Le Snob

Le Snob dans chronique du quotidien snob1 

1/ LE SNOB EST SOLIDAIRE
Il était perso et roulait pour lui. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le snob n’a jamais autant donné dans l’associatif. Il multiplie les cartes d’adhésion en tout genre : il défend son quartier, il aide tel commerçant à ne pas mettre la clé sous la porte, il met la main à la poche pour « alimenter » la bibliothèque de son arrondissement… Son combat actuel ? Réhabiliter les jardins communautaires de son quartier. Faites un petit tour dans le IIIe arrondissement, côté du Marché des Enfants-Rouges, le week-end, et vous verrez le snob en pleine action apprenant à sa marmaille à manier le sécateur avec dextérité dans un nouveau coin de verdure à sauver. Le snob se mobilise pour des causes justes. Le snob se rend utile.

2/ LE SNOB EST RADIN
Plus exactement, il fait attention à ses dépenses. Il traque la bonne affaire. Sa dernière trouvaille ? Le teambying, cette tendance venue d’outre-Atlantique qui consiste à acheter à plusieurs. L’idée : se regrouper pour tirer les meilleurs prix. Le snob surfe donc sur des forums de teambyers, se regroupe avec d’autres pour acheter ordinateur et voiture au rabais. « En fait, le snob aime court-circuiter la grande distribution », explique Vincent Grégoire. Une tendance confirmée par Frédéric Rouvillois : « Aujourd’hui, il n’y a rien de plus chic que de consommer du caviar de contrebande ! » L’habitat n’échappe pas à cette nouvelle règle. En teambyer confirmé, le snob achète un immeuble à plusieurs pour le diviser à parts égales ensuite. Moralité ? L’union fait la force. On est dans l’esprit de partage, de communauté. La famille Trigano et Philippe Starck mettent dans le mille avec leur nouvel hôtel Mama Shelter (« refuge de maman ») : un hôtel économique, façon auberge espagnole, niché dans le quartier de la Flèche d’or ? Zéro fausse note. Parions que le snob nouvelle génération fera de cet abri urbain son prochain QG.

3/ LE SNOB NE BRUNCHE PLUS, IL SLUNCHE
Has been, le bon vieux brunch du dimanche matin. Le snob a trouvé mieux : il slunche une abréviation de « souper » et de « brunch ». Il s’agit en fait d’un goûter géant organisé sur le coup de 17 heures le samedi ou le dimanche. Généralement, le buffet est « bio home made », of course, et tourne autour d’un thème : le blanc, la pomme, le radis…, que sais-je (à noter que le topinambour fait un grand come-back). Le comble du chic ? Y déguster son fromage au champagne. Pourquoi ce revirement ? Car le brunch coupait la journée. Or le snob veut pouvoir vaquer à ses nouvelles activités en toute liberté.

4/ LE SNOB FAIT LES POUBELLES
Avant, c’était chic de dire « J’ai déniché cette table années 70 chez le géant suédois du meuble » ou « Regarde la dernière petite robe H &M que j’ai dégotée, elle est très Courrèges, non ? ». Le snob va plus loin. Il n’hésite pas à retrousser ses manches et à salir ses Pierre Hardy pour fouiller dans les poubelles du voisin à la recherche de petits trésors : miroirs, banquettes, malles… C’est l’esprit récup qui prend le dessus, crise oblige. Les bons spots ? Le XVIe et le Ier.

5/ LE SNOB EST MONASTICO-BIO
Évidemment, il est écocitoyen dans l’âme, ça fait belle lurette qu’il a mis une brique dans le bac de ses toilettes pour économiser l’eau. Il connaît donc tous les Naturalia et marchés bio de la capitale, mais il a eu envie de pousser le vice encore plus loin… Son nouveau dada ? L’artisanat monastique. Je ne vous parle pas d’une nouvelle passion pour les sandales de Jésus, mais plutôt pour la confiture de prunes à l’ancienne ou le fromage de chèvre aux herbes élaborés avec amour par moines ou bonnes sœurs bien intentionnés. Zéro pesticide à l’horizon, traçabilité évidente et petites productions… Ses spots : Artisanat Monastique, 66, bis avenue Denfert-Rochereau, dans le XIVe et Monastica, 10, rue du Pont Louis-Philippe, dans le IVe. Pour faire toutes ces petites emplettes, le snob dégaine le it bag du moment : son sac de shopping bio en nylon signé Reisenthel.

6/LE SNOB NE JURE QUE PAR LE MIEL BÉTON
Depuis qu’il a été prouvé que le miel issu d’abeilles urbaines est plus riche que le miel de campagne, le snob se gave de miel béton. Incroyable mais vrai une abeille urbaine produit quatre à cinq fois plus de miel qu’une abeille campagnarde, affaiblie par les pesticides. La référence ultime du snob ? S’encanailler et aller acheter son miel béton dans le 9-3, à Saint-Denis, chez Olivier Darné. Chiquissime.

7/ LE SNOB SE LA JOUE OUVRIER
Crise oblige, le snob revient à des valeurs sûres. Entre autres, celle du travail. Une nouvelle tendance qu’il cultive jusque dans son look : le style ouvrier-travailleur prend le pas sur l’allure dandy. On sort les bleus de travail, les salopettes en jean, les chemises à carreaux, les bretelles et les gros gaudillots type Timberland. Preuve ultime de cette tendance : le très distingué Olivier Saillard, directeur des programmations du musées de la Mode et du Textile, à Paris, ne quitte plus son costume fait sur mesure chez Old England en bleu de travail.

8/ LE SNOB MIGRE
Il déserte ses quartiers de prédilection, type XVIe sud, Neuilly et le VIIe, pour investir le XVIIIe, car tous ses nouveaux restaurants fétiches sont là. Le snob fonce avaler un burger sur fond de pop US chez Floors (100, rue Myrha), il réserve des semaines à l’avance chez Guilo Guilo (8, rue Garreau), le nouveau restaurant japonais qui fait causer le Tout-Paris. En journée, accompagné de sa femme, il fait quelques achats au tout nouveau surplus A.P.C. du quartier (rue André-del-Sarte, XVIIIe) et boit un verre à l’une des nombreuses terrasses de l’avenue Trudaine (IXe). Là et nulle part ailleurs.

9/ LE SNOB EST CLEAN
Il n’a même jamais été aussi clean : l’alcool, la drogue, les pilules du bonheur, les champignons magiques…, tout ça, c’est de l’histoire ancienne. Place à la sobriété. no drog est son nouveau credo. C’est ce que Vincent Grégoire appelle la « Laura Smet attitude », soit : « J’ai touché à tout ça. J’ai fait mon mea culpa. Une nouvelle vie s’ouvre à moi. » Seul petit bémol : le snob reste fumeur. Pour contrecarrer les nouvelles lois sur le tabac, il organise chez lui des open appart soirées, où l’on joue avec les volutes. Joli pied de nez à toutes les nouvelles normes restrictives. Parce que le snob est un rebelle dans l’âme on l’oublie trop souvent.

10/ LE SNOB CIBLE SES SOIRÉES
Le snob ne sort plus beaucoup, il est devenu pantouflard, alors il sélectionne. Ses nouvelles adresses fétiches ? Le restaurant Unico. Le snob fait des pieds et des mains pour avoir une table dans ce restaurant argentin du XIe arrondissement (15, rue Paul Bert). Autres sorties recherchées et ultra-sélectes : les soirées « club sandwich », c’est-à-dire des soirées mensuelles à thème où se retrouvent tous les gens « de la fashion », comme on dit. Elles sont organisées à la Scala ou à l’Espace Pierre Cardin, et il faut bien sûr montrer patte blanche ! Évidemment, il va chez Régine, mais il commence un peu à se lasser.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 



16 commentaires

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  1. saintsulpice 2 novembre

    Rectificatif: C’est le fameux « Micka » qui roule en Mercedes 600 coupé mais qui vient au boulot en « Opel corsa » de peur de ne plus être augmenté!!!! Ah ces gamins!!!!

    Saint-Métro

  2. lucaerne 3 novembre

    Et est-ce que ça a un rapport avec le chanteur ? Relax…

  3. saintsulpice 3 novembre

    Mais de quel chanteur me cause-tu donc????? Je n’y comprends plus rien….

  4. lucaerne 4 novembre

    Ra la la… Tu connais pas le chanteur Mika ? Va falloir sortir un peu hein, ça sert à quoi d’habiter à la capitaleu ???

  5. saintsulpice 4 novembre

    C’est qui encore ce gamin? Encore un réchappé des radiots-crochets!!!!

    Saint-Quatrième âge

  6. bazin any 26 mai

    C’est fou ce que le vin t’embellit ma chérie tu es drôle,snob,intelligente !
    MAIS JE N’AI PAS BUE !!!!!!!!!!

    Moi !! OUI !!!!!!!!!

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