La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – Paris – 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010

La Grande Aventure des Chrétiens d'Orient - Eglise Saint-Roch - Paris - 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS arton11830-d2be2

 

Un parcours didactique et largement illustré pour découvrir la richesse et la diversité des Eglises et des Chrétiens d’Orient.

 

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Saint Jean-Baptiste, la décapitation ~ Icône Copte

 

 Le visiteur découvrira l’histoire de la naissance de l’Eglise à Jérusalem aux séparations et réconciliations avec l’Eglise de Rome ainsi que les traditions et rites : maronite, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique, malabar et malankar…

 

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Saint-Maron

 

Une invitation à mieux connaître l’Oeuvre d’Orient et ses missions aux côtés des évêques, des prêtres et des communautés religieuses, du Moyen-Orient jusqu’en Inde, d’Ukraine en Ethiopie.

 

 

Saint-Joseph ~ Icône Melkite

 

Une exposition conçue par l’Oeuvre d’Orient avec l’aide de l’Ordinariat des Catholiques des Eglises orientales en France.

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Pour en savoir plus Sur: L’Oeuvre d’Orient.

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Histoire du Christianisme Oriental

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Le christianisme oriental est le christianisme tel qu’il s’est développé à partir des provinces orientales de l’Empire romain (Grèce, Proche-Orient, Égypte). Ces rites se sont notamment étendus au Moyen-Orient, en Europe orientale, en Arménie, en Inde du Sud, en Éthiopie… Il se caractérise (par opposition au christianisme occidental, notamment au catholicisme romain) par une organisation non centralisée, par la place de la culture et de la langue grecques et par la multiplicité des dénominations et des pratiques.

 

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Cathédrale Sainte-Sophie à Kiev, Ukraine

 

Le christianisme est né et s’est d’abord développé dans la partie orientale de l’Empire romain. À côté de Rome (qui fait remonter la fondation de son Église à l’apôtre Pierre), les villes de Jérusalem, d’Antioche et d’Alexandrie jouent le rôle de capitales ecclésiastiques. En 330, l’empereur Constantin Ier transfère la capitale de l’empire de Rome à Constantinople (rebaptisée Nea Roma ~ Nouvelle Rome), qui devient un grand foyer intellectuel. Le premier concile de Constantinople en 381 place le siège de Constantinople au second rang, juste après celui de Rome.

 

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Eglise Ethiopienne orthodoxe à Jérusalem

 

On aboutit alors à ce qui est connu sous le nom de Pentarchie : les cinq centres historiques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem (dans leur ordre de préséance et de primauté). En dehors de l’Empire romain, les chrétiens étaient libres de s’organiser en Églises indépendantes. Ce fut notamment le cas de l’Église arménienne et de l’Église géorgienne.

 

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Débat entre Catholiques d’Occident et d’Orient

 

 

L’Orient chrétien va ensuite connaître plusieurs controverses christologiques, ainsi que des crises et bouleversements idéologiques et politiques, qui expliquent la situation d’aujourd’hui.

  • 301 (ou 314) : Conversion de l’Arménie au christianisme. Ainsi, ce pays devient le premier pays officiellement chrétien.
  • 424 : Les Églises chrétiennes de l’Empire perse se proclament indépendantes, pour ne plus être soupçonnées de soutenir l’Empire romain.
  • 431 : Les thèses nestoriennes sont reconnues comme hérétiques au concile d’Éphèse.
  • 451 : Le concile de Chalcédoine proclame que l’unique personne du Christ est à la fois de nature divine et humaine. Ce dogme, accepté en Occident et par les populations hellénisées d’Orient (ainsi que par l’Église géorgienne), est rejeté par de nombreux chrétiens d’Orient. Ce schisme est à l’origine des Églises des trois conciles. On appellera chalcédoniens ou melkites le partisans des dogmes du concile et monophysites leurs opposants.
  • 484 : Les chrétiens de l’Empire perse adoptent le nestorianisme comme doctrine officielle (c’est l’origine des Églises des deux conciles et de l’Église catholique chaldéenne).
  • VIIe-VIIIe siècle : Trois des centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche et Jérusalem) tombent aux mains des musulmans : il ne reste que Constantinople et Rome
  • 687 : L’Église maronite (chalcédonienne) rompt avec Constantinople.
  • IXe siècle : Évangélisation des peuples slaves orientaux (autour de Kiev) qui se rattachent à Constantinople plutôt qu’à Rome.
  • 1054  : Lors du grand schisme d’Orient ou schisme de Rome, Constantinople et Rome s’excommunient mutuellement. Les Églises restées en communion avec Constantinople constituent ce qui est appelé l’« Église orthodoxe » (Églises des sept conciles).
  • 1182 : L’Église maronite entre en communion avec Rome lors des croisades.
  • 1204 : Destruction de Constantinople par les armées croisées (catholiques romains).
  • 1439-1445 : Au concile de Florence, l’Église catholique décide d’accorder la liberté liturgique aux Églises d’Orient en échange de leur reconnaissance du pape.
  • 1453 : Prise de Constantinople par les Turcs ottomans musulmans qui la rebaptisent İstanbul.
  • 1551 : Rome réussit à faire reconnaître son autorité à certains fidèles de l’Église de Perse (Église catholique chaldéenne).
  • 1589 : Création du patriarchat de Moscou qui se proclame « troisième Rome » et nouveau centre de l’orthodoxie.
  • 1596 : Par l’union de Brest, une partie des orthodoxes ukrainiens s’unissent à Rome, tout en conservant leur rite byzantin. Ils forment la première communauté catholique orientale uniate.
  • XVIIe siècle : Grâce aux efforts des maronites, l’autorité de Rome est reconnue par une partie de l’Église orthodoxe d’Antioche (chalcédonienne), de l’Église syriaque orthodoxe (monophysite) et du catholicossat arménien de Cilicie (monophysite). Ainsi se créent les Églises grecque-catholique melkite, catholique syriaque et catholique arménienne.

 

La tendance des dernières décennies est celle d’une émigration des chrétiens des pays du Proche-et-Moyen-Orient vers l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, l’Australie. Aujourd’hui, certaines Églises orientales peuvent pratiquement être considérées comme des « Églises en diaspora », à l’exemple de l’Église apostolique assyrienne de l’Orient dont le primat et la majorité des fidèles sont aujourd’hui installés en Occident.

 

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Religieux éthiopien

 

Ces départs de zones traditionnellement chrétiennes peuvent avoir différentes causes, économiques, politiques ou religieuses.

Les communautés une fois installées en Occident peuvent connaître des évolutions très diverses : de l’assimilation et la perte de l’identité culturelle et religieuse à la réaffirmation et au renouveau de cette identité.

 

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La fin de l’Union soviétique et de la domination russo-soviétique en Europe centrale et orientale a permis une nouvelle liberté religieuse et un renouveau des Églises orthodoxes et catholiques orientales dans cette région. Cela ne va pas sans situations conflictuelles.

La situation est particulièrement complexe en Ukraine avec notamment la restauration de l’Église grecque-catholique (qui avait été liquidée en 1946 au bénéfice de l’Église orthodoxe russe) et la création de plusieurs Églises orthodoxes. La tension est souvent vive du fait de conflits à propos d’attribution-restitution de lieux de culte. L’Église orthodoxe russe, pour qui l’Ukraine fait partie de son territoire canonique traditionnel et qui se considère comme étant la seule héritière légitime de l’ancienne Rus’ kievienne, suit cette évolution avec intérêt et préoccupation. Des évolutions similaires peuvent être observées en Biélorussie (où la liberté religieuse est très relative), en Moldavie et dans les pays baltes.

 

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La Russie elle-même connaît de nombreux débats et situations conflictuelles (rôle et positionnement de l’Église orthodoxe officielle et de ses dirigeants pendant la période soviétique, rapports avec l’Église orthodoxe russe hors frontières, développement de l’Église grecque-catholique russe, sortie de la clandestinité de l’« Église des catacombes », encadrement de la diaspora russe en Occident…).

 

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L’arrivée de nouveaux immigrés orientaux en provenance du Proche-et-Moyen-Orient ou d’Europe orientale a renforcé et renouvelé les communautés chrétiennes orientales déjà installées et souvent bien intégrées. Deux tendances sont perceptibles, notamment dans les communautés orthodoxes : garder et transmettre le patrimoine culturel et linguistique ou s’adapter à la nouvelle situation. On voit ainsi se multiplier les paroisses de langue française ou de langue anglaise. De même, on voit se développer des expériences d’occidentalisation rituelle. Enfin, toujours chez les orthodoxes, on perçoit une volonté de clarification juridictionnelle (organisation des Églises sur un principe « territorial » et non pas « national »).

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – 296, Rue Saint-Honoré – 75001 Paris – Métro Pyramides,Tuileries ou Palais-Royal - Du 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010 - Tous les Jours de 11h à 18h sauf les Lundis, Le 25 Décembre 2009 ainsi que le 1er Janvier 2010 - Entrée Libre.

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A regarder:

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A lire:

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C’est une véritable encyclopédie, fruit d’un énorme travail fondé sur une documentation considérable, que nous livre
dans ce fort volume J.-P., Valognes, pseudonyme d’un agrégé d’histoire devenu diplomate et tenu au devoir de réserve.

Sont en effet présentées non seulement les différentes Églises chrétiennes d’Orient (coptes, éthiopienne, grecques, syriennes, maronite, chaldéennes, arméniennes, latines) dans leurs origines, leur évolution historique, dans leur situation actuelle, et aussi dans leurs structures et leurs différences dogmatiques, rituelles ou ecclésiologiques, mais encore les différentes communautés qui s’y rattachent (soit successivement : les chrétiens de Jordanie, du Liban, de Syrie, d’Irak, (l’Iran et de Turquie).

- Vie et Mort des Chrétiens d’Orient, des origines à nos jours par Jean-Pierre Valognes aux éditions Fayard – 974 pages – 40€



1 commentaire

  1. Miss Venise 4 janvier

    Les racines du christianisme russe (pour ma famille) en particulier m’ont intéressée à l’intérieur du cadre Oriental/Israélien des origines pour cette exposition/rétrospective historique & spirituelle. Bonne initiative à poursuivre. Je découvre avec plaisir le site Saint-Sulpice à cette occasion, j’ai senti à ma dernière visite de l’église proche de la rue de Rennes cette proximité un peu oeucuménique

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