Giorgio de Chirico 1888-1978, la fabrique des rêves – Moma – Paris

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Attention, les yeux ? Pour une « première grande rétrospective en France » de l’œuvre peint de Chirico, voilà qui risque de secouer les amateurs d’art qui ont gardé au cœur le plus énigmatique de sa « peinture métaphysique », toute en arcades mystérieuses, symboles inventifs et places vides. Passé le cap des premières salles historiques qui réunissent un nombre impressionnant d’icônes venues des plus grands musées du monde, le visiteur va découvrir un autre Chirico, jusque-là tapi dans l’ombre caverneuse des collections privées. Rendre à Chirico une vie après 1928 et sa querelle mortelle avec les surréalistes, c’est un vieux rêve d’historien de l’art que Paris s’offre dans toute sa longueur.

 

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« Voilà plus de vingt-cinq ans qu’il n’y aura pas eu d’exposition majeure de Giorgio de Chirico à Paris. La ville, après Rome, où il s’est le plus souvent rendu, et qui a le plus compté pour l’accueil de son œuvre », plaide Fabrice Hergott, directeur du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, décidément attaché à rendre justice aux peintres au purgatoire. Il n’a guère à défendre Chirico, jeune peintre de Munich sous l’influence d’Arnold Böcklin (Le Combat des Centaures, printemps 1909). Ni, a fortiori, la suite magistrale de compositions architecturales du peintre de Ferrare où s’exprime la « solitude des signes ». On pénètre d’un seul regard dans ces places d’Italie, ces tours et ces bassins, hautains comme des géants, ces trains en marche qui s’enfuient comme l’abandon, retrouvant le paradoxe d’un « monde qu’on visite pour la première fois » et qui laisse perplexe comme le rêve éveillé. Au gré des prêts, les mariages imaginés par le peintre se reconstituent. Le K20 de Düsseldorf a prêté La Grande Tour blanche du printemps 1913, qu’est venue rejoindre sa sœur, La Tour noire de l’été-automne 1913, envoyée spéciale du Kunsthaus de Zurich.

 

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Diplomate, Fabrice Hergott ne cache pas qu’il a « dû beaucoup négocier » pour le prêt d’œuvres majeures, venues souvent de loin et de cimaises glorieuses juste pour les 4 mois de l’exposition à Paris (budget de 1,10 M€). Si proche, Beaubourg a confié son superbe Portrait de Guillaume Apollinaire (1914). Si loin et si présent, le MoMA de New York a prêté la célébrissime Gare Montparnasse ou la Mélancolie du départ (1914). En ces temps de crise, c’est un privilège de voir côte à côte Le Temple fatal, trésor de 1914 venu tout droit du Philadelphia Museum of Art, et Le Double Rêve du printemps (1915) dudit MoMA. De retrouver L’Inquiétude de la Vie ou l’Astronome (1915) qui a quitté la prestigieuse collection Menil de Houston (Texas) et Le Vaticinateur (Le Devin) de l’hiver 1915, encore un prêt du MoMA.

 

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Passés les mannequins sans visage et les intérieurs métaphysiques, c’est une tout autre histoire. « Ci-gît Giorgio de Chirico », avaient prédit les surréalistes dans une exposition consacrée en 1928 à sa seule période métaphysique. « L’histoire de l’art nous apprend que les grands peintres sont toujours intéressants, quel que soit le moment de leur œuvre », avertit Fabrice Hergott. Le visiteur a devant lui toute une palette insensée où le peintre peint ce qui lui chante, du plus délirant au plus pompier, du plus narcissique au plus kitsch, se recopiant à loisir. Pourquoi pas ?

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

«Giorgio de Chirico 1888-1978, la fabrique des rêves » – jusqu’au 24 mai 2009 - au Musée d’art moderne de la Ville de Paris – 11, avenue du Président Wilson – 75016 Paris -



3 commentaires

  1. lucaerne 17 février

    Chirico et son onirisme ! Y en a encore que pour les Parisiens, tsss…
    Mais on s’en fout, bientôt, on aura Courbet-Picasso à Martigny et GIACOMETTI à Genèèèèèève !!! Et toc…

  2. saintsulpice 17 février

    Ben Lulu, t’es la bienvenue quand tu veux et moi je te loges DANS MON LIT ( Pas dans le panier de la chienne et vlan dans les dents :P ) et j’irai pioncer DANS LA BAIGNOIRE. ben oui les Parisiens savent recevoir EUX et toc…tiens prends-donc une ptite galoche…ingrate, critiqueuse va…. :P

  3. photographe mariage nice 31 juillet

    En ce qui me concerne, je vais continuer à pioncer dans mon lit, mais j’aime bien Chirico.
    J’ai même une série de photos (de mariage) sur mon blog vaguement inspirée de lui… si si c’est possible :)
    En tous cas bravo au webmaster pour ce site très complet.

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