Londres par John Thomson sous l’ère Victorienne – Partie 2

 Londres par John Thomson sous l'ère Victorienne - Partie 2 dans Photographies du monde d'autrefois 283152

Ouvriers - Crédit photo: © John Thomson

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Sergents recruteurs - Crédit photo: © John Thomson

 

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Whitechapel  - Crédit photo: © John Thomson

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Bohémiens - Crédit photo: © John Thomson

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Rescapés d’inondation  - Crédit photo: © John Thomson

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Mendiante – 1877-78  - Crédit photo: © John Thomson

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 Crédit photo: © John Thomson

 

 Biographie de John Thomson

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John Thomson (le 14 juin 1837 – le 7 octobre 1921) était un photographe écossais novateur, géographe et voyageur. Il fut l’un des premiers photographes à voyager en Extrême-Orient. En 1862, John Thomson quitte l’Angleterre pour rejoindre son frère William établi à Singapour comme horloger et photographe. Il ouvre un studio de photographie à Penang, puis à Singapour, où il prend deux assistants chinois qui l’accompagneront dans ses tribulations. Il explore les villages ruraux et les rues des villes, et se plaît à photographier les gens dans leurs activités quotidiennes. De 1864 à 1866, Thomson visite l’Inde et Ceylan pour photographier les décombres d’une région ravagée par un cyclone, avant de se rendre en Thaïlande. En 1867 Thomson s’installe à Hong-Kong où il se marie. Il forme le projet de photographier le peuple chinois. de retour de ses expéditions en 1872, John Thomson photographie avec un talent inouï le petit peuple et la rue Londonienne. Cela consolide sa réputation et il est désormais considéré comme le précurseur du photoreportage. Il est nommé photographe de la famille royale britannique par la Reine Victoria en 1881 et se fait décerner la même année par celle-ci la Royal Warrant. En 1910 il se retire à Edimbourg et meurt d’une crise cardiaque en octobre 1921 à l’âge de 84 ans.

 

 Londres sous l’ère Victorienne

 

Sous l’ère Victorienne, Londres était la plus grande et la plus prodigieuse ville du monde. La révolution industrielle, entraînant un afflux massif de population vers la capitale, avait radicalement changé le visage de Londres, pour le meilleur et pour le pire. La population londonienne était passée d’environ 1 million en 1800 à 4,5 millions en 1880. Cette croissance dépassait largement la capacité de Londres à assurer la satisfaction des besoins essentiels de ses habitants, et la ville était encore en pleine expansion, en particulier grâce au développement des transports et du chemin de fer. C’était un lieu de contrastes choquants. L’expansion des quartiers les plus riches se conjuguait avec la multiplication de taudis surpeuplés où les pauvres vivaient dans des conditions effroyables, lorsqu’ils n’étaient pas à la rue ou dans les « workhouses ». Ces foyers pour miséreux n’étaient guère plus que des prisons, où l’on ne se rendait qu’en dernière extrémité.

De tels contrastes n’étaient pas sans créer des tensions sociales. Les épidémies étaient fréquentes, et le taux de mortalité, très élevé. Riches et pauvres se retrouvaient ensemble dans des rues sales, souillées de boue et de crottin de cheval. L’atmosphère était chargée de suie et malodorante en raison du chauffage au charbon et des installations sanitaires déficientes. Les pickpockets, les prostituées, les ivrognes, les mendiants et les vagabonds de toutes sortes se mêlaient à la foule haute en couleur. La nuit, les principales artères étaient faiblement éclairées par des lampadaires à gaz, tandis que les autres rues n’étaient souvent pas éclairées du tout…

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Londres par John Thomson sous l’ère Victorienne – les métiers de rue.

- La Chine de John Thomson – Partie 1.

- La Chine de John Thomson – Partie 2.

- La Chine de John Thomson – Partie 3.

- La Chine de John Thomson – Partie 4.

- La Chine de John Thomson – Partie 5.

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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«  Plus nous avancions, plus le pays devenait impraticable, et plus les précipices devenaient larges et profonds.  » Loin des clichés chinois du XIXe, le photographe pionnier John Thomson (1837-1921) explore Taiwan, île encore inconnue en proie aux conflits tribaux, où il rencontre et photographie les Pepohoans. Il nous livre un récit très moderne qui témoigne d’une approche ethnographique sensible. Texte extrait de Voyage en Chine, publié en feuilleton dans Le Tour du Monde en 1872.

- Taïwan par John Thomson aux éditions Magellan & Cie – 77 pages - 6€

 

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- L’Empire de Chine : premiers voyages premières images, 1868-1872 par John Thomson aux éditions Albin Michel - 38€

 

 

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Dans le n°12 de la Revue du « Monde Chinois », consacrée en grande partie à John Thomson, vous trouverez les gravures de 1875, les magnifiques phototypies de 1873, les plaques négatives originales de 1871, les précieux albumens originaux de la Société de géographie (que Thomson avait offertes à l’anarchiste géographe Elisée Reclus pour sa « Géographie universelle », et qui serviront également à réaliser les gravures du « Tour du Monde » de Charton) et les copieux et précieux textes de John Thomson en marge de ses photos. Emma Thomson 
- John Thomson dans la revue du « Monde Chinois » N°12  » Où va Taïwan » aux éditions Institut Choiseul - 29€ 

 

A lire aussi:

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Londres Victorien – Un Monde Cloisonné de Jean-Pierre Navailles:

Ville monstre ou Reine des cités , les surnoms dont est gratifié Londres au XIXe siècle reflètent la fascination mêlée de répulsion qu’exerce ce prototype de la mégapole moderne. Pour aborder la Babylone anglaise, les guides de voyage et les souvenirs de visiteurs offrent leur lot de conseils pratiques et d’impressions saisies sur le vif.Même s’il se cantonne aux itinéraires balisés par le Baedeker – en réservant la visite du Palais de Cristal et du musée de Madame Tussaud pour les jours de pluie – le touriste voit défiler un panorama extraordinairement varié depuis son poste d’observation, à l’impériale de l’omnibus. Presque sans transition la richesse la plus flamboyante succède à la misère la plus abjecte, et le promeneur découvre les cloisonnements sociaux autant avec son nez qu’avec les yeux.Ville de contrastes, par excellence, Londres inspire les romanciers et les artistes du noir et blanc, Dickens et Doré en tête. Dans leurs monumentales enquêtes, Henry Mayhew et Charles Booth scrutent à la loupe la vie foisonnante de la capitale britannique et la dissèquent avec le goût de la taxinomie qui caractérise les sociologues victoriens. De la chambre qu’il occupe à l’hôtel Savoy, Claude Monet guette les trouées de lumière sur la Tamise et le Parlement. Mais dans leur vie quotidienne les Londoniens n’éprouvent assurément pas le même attrait que le peintre pour les somptueuses mystifications du brouillard. Et si tous les hôtes de passage s’extasient devant l’immensité de la ville, la majesté de ses parcs, le confort de ses clubs, certains, comme Jules Vallès, s’y sentent doublement en exil ou battent précipitamment en retraite, vaincus par le smog et le spleen.

 

 

Londres 1851-1901, L’ère victorienne ou le triomphe des inégalités:

 

Une impression d’immensité et d’écrasement. Le bruit, les odeurs, la foule, la violence des contrastes. L’argent et la misères, Belgravia et Whitechapel. 1851. Plus grand port du monde, Londres est la métropole impériale d’une Angleterre orgueilleuse et la Babylone enfouie d’une société insultante, inégalitaire. Les grandioses fêtes impériales et les « saisons » des gens biens nés apportent à la cité des brumes un éclat de rêve pendant que Sherlock Holmes traque dans les bas-fonds crimes et perversions, révélant ainsi aux nantis la profondeur de leurs peurs. Ville de tous les luxes, de toutes les déchirures, Londres est, entre 1851 et 1901, le révélateur de la supériorité écrasante du Royaume-Uni, première nation industrielle, et le creuset d’une société conformiste, aux pulsions inavouées. Elle préfigure d’autres ruptures, d’autre inégalités plus proches de nous.

 

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Les bas-fonds de Londres: Crime et prostitution sous le règne de Victoria de Kelloy Chesney:

 

Prostituées, cambrioleurs, détrousseurs, étrangleurs, une plongée dans l’univers des Bas-fonds de Londres au xixe siècle. Au fil de cette analyse de la violence et de la misère des masses laborieuses, une question se pose : cette jungle urbaine « sans égouts, sans police, sans freins, sans école » suffit-elle à expliquer l’endémie des crimes ? S’appuyant sur une impressionnante documentation, l’historien britannique Kellow Chesney révèle l’envers du décor d’un Londres mythique, les ruelles effrayantes de Whitechapel, où sévissait Jack l’Éventreur, et les misérables trottoirs de l’East End, arpentés par Oliver Twist. Un tableau passionnant de l’antisociété, qui explore les techniques des pickpockets, les structures de la pègre, l’économie des paris et des combats d’animaux, les chasses incessantes et souvent infructueuses de Scotland Yard.

 

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Histoire de Londres de Bernard Oudin:

 

Retrace l’histoire de Londres depuis l’Antiquité à travers une série de récits mettant en scène des événements historiques, des faits divers ou des personnages emblématiques d’une période.

L’Histoire est aussi faite d’histoires: épisodes surprenants, événements inattendus, modes de vie pittoresques, voire excentriques, personnages hauts en couleur. Ce sont quelques-unes de ces histoires, les unes célèbres, les autres mal connues, que ce livre raconte. Epreuves surmontées dans la douleur, du grand incendie de 1666 aux heures sombres du Blitz; énigmes historiques, du meurtre des enfants d’Edouard à l’identité de Jack l’Eventreur; faits divers sortant de l’ordinaire, des crimes sensationnels aux apparitions de fantômes; scandales sexuels ou mondains, d’Oscar Wilde à John Profumo; événements culturels, du théâtre élisabéthain à l’explosion des années 1960; entreprises étonnantes, de la première exposition universelle en 1851 à la construction du premier métro.Il s’en dégage des images contrastées où, aux légendaires brouillards et aux ambiances glauques de l’East End et du quartier des docks, s’opposent la richesse de la City, l’élégance et le raffinement du West End, le faste des traditions monarchiques. Positives ou négatives, ces images véhiculent une part d’insolite et d’étrangeté, qui a marqué Londres durablement et qui, aujourd’hui encore, lui colle à la peau. Peu de villes ont autant stimulé l’imagination, inspiré les romanciers et les artistes, montré une personnalité aussi fascinante, pour ne pas dire magique. Une magie dont ces histoires londoniennes sont le reflet.



4 commentaires

  1. lucaerne 25 décembre

    Ah bein là, tout de suite, c’est plus triste que l’Afghanistan. Peut-être parce qu’il n’y a plus de bière au frais… :-(

  2. saintsulpice 26 décembre

    Tu as raison! En Grande-Bretagne la bière ne se boit pas fraiche mais à température! Faut aimer…

  3. cabañas rurales 22 février

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