Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 6

Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 6 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 13905-1

Paris (XIVème arr.). Le Théâtre Montparnasse, rue de la Gaîté, vers 1900.

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Paris (VIème arr.). Le boulevard du Montparnasse, vers 1900.

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Paris (XIVème arr.). Chevaux de bois, avenue d’Orléans. 1938.

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Paris (XIVème arr.). La rue d’Odessa, vers 1900.

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Paris (XIVème arr.). La rue de Gergovie, vers 1900.

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Paris (XIVème arr.). L’avenue du Maine et la rue du Château, vers 1900.

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Paris (XIVème arr.). Le métropolitain et le boulevard Saint-Jacques, vers 1900.

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 Paris (XIVème arr.). La faculté libre de Théologie Protestante à l’angle du boulevard Arago et de la rue du Faubourg Saint-Jacques, vers 1900.

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Paris (XIVème arr.). La rue d’Alésia, vers 1900.

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Paris (XIVème arr.). Impasse débouchant rue de la Tombe-Issoire, vers 1900.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 4.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 5.



Marguerite Gérard, Artiste en 1789 dans l’atelier de Fragonard – 10 Septembre au 6 Décembre 2009 – Musée Cognacq-Jay – Paris

Marguerite Gérard, Artiste en 1789 dans l'atelier de Fragonard - 10 Septembre au 6 Décembre 2009 - Musée Cognacq-Jay - Paris dans EXPOSITIONS

 

L’exposition dédiée à Marguerite Gérard (1761-1837), belle-soeur, élève puis collaboratrice du peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), compte 60 tableaux et dessins. Des portraits réalisés par Marguerite Gérard, Fragonard, mais aussi des oeuvres montrant les sources de l’artiste, le succès de la mode des portraits intimistes au début du XIXe siècle, ainsi que des oeuvres photographiques…

 

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La dame avec son chat – Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

C’est à une double découverte, celle d’une grande artiste méconnue et d’un ensemble de tableaux pour la plupart inédits, que le public est convié au musée Cognacq-Jay. 

 

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Le petit messager - Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

Installée à Paris depuis le milieu des années 1770, dans l’appartement même de Fragonard au Louvre, Marguerite Gérard devient l’élève, puis l’assistante et la collaboratrice du maître. À la fin des années 1780, alors que la gloire de Fragonard faiblit, la jeune Marguerite lance sa carrière. Connue jusqu’alors par des tableaux réalisés en collaboration avec son beau-frère, elle entreprend une série de portraits intimistes, de petit format, représentant son cercle familial, les amis artistes, les connaissances et les relations de Fragonard.

 

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La bonne nouvelle - Crédit Peinture: © Marguerite Gérard


Réalisés autour de 1789, dans les débuts de la Révolution, ces portraits présentent l’image non officielle des principales personnalités du monde des arts et du spectacle de l’époque. On découvre en particulier un portrait de Fragonard lui-même, de son ami Hubert Robert, du compositeur Grétry, des architectes Claude-Nicolas Ledoux, Charles de Wailly, de Mirabeau… L’émergence d’une jeune femme artiste dans la société de l’époque n’était pas chose évidente.

 

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La mauvaise nouvelle  - Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

 

C’est à une véritable opération de stratégie commerciale que se livre ainsi la jeune Marguerite. Au moment où l’Ancien Régime vacille, elle cherche sa place dans une société en mutation. Bientôt ces portraits, souvent cédés aux modèles, assurent sa publicité. Elle se fait un nom.

 

 

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Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

Visites-conférences (sans réservation)
le Samedi à 11h: Les 12 & 26 Septembre 2009 – 3, 10, 17, 24, 31 Octobre 2009 - 7, 14, 21, 28 Novembre 2009 - 5 Décembre 2009.

Cycle de conférences (sur réservation)
en 4 séances, pendant les vacances de la Toussaint, à 11h
- Séance 1, le 27 Octobre 2009 : Visite-conférence dans l’exposition
- Séance 2, le 28 Octobre 2009 : Visite-conférence : « L’art du portrait »
- Séance 3, le 29 Octobre 209 : Visite-conférence : « La femme au XVIIIe siècle »
- Séance 4, le 30 Octobre 2009 : Lecture : « Écrits sur la place de la femme dans la société de la fin du XVIIIe siècle »

 

 

 La Mère Allaitante – Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

 

Atelier adultes (sur réservation): « Le portrait : dessin, peinture, photographie » Initiation au portrait dessiné, photographié (travail sur la pose, le décor, les accessoires), et peint (peinture à l’huile). Cycle en 2 séances, le Samedi à 14h30 : 17 Octobre et 7 Novembre ou 21 Novembre et 5 Décembre 2009.

Carole Blumenfeld, commissaire de l’exposition, donnera une conférence sur Marguerite Gérard le vendredi 11 Septembre 2009, à 17h30, au Grand Palais, dans le cadre du Salon du Collectionneur (entrée libre pour les visiteurs du Salon).

Le Salon du Collectionneur – Antiquaires et galeries d’art – Grand Palais – Paris 8e – Du 11 au 20 Septembre 2009.

 

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le chat angora – Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

 

- Musée Cognacq-Jay - 8, Rue Elzévir – 75003 Paris – Tél: 01.40.27.07.21 – Métro : Saint-Paul, Rambuteau ou Chemin-Vert – Bus : 29, 69, 76, 96 – Du 10 Septembre au 6 Décembre 2009 - De 10 heures à 18 heures, du mardi au dimanche – Renseignements et réservations : du lundi au vendredi de 10h à 13h – Tél: 01.40.27.07.21 – Tarifs : Plein : 5€, Réduit : 3.50€, Demi-tarif : 2.50€, Gratuit pour les moins de 14 ans – Accès gratuit aux collections permanentesGratuit les 19 et 20 septembre, à l’occasion des Journées du Patrimoine
 



Un Soleil à Kaboul – Projection gratuite le Samedi 5 Septembre 2009 à 16h – Mairie du 12e – Paris

Un Soleil à Kaboul - Projection gratuite le Samedi 5 Septembre 2009 à 16h - Mairie du 12e - Paris dans Evenementiel 3760115300279

 

 

La mairie du 12e et le Théâtre du Soleil, vous proposent une rencontre exceptionnelle avec le Théâtre Aftaab, venu d’Afghanistan, dans le cadre du rendez-vous culturel « les samedis de la Mairie » : projection suivie d’un débat avec les comédiens, le Samedi 5 septembre à 16h à la mairie du 12e arrondissement.

- 16h : « Un Soleil à Kaboul » Projection du film de Duccio Bellugi, Philippe Chevalier et Sergio Canto. Invités en Afghanistan, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil, s’embarquent pour donner un stage à Kaboul. Cette petite mission donne naissance au milieu des ruines et des roses d’un jardin, à une toute jeune troupe de théâtre afghane, mixte et courageuse, le Théâtre Aftaab, un petit Théâtre du Soleil d’Asie Centrale.

- 17h : Discussion Avec des comédiens du Théâtre Aftaab et Hélène Cinque, metteur en scène du spectacle. Les comédiens du Théâtre Aftaab (deux femmes et treize hommes) ont entre 20 et 30 ans. Venez les rencontrer et parlons de ce que veut dire grandir à Kaboul et avoir la passion du théâtre.

 

En juin 2005, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil sont invités à animer un stage à Kaboul. Cette mission donne naissance, au milieu des ruines et des roses d’un jardin, à une toute jeune troupe de théâtre afghane, mixte et courageuse, le Théâtre Aftab, un petit Théâtre du Soleil d’Asie centrale. Après vingt ans de communisme soviétique et six ans de régime taliban, la barbarie et l’obscurantisme ont presque éradiqué toute forme artistique. Le peuple afghan est une mosaïque ethnique dont la richesse relève de la diversité de ses cultures. Aujourd’hui nous ne savons rien de cette richesse culturelle. Qui sont ces comédiens ? Comment résistent-ils ? Quel est leur théâtre ? Le Théâtre du Soleil a toujours puisé ses racines dans le théâtre oriental. Sa directrice, Ariane Mnouchkine, a acquis une réputation qui transcende les frontières. Suivre son travail, c’est voir comment elle et sa troupe, à l’aide des masques balinais, japonais et ceux de la Commedia dell’arte, font tomber les barrières culturelles et religieuses. C’est aussi être témoin du parcours de ces femmes et de ces hommes qui ont encore le courage de tenter d’exprimer par le théâtre les passions, les peurs et les amours qui les habitent. Un soleil à Kaboul… ou plutôt deux suit ce processus créatif partagé entre les comédiens afghans et ceux du Théâtre du Soleil, et sonde l’intimité d’un peuple traumatisé par une trentaine d’années de guerre.

Biographie
Duccio Bellugi-Vannuccini a une formation de mime, d’acteur, d’acrobate et de danseur. Il fait partie de la troupe du Théâtre du Soleil depuis 20 ans. Un soleil à Kaboul… ou plutôt deux est sa première réalisation. Après avoir été membre du Théâtre du Soleil de 1991 à 2005, Sergio Canto Sabido est aujourd’hui réalisateur. Après des études de géographie et d’histoire à l’Université Paris X, Philippe Chevallier a reçu une formation complète en montage. Il est chef-opérateur, monteur et réalisateur.

Filmographie
Sergio Canto Sabido : Le masque (2003). Philippe Chevallier : Un repas de quartier (2003) ; Regards sur carrières (2004) ; Le dernier caravansérail — Making-of (2005) ; Butterfly Days (2005) ; Mini Tiger Lee, mission sur Pékin (2005).

 

Bon film,

Saint-Sulpice

 

- Un Soleil à Kaboul – Samedi 5 Septembre 2009 à 16h suivi d’un débat à 17h - Mairie du 12e – 130, Avenue Daumesnil – 75012 Paris – Tél: 01.44.68.12.12 – Entrée libre



Charles Marville – Paris photographié au temps d’Haussmann, Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 – Louvre des Antiquaires – Paris

Charles Marville - Paris photographié au temps d'Haussmann, Portrait d'une ville en mutation - Du 1er au 27 Septembre 2009 - Louvre des Antiquaires - Paris dans EXPOSITIONS 3745040175_4682c14520_o

 

Nous connaissons tous le Paris Haussmannien, mais les images d’avant sa transformation sont beaucoup plus rares. Charles Malville a été « le photographe de la Ville de Paris » à partir de 1862.

 

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Rue des Marmousets par la rue Saint-Landry Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

C’est grâce à lui que nous pouvons voir la ville d’avant, le percement de l’avenue de l’Opéra, la Bièvre, la petite rivière qui traversait la ville… Des images à revoir pendant cette exposition.

 

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Rue du Cygne, Rue Mondatour, Paris – 1865 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

Paris, au milieu du 19ème siècle. Sous l’impulsion de Napoléon III et de son préfet le baron Haussmann, 120.000 logements vétustes sont détruits, remplacés par 320.000 appartements neufs représentant 34.000 immeubles qui bordent 300 kilomètres de voies nouvelles.

 

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Rue Basse des Ursins Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

 C’est alors que nait le bâtiment de Hôtel du Louvre qui abrite aujourd’hui le Louvre des Antiquaires… et cette exposition !

 

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Crédit Photo: © Charles Marville

A travers une trentaine de clichés de Charles Marville, l’exposition nous plonge au cœur du Second Empire, dans un Paris bouleversé par les gigantesques travaux d’urbanisation entrepris par le baron Haussmann en vue de moderniser la capitale.

 

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 Rue des Bourdonnais Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 

 Engagé par l’Administration des Travaux Historiques, Charles Marville est chargé d’immortaliser les rues appelées à disparaître pour le compte de la Ville.

 

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Rue Vieille-du-Temple Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 

 Entre 1854 et 1878, il prend des centaines de clichés qui révèlent le tracé sinueux de la voie et l’état d’insalubrité des quartiers à démolir.

 

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Rue Maitre Albert Paris -1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

Des Halles centrales de Baltard en passant par le nouveau tracé de l’avenue de l’Opéra et la construction de la place du Carrousel, les photographies sélectionnées par Patrice de Moncan témoignent de ce que fut l’ancien visage du quartier du Louvre des Antiquaires.

 

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Rue Descartes par la Rue Mouffetard Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

La technique photographique de cette époque ne permettant pas encore de capturer le mouvement, les clichés de Charles Marville montrent un Paris fantomatique et désert.

 

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Immeuble, Avenue de l’Opéra Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 Mais en y regardant de plus près, on devine pourtant de mystérieuses traînées blanchâtres, sorte d’ectoplasmes…

 

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Rivière la Bièvre, au fond la rue des Gobelins Paris -1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 Ces ombres blanchâtres et étirées sont en réalité la trace des voitures et des passants dans les rues alors  effervescentes de Paris!

 

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Rue des Bourdonnais Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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 Rue Fresnel vu de l’impasse de Versailles Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

- Paris photographié au temps d’Haussmann » – Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 - Louvre des Antiquaires – 2, Place Palais Royal – 75001 Paris - Tél: 01.42.97.27.27‎ – Tous les jours sauf le Lundi de 11h à 19h – Entrée Libre

Lire aussi:

 

 

Le Paris du Baron Haussmann

 

Au milieu du XIXe siècle, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu’au Moyen Âge : les rues y sont encore sombres, étroites et insalubres. Lors de son séjour en Angleterre (1846-1848), Napoléon III avait été fortement impressionné par Londres : il est vrai que la reconstruction de la capitale anglaise suite à l’incendie de 1666 avait fait de cette ville une référence en matière d’hygiène et d’urbanisme ; et l’empereur voulait faire de Paris une ville aussi prestigieuse que Londres ; ce sera le point de départ de l’action du nouveau préfet.

L’idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l’air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes, héritées des « Lumières » et qui sont alors en plein essor, mais aussi en réaction à l’épidémie de choléra de 1832. Un autre objectif, moins avoué, est de maîtriser d’éventuels soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848. Cette campagne sera intitulée « Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie ».

Haussmann a l’obsession de la ligne droite, ce que l’on a appelé le « culte de l’axe » au XVIIe siècle. Pour cela, il est prêt à amputer des espaces structurants comme le jardin du Luxembourg mais aussi à démolir certains bâtiments comme le marché des Innocents ou l’église Saint-Benoit. Des boulevards et avenues sont percés de la place du Trône à la place de l’Étoile, de la gare de l’Est à l’Observatoire. Haussmann donne également aux Champs-Élysées leur visage d’aujourd’hui.

Dans le but d’améliorer l’hygiène, par une meilleure qualité de l’air, suivant les recommandations de son prédécesseur le préfet Rambuteau, il aménage un certain nombre de parcs et jardins : ainsi sont créés, outre de nombreux squares, le parc Montsouris ou encore le parc des Buttes-Chaumont. D’autres espaces déjà existants sont transformés et passent du statut d’espaces verts à celui de hauts lieux voués à la promenade (c’est le cas des bois de Vincennes et Boulogne).

Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L’immeuble de rapport et l’hôtel particulier s’imposent comme modèles de référence. Les immeubles se ressemblent tous : c’est l’esthétique du rationnel.

Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d’avenues ou de vastes places. L’exemple le plus représentatif est la place de l’Étoile d’où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l’avenue des Champs-Élysées. Il souhaite aussi créer des églises, afin d’influencer la population sur les progrès de l’industrialisation. Car à cette époque l’église et l’État sont très liés.

Il crée en parallèle, avec l’ingénieur Belgrand, des circuits d’adduction d’eau et un réseau moderne d’égouts, puis lance la construction de théâtres (Théâtre de la Ville et Théâtre du Châtelet), ainsi que deux gares (Gare de Lyon et Gare de l’Est).

Des communes limitrophes de Paris, comme La Chapelle, Montmartre, Auteuil ou encore Passy, seront annexées à la capitale.

Cette transformation a un coût très élevé, puisque Napoléon III souscrit un prêt de 250 millions de francs en 1865, et un autre de 260 millions de francs en 1869.

Au total, on estime que les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %…

Haussmann a su aussi propager son savoir-faire dans les différentes régions françaises sous le Second Empire et le début de la Troisième République. Les villes les plus influencées sont Rouen qui, avec sa transformation va perdre plus de 500 maisons et deux églises, mais aussi Bordeaux, Toulouse, Avignon, Toulon, Lyon et Marseille qui est l’une des villes dont la physionomie a le plus changé.

 

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La biographie du baron Haussmann, né en 1809 et mort 1891, appelé à Paris en 1853 pour être limogé en 1870. Pur produit de son temps, il se campe solidement au point de rencontre du capitalisme industriel alors en plein essor et de l’autocratie dont, en France, le Second Empire fut l’ultime avatar.

Haussmann (1809-1891), c’est Paris. Haussmanniser, c’est percer, aérer, éclairer, désengorger… Mais, au fond, que sait-on du « grand homme » du Second Empire?Ce livre analyse l’oeuvre du « préfet éventreur », quitte, du reste, à lui en contester, preuves à l’appui, la paternité. Il sonde encore l’âme de cet ambitieux qui semble n’avoir vécu pleinement que les dix-sept années de sa magistrature parisienne, et qui, pour le reste, se conduisit en parfait décalage avec l’image qu’il a laissée de lui-même. Fort d’un minutieux travail d’enquête, il met enfin en lumière les rapports orageux qu’Haussmann a entretenus avec l’entourage de l’Empereur, et le cruel processus d’isolement qui en a découlé. En définitive, la question n’est plus de discerner en lui un bienfaiteur ou un fléau, un visionnaire ou un technocrate, mais bien celle-ci : Haussmann ou un autre, cela aurait-il changé quelque chose ?
- Haussmann, Georges-Eugène, préfet-baron de la Seine (essai) par Nicolas Chaudun aux éditions Actes Sud – 279 pages – 25€



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