Bruce Davidson – Partie 3

Bruce Davidson - Partie 3 dans Photographie: Grands Photographes

 Crédit photo: © Bruce Davidson

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Biographie de Bruce Davidson

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Il naît à Chicago dans l’Illinois en 1933. Ses premières photos, Bruce Davidson les fait à l’âge de dix ans et explore très jeune les rues d’Oak Park avec son appareil, en quête de secondes à immobiliser. A 16 ans, il gagne le premier prix du Kodak National High School Competition. Il fait ensuite ses études à Yale et est envoyé à Paris lors de son service militaire, où il rencontre Henri Cartier-Bresson, l’un des fondateurs de l’agence Magnum Photo dans laquelle Bruce Davidson travaille à la fin de son service. De 1958 à 1961, il crée plusieurs de ses oeuvres photographiques comme ‘The Dwarf’, ‘Brooklyn Gang’ et ‘Freedom Rides’. En 1962, il accompagne le mouvement pour les droits civiques dans le sud des Etats-Unis et passe ensuite deux ans à capturer des images de l’East Harlem que les presses universitaires de Harvard publient sous le titre ‘East 100th Street’. Ce livre est alors considéré comme une des plus grandes références photographiques et s’accompagne d’une exposition au musée d’Art moderne de New York. Grand explorateur urbain, il s’attaque au métro new-yorkais avec ‘Subway’ puis quitte le monde souterrain pour le grand air avec ‘Central Park’. Entre publications et expositions, Bruce Davidson manie aussi la caméra et réalise deux courts métrages : ‘Living off the Land’ et ‘Isaac Singer’s Nightmare and Mrs. Pupko’s Beard’, tous les deux primés. Avec ses portraits de gens et de situations ordinaires et l’authenticité portée par son noir et blanc, c’est toute une part des Etats-Unis que Bruce Davidson donne à voir.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Bruce Davidson – Partie 1.

- Bruce Davidson – Partie 2.



Histoire des colonies de vacances ( de 1880 à nos jours ) – Laura Lee Downs

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Soixante millions de membres ! Aucun parti politique ni association culturelle ou religieuse ne peut rivaliser. En cent trente ans, les colonies de vacances ont accueilli l’équivalent de la population actuelle de la France. Et pourtant, leur histoire n’avait jamais été racontée jusqu’à ce que Laura Lee Downs plonge dans les archives. En ressort un livre qui balaie beaucoup de clichés : non, les colonies de vacances ne datent pas du Front populaire, mais de 1880 ; non, les municipalités ne furent ni pionnières ni seules à l’oeuvre – les protestants d’abord, plus tard les catholiques avaient leurs colonies ; oui, les partis politiques s’y intéressèrent, mais pas seulement ceux de gauche, les Croix-de-Feu se montrèrent fort actifs. Ressurgit également ce qui a façonné la mythologie des  » colos  » : la découverte de la campagne et de la mer par des petits citadins ; une pédagogie originale valorisant l’initiative et l’esprit d’équipe, quitte d’ailleurs à favoriser l’embrigadement. Et surtout un état d’esprit si particulier qu’il est, dans la mémoire nationale, associé à l’image d’une  » France d’avant « …

 
Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Histoire des colonies de vacances ( de 1880 à nos jours ) de Laura Lee Downs – Editions Perrin – 433 Pages – Tarif: 23€.



Dead Boys de Richard Lange

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Ils mentent, boivent, sont lâches. Dans une langue âpre, Richard Lange nous fait aimer de pathétiques losers.

 
Fuir, se mentir, mentir à l’autre, accumuler les bobards, les oublier aussi sec. S’inventer des chimères, un toit, une virée, y croire un soir d’accalmie, et se dire que c’est ça le bonheur. Trouver un boulot, n’importe lequel, braqueur de banques, pourquoi pas ? Jaune dans une usine en grève, suffit de baisser la tête. Jouer au dur à cuire, à l’homme. Tirer sur un joint. Liquider des bières. S’endormir abruti devant la télé, séries nazes, matchs nuls. Se fabriquer une famille, s’en détourner aussi vite. Enchaîner les rôles de lâches, au choix : fils, amant, ou frère. Et toujours, faire semblant d’avoir une vie, d’aimer, d’être un type bien. S’imaginer que pour une fois on tiendra bon, qu’on ira jusqu’au bout de ses pauvres rêves.

Ainsi vivent les mauvais garçons que met en scène Richard Lange, nouvelliste américain pour la première fois traduit en français. Dans la lignée d’un Raymond Carver pour l’âpreté du langage, d’un Chris Offut pour la sensibilité du regard, ou encore d’un Larry Brown pour la désespérance, Richard Lange aligne des destins frappés par la mouise, une mouise qui n’est rien d’autre que de l’ordinaire ici, à Los Angeles. L.A., ville trop vaste, mirage hollywoodien, toc comme un décor de films, écartelée entre des riches qui pavanent, des pauvres qui se cachent, déchirée par des bagarres entre Latinos et Asiats qui parfois font la une des journaux. On lit « émeutes », on s’horrifie, on laisse tomber.

Quel intérêt d’être un loser, si c’est pour ressentir encore de la honte ? Les dead boys de Richard Lange, des types blancs, encore jeunes, abonnés à la misère, à la classe des invisibles, sont las, amers, désœuvrés dans un monde fabriqué sans eux. Leurs histoires sont des tragédies. Mais si minuscules, si banales. Elles se déroulent sans bruit. Il leur fallait bien la poigne ou la plume radicale de cet auteur pour prendre chair – réalité. Lange écrit au présent, plante vite le décor – un canapé défoncé, un supermarché qui a tout du bunker, un motel crasseux où s’agglutinent des perdants – et laisse le soin à ses mauvais garçons de se raconter, de faire apparaître en guise de vérité universelle leur marche chaotique sous un soleil de plomb.

Héros côté coulisses d’une ville criarde, les narrateurs de Dead Boys font une dernière tentative, s’arrachent de la torpeur, et cèdent au fatalisme, un rien échaudés : « Peut-être qu’on aurait pu être amis, si on n’avait pas été frères. Je le prends dans mes bras en partant, juste pour voir son mouvement de recul », dit l’un d’eux. A la question pleine de pitié qu’un bougre leur lance au-delà d’un comptoir de bar, genre : « Quelque part, il y a forcément quelqu’un qui vous aime, non ? », ils ne répondent pas. Lèvent les épaules, tournent le dos. Et s’en vont traîner ailleurs leurs dégaines, leurs pauvres vies, là-bas à L.A.

Source: Martine Laval du Télérama n° 3098 du 30 mai 2009

Bonne lecture

Saint-Sulpice

Dead-Boys de Richard Lange – Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Deniard – Editions Albin Michel (collection Terres d’Amérique ) – 304 pages – Tarif: 20 €.



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