Fouquet’s Lady – Une histoire de Pomme!

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Un millier de fruits seront offerts pendant les fêtes de fin d’année par le célèbre palace parisien.

 

 

La Fouquet’s Lady a poussé cet été dans le plus grand secret. La première récolte est limitée à 1 000 fruits qui seront offerts aux clients du palace parisien pendant les fêtes de fin d’année. « En permanence, nous cherchons à les surprendre, raconte Éric Boonstoppel, directeur du Fouquet’s Barrière.

L’art du marquage des fruits était autrefois destiné aux têtes couronnées. Le tsar Nicolas II, Louis XIV avaient leurs pommes à leurs armoiries. Dans les années 1920, François André, le fondateur de notre groupe, avait créé une récolte pour les Hôtels Normandy & Royal ainsi que pour le légendaire restaurant Ciro’s à Deauville. Nous renouons avec la tradition. » Ces pommes de luxe, Bernard Guicheteau, arboriculteur et propriétaire du domaine de Pomamour, à Gressy-en-France, en Seine-et-Marne, les bichonne depuis juillet. Il les livrera au Fouquet’s Barrière fin octobre.

 

Il est le plus important producteur en France à maîtriser le « tatouage » des pommes. Un vrai travail d’orfèvre, car l’impression d’une image sur la peau du fruit ne réussit qu’une fois sur deux, selon Philippe Schuller, secrétaire général de la Société d’horticulture de Montreuil. C’est lui qui a remis au goût du jour une technique qui avait connu son apogée à la fin du XIXe siècle, dans les murs à pêches de Montreuil. Grand amateur de pommes, Jacques Chirac était tombé sous le charme en 2002 au Salon de l’agriculture. Sous sa présidence, l’Élysée avait d’ailleurs sa récolte de pommes qui étaient offertes lors des réceptions de chefs d’État.

L’an dernier, le traiteur Fauchon a passé commande. « En France, trois producteurs produisent chaque année environ 5 000 pommes marquées, explique Philippe Schuller. Cette année, la plus grosse commande est celle du Fouquet’s Barrière. » La première série – 1 000 pommes marquées du blason de la ville de Montreuil - avait fait un flop au Lafayette Gourmet. Se les voyant proposées à sept euros pièce, les consommateurs avaient fait la fine bouche… Début octobre, les visiteurs du Potager du Roi, lors de la manifestation Goût du paysage, pouvaient en acheter à l’unité : 5 euros le fruit personnalisé avec la mention Bon anniversaire ou Bonne fête par exemple.

Les pommes du Fouquet’s Barrière ne sont pas à vendre mais « elles coûtent à produire 15 à 20 euros l’unité », selon Éric Boonstoppel. Seule une série limitée pourra faire l’objet d’une vente aux enchères pour soutenir une belle cause, celle du développement durable ». Ces fruits poussent à l’abri de la lumière. « Une pomme se pigmente à l’approche de sa maturité, à peu près trois semaines avant la cueillette, explique Bernard Guicheteau. L’été, nous les ensachons pour qu’elles ne rougissent pas. Début septembre, on retire les sachets. Les pommes sont vertes et on leur colle alors un pochoir avec une gélatine alimentaire. Le procédé est le même que celui de la photographie. ­Comme les pommes sont très sensibles à la lumière, si vous enlevez les sachets un jour de pleine lune, vous risquez de tout perdre ! En fait, les fruits ­brûlent. » Pour la récolte 2009, Fouquet’s Barrière envisage une commande de 1 000 pommes, personnalisées pour ses clients les plus fidèles.

     
Bonne pomme,Saint-Sulpice 



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