Oublier Rodin? – 10 Mars au 31 Mai 2009 – Musée d’Orsay – Paris

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Comment oublier Rodin ? À cette question qui a préoccupé tant d’historiens à une période charnière de l’art, le Musée d’Orsay tente de répondre. Une démonstration courageuse, car elle n’a jamais été tentée. Mais pas toujours probante – l’époque offrant peu de talents exceptionnels -, à travers 125 pièces des plus grands sculpteurs d’Europe arrivés à Paris à l’aube du XXe siècle.

 

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Durant dix ans, la capitale est une ruche en ébullition. Plusieurs artistes aux horizons divers – Archipenko, Brancusi, Gargallo, Gaudier-Brzeska, Lehmbruck, Minne, Nadelman, Zadkine, etc. -, échangent leurs idées, multiplient les expérimentations, repoussent les limites de cet art que domine le roi Rodin. Tous essayent – avec plus ou moins de réussite ! -, de sortir de l’influence du naturalisme pour apporter une réponse à : Qu’est-ce que la sculpture moderne ?

 

 

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Difficile toutefois d’oublier l’omniprésence du maître qui est alors au faîte de sa gloire avec une série d’expositions magistrales, de Paris (Pavillon de l’Alma en 1900) à Dresde, en passant par Venise, Prague ou Düsseldorf. Difficile aussi de démontrer, qu’au-delà de cette personnalité dévorante ayant exercé autant de fascination que de répulsion, il existe d’autres figures qui ont tenté de trouver leur voie propre.

 

Aristide Maillol « La Méditerranée » 1905-1923 Statue, marbre Paris, musée d'Orsay Crédit : © photo Christian Baraja / Musée d'Orsay
Aristide Maillol « La Méditerranée » 1905-1923 Statue, marbre Paris, musée d’Orsay Crédit : © photo Christian Baraja / Musée d’Orsay

 

Très bien – ou trop -, représenté grâce à la collaboration exceptionnelle de son musée à Duisbourg, l’Allemand Wilhelm Lehmbruck est symptomatique de cette génération qui prend le contre-pied de Rodin sans se laisser classer dans les avant-gardes ; le fauvisme et le cubisme étant alors considérés comme des mouvements réservés à la peinture. Mais son départ forcé à Berlin, son expérience de la Grande Guerre et ses troubles personnels le font tomber dans un expressionnisme nettement moins heureux que l’idéalisme qui irradiait ses sculptures des années parisiennes.

 

 

«Loin de brosser un panorama de la sculpture entre 1905 et 1914, explique Catherine Chevillot,commissaire et conservateur en chef à Orsay, l’exposition propose de regarder les dix années de création qui s’étendent de La Méditerranée de Maillol à la guerre à travers un autre prisme : celui de l’après-Rodin, de la manière dont toute une génération s’est posé la question de la nature et du devenir de la sculpture après l’apothéose internationale de celui qui est considéré dans l’Europe entière comme le démiurge de cet art. »

 

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La période choisie est volontairement courte, car la Première Guerre mondiale signe l’éclatement de cette scène parisienne avec le départ pour le front de certains sculpteurs et le retour dans leur pays d’origine pour d’autres. La mort de Rodin, en 1917, marque un basculement total et l’entrée dans une nouvelle ère esthétique. Jusqu’à présent, la production de ces années qui ont précédé la guerre était vue de deux manières. Les historiens de la sculpture du XIXe siècle y ont cherché ce qui prolongeait les apports des décennies antérieures et les spécialistes des avant-gardes ont mis en exergue les prémices des innovations du XXe siècle. «Je voulais à tout prix éviter de regarder cette période au travers de ces deux extrêmes trop réducteurs», ajoute Catherine Chevillot qui n’a pas toujours réussi à obtenir des musées certaines pièces (le Niobe de Constant Permeke au Musée Kröller-Müller à Otterlo) pour étayer sa démonstration.

 

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En six thèmes, le parcours, qui déborde des salles du premier étage sur la terrasse, explique comment la sculpture de cette époque s’est démarquée du rodinisme pour repenser le volume avec des formes de plus en plus géométrisées et la ligne avec des préoccupations architecturales chères à Maillol ou Bourdelle. À l’ombre des grands, certains oubliés comme Manolo – le seul sculpteur défendu par le marchand Kahnweiler -, ou Elie Nadelman se découvrent, à notre plus grande surprise.

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Musée d’Orsay – 1, Rue de la légion d’honneur -75007 Paris – Salles 67, 68 et 69 terrasse Lille – 10 Mars au 31 Mai 2009 - Ouverture de 9h30 à 18h le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche de 9h30 à 21h45 le jeudi, vente des billets jusqu’à 17h, 21h le jeudi, évacuation à partir de 17h30, 21h15 le jeudi, groupes admis sur réservation uniquement du mardi au samedi de 9h30 à 16h, jusqu’à 20h le jeudi, Fermé tous les lundis -

- Tarifs: Plein 9.50€, Réduit 7€.

- Pour les enseignants, détenteurs du Paris Museum pass ou d’un billet d’entrée du musée; 1.50€. 

- Gratuité pour les moins de 18 ans, adhérents Carte blanche et MuséO, membres de la Société des Amis du Musée d’Orsay, visiteurs handicapés avec un accompagnateur, demandeurs d’emploi et pour tous le premier dimanche du mois.




4 commentaires

  1. lucaerne 17 mars

    C’est bizarre mais je me rends compte qu’à part Giacometti, la sculpture m’a toujours beaucoup moins intéressée, touchée, que la peinture. Pourquoi ? Mystère…

  2. saintsulpice 17 mars

    Moi aussi…et sais pas pourquoi non plus…..

  3. lucaerne 17 mars

    Va savoir…

  4. saintsulpice 17 mars

    on ne peut pas compter sur toi pour avoir la solution, pffffff!!!! Ah les femmes de Haute-Savoie….plus ce que c’était….. :P

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