Fernand Léger – Galerie Malingue – 21 Février au 30 Avril 2009 – Paris

 Fernand Léger - Galerie Malingue - 21 Février au 30 Avril 2009 - Paris dans EXPOSITIONS e3ccfcf0-0707-11de-a5a9-2b53dc430502

 

«Le rapport des volumes, des lignes et des couleurs demande une orchestration et un ordre absolus. Toutes ces valeurs-là sont indiscutablement en puissance et dispersées dans les objets modernes, comme aéroplanes, automobiles, machines agricoles», écrit Fernand Léger (1881- 1955) dans une Note sur la vie plastique actuelle publiée dans Das Kunstblatt, à Berlin, en 1923.

 

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 «J’oppose des courbes à des droites, des surfaces planes à des formes modelées, des tons locaux purs à des gris nuancés. (…)

 

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 La vie moderne est souvent en état de contrastes et facilite le travail» , analyse ce Normand venu à Paris pour être architecte et qui devint peintre sous le souffle révolutionnaire de Cézanne et du cubisme.

 

 

 

Démonstration éclatante en quinze tableaux, sortis, par la magie du marchand Daniel Malingue, des meilleures collections privées.

 

«Paysage animé», 1921
«Paysage animé», 1921

 

Quinze élus choisis comme des princes pour leurs qualités intrinsèques et leur pedigree parfait et qui jalonnent en seulement trois petites salles le chemin artistique d’un peintre que tout le monde croit assez bien connaître.

 

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 Le choix des meilleures dates et des meilleurs sujets, la fraîcheur des couleurs qu’aucun vernis n’est revenu affadir, l’état de conservation étonnant de ces tableaux centenaires, dont certains sont encore dans leur cadre d’origine, tout cela crée un bouquet royal qui a enchanté les amateurs les plus exigeants, comme l’historienne de l’art Antoinette Léonardi, conseiller art à BNP Paribas, ou le collectionneur du dadaïsme et du surréalisme Paul Destribats.

 

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«Dès 1918, le peintre accélère la cadence : quarante-cinq tableaux en une année. (…) Il peint ce que lui suggèrent les rues, l’activité des hommes, la couleur des affiches et la puissance des machines.

 

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 Il s’intéresse au double mécanique du bras humain, labielle, ses articulations, la façon qu’elle a de transformer un mouvement irrégulier en un mouvement circulaire régulier ou inverse », analyse Pierre Descargues dans son essai, en 1995.

 

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 Arrêt obligatoire Dans l’usine, huile de 1918 où tout bouge, comme dans Les Temps modernes. À comparer avec une autre Composition, dans l’usine, de la même année, qui a été adjugée 4,90 M€ au marteau, lundi dernier, à la vente Yves Saint Laurent & Pierre Bergé.

 

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Pharaonne moderne de 1920, La Femme au miroir marque la relève des mécaniciens par le beau sexe, dans l’univers en couleurs de Léger. Elles sont plus rondes et plus puissantes, toutes à leur aise, en 1921, dans Le Grand Déjeuner, huile dont le plus grand format et le plus iconique est au MoMA (Museum of Modern Art), à New York.

 

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Biographie de Fernand Léger

 

 Fernand Léger (4 février 1881, Argentan – 17 août 1955, Gif-sur-Yvette) est un peintre français.

Dit « pionnier du cubisme », « paysan de l’avant-garde » ou « cubiste », il était l’un des premiers à montrer publiquement des travaux d’orientation cubiste, même s’il n’était pas lui-même un peintre cubiste – il avait trouvé son propre style. Ses premières œuvres datent de 1905 et sont d’inspiration impressionniste. Un musée lui est consacré à Biot dans les Alpes-Maritimes.

 

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Ses origines normandes, son physique de « brute magnifique » qu’il attribue à un père éleveur et son franc-parler ont souvent fait passer Fernand Léger pour le «paysan de l’avant-garde». À dix-neuf ans, il découvre le Paris de 1900. Léger n’y accomplira jamais la formation d’architecte qu’il est venu y poursuivre. Lentement, s’imprégnant patiemment du mouvement dynamique de la ville, il troquera son tire-ligne pour les pinceaux : l’assurance d’un métier stable contre la promesse d’une liberté risquée.

Dès 1903, Léger partage un atelier avec le peintre André Mare. Après son échec aux Beaux-Arts, il s’exerce dans diverses académies. Daniel-Henry Kahnweiler, qui deviendra son marchand, se souvient ainsi de Léger allant dessiner le nu presque tous les soirs à l’académie de la Grande Chaumière. Il reste difficile de savoir à quoi ressemblaient ces dessins. Léger dit effectivement avoir détruit entre 1902 et 1908 une grande partie de ses travaux au fur et à mesure de leur production. Peut-être contenaient-ils encore quelques traces du sentimentalisme du Jardin de ma mère, peint en 1905, ou de ces Gamins au soleil (1907) qu’Apollinaire qualifia de « baignades du soir postimpressionnistes ». Sans interprétation abusive, on peut assimiler la destruction des ces dessins à un acte proprement artistique : en s’attaquant à ses tentatives désuètes, Léger brutalisait déjà la tradition.

 

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En 1907, comme de nombreux peintres parisiens, il est très marqué par la rétrospective consacrée à Cézanne qui oriente définitivement sa peinture. La même année, il découvre le cubisme de Picasso et de Braque.

Léger défie Cézanne dans un impitoyable Compotier sur la table (1909), sans doute y inscrit-il déjà sa peur de la grande influence du peintre d’Aix sur lui. Le peintre se fond bientôt dans l’effervescence de la vie artistique parisienne et, dès 1908, travaille aux côtés de Modigliani, Laurens, et surtout Archipenko. Installé à la Ruche en 1908, il se lie avec Blaise Cendrars, Max Jacob et Guillaume Apollinaire et dialogue, notamment, avec le peintre Robert Delaunay.

Cette influence se ressent en 1910, dans ces Nus dans la forêt, qui feront dire à Guillaume Apollinaire « M. Fernand Léger a encore l’accent le plus inhumain de cette salle. Son art est difficile », il les achève après presque deux ans de lutte.

 

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Il peint en 1909 La Couseuse, qui ouvre sa période cubiste. Amas de lignes géométriques logé dans un espace court, la toile est proche des figures massives de Picasso peintes la même année. Pourtant, dès Nu dans la forêt (1909-1910), Léger propose un cubisme personnel, même s’il s’est certainement inspiré de l’œuvre de Picasso portant le même titre.

Le sujet est transformé en une chambre remplie d’artéfacts et de robots. Dans cette œuvre, Léger se détache de la doctrine de Cézanne qui consistait à peindre à partir des cylindres et des cônes. La sobriété des couleurs ainsi que l’activité frénétique des robots crée l’atmosphère symbolique d’un nouveau monde déshumanisé. Sous certains aspects, c’est une anticipation du futurisme italien.

Au début des années cinquante, il participe avec Jean Bazaine et Jean Le Moal à la décoration de l’Église du Sacré-Cœur d’Audincourt, construite dans un quartier ouvrier d’Audincourt (Doubs), pour laquelle il conçoit les dix-sept vitraux de la nef et du chœur et dessine les cartons de la tapisserie située derrière le maître-autel.

S’il partage le souci cubiste de créer un réalisme non-figuratif, il se distingue des Montmartrois en imposant un cubisme non pas intellectuel, mais visuel. Son souci n’est pas en effet de figurer la totalité de l’objet, mais de distinguer chaque objet en volume et en plan au sein d’un espace idéal.

 

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Il pratique, selon Louis Vauxcelles, le « tubisme ». Déboîtés, les volumes géométriques ne sont plus statiques et indissociables, mais autonomes, créant entre eux un antagonisme dynamique. L’intérêt qu’il voue au dynamisme, « reflet du monde moderne », le conduit en 1911 à fréquenter l’atelier de Puteaux et à participer à la Section d’Or. Il s’éloigne des thèmes intimistes et traditionnels de Braque et Picasso, et peint des sujets contemporains (Le Passage à niveau, 1912). Il entame une série de contrastes de formes (La Femme en bleu, 1912), dans laquelle il réintroduit vivement la couleur et expérimente brièvement l’abstraction. Apollinaire baptise alors l’art de Robert Delaunay et de Léger de cubisme orphique (voir orphisme). Pourtant, si Delaunay prône la suprématie de la couleur, Léger aspire à « un équilibre entre les lignes, les formes et les couleurs » (Léger).

Léger a dirigé plusieurs écoles de peinture à Montrouge d’abord puis boulevard de Clichy, à Montmartre. Il a formé de nombreux élèves qui ont diffusé ses idées dans tout l’art du XXe siècle en France (Pierre Faniest, Étienne Hadju, Tonia Cariffa, Abner, Carlos, René Margotton…) mais aussi en Scandinavie ( Eric Olson, Franciska Clausen, Otto G. Carland…)

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

Galerie Malingue – 26, Avenue Matignon – 75008 Paris – France – Tél: 01.42.66.60.33 – Du 21 Février au 30 Avril 2009 -  Ouvert de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30 du mardi au vendredi et de 14h30 à 18h30 le lundi et le samedi – entrée libre

 

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4 commentaires

  1. lucaerne 8 mars

    Léger a toujours été mon chouchou dans la « mouvance cubiste », puisqu’on le lie toujours à elle. Parce que ses recherches sur les formes et les couleurs gardent malgré tout un lien indéfectible avec la vie et le réel. Tu viens de me donner la clé de mon penchant pour ses oeuvres : « paysan de l’avant-garde ». C’est parfait, non, comme identité ?

  2. saintsulpice 8 mars

    Un peu léger tout cela… :P ( Oui suis nul je sais:( Désolé!!!)

  3. thibaut 17 avril

    je recherche le nom d’une oeuvre de F Léger représentant 2 colombes s’envolant dans un ensemble architectural (couleur bleu – jaune – blanc) merci de me renseigner.

  4. leo 9 mai

    Bonjour

    Je recherche l’oeuvre de fernand Leger  » La femme au bouquet »
    avez vous des infos sur cette oeuvre?
    Merci d’avance
    Leo

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