. Les Espagnols sont les premiers Européens à explorer et à coloniser la région, en faisant un établissement renforçant leur domination sur l’océan Pacifique, le « lac espagnol », avec leurs possessions philippines et américaines notamment.

San Francisco représentait ainsi l’extrémité septentrionale d’un chapelet plus ou moins continu d’implantations militaires et religieuses destinées à assurer physiquement la souveraineté espagnole sur ce vaste territoire. L’expédition de don Gaspar de Portolà arriva le 2 novembre 1769, dans la baie de San Francisco.

Le 17 septembre 1776, les Espagnols fondent un presidio et le 9 octobre la mission nouvellement construite est dédiée au patron des missionnaires : San Francisco de Asis (saint François d’Assise). Comme le reste de la Californie, San Francisco passe sous la souveraineté mexicaine en 1821. Ce n’est cependant qu’en 1836 que sont installées les premières habitations d’un village sur le bord de la baie, en un endroit appelé Yerba Buena (« la bonne herbe »), par référence à la menthe qui pousse sur les collines environnantes.

La ville ne prend son essor qu’avec la ruée vers l’or de 1848-1849, accueillant les émigrants à la recherche du précieux minerai. Elle est le terminus du premier chemin de fer transcontinental. Les aventuriers du monde entier sont attirés par ce pays de l’or où l’on arrive par la porte dorée (Golden Gate). Quelques années plus tard, la découverte de gisements d’argent dans la Sierra Nevada accélère le développement de l’agglomération.

En 1847, Oscar Levi Strauss s’installe à San Francisco et crée les premiers jeans qui remportent un grand succès auprès des prospecteurs et des chercheurs d’or. Pendant la guerre, les usines Levi’s fournissent l’armée américaine en pantalon.

C’est également dans la deuxième moitié du XIXe siècle que la diaspora chinoise commença à s’installer à San Francisco ; ils surnommaient alors la Californie la « montagne dorée ». Les émigrés fuyaient les conséquences des guerres de l’opium et ont prospéré dans la restauration, le commerce, la pêche et la blanchisserie : San Francisco était alors une ville d’hommes (mineurs, aventuriers) qui avait besoin de laveries. Les Chinois constituèrent des sociétés secrètes pour régler leurs différends. Le quartier chinois n’avait pas bonne réputation. Dans certains bars, on avait aménagé une porte étroite pour retarder l’avance des policiers. Au début du XXe siècle, des Juifs issus de la bourgeoisie allemande s’installent à San Francisco.

En 1906, elle subit un tremblement de terre et une grande partie de la ville est détruite par un gigantesque incendie déclenché à la suite du séisme. Il fallut trois jours pour circonscrire le sinistre. La ville fut ensuite rapidement reconstruite, notamment grâce à l’afflux d’une main-d’œuvre étrangère venue d’Europe et d’Asie. San Francisco fut également la ville de Joshua Norton, empereur autoproclamé des États-Unis.

En 1915, l’Exposition internationale de San Francisco attire 19 millions de visiteurs. Pendant la Grande Dépression, la ville est affectée par l’agitation sociale : la grève des dockers devint générale le 16 juillet 1934 mais finit par échouer. Les travaux du Golden Gate Bridge débutèrent le 5 janvier 1933, sous les auspices du Public Works Administration (PWA) puis à partir de 1935 du Work Project Administration (WPA), programmes lancés à l’initiative du président Franklin D. Roosevelt dans le cadre de sa politique de grands travaux. Il s’agissait de créer des emplois dans les travaux publics, payés par les fonds fédéraux afin de réduire le chômage. L’Exposition internationale du Golden Gate a lieu en 1939 et 1940 sur l’île artificielle de Treasure Island fraîchement construite. La Seconde Guerre mondiale voit le développement des industries militaires en Californie : le port de San Francisco sert de point de départ des troupes pour les batailles du Pacifique contre l’Empire japonais.

Après la Seconde Guerre mondiale, une première conférence de la paix se réunit à San Francisco. Elle aboutit le 26 juin 1945 à la signature de la charte de l’ONU par cinquante pays. En 1951, la deuxième « Conférence de la paix » s’y est tenue, et a débouché sur le traité de San Francisco. Ce traité entre en application le 28 avril 1952 et met fin à la période d’occupation (1945-1952 au Japon). La révolution industrielle de la deuxième moitié du XXe siècle transforme l’économie de la région : le développement de la Silicon Valley, au sud de la ville, donne une image dynamique et moderne de cette région de la Californie. La ville constitue la dernière frontière, la cité américaine la plus à l’ouest.

San Francisco est de par sa tradition de tolérance, souvent à l’avant-garde de l’émancipation des minorités et des droits civiques. Le programme des Black Panthers, « Free Breakfast for Children Program », est parti de San Francisco. La ville fut également dans les années 1960-1970 un foyer important de la contreculture hippie, du psychédélisme et du Flower Power.

San Francisco est devenue une ville émblématique de la cause des homosexuels, notamment dans les années 1970 avec l’activisme politique d’Harvey Milk, assassiné en 1978 avec le maire George Moscone. Elle fut le berceau du mouvement Beatnik.

En mars 2003, environ 150 000 San-Franciscains défilèrent contre la guerre en Irak. Le 27 octobre 2007 une nouvelle manifestation pacifiste rassembla entre 10 000 et 30 000 personnes.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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