Edward Sheriff Curtis – Partie 7

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Crédit Photo: © Edward Sheriff Curtis

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Biographie d’Edward Curtis

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Edward Sheriff Curtis, né le 16 février 1868 à Whitewater et mort le 19 octobre 1952 à Los Angeles, est un photographe ethnologue américain.

Il a été un des plus grands anthropologue social des amérindiens du nord américain (Navajos mexicain, Amérindiens des États-Unis, et Inuits),
avec des rencontres enrichissantes, des écrits (tels sur les mythes et coutumes), et de nombreuses photos sur verre remarquable.

Ainsi, de manière non exhaustif, il a entreprit l’inventaire photographique d’un très grand nombre d’amérindiens des 80 tribus existantes.
(Cette population indienne qui était estimée à plus d’un million d’individus au XVIIIe siècle, avait chuté aux alentours de 40 000 lorsqu’il débuta son projet).

Bien à vous,

Saint-Sulpice

Voir aussi:

Edward Sheriff Curtis – Partie 6. 

Edward Sheriff Curtis – Partie 5.

 Edward Sheriff Curtis – Partie 4.

 Edward Sheriff Curtis – Partie 3. 

 Edward Sheriff Curtis – Partie 2.

 Edward Sheriff Curtis – Partie 1.



Gilles Aillaud – Musée de la Chasse et de la Nature – Paris

 Gilles Aillaud - Musée de la Chasse et de la Nature - Paris dans EXPOSITIONS

 

 

Le Musée de la Chasse et de la Nature présente une sélection de peintures et de dessins animaliers du peintre Gilles Aillaud (1928-2005). Considéré comme l’un des principaux représentants de la « Nouvelle figuration », courant artistique qui s’est développé en France dans la seconde moitié du XXe siècle, Gilles Aillaud a peint presque exclusivement des animaux figurés dans un contexte de captivité, enfermés dans des cages ou des enclos.

 Commentant son travail, Jean Clair parle « des animaux aliénés, déplacés, déportés, parqués, à qui on offre pourtant toutes les apparences de la liberté et de la sécurité, voire les apparences de la nature d’où ils ont été retirés. »

 

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 D’un point de vue plastique, le recours à une palette volontairement froide, le travail très poussé sur la perspective et le cadrage, maintiennent le spectateur émotionnellement à distance du sujet, tout en l’intégrant physiquement dans l’espace entourant l’objet. Le choix de peintures et de dessins présentés par le Musée de la Chasse et de la Nature remet en cause notre conception de la nature et la place qu’y occupe l’animal sauvage.

« Il suffit de butiner d’assez près la surface des toiles de Gilles Aillaud pour se persuader qu’il est bien de ces peintres pour lesquels, presque spontanément, chaque stimuli visuel se traduit en question picturale. Un reflet réel éclaire la composition, là où elle en avait besoin. La trame d’un grillage devient une « mise au carreau ».

  La luisance d’une peau génère un glacis, une touffe de poils broussailleux, les virgules d’un coup de brosse. Comme Cartier Bresson pouvait avoir un œilleton d’appareil photo à la place de l’œil, Aillaud possède un organe visuel doté d’un subtil décodeur pictural. Pour le peintre doté d’un tel sens, la question du sujet est presque superflue. Autant en choisir un, une fois pour toutes, pour qu’on n’en parle plus.

 Alors, pourquoi les zoos, pourquoi les animaux ? Parce qu’ils sont le conservatoire d’une variété de formes et de couleurs, de textures et d’espaces, quasi inépuisables. Parce qu’ils offrent une matière infinie à « l’œil pictural ». Rares, exceptionnels même, sont les lieux qui, sur ce point, offrent une telle richesse. Les tableaux d’Aillaud mettent à nu ce mystère, matérialisant le défi qu’offre au peintre l’infinie variété des plumes et des poils, des cuirs et des toisons. Ajoutez à celle-ci les ressources qu’offre le contraste d’un carrelage et d’un pelage luisant, celui d’une tuyauterie et d’une peau de reptile…

 Que Gilles Aillaud ait réglé une bonne fois « sa » question du sujet ne signifie donc pas que son choix ait pu être fortuit. Enfermer son art dans les zoos, au début des années soixante, n’a rien d’indifférent. Formé philosophiquement à la phénoménologie (il échoue à l’oral du concours d’entrée de Normale face à Merleau-Ponty) Aillaud n’a pu que ressentir cet épuisement de la matière première de la perception sensible.

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Dans les zoos, il a trouvé un sujet capable de témoigner de cette situation nouvelle. Le zoo exhibe le nouveau régime d’une réalité « déréalisée », minée, recomposée. Il offre le spectacle d’une nature instinctive et sauvage, qui n’est plus que spectacle, savante mise en scène de la sauvagerie. Le zoo comme métaphore parfaite d’un réel aliéné.

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Les peintures de Gilles Aillaud illustrent l’exil d’une génération chassée du paradis phénoménologique, celui de peintres pour qui la Sainte-Victoire n’est plus qu’une carte postale. »

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

 

 

Musée de la Chasse et de la Nature – Hôtel de Mongelas – 62, Rue des Archives – 75003 Paris – Tél. : 01.53.01.92.40 – Métro Hôtel de Ville & Rambuteau – Jusqu’au 28 Juin 2009 - de 11h00 à 18h00, tous les jours sauf les lundis et jours fériés – Tarifs: Plein 6€ – Tarif Réduit 4.50€.



Les Femmes s’en mèlent… – La Maroquinerie – Vendredi 24 Avril 2009 à 19h – Paris

Les Femmes s'en mèlent... - La Maroquinerie - Vendredi 24 Avril 2009 à 19h - Paris dans Evenementiel fly-24-400px

 

 Vous ne voulez pas faire la fête, non ! Et pourtant, ce sera difficile de résister aux beats accrocheurs de Soldout, qui viendra présenter son nouvel album,

 

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sans compter les trois jolies Finlandaises dévergondées du Corps Mince de Françoise,

 

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Solange La Frange et leur mélange sexy de groove et d’électro-punk…

 

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venez découvrir aussi le duo électro-pop brésilien le plus fun et excitant du moment, les Lucy and The Popsonics ! Avec Un DJ set des Frangipanes !

 

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Bonne soirée,

Saint-Sulpice

 

« Les Femmes s’en mèlent  » – La Maroquinerie – 23 rue Boyer – 75020 Paris – Métro Gambetta – 24 Avril 2009 à 19h00 - Tarif: 19€.



Edouard Boubat

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Biographie d’Edouard Boubat

Edouard Boubat est né le 13 septembre 1923, il passe son enfance à Montmartre et fait des études d’art graphique à l’école Estienne, de 1938 à 1942.

Il exerce le métier de photograveur, dans une usine, et ce n’est qu’après guerre, en1946, qu’il découvre la photographie. Il vend de vieux dictionnaires pour acheter un Rolleicord au format 6X6 et réalise deux clichés qui vont marquer l’histoire de la photographie : « La petite fille aux feuilles mortes » et « Première neige » au jardin du Luxembourg.

Cette même année, il rencontre, Lella, son modèle fétiche, qui deviendra Mme Boubat. Cette photo de Lella faite en1947 reste comme la plus connue de son œuvre. Il obtient le prix Kodak cette même année, pour une exposition au salon international de la photographie, prix qu’il partage avec Robert Doisneau. La célèbre revue «Camera »le publie pour la première fois en 1950, année où il réalise « l’arbre et la poule », autre photo restée emblématique.

1951, alors qu’il expose à la librairie la Hune, à Montparnasse aux côtés de Brassaï, Doisneau, Izis et Fachetti, il est remarqué par Albert Gilou, directeur artistique de la revue Réalités. Engagé immédiatement, Édouard Boubat entame son travail de reporter avec un sujet sur les artisans de Paris. Ce sera l’Espagne ensuite, avec un reportage sur le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Il devient correspondant et part aux USA pour quatre mois.

De 1952 à 1968, il réalise des photos au travers des cinq continents, aussi bien pour ses besoins professionnels, que par goût personnel. Son talent lui permet d’acquérir rapidement une grande notoriété. Réalités étant un mensuel, il travaille avec une grande liberté, sans le souci de coller à l’actualité.

Il rencontre Robert Frank et achète son premier Leica, avant de devenir photographe indépendant en1967. Il collabore avec l’agence de presse Top Rapho, continue ses voyages, publie et expose sur les cimaises des galeries dans le monde entier.

La survivance » est son premier livre publié en 1976, avec lequel il obtient le grand prix du livre aux Rencontres d’Arles en 1977. Ce sera ensuite le grand prix national de la photographie, en 1984, et le prix de la Fondation Hasselblad, en 1988. Il consacre un livre à Lella en 1994, intitulé « Comme avec une femme » et fait son dernier grand reportage aux Caraïbes l’année suivante. « Donne moi quelque chose qui ne meurt pas », « La vie est belle » seront ses derniers livres.

Jacques Prévert, dont il est l’ami, le surnomme « le correspondant de paix » et Robert Doisneau dira de lui : « De ce monde déchiqueté, Edouard Boubat nous révèle les surprenants instants de plénitude » – Extrait de « Boubat de Boubat aux éditions Belfond ». On retrouve également dans ce très bel ouvrage, des portraits tel celui d’Isabelle Huppert, de Jean Marais, Sydney Bechet, Jacques Prévert, Georges Simenon, Françoise Sagan et bien d’autres.

1988 son fils Bernard devient son assistant, avant de devenir lui même photographe. Edouard Boubat décède le 30 juin 1999 d’une leucémie à l’âge de soixante quinze ans, à Montrouge.

Pour mieux appréhender le poète qu’était Mr Boubat, je vous recommande la lecture de l’entretien qu’il a eu avec Frank Horvat, qui est un photographe formidable. Un auteur à découvrir, pour ceux qui ne le connaissent pas encore sur son site www.horvatland.com

 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 



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