Shangaï années 30 – La ville Chinoise



Annie Leibovitz

Nicole Kidman, New York, 2003 (Annie Leibovitz/Contact Press Images Courtesy Vogue)

Célèbre pour avoir photographié les plus grandes stars, L’Américaine, Annie Leibovitz, livre une autobiographie en images plus intimes à la Maison Européenne de la Photographie à Paris. 

Annie Leibovitz's portrait of the Queen

Jusqu’au 14 septembre, les visiteurs pourront ainsi découvrir, à travers quelque 200 photographies réalisées de 1990 à 2005, un étonnant télescopage entre l’univers hollywoodien en Technicolor et le quotidien en noir et blanc d’une femme peu ordinaire, entre une beauté de commande, tirée sur papier glacé, et la tendresse et l’émotion d’une vie familiale et personnelle.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

Annie Leibovitz – A Photographer’s Life, 1990-2005 » à la Maison européenne de la photographie jusqu’au 14 septembre : 5-7, rue de Fourcy – 75004 Paris – Tél. 01.44.78.75.00

 



Robert Doisneau – Partie 7

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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Crédit photo: © Robert Doisneau

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 Crédit photo: © Robert Doisneau

 

 

Biographie de Robert Doisneau

Le diplôme de graveur-lithographe en poche, Robert Doisneau est formé à la photographie par André Vigneau. Il devient rapidement photographe indépendant pour l’agence Rapho. Il vend ses clichés à des magazines aussi divers que Le Point, Vogue, La Vie ouvrière… et reçoit le prix Kodak en 1947 et le prix Niepce en 1956. Ce ‘braconnier de l’éphémère’ est célèbre pour ses clichés d’écoliers et d’individus croisés dans les rues de Paris, tel le couple s’échangeant ‘Le Baiser de l’hôtel de ville’. Mais ces oeuvres emplies de légèreté et d’humanisme font parfois oublier le caractère révolté du photographe, s’évertuant à traduire par images sa haine de la guerre, ses inquiétudes vis-à-vis du capitalisme et de ses méfaits dans la banlieue. Il a immortalisé Braque, Picasso, Giacometti, Léger, Carné… Une exposition au MOMA de New York en 1951 le consacre au niveau international. Deux films lui rendent hommage : ‘Le Paris de Robert Doisneau’ de François Porcile en 1973, et ‘Bonjour monsieur Doisneau’ de Sabine Azéma en 1992.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Robert Doisneau – Partie 1.

- Robert Doisneau – Partie 2.

- Robert Doisneau – Partie 3.

- Robert Doisneau – Partie 4.

- Robert Doisneau – Partie 5.

- Robert Doisneau – Partie 6.



Shangaï

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- Le 20 mai 1847 Charles de Montigny embarqua avec sa famille à bord du Duguay-Trouin en partance pour Shanghai pour y établir un Consulat français et négocier avec les Chinois l’établissement d’une concession, territoire sur lequel s’exercerait le droit français et où les Français eux-mêmes pourraient acquérir des biens immobiliers.

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- Trois ans auparavant, M. de Montigny avait accompagné l’émissaire du roi Louis-Philippe pour la signature du traité de Whampoa par lequel les puissances de l’époque –Etats Unis, Royaume Uni, France- avaient obtenu l’ouverture de cinq ports chinois -dont Shanghai- au commerce étranger et le droit pour leurs ressortissants d’y élire domicile.

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- Les premières limites de la concession françaises furent établies en 1849. Le Consul et sa famille s’installèrent au bord du Whangpoo, dans une maison située dans les terrains vagues qui s’étendaient entre la concession anglaise, déjà installée depuis six ans, et la ville fortifiée chinoise. Le Yang King Pang, ruisseau affluent du Whangpoo, séparait les Anglais au Nord des Français au Sud. M. de Montigny fit de cette zone désolée la concession française. Ni jardins, ni rizières dans les terres concédées aux Français, des marécages inhabités, voilà ce qu’était la concession française à ses débuts.

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-En 1862, il existait trois concessions à Shanghai : la concession anglaise -la plus ancienne- et les concessions américaine et française. Les Anglais et les Américains avaient pour projet de réunir les trois concessions dont les traditions d’administration étaient jusque là totalement différentes afin de former une seule et même concession, plus cohérente, plus puissante et donc plus riche.

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- Mais les Français refusèrent cette proposition et menèrent une « guerre d’indépendance » contre les autres concessions qui finirent par se regrouper pour former une concession internationale. Au milieu du 19e siècle, la colonie française ne comptait qu’une dizaine de personnes. En 1880, la elle regroupait 33 660 habitants, dont 33 330 Chinois et quelques 330 « étrangers ». Vingt ans après, en 1900, la population avait triplé.La concession elle-même s’agrandit : des 66 hectares initiaux, elle passa à 144 en 1900. En 1906, la première ligne de tramway fut ouverte.

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- Jusqu’en 1940, Shanghai connut un développement spectaculaire. Le domaine français gagna du terrain, les ruisseaux furent comblés et de grandes avenues furent construites. Après la Grande Guerre, la concession française était à son apogée. Magasins de mode, boutiques de luxe, épiceries fines, salons de thé proclamaient sa fortune. L’essor démographique se poursuivit : en 1934, la concession comptait plus d’habitants que la ville de Lyon. Elle s’organisa d’ailleurs comme une vraie ville avec ses églises, ses écoles, ses hôpitaux, ses banques, sa prison, son cimetière et … ses maisons closes. L’automobile fit également son entrée : contre seulement 2 en 1909, 4026 voitures circulaient dans la concession en 1931.

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- Le développement de la concession française fut témoin des péripéties sanglantes de l’histoire chinoise sans pour autant être directement touchée, que ce soit les conflits entre nationalistes et communistes chinois, les bombardements japonais ou l’occupation de toute la ville chinoise par l’armée nippone. D’un côté les belligérants évitaient tout conflit sur les territoires des concessions, de l’autre les autorités françaises veillaient au respect de la neutralité de la concession.Cette sérénité attira des populations migrantes comme les Russes fuyant le régime léniniste ou les Juifs d’Europe sous la seconde guerre mondiale, période trouble qui ne fit qu’effleurer la concession française. A cette époque, ceux qui n’avaient pas rejoint le général de Gaulle, restèrent sous la tutelle lointaine du régime de Vichy. Suivirent ensuite de graves incidents avec les Japonais, entre Français eux-même et les prémices du démantèlement colonial. L’entrée des troupes de Mao en 1949 mit un terme à la concession française.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

 



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