Ecritures Silencieuses – Espace Louis Vuitton – Paris

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Ces artistes contemporains, connus sur le plan international, présenteront leurs œuvres liées à ce thème. L’Espace Culturel Louis Vuitton aura le privilège d’être le premier, en dehors du Musée du Vatican, à exposer les tablettes « Rongo Rongo* » au public.

* (Rongo-rongo est le nom donné à un système de signes gravés sur bois qui pourraient constituer une écriture. Découvertes sur l’Île de Pâques en 1864 par le frère Eugène Eyraud, ces inscriptions ont résisté à toutes les tentatives de déchiffrement. Seules deux certitudes émergent de leur étude, le sens de lecture et la présence sur la tablette dite « Mamari » de deux lignes représentant un calendrier lunaire.)

 

 

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 L’Espace Louis Vuitton est un lieu où s’exprime toute la dimension culturelle et artistique déployée par la Maison depuis sa création en 1854. Selon Yves Carcelle, Président de Louis Vuitton Malletier, “c’est un lieu où, pour la première fois, Louis Vuitton pourra pleinement exprimer sa dimension culturelle et artistique.

 

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 L’Espace Louis Vuitton est non seulement voué à évoluer avec la marque et son époque, mais également à vivre une existence autonome, reflétant ainsi toute la richesse et la diversité du monde qu’habite Louis Vuitton depuis 1854.

 

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”Cet espace accueillera également d’autres formes d’expression culturelle telles que lectures, conférences et concerts. Vaste et lumineux, l’espace de 400 m2 offre une promenade dans le ciel des Champs-Élysées. Autre particularité la rotonde de 50 m2 qui devient le cadre pour des présentations exceptionnelles. Cet espace possède une entrée indépendante au 60, rue de Bassano. L’accès des visiteurs peut se faire par l’intérieur de la maison des Champs-Élysées en empruntant l’ascenseur conçu par l’artiste danois Olafur Eliasson.

 

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Les artistes participant à cette exposition sont : Claude Closky (France), Tracey Emin (Royaume-Uni), Charles Sandison (Royaume-Uni), Idris Khan (Royaume-Uni),Ernesto Neto (Brésil),  Ni Haifeng (Chine), Jenny Holzer (Etats-Unis), Joseph Kosuth (Etats-Unis), Barbara Kruger (Etats-Unis), Lawrence Weiner (Etats-Unis), Kelley Walker / Wade Guyton (Etats-Unis),  Giuseppe Penone (Italie), Marco Nereo Rotelli (Italie), Robin Rhode (Afrique du Sud).

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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Espace Louis Vuitton – 60, rue de Bassano/101 Avenue des Champs-Elysées – 75008 Paris -Tél: 01.53.57.52.03 – Du 27 Mars et jusqu’au 23 Août 2009 -  lun à sam de 12h à 19h. dim de 11h à 19h – Entrée Libre - Site internet: www.Louis.Vuitton.com



Münire Yurdayüksel – Partie 2

Münire Yurdayüksel - Partie 2 dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc...

Crédit Peinture: © Münire Yurdayüksel

 dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc...

Crédit Peinture: © Münire Yurdayüksel

Crédit Peinture: © Münire Yurdayüksel

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Crédit Peinture: © Münire Yurdayüksel

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Crédit Peinture: © Münire Yurdayüksel

Crédit Peinture: © Münire Yurdayüksel

Crédit Peinture: © Münire Yurdayüksel

 

Biographie de Münire Yurdayüksel

 

L’art de Münire Yurdayüksel est un art éminemment sensible et sensuel. Composées avec beaucoup de soin et d’intelligence, peintures et gravures s’apprivoisent d’abord par la perception, se laissent ensuite approcher par l’imagination, séduisent, enfin, par la sensibilité. Son travail relève indéniablement d’une quête de la beauté et d’une réflexion approfondie sur le sens de la beauté et de l’art dans l’existence humaine. Une oeuvre résolument optimiste, vivante et forte.

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Pour en savoir plus sur cet exceptionnel Artiste peintre: Münire Yurdayüksel.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

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Voir aussi: Münire Yurdayüksel – Partie 1.



Henri Cartier-Bresson – Partie 3

Henri Cartier-Bresson - Partie 3 dans Photographie: Grands Photographes 11019_CartierBresson

Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Crédit Photo: © Henri Cartier-Bresson

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Biographie d’Henri Cartier-Bresson

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Né à Chanteloup le 22 août 1908 & Décédé le 03 août 2004 

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Henri Cartier-Bresson est l’un des photographes les plus réputés au niveau international. Outre ses portraits d’artistes et d’écrivains, il a parcouru le monde dans un esprit de témoignage. Assistant de Jean Renoir au cinéma, il apprend à manier le support audiovisuel. Fait prisonnier par les Allemands en 1940, il réussit à s’évader en 1943, après deux tentatives ratées. Cette expérience le marque profondément ; il intègre un mouvement clandestin d’aide aux prisonniers, multiplie les clichés durant la Libération et réalise ‘Le Retour’, un documentaire sur la réintégration à la vie civile des prisonniers de guerre. Avec l’aide de Robert Capa et de David Seymour, il fonde l’agence Magnum en 1947. Il est considéré comme un ‘photographe humaniste’, refusant toute mise en scène pour la réalisation de ses clichés, prônant la simple reproduction de la réalité prise sur le vif et l’usage du noir et blanc. En 1986, il reçoit le prix Novecento à Palerme, des mains de Jorge Luis Borges.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

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Henri Cartier-Bresson – Partie 2.

Henri Cartier-Bresson – Partie 1.

 



Contre la Barbarie – Klaus Mann

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Klaus Mann, fils de Thomas et neveu de Heinrich, n’a pas attendu que les nazis soient au pouvoir pour éprouver un dégoût absolu envers eux. Il s’exprime dès le début des années 30 avec un naturel sarcastique et blessé, comme un souffle de l’esprit au cœur, et ses articles de combat rappellent d’abord ceci : avoir raison tout de suite, c’est-à-dire trop tôt, comprendre ce qui se joue quand trop peu de monde veut le voir ou le croire, est une étrange épreuve, pleine de solitude et de masochisme.

Mann sait qu’il est un exilé, un homme qui doit «faire ses preuves face à notre peuple et aussi face au monde» (et encore, ajoutera-t-on, face à son père et à son oncle). Il ne cesse donc de rabâcher la vérité tantôt sur des sourds, tantôt sur des lâches. Puis, quand elle finit par l’emporter, la guerre froide s’installe et pour d’autres raisons il se tue. La vérité aide peut-être à vivre, mais, comme l’écrivain, c’est un animal hors du terrier, fragile et instinctif, palpitant la chamade, une bête non pas cachée, mais isolée. Il n’y a qu’au début, en 1925, que Mann se trompe par optimisme désespéré, lorsqu’il exprime sa «conviction sacrée» que l’Allemagne est «le sol où, après bien des peines et des luttes, l’avenir a enfin le droit de naître», puisque «c’est le pays qui fait le plus d’efforts». Pour une fois, son espoir le trompe sur la vérité. Ensuite, ils s’unissent.

Ces articles furent pour la plupart écrits en exil (après 1933), par un homme déchu de sa nationalité allemande (en 1934) jusqu’à son suicide cannois en 1949. Entre-temps, il était devenu américain. Ils sont publiés dans les journaux ou prononcés en conférence, d’abord en Europe, ensuite aux Etats-Unis, enfin en tant qu’engagé dans les troupes américaines. C’est le dernier versant de la montagne très peu magique de l’auteur, qu’on pouvait déjà aborder par le versant autobiographique (le Tournant), romanesque (le Volcan, Mephisto) ou quotidien (son Journal). On y retrouve d’ailleurs des phrases, des idées, des thèmes qu’on avait lus, d’une manière ou d’une autre, sur les autres versants. Ainsi peut-on vérifier la cohérence et les vertus, immédiates et non retouchées, de son combat contre les nazis et la «révolution nihiliste», pour la tolérance et la démocratie. A une époque où rien de tout cela n’allait de soi.

L’engagement de l’intellectuel et de l’artiste paraissent à Mann plus qu’une nécessité, un état : «Plus une œuvre est passionnante, engagée, « artistique », plus sa faculté d’amender le monde sera grande.» Il n’est pas certain qu’amender soit le mot juste, élargir ou approfondir conviendraient mieux, mais en 1930, quand il écrit ça, le monde va devenir assez coupable pour mériter – ou pour exiger – cet amendement. Les lettres, ouvertes ou non, que Mann écrit aux intellectuels allemands méritent là-dessus d’être méditées. De combien d’hommes allant à la soupe nous répète-t-on toujours ce que Mann en exil doit entendre à propos des artistes s’accommodant du nazisme : «Oui, en apparence il collabore un peu avec eux. Mais il est resté quelqu’un de fondamentalement correct.» Les sociétés corrompues sont comme ça, elles nous expliquent sans cesse que ceux qu’elles avilissent sont des gens formidables, courageux, qui gagnent à être connus. Et le nazisme est avant tout une corruption de l’esprit. C’est pourquoi Mann l’éprouve et le dénonce aussiphysiquement.

On ne peut oublier comment, dans le Tournant, il décrit Hitler, en 1932, dévorant des tartelettes à la fraise dans un salon de thé munichois tout en défendant la pureté de sang d’une actrice qu’il aime : «Il n’était certainement pas réjouissant d’être assis près d’une pareille créature ; et cependant je ne pouvais me rassasier de la vue de cette gueule répugnante.» C’est que le dégoût de Mann n’est pas un caprice plastique, mais une nausée face à des hommes qui, dans tout ce qu’ils sont et font, dégradent l’homme par absence de vérité : «Même quand il serait plus simple de recourir à la vérité, un nazi préfère d’instinct recourir au mensonge […]. On dirait que ces gens sont affligés d’une sorte de répugnance physique face à la vérité. Nous savons d’ailleurs qui donne l’exemple. Il y a quelqu’un qui ne cesse de rabâcher le mot « paix », mais qu’entend-il exactement par là ? Eh bien, comme chaque fois qu’ils ouvrent la bouche : le contraire de ce qu’ils disent.» En 1934, c’est bien vu.

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Klaus Mann –  Contre la barbarie (1925-1948) – Préface de Michel Crépu – traduit de l’allemand par Dominique-Laure Miermont et Corinna Gepner Phébus, 368 pages – 23€.

 

 

 

 

 



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